Devinez qui a cassé son téléphone et du coup a perdu les dates de publication !

C'EST MOI !

Dire que je suis désolé serait un euphémisme et j'ose à peine vous regarder dans les yeux (l'écran) mais je tiens à m'excuser platement. Bonne nouvelle, ce chapitre représente la fin de "l'arc Fuji".

Sur ce je vous souhaite une bonne lecture !

Chapitre 23 : bats-toi !

-tu comptes rester la longtemps ?

La main de Jowhara se crispa sur le bac en plastique contenant le linge mais elle continua de le fourrer dans la machine comme si de rien n'était.

-pourquoi ? Je te dérange ? demanda-t-elle en souriant.

-fuckin' oui !

Elle mit la machine en marche et se releva pour faire face à Hiruma.

-si je n'étais pas là je n'ose même pas imaginer dans quel état serait ton appartement.

-c'est censé être une putain d'excuse pour rester ?

Elle haussa les épaule et s'apprêta à sortir de la salle de bain mais il lui barra le passage de son bras. Jowhara comprit à cet instant qu'il ne la laisserait pas partir avant d'avoir ce qu'il voulait.

-tu es resté ici une semaine à jouer à la fée du logis et tu as raté le match contre Ojo.

-je sais.

-et donc ? C'est tout ce que tu comptes faire ? Rester ici à te lamenter ? je ne te savais pas aussi…

Son sourire s'élargit autant que possible et ses dents brillèrent encore plus que le AK-47 sur son épaule.

-…faible.

XXXXXXXX

Non. Il ne l'avait pas mise à la porte avec une technique sordide et tout à fait ridicule, elle avait quitté l'appartement poussé par sa volonté propre et sa pensée personnelle, elle était sortie la tête haute…

Ouais, bon, même les meilleurs n'avaient pas que de glorieux jours !

En tout cas, après ces quelques jours de "vacances" elle se sentait beaucoup mieux et elle avait retrouvé la Jowhara qu'elle était, c'est-à-dire une éternelle blasée à la tête froide. C'est donc avec un esprit neuf et méthodique qu'elle courra vers sa maison qu'elle avait l'impression d'avoir quitté depuis plusieurs années. Elle arriva à la porte et comme elle n'avait pas les clés elle prit un couteau à cran d'arrêt enfoncé dans un pot de fleurs sous un panneau "do not touch : not only will this kill you, it twill hurts the hole time you are dying", oui car la famille Gokuraku ne s'embêtait pas a laisser un double des clés –trop commun, trop trivial- mais laissait juste un couteau et une tactique pour ouvrir la serrure sans la casser.

Elle ouvrit doucement la porte pour n'alerter personne et se dirigea directement vers la chambre dont la porte était ouverte, elle trouva sur son lit le sac qu'elle avait laissé derrière elle et elle récupéra son portable. Elle ne fut pas étonné de trouver une petite centaine d'appel en absence venant d'à peu près tous ses contacts mais plus particulièrement Fuji.

Il l'a cherchait.

Sans aucun stress, elle redescendit chercher un membre ou deux de sa famille.

L'heure de la libération a sonné !

XXXXXXXX

Elle marcha rapidement et garda le dos droit et la tête haute, son attitude semblait décontracté et a aucun moment elle ne montra quoique ce soit de louche….sauf quand elle marmonna :

-putain les mecs vous êtes pas discret.

Elle entendit au fond de son oreille les protestations de Sami et de ses amis. Elle porta la main à son oreille et arrangea un peu mieux le micro en le cachant avec ses cheveux elle n'avait pas abandonné le binder ni les vêtements masculin mais elle avait préféra se détacher les cheveux.

Elle arriva dans un vieux quartier de la capital, près de hangars de stockage. Dans un de ces garages l'attendait Fuji et il n'était surement pas seul. Quand elle était revenue chez elle la première chose qu'elle décida était d'en finir une bonne fois pour toutes avec Fuji et c'est avec l'aide de ses proches qu'elle comptait en finir. Ça avait été dur de laisser tomber ses inquiétudes et sa fierté pour demander de l'aide mais elle l'avait fait et elle comptait faire les choses correctement.

Elle ouvrit l'énorme porte du hangar et trouva son bourreau assis à une table avec d'autres lycéens, surement des recrus des Yakuzas.

-ah, Jo-chan ! Soit la bienvenue.

Elle s'avança tandis que la bande de faux gangsters se levait pour lui faire face. Fuji s'avança un peu vers elle avec le sourire et ouvrit les bras.

