Disclaimer : Tous les personnages d'Olive et Tom appartiennent à Yôichi Takahashi !
Bonne lecture !
Munich, Allemagne.
La trêve hivernale étant terminée, tous les joueurs rejoignirent leur ville et leur club. En ce matin du quatre janvier 2003, Karl et Sophia se mirent en route pour le centre d'entraînement du Bayern de Munich. Pendant que Karl conduisait, Sophia le dévorait des yeux.
« Je sais que je suis beau gosse mais, pourquoi est-ce que tu me fixes depuis qu'on a quitté la maison ? » demanda Karl en souriant.
« Justement parce que tu es terriblement sexy, et quand je repense à hier soir, ça me donne envie de recommencer. » répondit Sophia d'une voix suave.
« Ça promet tout un programme pour ce soir ! » s'amusa-t-il.
« Et il faut que je te demande un truc ! » dit-elle.
« Je t'écoute ! » dit-il.
« Est-ce que tu peux cuisiner Brian pour moi s'il te plaît ? » demanda-t-elle.
« Et pourquoi tu veux que je fasse ça ? » demanda-t-il sans quitter la route des yeux.
« C'est pour Jenny. Elle craque sur lui mais je n'ai pas l'impression qu'il s'en rende compte ! » répondit-elle.
Pour toute réponse, Karl éclata de rire, au grand étonnement de sa fiancée.
« Qu'est-ce qui te fait rire ? » demanda Sophia.
« Brian m'a justement demandé de te cuisiner sur Jenny ! » répondit-il en riant.
Sophia le rejoignit dans son hilarité et ils arrivèrent enfin au centre d'entraînement. Ils partirent chacun dans leur vestiaire pour se changer, non sans avoir échangé un baiser au passage.
Vestiaire des filles.
Sophia entra et tomba sur Jenny.
« Salut ma belle ! T'es tombé du lit ? » demanda Sophia.
« Je n'arrivais pas à dormir. » répondit Jenny.
« Est-ce que Jessica a enfin avoué à Greg qu'elle sortait avec Alcide ? » demanda de nouveau Sophia.
« Ouais, et ça a failli dégénérer ! » répondit Jenny.
« Pourquoi ? » s'inquiéta Sophia.
« Enfin, pas tant que ça, mais Greg n'a pas trop apprécié le fait que Jess lui ait caché son histoire avec Alcide du coup, il est repartit en Espagne de très mauvaise humeur. » expliqua Jenny.
« Je réagirais pareil à sa place. On lui a pourtant suggéré à plusieurs reprises de tout avouer à son frère, mais elle plus têtue que Karl ! » dit Sophia en levant les yeux au ciel.
« En parlant de Karl, comment ça se passe vous deux ? » demanda Jenny.
« De mieux en mieux. Je lui aie tout avoué sur les raisons qui m'ont poussée à le quitter il y a trois ans, et il ne m'en veut pas. » répondit Sophia.
« Julia nous a expliqué mais elle n'est pas entrée dans les détails. » dit Jenny.
« Au fait ma belle, j'ai parlé à Karl pour Brian. » dit Sophia.
« Et alors ? » la pressa Jenny.
« Figure-toi qu Brian aussi à demandé à Karl de se renseigner auprès de moi pour toi ! » sourit Sophia.
Jenny se figea, et Sophia éclata de rire. Après la crise de rire de Sophia fut passée, elles allèrent sur leur terrain et commencèrent leurs échauffements en attendant le reste de l'équipe.
Vestiaire des garçons.
Alors que Karl enfilait son maillot d'entraînement, la porte du vestiaire s'ouvrit pour faire place au gardien de but de l'équipe : Brian.
« Salut Karl ! » dit Brian.
« Salut ! T'as passé de bonnes vacances ? » demanda Karl.
« Ouais, si on veut ! » répondit Brian.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » questionna Karl.
« La meilleure amie de ma sœur n'a pas arrêtée de me coller pendant deux semaines. J'ai failli rentrer plus tôt ! » soupira Brian.
« J'ai une bonne nouvelle pour toi ! » dit Karl.
« Quoi ? » demanda Brian.
« Jenny craque pour toi ! » avoua Karl.
« T'es sérieux ? » s'étonna Brian.
« Ouais. J'ai eu la confirmation de Sophia ce matin. » acquiesça Karl.
Brian eut un sourire en coin qui fit rire Karl. Ils finirent de se changer et rejoignirent leur terrain.
Du côté des filles, Sophia et Jenny venaient de terminer leurs étirements et se faisaient des passes avec un ballon qu'elles étaient allés chercher. Karl et Brian arrivèrent et Sophia sauta sur Karl, enroulant ses jambes autour de la taille du Kaiser.
« Je t'ai manqué ? » demanda-t-elle.
« Tu n'as pas idée ! » répondit-il en souriant.
Elle lui rendit son sourire et l'embrassa tendrement.
« Vous n'êtes pas tout seul vous le savez ? » demanda Brian, gêné.
Karl mit fin au baiser et délia les jambes de Sophia de sa taille, la reposant par terre.
