Coucou tout le monde !

Voilà un nouvel épisode des malheurs de Tanya,

Un grand merci à vous tous pour votre fidélité !

Toutes vos idées sont prisent en compte et nous faisons de notre mieux pour en faire des Os !

Ceci est une idée d'une lectrice. J'espère que cet Os lui plaira !


Ça y est! J'ai enfin fini mes examens! Cinq longues années passées à réviser, faire connecter mes petites cellules grises... juste pour cet unique objectif: devenir agrégée... je n'ai plus qu'à croiser les doigts. J'ai eu beaucoup de chance, le jury a l'air d'avoir apprécié ma performance. Il faut dire que je suis tombée sur mon sujet de prédilection. D'ici quelques jours, je saurai si on peut m'appeler Professeur. Et si tout se passe bien, j'aurai bientôt un poste dans un lycée et apprendrais à des adolescents les délices de la langue française...

En attendant, moi, Isabella Swan, mais je préfère Bella, vais aller fêter comme il se doit la fin de mes années de souffrance, de labeur, d'acharnement, de fréquentation de bibliothèque et retrouver la civilisation, que j'ai superbement ignorée jusqu'à présent. Me dirigeant vers le premier bar venu, je m'installe et commande un... qu'est-ce que je pourrais commander? Heu... d'habitude, ça varie entre le café et le thé, histoire de maintenir un certain niveau d'éveil dans mon corps, mais là... allez, hop, soyons folle, commandons un... un… un truc fort! Quelle heure est-il? Aucune idée, mais je m'en fiche! Allez, hop, un cocktail maison, je suis sûre que cela sera très bien. N'importe quoi, pourvu que ça soit bon et ça, je sais par ouï-dire que les cocktails, c'est doux et bon. Hop. Je ne peux tout de même renier mes années d'études et en attendant mon verre, je sors mon vieil exemplaire des « Hauts de Hurlevant», mon livre de chevet et commence à lire... et comme d'habitude, je ne vois pas le temps passer... juste que le barman arrive bientôt pour me dire qu'il fermait... ah... bon. Je rentre chez moi et vais me coucher. Je n'ai plus grand chose à faire qu'à attendre et espérer.

Et j'ai réussi! J'ai réussi. En ce premier jour de rentrée, j'ai le cœur palpitant et brulant. Je rentre dans la vie active, je vais devoir apprendre à me faire respecter par des adolescents et surtout, leur faire découvrir et aimer ce que j'aime par-dessus tout, la belle littérature. Enfin, aujourd'hui, c'est la rentrée des professeurs, les enfants sont encore épargnés quelques jours... jour où on nous remet les emplois du temps et où on découvre ses collègues. Je me précipite dans les couloirs déserts de cet immense lycée. En priant pour ne pas me casser la figure. Ben oui, parce que ce qu'on note en général chez moi, ce n'est pas ma beauté ou ma personnalité charismatique (aucun de ces qualificatifs n'est applicable à moi), mais ma légendaire maladresse, qui me vaut de me ruiner la figure et me fait retrouver dans des situations totalement grotesques la plupart du temps, mais surtout humiliantes... bref, j'avance prudemment... quand on connait ses faiblesses, l'avantage, c'est qu'on tente de les contrecarrer. D'où dans mon cas, arriver avec une bonne heure d'avance. Ah, parce que j'ai aussi oublié que le sens de l'orientation et moi... on n'est pas copain-copain. Donc, je suis là, à avancer prudemment dans les couloirs déserts. Et croyez-moi, ce n'est pas facile d'avancer en surveillant ses pieds d'un œil et en tentant de se repérer de l'autre! Y'en a peut-être qui y arrivent, mais pas moi!

J'avance lentement mais surement, aussi efficacement que possible, repérant les morceaux de carrelages qui tenteraient de se jeter sur moi pour me faire tomber... mais je suis plus forte et plus intelligente que ça, hein! Tellement plus forte et plus intelligente que je ne me rends pas compte qu'une porte s'ouvre et que je me la prends en plein dans la figure! Et blam! Trente-six chandelles! Non seulement il faut que je surveille mes pieds, la direction, mais en plus l'ouverture des portes intempestives! Si les portes s'y mettent en plus, mais jamais je ne vais m'en sortir moi à ce rythme! Heureusement que j'ai la tête solide. Dire que je n'avais pas voulu sortir avec mon casque de spéléologue pour ne pas avoir honte. J'aurai peut-être dû. J'aurai certainement dû.

- « Oh, désolé, je ne pensais pas qu'il y aurait déjà du monde à cette heure-ci. Tout va bien, mademoiselle? Mademoiselle? »

Le coup a du être plus fort que je pensais parce que là, devant mes yeux ébahis, se tient l'image même d'un dieu. D'un héros littéraire. Vous savez, quand on lit des livres d'un romantisme débridé, où le héros est grand-beau-et-fort? Ben, j'y suis. Grand, beau et fort. Brun, les cheveux piqués de roux, les yeux d'une émeraude qui ferait pleurer une rivière de joaillerie... oups. Plus de culotte. On va dire que c'est dû au coup sur la tête Et moi. Là. À moitié sonnée... avec un œuf de poule qui commence à poindre gentiment sur mon front blanc. Ça va faire un joli mélange de couleur tout ça. Très joli. Pas besoin de maquillage on va dire... Ah, je crois que ses lèvres parfaitement ourlées sont en train de bouger. Il doit donc me parler? Hein? En général, c'est à ça que ça sert, non? C'est un coup sur la tête que j'ai reçu, normalement, mon audition devrait être tout à fait épargnée, faut juste que je me concentre.

