Bonsoir tout le monde. Merci beaucoup pour les reviews, ça fait plaisir de lire vos commentaires et opinions sur cette histoire.
Désolée s'il y a des fautes
Et sans plus attendre, voilà la suite :)
Chapitre 25 – Cold Hard Bitch Redux
(Sale pute sans Coeur, revisité)
EPOV
Putain, j'étais misérable après ma conversation avec Bella. J'étais supposé célébrer ma glorieuse nouvelle carrière avec Marc et mon esprit s''attardait sur le fait que cela ne s'était pas passé comme je le souhaitais. Sa voix… si dure et distante. Et elle devait me parler de quelque chose ? Putain, ce n'était pas bon. Pas bon du tout.
Je croyais que mettre notre chanson sur son album signifiait que nous nous dirigions vers quelque chose de réel et maintenant un appel téléphonique me faisait à nouveau douter de tout. Je lui parlais de Rome, espérant que cela pourrait être ma transition vers une plus grosse conversation. J'allais lui demander de me rejoindre dès qu'elle aurait une pause. Mais là elle changea de sujet et coupa court à notre conversation téléphonique. J'avais le terrible pressentiment de savoir exactement ce qu'elle allait me dire plus tard.
J'allais devoir me faire une raison et essayer au moins d'en profiter. Marc était là pour célébrer et il méritait une décente soirée après tout ce que je lui avais fait vivre. Alors lorsqu'il avait suggéré un whisky après le dîner, je répondis bien sûr et je tentai de garder un ton jovial et léger.
Marc était un gars sérieusement coincé par nature, à la voix calme et organisé, pas du tout ce que ce l'on attendrait d'un agent, mais il était sacré bon dans son boulot. Vraiment, un des meilleurs dans l'industrie. Durant ma traversée du désert, il était parvenu à me faire travailler plus que n'importe qui d'autre n'aurait pu le faire dans sa position, et je lui serais toujours reconnaissant pour son dur labeur et sa loyauté à mon égard. De nombreux agents auraient déjà lâchés le connard que j'étais mais Marc était resté à mes côtés. Quand il disait croire en mon talent, je le croyais.
Marc me parlait de l'autre projet sur lequel Scorsese travaillait et nous en étions à notre troisième whisky lorsqu'une voix familière captura mon attention.
''Eh bien, que vois-je ? N'est-ce pas Edward Cullen ? Je commençais à penser qu'on ne reverrait jamais ta tête dans un club.''
Je tournai sur la banquette pour lever les yeux vers James, se tenant devant notre table, ses mains dans les poches. Je sentis une étincelle de rage en le voyant, provoquer par le texto au sujet de Bella la nuit où nous étions sur la plage. Mais il ne semblait ne ressentir aucune animosité envers moi, il souriait de toutes ses dents, apparemment ravi de me voir.
J'avais juste assez de whisky dans mon système pour me sentir magnanime, comme Marc apparemment.
''James Carter !'' cria Marc avec exubérance. Il était drôlement amusant quand il était bourré. Tellement différent. ''Assis-toi avec nous ! Prends un verre !''
Marc poussa James dans notre banquette, faisant signe à la serveuse. Il décida que les verres de whisky prenaient trop de temps, il commanda donc une bouteille entière de Bowmore et quelques verres. James s'installa joyeusement dans la banquette en demi-cercle me faisant face, avec Marc entre nous, et se servit un verre.
Je voulais toujours lui arracher le cœur pour avoir simplement tenté de regarder Bella, mais elle n'était pas là et Marc était d'humeur amicale et je ne voulais pas causer une scène, je me résignai donc à être gentil. Cependant je tendis le bras pour me servir un fond de whisky, juste pour rendre les choses plus faciles à encaisser.
Au final, cela n'avait plus d'importance si j'étais décidé à être amical ou non, puisqu'il était clair que James était à peine intéressé par ma présence. Il était concentré sur Marc, essayant de s'attirer des faveurs. Ouais, je parie que tu veux qu'il te représente, enfoiré. Dans tes rêves. Mais Marc était d'humeur joviale et causante, je restais donc assis là et fis de mon mieux pour garder la conversation vivante tout en buvant. Beaucoup.