-une semaine !toute une semaine ! Tu imagines à quel point tu m'a manqué !

-va te faire foutre, marmonna-t-elle.

-soit plus polie Jo-chan, je n'aimerais pas que nos nouveaux amis ait une mauvaise image de toi, dit-il en pointant les autres lycéens du doigt.

Il y eu quelques rire mais elle ne s'en formalisa pas.

-si tu crois que ça m'intéresse ! La seule raison pour laquelle je suis venue c'est pour te dire d'aller te faire voir ! Je ne suis plus ton esclave !

Il se pencha vers elle en arborant un air menaçant et il dit de façon à détacher chaque syllabes pour qu'elle les comprennent.

-ne croit pas que ce soit aussi facile d'échapper au yakuza…ils sont encore plus dure avec les nouvelles recrus et tu ne voudrais pas que je me fasse renvoyer après tous mes efforts.

Jowhara n'en croyait pas ses yeux ! Il tombait dans le panneau ! Il avouait tout dans un micro et bientôt il allait finir pieds et poings liés dans un commissariat ! Ce n'était qu'une question de temps.

Voyant qu'elle campait sur ses positions et qu'elle ne réagissait pas, Fuji décida qu'il était temps de jeter son jouet, elle ne lui servait plus a rien de toutes façon.

-et bien Jo-chan, c'est le moment de se dire au revoir, je vais tout de suite dire à l'équipe que tu les quitte…adieu Jo-kun.

Et il quitta le hangar.

XXXXXXXX

Jowhara n'était pas rester longtemps sans rien faire, quand il était sorti et que les jeunes yakuzas s'étaient avancé vers elle, elle avait appelé Sami et son escouade. Elle n'avait pas vraiment eu à se battre et s'en était sortis avec juste une ouverture au front, elle avait ensuite laissé les gars se charger des « caïd » .

Il fallait bien que leur formation à l'école militaire de west point leur serve à quelque chose !

Pendant que Sami et ses amis se chargeaient de la « paperasse », elle courra rejoindre le lycée, en espérant que Fuji ne soit pas encore arrivé. So front saignait encore mais elle n'avait pas le temps de le panser correctement, elle était presque arrivé pour l'empêcher de commettre l'irréparable…

Encore un pâté de maison.

Presque…

Encore un immeuble à contourner.

p…resque…

Elle était arrivée à l'entrée.

Encore…un peu.

Elle courut jusqu'au stade et vit Fuji s'approchant du banc sur lequel plusieurs membres de l'équipe étaient assis et avant qu'il ne puisse amorcer un geste il était déjà face contre terre avec les deux bras emprisonné dans le dos. Jowhara reprit sa respiration et écarta d'une main les cheveux qui lui avaient collé à la figure, sa casquette ayant volé un peu plus loin lors de sa course.

-devine qui peut t'exploser la figure légalement maintenant ?

Cette phrase lui avait échappé mais elle s'en foutait pas mal…en fait, elle se foutait de tout maintenant, elle ne voyait plus rien et n'entendait plus rien. Les membres de l'équipe qui la regardaient bizarrement n'existaient plus. Les bruits des sirènes n'étaient qu'un lointain bourdonnement. Elle tira de son tee-shirt le micro suivit du long câble et enfin le dictaphone, elle appuya sur un bouton et les paroles que Fuji avait dit plus tôt se répétèrent en boucle.

Sous le choc, Fuji ne dit rien, il la regarda avec des yeux effaré et il écoutait avec horreur sa propre voix dire des horribles choses.

Un sourire sadique se dessina sur les lèvres de Jowhara et elle déposa le dictaphone au sol. Elle leva le bras, serra le poing et fut sur le point de frapper Fuji quand sa main fut retenu et elle fut tiré en arrière.

-c'est bon comme ça, dit Sami, on s'occupe du reste.

Elle fut tiré au loin par Kenji qui l'emmena a l'hôpital et Sami, qui avait appelé la police, resta sur place pour justifier les preuve. Fuji resta dans un état catatonique, il ne comprenait rien, son plan était parfait ! Il était puissant !

-GOKURAKU EST UNE FILLE ! VERIFIEZ SON DOSSIER !

C'était sorti tout seul. Lui-même n'avait pas compris ce qu'il avait dit jusqu'à ce qu'il rencontre le visage choqué des membres de l'équipe.

XXXXXXXX

Jowhara faisait les cents pas au milieu du salon mais Lingo avait compté et elle en était déjà à sept cent.

-assieds-toi Jo', dit Sami.