- « Mademoiselle? »

- « Oh. Heu. Oui? »

- « Tout va bien? Je suis vraiment désolé, je pensais que j'étais encore seul dans le bâtiment. Navré. Venez avec moi dans mon bureau, je dois avoir de l'aspirine et de l'arnica... » Dit-il en me palpant la tête. Aieeeeuuu... mais je ne l'avouerai même pas sous la torture. Parce que ses longs doigts créent des frissons partout en moi. Pas normal ça. Ça doit être les conséquences étranges de mon coup sur le crâne. Ouais.

- « Je suis Edward Cullen, proviseur de ce charmant lycée aux portes fracassantes! Je suis étonné de vous voir ici mademoiselle... ou alors vous êtes bien impatiente de nourrir votre soif d'apprendre! »

- « Enchanté Monsieur Cullen. Bella Swan... je ne suis pas une élève, mais la nouvelle professeur de français ».

- « Oh! Pardon! »

- « Ne vous inquiétez pas. Je pense que d'ici quelques années, lorsque je serai vieille et aigrie, je me rappellerai qu'un homme m'a trouvé si jeune qu'il n'a pas cru possible que je puisse entrer dans la vie active »

- « Je vois que vous avez de l'humour, nous allons bien nous entendre »

- « Non, ce n'est pas de l'humour. C'est la fatalité! Où se trouve la salle des professeurs? »

- « Derrière ce couloir... voulez-vous que je vous montre le chemin? »

- « Volontiers, je n'ai pas pensé à prendre mon GPS avec moi... »

- « Vous êtes une jeune femme pleine de surprise... Mademoiselle Swan. J'imagine que votre petit ami doit bien s'amuser avec vous! »

- « Si j'avais un petit-ami Monsieur Cullen -et j'ai bien dis si ce qui est loin d'être le cas- je ne pense pas qu'il rirait tous les jours. Je suis timide et réservée, j'ai toujours été vieille et sérieuse... d'ailleurs, je pense qu'avec mon premier salaire, je vais investir dans un chat ou deux, histoire de combler les années de solitude qui m'attendent et me tenir compagnie lorsque je serai noyée dans la correction de mes copies! »

J'entends le bruit le plus divin de ce bas monde. Le rire d'Edward Cullen! Ahhhhhhhhhh... je suis sure qu'il est marié et qu'il a douze gosses. Voilà. De toutes façons, les héros beau-jeune-et-intelligent, ben, ça n'existe que dans les romans. Je veux dire beau-jeune-et-intelligent-et-surtout-célibataire.

- « Et c'est aussi pour ça que les portes me tiennent compagnie, pour me remettre les idées en place. Vous avez l'art et la manière de faire parler les autres monsieur Cullen. Votre femme doit être fière de vous »

- « Si j'avais une femme Mademoiselle Swan, -et j'ai bien dis si, ce qui est loin d'être le cas-, j'aimerai qu'elle me fasse autant rire que vous ».

Un ange passe. Ouhaouh. Est-ce que j'ai bien entendu ce que j'ai entendu? Je veux dire que cet homme parfaitement parfait et très beau non seulement me trouve drôle, mais surtout, il est célibataire? Et gentleman d'après ce que je peux voir, puisqu'il me tient la porte ouverte.

- « Voici la salle des professeurs. La réunion ne commence que d'ici une heure, je pense que vous êtes très en avance Mademoiselle Swan... nous nous retrouverons en salle de conférence pour la distribution des emplois du temps, je vous laisse découvrir vos collègues... s'il y en a à cette heure-ci »

- « Merci monsieur Cullen de votre amabilité. Je suis sure que je n'aurai pas besoin de GPS, je me grefferai sur un de mes collègues... et il me conduira sans même s'en apercevoir... pourvu que toutes les portes de votre lycée ne soient pas aussi agressive que la première »

- « Espérons-le pour la sauvegarde de votre charmant crâne! À tout à l'heure Mademoiselle Swan »

J'entre dans la petite pièce, un sourire béat rivé sur mon visage. Pièce totalement impersonnelle, mais bon, d'un autre coté, c'est une salle des profs, pas un salon!

Je pensais que je serai seule, et que j'allais pouvoir m'imprimer des sensations... je suis de l'autre coté du mur à présent! Je suis prof et plus élève. Mais je vois une jeune femme blonde assise, en train de pianoter sur son portable, tout en ayant un téléphone greffé à l'oreille.

- « Ouais, c'est sur. On s'est vraiment bien éclaté hier soir! Oui! Faudra qu'on remette ça! Ouiii! Hihihi! Génial! Je t'envoie les photos sur face book! Ouais! Non, tu rigoles, on commence notre réunion barbante dans une heure... ouais. À ce soir ». Elle pianote encore, puis ferme son portable et levant les yeux, semble se rendre compte de ma présence. Elle sourit et s'approche de moi, main tendue. Hé, c'est cool, j'espère que tous les profs seront aussi accueillants qu'elle!