Une heure plus tard et Marc et James se racontaient des histoires drôles à propos du directeur du premier film de James l'année dernière. Marc était un enfoiré réservé, mais il connaissait tous les secrets cachés de cette ville et si on le faisait parler, il connaissait de bonnes histoires, et James avait réussi à le faire parler. C'était amusant et divertissant, et grâce à la quantité généreuse de whisky que j'avais bu, je m'amusais vraiment. Autant que je pouvais m'amuser en l'absence de Bella. Mais j'essayai de ne pas penser à ça en ce moment.
Ma tête tournait agréablement et je commençai à réaliser que je ne pouvais plus vraiment sentir mon visage quand je sentis le siège sous moi se déplacer alors que quelqu'un se glissait à mes côtés. Immédiatement, je sentis une main sur ma cuisse, m'agrippant avec force.
''Te voilà, James. Je t'ai cherché partout !'' Je pivotai ma tête doucement et mes yeux mirent un instant avant de se concentrer sur Vicki, penchée vers moi mais regardant James de l'autre côté de la table et souriant largement. ''Mais regarde ce que tu as trouvé ! Edward !''
Elle me regarda maintenant, ses yeux bleus écarquillés et lumineux, ses lèvres brillantes figées en un sourire séducteur. Après un instant, le bout de sa langue sortit pour lécher sa lèvre inférieure.
''Et voici Marc, l'agent d'Edward,'' dit James. Vicki se pencha par-dessus moi pour secouer la main de Marc, pressant son sein contre mon torse durant la manœuvre. Ses longs cheveux bouclés rouges tombèrent sur ses épaules et caressèrent ma joue. J'inspirai et sentis ses produits capillaires au prix exorbitant. Sa main glissa vers le haut de ma cuisse et je me reculai instinctivement.
Vicki était belle, comme toujours, sa peau lisse et douce, ses cheveux rouges ressemblaient à un halo chaotique autour de son visage. Elle portait une robe courte et extrêmement serrée, ses seins sortaient pratiquement du vêtement, son décolleté était obscène de par son abondance. Je me souvins d'un temps où je la trouvais extrêmement canon, une époque où j'avais été intimement familier avec ses magnifiques seins et toutes les autres parties d'elle, mais maintenant c'était comme si toute cette merde était arrivée à quelqu'un d'autre, dans la vie de quelqu'un d'autre. Maintenant, je me sentais un peu claustrophobe parce qu'elle était assise trop près de moi et que j'étais bourré.
J'essayais de me pousser plus à gauche, à l'écart de Vicki, mais c'était dur à accomplir sans apparaître évident, et lorsque je m'éloignai, elle se rapprochait et se penchait contre moi. J'abandonnai finalement, décidant qu'elle était inoffensive. De toute manière, elle ne semblait pas me prêter attention, concentrée, comme James, sur Marc. Elle était aussi une actrice en difficulté. Marc était définitivement quelqu'un à connaître.
Je restai donc là et laissai James et Vicki jouer les favoris et lorsque Vicki nous servit un verre, je l'acceptai joyeusement et le bus.
Soudain, je vis Marc étirer ses bras au-dessus de sa tête. Je n'avais pas l'impression que beaucoup de temps s'était écoulé mais quelque chose me disait que je me trompais. Putain, avais-je eu une absence ?
''Eh bien, les amis, je pense que je me transforme en citrouille,'' dit Marc en passant une main sur son visage. ''Il est temps pour moi de m'engouffrer dans un taxi pour décuver. Après tout, j'ai un contrat à négocier pour toi demain.''
Marc me sourit et j'essayai de faire de même mais, ayant la sensation de ne plus sentir mon visage, je ne fus pas certain d'avoir réussi. James and Vicki parlaient avec Marc, peut-être pour tenter de le faire rester un peu plus, peut-être pour lui dire au revoir. Je ne pouvais pas le dire. Tout ce qui m'entourait semblait si loin, comme si j'étais sous l'eau.