« Il faut toujours qu'on nous interrompt ! » soupira Karl.
« On se rattrapera ce soir ! » l'aguicha Sophia en le tirant par le maillot.
A ce même moment, le Président du club arriva sur le terrain.
« Mademoiselle Martinez, Mademoiselle Giller. Dans mon bureau s'il vous plaît. J'ai une information très importante à vous communiquer ! » annonça-t-il.
Elles le suivirent et Brian et Karl s'échauffèrent.
Dans le bureau du Président du club.
« De quoi vous voulez nous parler Monsieur ? » demanda Jenny.
« Je viens de recevoir un coup de téléphone de la Fédération Française de Football, ainsi que du sélectionneur de l'équipe nationale féminine. Un test match a été organisé par la Fédération Espagnole contre votre équipe et le sélectionneur vous réclame. Est-ce que vous acceptez de disputer ce match ? » leur demanda le Président.
Les deux compatriotes et amies se regardèrent sérieusement, et furent d'accord.
« On accepte ! » répondirent-elles en chœurs.
« Entendu ! Etant donné que le championnat féminin ne commence que la semaine prochaine pour toutes les équipes et que le match contre l'Espagne a lieu dans une semaine, vous devez être ce soir à Paris pour retrouver vos coéquipières avant de vous envoler pour Barcelone. »
Elles acquiescèrent d'un hochement de tête.
« Vous pouvez retourner à l'entraînement Mesdemoiselles, votre entraîneur est arrivé ainsi que vos équipières. » leur dit-il.
Elles sortirent du bureau et sur le chemin qui les ramenait sur le terrain d'entraînement :
« Un match amical contre l'Espagne alors que la Coupe d'Europe est terminée depuis six mois ! » s'étonna Jenny.
« Je ne comprends pas pourquoi leur fédération veut à tout prix les faire jouer contre nous. » se demanda Sophia.
« Je suis aussi paumée que toi ! » dit Jenny.
Elles arrivèrent sur le terrain et les deux équipes type étaient en train de s'étirer.
« On dirait qu'il y a entraînement collectif ! » dit Jenny.
Elles s'approchèrent des deux coachs.
« Bonjour Mesdemoiselles ! Le Président vous a parlez du match je suppose ? » demanda le coach de l'équipe féminine.
« Oui, et nous avons répondu présente. » acquiesça Sophia.
« Je m'en doutais ! » dit le coach.
Il donna un coup de sifflet pour attirer l'attention des joueurs et cria :
« RASSEMBLEMENT ! »
Les deux équipes stoppèrent leurs étirements et se regroupèrent autour des deux entraîneurs. Sophia alla se placer près de Karl, qui l'entoura par la taille, et Jenny alla à côté de Brian.
« Vous avez quelque chose à nous dire Coach ? » demanda Myriam.
« Durant toute la semaine et à partir de demain, vous allez devoir vous passer de votre capitaine et de votre buteur ! » répondit l'entraîneur.
« QUOI ? » s'écria tout le monde, y compris les garçons.
« La Fédération Espagnole a tenue à organiser un test match contre les Françaises. Elles ont toutes répondus présentes et elles se réunissent ce soir à Paris. Sophia et Jenny prendront leur avion après l'entraînement. » expliqua Monsieur Schneider.
« Vous êtes dispensées d'entraînement pour ce matin les filles. Rentrez chez vous pour préparer vos affaires et revenez pour l'entraînement de cet après-midi. » dit leur entraîneur.
« Bien Monsieur ! » acquiescèrent-t-elle.
Sophia et Jenny quittèrent le terrain et allèrent se changer. Elles partirent ensuite chez elles à tour de rôle pour préparer leur valise.
Sur le terrain, Karl n'en revenait pas, ce que remarqua son père.
« Karl, est-ce que ça va ? » demanda-t-il.
« Je trouve que c'est n'importe quoi ce test-match. Défier les championnes d'Europe six mois après le tournoi ? Faut être cinglé ! » répondit Karl en toute franchise.
« Tu n'en sais rien. Peut-être que les Espagnoles vont gagner ! » répliqua un des joueurs de l'équipe masculine.
« Il faudrait déjà arriver à marquer un but à Camilla. » dit Karl.
« Pourquoi tu dis ça ? » demanda Lisa.
« Cette fille, c'est Thomas Price en jupon. Elle est pire qu'un mur. Durant la Coupe d'Europe, elle n'a encaissée aucun but, et je ne veux pas entendre dire que ce ne sont que des filles et que ça ne veut rien dire. Elles ont été entraînées par le père de Sophia. » répondit Karl.
« Je suis d'accord avec toi. C'est une équipe redoutable mais si les Espagnols ont organisés ce match, c'est qu'il y a forcément une raison. » affirma Monsieur Schneider.
L'entraînement commença donc sans Sophia et Jenny.
Chez Karl et Sophia.
Jenny gara sa voiture devant la villa de Karl et elle suivit Sophia à l'intérieur quand le téléphone sonna. Sophia décrocha :
« Allô ? »
« Salut Sophia ! C'est Juju ! »
« Attends, je mets le haut-parleur. Jenny est avec moi ! »
Elle mit le haut-parleur.