- « Bonjour, je suis Tanya Denali! Prof d'EPS! »

- « Bonjours, Bella Swan, prof de français »

- « Ah, tu vas voir, ici, l'ambiance est super! Les élèves ne sont pas trop pénibles, la cantine est plutôt bonne et surtout, surtout, le proviseur... ah… le proviseur... c'est ma deuxième année ici, et j'aime autant te dire que le proviseur... il est beau, mais beau! L'année dernière, j'ai presque réussi à mettre la main dessus... cette année, il sera à moi. Foi de moi, Tanya Denali, il sera à moi! J'ai eu les plus beaux, et celui-là, il me le faut! Un trophée pareil! »

J'en reste bouche bée. Bon, faut dire que c'est plutôt une belle plante la Tanya Denali, grande et blonde à forte poitrine. Et prof de sport! Donc, plutôt musclée comme il faut. Elle a tout là où il faut. Pfff. Aucune chance de lutter contre ça. D'un autre coté, c'est pas comme si je comptais me jeter sur le proviseur Edward Cullen, hein. Faut savoir être réaliste, et quand on est banale, ben… voilà quoi. J'ai la taille moyenne, une poitrine moyenne, des fesses moyennes, des jambes moyennes, une couleur de cheveux moyenne... seule ma peau n'est pas moyenne... ben oui, couleur cachet d'aspirine, ça, c'est pas moyen. Mais c'est pas terrible, hein, parce que je ne peux jamais me mettre au soleil, sans risquer de ressembler à un homard qu'on aurait voulu ébouillanter... bref, je m'égares, mais bon, autant ne pas lutter contre la prof de sport...

La salle se remplit peu à peu, chacun se présente. Je suis tout de suite attirée par une prof d'histoire géo, Angéla Weber, qui est toute douce et me prend sous son aile. Ça fait très longtemps qu'elle travaille ici... enfin, disons, depuis au moins cinq ans. Elle est mariée avec un informaticien, Ben, et ils ont deux petites filles. Ensemble, nous nous dirigeons vers la salle où se tient la réunion. Mon cœur sursaute lorsque je revois Adonis. Arg. Comment peut-il être encore plus beau que tout à l'heure? Je ne sais pas mais si, il y arrive. Ah, oui, si je sais, c'est parce que tout à l'heure, je ne l'ai pas vu sourire de toutes ses dents... et ses dents sont magnifiques. Blanches et parfaitement alignées. Est-ce qu'il y a une seule partie de son physique qui ait un défaut? Et à qui sourit-il comme ça? Je me tourne dans tous les sens, mais je suis toute seule. Ah, c'est à moi qu'est adressé ce sourire de perfection? J'ai trouvé le défaut! Je l'ai trouvé! Il est coquet et il ne veut pas porter de lunettes alors qu'il en a sacrément besoin! Ceci explique cela!

- « Asseyez-vous je prie, mesdemoiselles, mesdames, messieurs. Pour ceux qui ne me connaitraient pas, je suis Edward Cullen, proviseur du lycée. Voici Madame Cope, proviseur adjointe, et Jessica Laurence, Conseillère principal d'éducation. Je tiens personnellement à accueillir les nouveaux arrivants, qui intégreront parfaitement notre équipe, à savoir Mademoiselle Bella Swan, ainsi que monsieur Eric Yorkie, respectivement, professeur de français et de mathématiques. À présent, je vous laisse consulter vos emplois du temps. S'il y avait un problème, veuillez me le signaler, nous tacherons de régler cela du mieux que nous pourrons. Évidemment, je ne veux pas entendre que monsieur untel ou madame unetelle a un meilleur emploi du temps que son voisin, nous ne sommes plus en maternelle n'est-ce pas! »

- « Oh, monsieur Cullen, je suis tellement ravie de travailler encore ici cette année! J'ai plein de projets dont j'aimerai vous parler! »

- « Oh, merci Mademoiselle Denali, nous verrons cela... plus tard... hum... »

- « Mais monsieur Cullen, non... personne ne pense à l'importance du sport, tous les autres projets passent avant les miens! Et le sport permet d'acquérir un physique parfait » dit-elle boudeuse, en croisant les bras sous son opulente poitrine. Elle sort sa lèvre inférieure et bat des cils en se rapprochant de lui. Puis, lui posant une main parfaitement manucurée sur le bras, poursuit... « allons monsieur Cullen, vous devez être sportif vous même pour avoir de tels muscles! Vous comprendrez l'importance de la chose! »

- « Certes Mademoiselle, certes. Mais il n'est pas l'heure d'exposer ceci... disons que c'est mon adjointe qui… »

- « Oh, monsieur Cullen, mais je serai ravie de partager un café avec vous pour discuter de tout ceci »

J'ai la nausée! Elle lui colle son décolleté sous le nez et je ne sais pas trop ce qu'ils échangent, mais je suis persuadée qu'elle a décroché plus qu'un café à partager avec lui! Pfff... beau sans doute, mais il est comme tous les mecs. Dès qu'une blonde à forte poitrine passe en battant des cils, hop, y'a plus d'intelligence qui compte! Y'a plus que leur entre-jambe qui leur sert de cerveau et malheureusement pour eux, cette partie là de leur cerveau n'est pas des plus brillants! Donc, Monsieur Cullen est célibataire, mais ce n'est guère étonnant, je suis sure que c'est bien le genre à draguer et à sauter sur tout ce qui bouge! Enfin, c'est pas comme si j'étais amoureuse de lui, ça n'existe que dans les bouquins de quais de gare ce genre d'évènements. D'un autre coté, si on m'avait demandé, j'aurai bien aimé moi aussi qu'il m'invite à boire un café et même plus si affinité. Voir beaucoup plus. Genre... une bonne partie de jambes en l'air. Non, parce que ça fait bien longtemps que je n'ai pas pratiqué ce genre de sport, et c'est vrai qu'il faut entretenir les... oh, et puis zut tiens!