-MAIS COMMENT VEUT-TU QUE JE M'ASSOIDS ?!

Et elle recommença a trouer le sol, elle en était presque a sept cent cinquante.

-paniquez ne servira à rien, avança Bryan.

-CA SERVIRA A CALMER MES NERFS !

-euh…non, c'est contre-productif.

Elle posa ses mains sur les deux accoudoirs du fauteuil dans lequel il était assis et elle siffla.

-regardes-moi. Regardes-moi dans le blanc des yeux. Regardes-moi bien et dit moi est-ce que j'ai l'ai de m'en foutre !

Elle se releva et cria a l'assemblé.

-mais qu'est-ce qui a pris à cet idiot de dire tout ça putain ! Quand j'avais fait tous ces efforts et que j'avais cru m'en sortir il vient tout avouer !

Avec tout ce bruit Lingo en avait perdu ses comptes et il dut recommencer depuis le début.

-au lieu de faire ces têtes de déterré proposez-moi plutôt une solution !

Ils se tassèrent dans leurs sièges. Qu'on se le dise : ils avaient espérés qu'elle crie un coup et qu'elle se calme, pas qu'elle leur réclame des comptes. Mais soudain, un petit quelque-chose s'alluma dans la tête de Kenji et il sauta littéralement.

-la règle des trois jours ! La règle des trois jours ! dit-il en souriant.

Les autres garçons ne voyaient pas en quoi cette règle devait leur servir mais comme ils n'avaient pas d'autres solution ils acquiescèrent simplement.

-c'est quoi ça encore ?, demanda-t-elle.

-une règle qu'on a entre nous, répondit Reichi. Ça consiste à ne pas appeler une fille avant trois jours.

-et quel est le rapport avec la situation actuelle ?, demanda-t-elle encore.

-c'est très simple ! dit Kenji. Tu vas attendre trois jours avant de retourner au lycée.

-et pourquoi donc ?

-parce que c'est le temps qu'il faut attendre dans une situation de crise !

Il se leva, et la poussa pour qu'elle s'asseye sur la place qu'il avait libérée, il se mit ensuite debout devant eux et pris un ton professorale.

-dans la bible…

-on est croyant maintenant ?, demanda Jowhara.

Elle évita de justesse une tong qui lui arrivait droit dans la figure et jeta un regard noir a Kenji qui reprit.

-dans la bible, il est dit que Jésus a attendu trois jours pour revenir à la vie, mais pourquoi donc trois jours me dirait vous ?

Jowhara allait ouvrir la bouche mais Bryan eut vite fait de l'étouffer avec un oreiller et de lui faire signe d'écouter attentivement.

-tu vois, s'il n'était mort qu'un seul jour, personne ne croirait qu'il était MORT ! Ils seraient tous la « he Jésus, comment ça va ? » et Jésus serait genre « ouais, je suis mort hier » et ils seraient genre « heu…ouais…okay…tu as l'air bien vivant pourtant », et il n'est pas revenu un samedi non-plus, car les gens serait occupé au marché, chez le coiffeur…etc. non, il a attendu le nombre idéal de jours, c'est-à-dire trois, du coup il est revenu un dimanche et pendant que tout le monde est à l'église en train de pleurer il explose la porte avec un « BIM BADABOOM ! » il rentre en courant et en tapant dans les mains des gens –pour info, c'est ainsi qu'on inventa le high-five – et tous seraient excité et tout et le miracle prendrait toutes sa valeur ! C'est pour ça que nous attendons trois jours avant de rappeler une fille et que tu dois attendre trois jours avant d'affronter tes amis, car c'est le temps que Jésus a voulu que nous attendions.

Les garçons hochèrent la tête, certifiant la valeur de ce jugement tandis que Jowhara était…dubitatif.

-la personne qui t'a donné ton diplôme n'a pas du te connaitre dans la vrai vie, dit-elle simplement.

Elle respira un coup et jugea que s'énerver ne servira à rien.

-bon, disons que j'y vais Mardi, je fais quoi après ?

Reichi posa une main sur son épaule.

-tu vois, en trois jours, tu vas surement trouver la réponse.

Elle soupira et laissa son dos tomber contre le fauteuil, une bande d'idiots, voilà ce qu'ils étaient.

-allons Jo', fait pas cette tête, regarde le bon côté des choses.

-quel bon côté ?

-j'espérais justement que tu me le dises…tu veux que je t'offre une glace ?

A suivre…

Pour info ! La règle des trois jours vient de la série « how I met your mother ».