Putain, j'étais bourré. Je m'en rendais vaguement compte mais je ne savais pas vraiment quoi faire maintenant. Et puis, bêtement, je continuai à boire. Vicki me servit un nouveau verre et le mit dans ma main et je réalisai l'avoir bu que lorsque je sentis la brûlure du whisky dans ma gorge. Je devais arrêter et sortir d'ici. Mais je n'étais pas sûr de pouvoir me faire partir et bien évidemment, je me souvins maintenant d'avoir donné sa soirée à Sam. Ça voulait dire prendre un taxi. Merde. Peut-être que si je restai assis ici pendant un moment et dessaoulai, j'irai mieux.
Je m'adossai contre la banquette et attendis. Avec un sursaut, je réalisai que Vicki et James étaient toujours là. Vicki venait juste de me parler. Avais-je encore perdu conscience ? J'avais la sensation troublante d'avoir perdu toute notion du temps. Je sentis ma bouche bouger, entendis ma propre voix. Je leur parlai sans avoir aucune idée de ce que je disais.
Chacun centimètre de mon corps était engourdi mais, même à travers le brouillard, je la sentis, la main de Vicki, sur ma cuisse, se serrant, remontant sur moi. Il fallait que je m'en aille d'ici. Je soulevai ma tête de la banquette et la pièce se mit à tourner. Je fermai les yeux et respirai profondément.
Lorsque je rouvris mes yeux, James était parti mais Vicki était toujours là. Elle était pressée contre moi, ses seins pressés contre ma poitrine, son souffle chaud et sentant le whisky sur mon visage. Elle me parlait, sa voix basse et suave dans mon oreille. Je sentis mes poils se hérisser en réponse à ses actions, en dépit de moi-même. Putain de merde. Elle me draguait. Je devais partir d'ici et je n'étais pas sûr de pouvoir y arriver tout seul. Sa voix résonnait toujours dans mon oreille mais seulement certains mots avaient du sens.
''Eddie… tellement passionné… tu te souviens de cette fois-là ? … Que tu as toujours aimé quand je… avec ma bouche…''
Ses mains étaient en mouvement, parcourant mon corps ankylosé. Elle était assise au bout de la banquette, j'allais donc devoir la faire bouger pour parvenir à m'extirper de cette banquette. Et après, je devais quitter ce club et trouver un taxi. Simplement considéré tout ça m'épuisait.
Je levai les mains pour la repousser mais elle s'avançait et sans le réaliser, mes mains furent autour d'elle. La pièce se mit à tourner et je dus à nouveau fermer les yeux.
"Je dois partir." J'entendis enfin ma propre voix, mais c'était comme si j'avais du coton dans les oreilles.
''Reste avec moi, chéri. Tu ne le regretteras pas.'' Vicki roucoulait. Je pouvais sentir ses lèvres contre mon oreille et je voulais secouer ma tête mais je ne pouvais pas faire ça sans voir la pièce tourner en même temps.
''Mais Bella…''
''Elle n'est pas là…''
Pas là. Pas là. Mon esprit s'enfuit, chassant Bella et lorsque je revins à moi, j'étais certain d'avoir perdu conscience cette fois, je ne savais simplement pas pendant combien de temps. Je pouvais sentir des mains dans mes cheveux et je respirai profondément, espérant que ce soit elle. Mais tout été faux, les mauvaises mains, la mauvaise odeur. Bella. Bella. Et puis quelque chose de chaud se pressa contre mes lèvres piquantes, sa langue dans ma bouche, ses mains tirant mes cheveux, la pièce se mit à tourner. Je serrai les mains, désorienté, incertain d'où je me trouvais et ce qu'il se passait. Bella… Mais rien de tout cela se semblait familier ou correct, ce n'était pas ses lèvres, ni ses cheveux dans mes mains, ni son odeur…
''Bella…''
Alors, qu'est-ce qu'Edward est pardonné ?
Dites-moi ce que vous en avez pensé.
A la semaine prochaine pour un nouveau chapitre.