Angela vient me voir et nous comparons nos emplois du temps. Ils sont très bien fait, nous sommes ravies. Elle me propose de me guider à travers le lycée, puis nous sortons nous assoir en terrasse et discutons de tout et de rien. C'est vraiment une femme adorable. C'est à regret que je la quitte le soir venu, non sans la promesse que je vienne diner un de ces soirs, elle a très envie de me faire rencontrer son mari. Lentement, je rentre dans le petit meublé que j'ai loué. Et je vous le donne en mille. Avec mon sens de l'orientation hyper développé, je me suis perdue. Je ne reconnais aucune rue, aucun monument... bon sang, j'avais bien tout repéré avant de partir de chez moi, histoire de ne pas m'égarer! J'ai pas été assez concentré là, c'est pas croyable. Tiens, je ne suis pas déjà passé par là? Hein? Rahhh... demain, si j'arrive à rentrer chez moi pour dormir, je fonce au premier magasin venu et achète un GPS portatif! Je vais quand même pas louer une chambre d'hôtel parce que je ne sais pas comment rentrer chez moi, non?

Je tourne sur moi-même histoire de me repérer... mais ça marche pas. Bon, si je suis le soleil... non, y'a que les enfants perdus sur la plage qui font ce genre de trucs. Moi, je suis une adulte, je peux demander mon chemin. Voilà. C'est ce que je vais faire. Allez. Faut juste repérer quelqu'un qui n'ait pas une mine patibulaire, qui ne soit pas un assassin, violeur ou psychopathe déguisé en petite vieille... faut que j'arrête de lire les romans policiers je crois... de toutes façons, les assassins et voleurs ne se promènent pas avec une pancarte accrochée à leur cou « ne me demandez pas votre chemin, autrement, je vous viole, vole et vous assassine ». Ben oui, ils font pas ça, hein, autrement, ça serait trop facile de leur échapper... okay, ça ne change pas tellement mon problème tout ça, je suis toujours perdue et sportive comme je suis, je commence à avoir des courbatures à force de marcher... et soudain, j'entends un rire que je serai capable de reconnaître entre plusieurs millions... genre de rire qu'on ne peut pas oublier... qui vous réchauffe le moindre atome de votre être… qui fait que chaque particule qui vous constituent atteint l'orgasme cosmique... bon, j'exagère un peu sans doute, mais l'état de ma culotte ne s'est pas arrangé donc... bref.

- « Décidément Mademoiselle Swan, vous avez de la chance que je ne me promène pas avec une porte sur moi... seriez-vous perdue? »

- « Hum... du tout... presque pas... enfin un peu. Bon, arrêtez de rire, oui! Je suis perdue! Là! Perdue et désespérée et j'ai mal aux pieds! Vous n'avez pas de pancarte autour du cou? »

- « De pancarte autour du cou? »

- « Laissez tomber... je vais m'arrêter dans un bar demander mon chemin »

- « C'est quoi cette histoire de pancarte? Allez, si vous m'expliquez, je veux bien pour indiquer votre route... ça me paraît un bon marché, non? »

- « Pour mon sens de l'orientation, sans doute, mais pour ma fierté, non. Impossible. Si je vous révèle ça, je serai obligée de vous tuer après, et je ne suis pas sure que les blondes à forte poitrine n'aient pas ma peau après que je leur ai trucidé leur idole »

- « Les blondes à forte poitrine? Idole? Décidément Mademoiselle Swan, vous êtes sure d'être professeur de français? Non, parce que je ne comprends pas tout! »

- « C'est bien ce que je disais! Allez, à jeudi monsieur Cullen! »

- « Attendez, si vous habitez rue des Horloges, ce n'est pas du tout la direction! »

- « Comment savez-vous où j'habite? »

- « Hum... ben, je suis le proviseur... j'ai du par inadvertance... tomber sur votre feuille... et puis, il faut bien que je sache où envoyer vos bulletins de salaire... »

- « C'est le rectorat qui s'occupe de ce genre de détails il me semble... »

- « Bon, je l'avoue votre honneur, je l'avoue, c'est ma faute, ma grande faute! Je vous ai trouvé amusante et drôle et sympathique et jolie, et j'ai regardé où vous habitiez! Je ne le ferai plus madame le juge! »

- « Vous me trouvez jolie? »

- « Oui. Pourquoi? Je sais que ça ne se fait pas entre collègues, mais... oui, je vous très, très jolie. Vraiment très jolie. Et intéressante. Et j'avoue, votre honneur, que je n'aime pas tellement les blondes. Ni à forte poitrine, ni à petite poitrine »

- « Oh... Bon, je vous autorise à me montrer le chemin, mais il faut que je vous confesse quelque chose... »

- « Vous avez tué quelqu'un? »

- « Non. Pas encore. Mais ça viendra peut-être allez savoir. Non, mais c'est presqu'aussi grave que cela... enfin, je ne suis pas vraiment brune. Je suis très blonde. À l'intérieur de moi. C'est terrible. Je suis obligée de me teindre les cheveux toutes les semaines pour que ça ne surgisse pas. Et garder un peu de dignité »

- « Je me disais aussi... maladroite... sens de l'orientation déplorable... étrange sens de l'humour... oui... je me disais bien aussi que vous ne pouviez pas être une vraie brune! Aïe, mais en revanche, vous avez une sacrée poigne! »

- « Et encore, je n'ai même pas utilisé un pour cent de mon pouvoir de superwoman! Ah, ça y est, je reconnais le quartier! Fabuleux! Bien, Monsieur Cullen, eu égard à votre comportement des plus impolis, je ne sais pas si je dois vous proposer de vous offrir à boire... »

- « Surtout que vous ne savez pas si je ne vais pas avoir des gestes déplacés à votre encontre... allez savoir... demain, ça fera de gros titres: "le proviseur était un pervers attiré par les blondes déguisées en brunes!" »

- « Bon, vous m'avez convaincu que vous êtes totalement fou... allez, venez, je vous offre... qu'est-ce que j'ai? Café ou thé, ça s'est à peu près sur... pour le reste... »

- « Café, ça sera parfait »

Le cœur battant, je l'invite à rentrer dans mon petit appartement. Enfin. Studio. Un bureau, un canapé lit, une petite cuisine, et une minuscule salle de bain. Mais c'est mon chez moi. L'avantage avec ce genre d'appartement, c'est qu'on ne peut pas laisser le bizarre, sans quoi, on ne peut plus passer. J'ai le rouge aux joues. Et le désir enflamme mon corps. C'est bien la première fois que je ressens une telle urgence... mais on n'est là que pour boire un café, hein. Je ne me vois pas lui faire le coup du, « oublions le café, allez hop, déshabilles-toi et viens me montrer comme tu sais bien te servir de ton cerveau entre les cuisses »... très classe!

Je prépare le café, fébrilement. Je sens son regard qui me transperce le dos.

- « Plutôt léger ou fort le café? ».

- « Fort. Tout ce que je prends est toujours fort ».

Je rougies. Et coule. Concentration cocotte. Ca-fé-é! Eau-filtre-café. là. Rien d'autre. Et après, tu le mets dehors, parce que s'il reste, tu peux être sure que tu risques de faire une bêtise comme de lui sauter dessus sauvagement, et tu dois te rappeler que d'un tu ne le connais que depuis ce matin, et que de deux, c'est ton proviseur. Ton chef. Ton presque patron. Que tu le verras chaque jour de l'année (enfin, quand tu ne seras pas en vacances). Donc, tu es une fille raisonnable, aux capacités intellectuelles totales et entières, complètes, même pas attaqué par une quelconque maladie derrière lesquels tu pourrais te réfugier, donc, tu fais le café et une conversation où tu essaies d'éradiquer les bêtises pour tenter de te montrer sous un jour mature et c'est tout. Voilà. Je respire un grand coup, et me retourne après avoir fini le café. « y'a plus qu'à laisser couler... » et m'arrête net. Le nez dans un torse. L'odeur virile, masculine, musquée et divinement aphrodisiaque qui vient m'envahir. Je salive. Oups. Et pas que de la bouche si vous voyez ce que je veux dire. Il est plus proche que je ne pensais. Ou alors ma cuisine a encore rétrécit de taille. J'aimerai autant que ça ne soit pas cette solution là, vu qu'elle n'était déjà pas bien grande...

Ma fille faut te rassembler. Quand on se retrouve ainsi, nez contre torse, on dit, « pardon, veuillez me suivre au salon » et pas rester bêtement le nez dans une chemise douce, à baver comme un bouledogue devant une saucisse géante.

- « Bella... j'ai très envie de faire quelque chose depuis le moment où je vous ai vu ce matin. Ne pensez pas que je sois le genre à... mais vous me rendez... » et avec ça, je vois deux grandes mains se saisir de mon visage et levant les yeux, je plonge dans le regard émeraude qui scintille de mille feux. Les yeux écarquillés, je le vois descendre son visage parfait vers moi, je vois une langue parfaite mouiller une lèvre inférieure parfaite, jusqu'à ce que ces lèvres parfaites se posent parfaitement sur les miennes, dans un baiser parfait. Le feu qui me rongeait jusque là s'embrase brutalement. Oubliée la Bella raisonnable. J'attrape son cou fort (et parfait), fourrage mes doigts dans ses cheveux de soie, ma langue bataille avec la sienne, nos corps se collent l'un à l'autre avec urgence. Et son cerveau d'homme entre les cuisses est... ouahou, ça aussi ma brave dame, ça a l'air parfait. Je me sens si bien dans ses bras, je me sens femme, je me sens à la maison.

Et sans réfléchir, mes mains voyagent sur son dos, tirent sa chemise et palpe enfin sa peau... sa peau douce sous mes doigts. Ses muscles fermes. Arg. Il me faut plus. Beaucoup plus. Ses mains ne sont pas en reste, je gémis lorsqu'elles rencontrent mes seins, dont les tétons saluent joyeusement cette intrusion. « Bella... vous me rendez fou... dites-moi d'arrêter... Dites-le moi... je vous en conjure... » Chuchote-t-il dans le creux de mon oreille. Et sa voix me fait frémir. Créant un brasier brulant. Il me faut plus. Toujours plus. Encore plus. Je me frotte sans vergogne sur lui, palpant chaque centimètre de sa peau que je peux atteindre. Que dit-il? Je m'en contrefiche tant que je peux le toucher! « Non, n'arrêtez pas... Monsieur le proviseur Cullen ». J'entends un grondement sourd et me retrouve allongé sur mon pauvre clic clac qui couine. Mais je couine plus fort que lui. Nos vêtements valsent dans la petite pièce.

J'admire son corps sculpturale, glissant mes doigts gourmands partout, jusqu'à son pénis... oulàlàlà, son pénis! Grand. Fier. Droit. Orgueilleux. Gros. Large. Et dur. Frétillant. J'en ai jamais vu d'aussi beau et attirant. Et il me le faut. Maintenant. Il est assis et j'empoigne cette virilité si extraordinaire, me délectant de sa douceur, étalant du pouce la petite goutte sur le bout si soyeux. Mes yeux restent rivés sur ce sexe magnifique. Je pourrais le contempler des heures durant, sans jamais m'en lasser. Faudrait peut-être que je prenne une photo? Ouais, une photo!

- « Mademoiselle Swan... Bella... »

Ah, oui, sa voix me rappelle à l'ordre. Parce que c'est bien gentil cette histoire de photo, mais ça ne sera jamais mieux que de l'avoir là... en moi... pour combler et calmer ce feu brulant entre mes cuisses. Bon sang, bonne question qui tue... est-ce que j'ai encore des capotes? Et si j'en ai, est-ce qu'elles ne seront pas périmées depuis le temps? Et si lui en a, ça veut dire qu'il a l'habitude de... hum… n'empêche, capote, gentille capote, où te planques-tu? Tiroir, gentil et joli tiroir de commode, as-tu mon Grââl? Bingo! Yes! Je déroule délicatement la chose sur la bête sauvage... comme ça lui va bien! Comme s'il était fait pour porter ce joli chapeau... Et sans plus attendre, je m'empale sur l'Obélisque... sans même avoir peur de la grosseur... Mmm... Trop bon... jamais je n'ai eu entre les jambes quelque chose d'aussi imposant, mais jamais non plus je n'ai eu quelque chose d'aussi parfait en moi... jamais. Je gémis. Ses mains rudes viennent se poser sur mes hanches, me guidant dans mes mouvements. Descendant, montant, me déhanchant lascivement, telle une danseuse du ventre. Harmonie parfaite de deux corps en fusion. Jusqu'à l'apothéose... jusqu'à ce que ça soit trop fort, jusqu'à ce que l'étincelle soit supernova et explose, nous laissant sans souffle, mais le corps repu.

- « Ouahou, Bella... c'était... orgasmique »

- « Dès que j'aurai repris une respiration normale, je dirais la même chose et pour une fois, ça ne sera pas une bêtise! »

Il rit et m'embrasse doucement. Je rougis. Je ne sais pas comment me comporter maintenant. Mettez-vous à ma place. Je viens de baiser comme une bête avec mon Proviseur que je ne connais que depuis le matin!

- « Hé... vous... je veux dire... tu n'es pas en train de... regretter n'est-ce pas? »

- « Non... non... noooooon... »

- « Si, je vois bien que si... tu es en train de te dire que tu viens de baiser avec ton presque patron que tu ne connais que depuis ce matin » (il lit dans les esprits ou quoi?), « et que tu ne sais pas quoi faire maintenant pour me virer en douceur et sans conséquences... alors je vais te rassurer tout de suite! Hors de question que tu regrettes quoi que ce soit. Hors de question. J'ai cherché trop longtemps une femme comme toi... alors, regardes-moi et dis-moi que tu acceptes de sortir avec moi. Officiellement. Comme un homme et une femme. Pas comme Proviseur à Professeur. Oui? »

- « Kay »

- « Avec plus de conviction, ça ira mieux! »

- « D'accord Monsieur le Proviseur Edward Cullen! Je suis officiellement votre petite-amie, voir votre fiancée, votre femme cachée et demain, j'irai hurler sur le toit du lycée que vous m'avez baisé comme une bête pour rattraper le temps perdu! »

- « Attends que je t'ai vraiment baisé comme une bête avant de le crier! »

J'en ai eu la chique coupée... et ça n'a pas raté... oui, c'était... oui... round après round... trop bon! Meilleur à chaque fois. Il est parti à l'aube pour se changer...

Et me voilà dans la salle des professeurs, en train de me ronger les ongles. Alors ça, c'est bien moi de me coller dans des situations pas possibles! Je suis jeune prof, je n'ai encore jamais enseigné, mais en plus, mon patron est mon amant... très bon début dans la vie ça. Ok, c'est un amant extraordinaire... d'ailleurs, je peux à peine marcher... je rougis furieusement... ouais... trop bon... rien que d'y penser, j'ai besoin de changer de culotte... non, focus là... dans la salle je veux dire.

- « Hé Bella! Tu as une mine affreuse! »

- « Merci Tanya. Merci »

- « Mais de rien, je suis juste réaliste! Oh, faut que je te raconte! Si tu savais la nuit que je viens de passer! Je t'avais dit que le proviseur, le charmant proviseur Edward Cullen serait à moi? Ben tu sais quoi? Hier soir, on est allé boire un café ensemble... si, et après... je te laisse imaginer... quoi qu'avec ton physique... tu ne dois pas souvent voir la queue du loup! Mais t'as déjà du en entendre parler au moins! Ahahah, qu'est-ce que je suis drôle! Cherche pas, c'est une seconde nature chez moi »

Je la regarde s'éloigner en dandinant du croupion. J'aurai bien envie de comment dire? Lui sortir une bonne phrase bien sentie... « Tords pas du cul, la route est droite », mais je sens qu'elle est tellement... qu'elle serait capable de me sortir « c'est pas toi qui paie l'essence ». Bref, je suis en rogne. Je sais très bien qu'elle n'a pas pu être avec Edward Cullen, vu que c'était moi qui étais avec! C'est une mythomane de première celle-là.

En avançant dans le couloir (tout en faisant très attention de ne pas me ruiner la figure, ça la ficherait bien pour mon premier jour devant mes élèves), j'entends les élèves papoter... « Il paraît que la bombe Denali a enfin réussi à mettre le grappin sur le proviseur! », « ouais, j'espère qu'elle sera moins peau de vache! Une fois détendue! »... Bon dieu, elle a fait circuler cette rumeur juste pour faire enfler son égo qui n'en a pas besoin... et je ne peux rien faire pour l'heure, hein, je ne vais pas être en retard pour mon premier cours... l'avantage, c'est que du coup, je suis assez remontée, tellement remontée que je n'ai pas le temps d'avoir peur ou de craindre de ne pas me faire respecter! Et je pense être aussi impatiente que les étudiants de voir terminer cette journée... dès que la cloche sonne (et la cloche, c'est pas moi, elle va voir de quel bois je me chauffe cette pétasse), je me rue en direction du bureau du proviseur. Bon, un seul problème, c'est qu'il est où son bureau? Après avoir demandé mon chemin, perdu dans un labyrinthe construit par un architecte démoniaque, j'arrive enfin devant le bureau. Je ne ressemble à rien, toute essoufflée, mais comme de toute façon, d'habitude, je ne ressemble pas à grand chose...

- « Vous avez rendez-vous? »

Qui c'est celle-là? On ne nous l'a pas présenté... secrétaire du Proviseur sans doute...

- « Non, mais... »

- « Alors, je suis désolée, mais le Proviseur m'a explicitement exigé qu'on ne le dérange sous aucun prétexte! »

- « Même s'il y a le feu dans l'école? Désolée... de toutes façons, s'il y a avait le feu, les sonneries se mettraient en route... hum... on n'a pas été présentés mais je suis Bella Sw... »

- « Ah, si vous, vous pouvez rentrer! Essayez de le calmer un peu, moi... bien que je sois assez âgée pour être votre grand-mère, j'ai tout tenté, rien n'a fonctionné... non, il n'est pas de mauvaise humeur... c'est pire que ça. D'un autre côté, je le comprend, quand on entend ces rumeurs sur cette soi-disant aventure qu'il aurait eu avec cette pimbêche de prof de sport qui se croit supérieure à tout le monde juste parce qu'elle est blonde, ça fait frémir, mais le connaissant, je sais que jamais il ne se serait laissé entraîner dans ce genre d'histoire... ce qui me fait penser que mon beau-frère connait la tante d'une concierge dont je ne peux dire le nom qui... »

- « Heu, merci, je vais y aller? »

- « Oui, je bavasse, je bavasse... mon chat me l'a dit l'autre jour d'ailleurs »

Sans attendre qu'elle m'explique quoi que ce soit à propos de ce que son chat aurait pu lui dire, je me dirige comme une furie vers la porte et, tout en faisant attention que ma tête l'évite, j'entre dans une pièce... ouhaou... ça a bien changé depuis ma jeunesse le bureau du proviseur. Impeccable. Je veux dire, de mon temps, y'avait des papiers partout, des dossiers qui dégorgeaient leurs feuilles en trop. Mais là... nickel. T'as rien qui traîne. Juste un bureau avec un ordinateur et un magnifique divin et appétissant Edward-Adonis-Cullen-qui-sait-vachtement-bien-se-servir-de-ses-attributs-fabuleux.

- « Oh, Bella, j'étais mort d'inquiétude! Je ne savais pas si tu avais entendu les… je veux dire qu'il ne faut pas croire un traître mot de… »

- « Edward! Comment aurais-tu voulu que je la croie cette menteuse que je devine pathologique? Elle m'a affirmé avec un aplomb extraordinaire qu'elle était avec toi hier soir! Et nous savons tous les deux qu'il n'en était rien »

- « Merci ma Bella, merci... de ne pas prêter foi à ses délires… comment allons-nous faire pour l'empêcher de continuer à bavasser? »

- « Je ne sais pas... je ne sais plus! La seule chose qui me préoccupait jusqu'à présent c'est ta réaction... je... j'ai des sentiments tellement forts envers toi... jamais je n'aurai espérer un jour ressentir... pour un homme que je connais à peine! Mais Edward, j'ai... je suis... tu me rends... »

- « C'est pareil pour moi Bella! Tu penses bien que je ne suis pas le genre à heu... enfin tu vois quoi! N'empêche, comment... Oh, je sais! Je sais! Tu me fais confiance n'est-ce pas? »

- « Je te suis jusqu'au bout du monde, jusqu'au bout du monde... »

Ah! Tu vas voir ce que tu vas voir pétasse! Bon sang, le voir là... en tant que proviseur… Mmmm... il est attirant... divinement sexy... et je perds la raison lorsque je le vois me sourire de ce cette façon qui n'appartient qu'à lui. Je fonds. Littéralement. Je fonds et oublie le monde. Rien n'est plus important que lui. Ici et maintenant. Sa bouche. Sa langue. Ses mains qui palpent mon corps. Son érection que je sens pressé contre moi. Oui. Le monde extérieur n'est rien. N'est plus. Nous sommes justes là. Tous les deux. Adam et Ève. Et nous allons pêcher. Pêcher puissamment. Rien ne peut retenir notre fougue. Nos vêtements? Oublié dans le feu de la passion. Notre raison? Jeté aux oubliettes de notre passion. Nous ne sommes plus que deux corps nus et luisants, s'imbriquant parfaitement l'un dans l'autre. Se redécouvrant encore et encore. Nous vocalisons sans discontinuer... Encore un peu... oui, je suis si proche de l'orgasme ultime qu'il a été le seul à me procurer jusqu'à présent... oui... et je crie, « Edward, ouiiii », et confusément, je l'entend gronder dans mes oreilles, « Ouiiii, Bella, ouiiii, comme çaaaa... c'est trop bon, jouies pour moi, jouies... putain... je t'aime Bella, je n'aime que toi... aucune femme n'est aussi bonne que toi autour de moi... aucune femme ne peut égaler ta douceur, arg... ouiiiiiiiiii... c'est encore meilleur qu'hier!».

Et bientôt, comme deux collégiens pris en faute, nous nous revêtons rapidement.

- « Bella... tout ce que j'ai dis... je le pense... je t'aime »

- « Oh, Edward... je t'aime aussi »

Rhabillés, nous sortons mains dans la main. La secrétaire sourie de toutes ses dents. Dans les couloirs presque déserts à cette heure-ci, nous pensons échapper aux regards curieux. C'est sans compter sur les retardataires.

- « C'était trop fort tous les deux! Trop fort! » Nous sors Eric Yorkie! « Elle était folle de rage vous savez! Mais ça lui fait les pieds! Bravo! »

- « Oui, jamais je n'aurai pu penser que vous soyez assez fous pour faire ce que vous avez fait, mais c'était grandiose, grandiose mes petits » chante Mme Cope

- « Extra! » dit Angéla en levant les deux pouces bien haut, puis mimant « bien joué, ça lui apprendra à cette pétasse »

Mais... qu'est-ce que... devant la porte d'entrée de la salle des profs se tient Tanya-pétasse-mythomane-Denali. Avec un visage figé. Dur. Et pas du tout avenant.

- « Comment as-tu osé Edward? Comment as-tu osé coucher avec ça dans ton bureau alors qu'hier soir... tous les deux, nous nous sommes faits des promesses? Comment as-tu osé? Alors que tout le monde sait pour nous deux! Mais quel genre d'homme es-tu Edward? »

La plupart des professeurs sont là. Hum. Je dirais qu'ils font semblant d'avoir de choses hypers importantes à faire... si j'étais dans un état cohérent. Mais si j'écoutais mon côté obscur, je dirais qu'ils sont plutôt là comme devant un épisode des « Feux de l'Amour ». Ou d' « Amour, Gloire et Beauté ». Au choix.

Et bien, vous voulez que je vous dise? C'est ce qui nous a sauvés. Sauvé notre amour naissant mais que je sens fort, très fort. Ça et la détermination d'Edward... non, parce que si je m'étais écouté, comme je suis une souris, j'aurai glissé le long du sol et me serait enfui. Mais pas Edward. Non, pas Edward.

- « Dites-voir Miss Denali...Vous avez fait des études je pense? Vous maîtrisez notre langue n'est-ce pas? Alors que ne comprenez-vous pas dans "je ne veux pas de vous"? Que je ne suis pas intéressé? Que Miss Swan ici présente, est la seule femme que je veuille? »

- « Edward! Je sais très bien que ces mots dépassent ta pensée. Hier soir tu étais si... différent! »

- « Hier soir? Mais Miss Denali, hier soir comme vous dites si bien, j'étais dans les bras de Miss Swan! Comment aurais-je pu me tromper à ce point-là? Je vous le demande? Car je n'aime pas les blondes, je ne les ai jamais aimé! Et vous regarder me confirme que je n'aime que Bella Swan. Miss Swan », dit-il en se tournant vers moi, « voulez-vous me faire le grand honneur d'être ma femme? »

J'en reste comme deux ronds de flancs. Mais voir la tête de la... déconfite... c'est tellement génial… mais d'un autre côté, n'aies-je pas toujours rêvé de rencontrer mon prince charmant? Ben, oui, et il est là! À l'heure et tout et tout! Et mon prince charmant est un en plus un super coup au pieu. Y'a pas à repousser quoi que ce soit!

- « Ouiii, oui, Monsieur Cullen, je serai honoré de devenir votre épouse ».

Et sous le regard incrédule de l'autre, nous nous embrassons. Les applaudissements fusent autour de nous, crépitent comme les feux d'artifices du 14 juillet...

Amusant, hein, parce que depuis... Tanya Denali est en arrêt maladie... pour une durée indéterminée... mais je m'en contrefiche, parce que j'ai trouvé le bonheur dans les bras de mon Proviseur préféré! Elle n'est pas belle la vie?


Voilà pour une nouvelle aventure ! Bise