« C'est bon. Tu peux parler ! »
« Vous avez accepté la confrontation contre les Espagnoles ? »
« Ouais. On prend l'avion après l'entraînement pour vous rejoindre à Paris ! »
« Vous avez une idée de la raison de ce match ? » demanda Jessica.
« On est aussi larguée que toi Jess ! » dit Jenny.
« Camilla est d'attaque ? » demanda Sophia.
« Je suis toujours d'attaque ! » répondit la concernée.
« Comment a réagi Ben ? » demanda Sophia.
« Il trouve que cette confrontation n'a aucun sens. Aucun des garçons trouvent ça normal ! » répondit Julia.
« On en reparlera ce soir quand on sera avec vous. Je dois préparer mes affaires et retourner à l'entraînement. » dit Sophia.
« D'accord ! On se voit dans quelques heures ! » dit Julia.
Elles raccrochèrent et Sophia monta dans sa chambre, suivit de Jenny. Elle prépara sa valise et une heure plus tard, elles retournèrent au centre d'entraînement du Bayern.
Pause du midi.
Tous les joueurs étaient au réfectoire et mangeaient. Karl-Heinz guettait l'arrivée de Sophia. Les doubles portes s'ouvrirent, et Sophia et Jenny firent leur entrée, vêtue de leur survêtement rouge et noir. Elles prirent un plateau et allèrent s'asseoir à leur table habituelle. Sophia s'assit à côté de Karl, qui la rapprocha de lui aussitôt, et Jenny s'assit en face de sa meilleure amie.
« Vous avez fait vite ! » constata Brian, qui était assit à côté de Jenny.
« C'est parce qu'on sait y faire ! » railla Jenny en mangeant sa salade.
« Toujours à se croire supérieur ! » soupira Brian.
« C'est parce qu'on l'est ! » affirma Jenny.
Ils continuaient de se chamailler sous l'amusement des autres personnes assises à table, à l'exception de Karl et Sophia qui mangèrent en silence. Ils finirent de manger avant les autres et sortirent de table, puis du réfectoire pour aller s'isoler.
« Où ils vont ? » s'étonna Franck, un joueur de l'équipe.
« Se dire au revoir. Ça va être dur cette séparation pour eux ! » répondit Jenny.
Elle n'entra pas dans les détails et poursuivit son repas.
Vestiaire des garçons.
Sophia et Karl s'étaient isolés dans les vestiaires des garçons et s'enfermèrent à clés.
« Je ne veux pas que tu partes ! » marmonna Karl en enfouissant sa tête dans le cou de Sophia.
« Pourtant, il le faut. L'équipe ne peut pas jouer sans son capitaine ! » rétorqua Sophia.
« Il ne pouvait pas vous faire partir demain au lieu d'après l'entraînement ? » demanda-t-il.
« Je suis sûre qu'après le meeting de ce soir, on prendra direct l'avion pour Barcelone. » répondit-elle.
« Barcelone ? » s'écria Karl.
« Ne fais pas cette tête mon amour. Je ne peux pas refuser de jouer en équipe nationale sans bonne raison. Je ne suis pas blessée ou autre, donc, je dois aller disputer cette rencontre. » persista Sophia.
Elle se retrouva plaquée contre le mur du vestiaire et Karl dévora son cou de baiser. Les mains de Karl partirent à l'assaut du corps de Sophia qui se sentit bouillir de l'intérieur.
« Karl…pas…ici…on ne…peut pas…je n'ai…pas de…préservatif…hum… » haleta-t-elle.
Karl s'arrêta à contrecœur et planta son regard dans celui de Sophia. Il l'embrassa passionnément puis ils sortirent pour l'entraînement de l'après-midi.
Aéroport de Paris.
Il était vingt heures lorsque Sophia et Jenny atterrirent à Paris. Elles récupérèrent leurs bagages et sortirent de l'aéroport où elles furent accueillit par Julia et Ben.
Centre d'entraînement de l'équipe de France.
Toute l'équipe avait répondue présente. Les vingt-deux joueuses qui ont disputées et remportées la Coupe d'Europe étaient réunis dans la salle de conférence avec leur entraîneur, vêtues de leurs survêtements de l'équipe de France.
« Vous savez toutes pourquoi je vous ai réuni. Dans une semaine, vous disputerez un match amical contre l'équipe féminine espagnole à Barcelone. Nous ne connaissons pas les raisons de ce match mais je tiens à vous prévenir que match amical ou pas, il est hors de question de perdre. Vous êtes les championnes européennes en titre et vous vous devez de confirmer votre statut. Je sais que vous n'avez aucune intention de perdre et je vous fais confiance, mais je tenais à clarifier les choses. Maintenant Mesdemoiselles, rejoignons l'aéroport et envolons-nous pour Barcelone afin de commencer l'entraînement. » dit le coach.
Dans l'avion.
La plupart des filles s'étaient endormit à l'exception de Sophia, Julia, Jessica, Camilla et Jenny.
« A quoi tu penses Soso ? » demanda Julia.
« Aux raisons de ce match qui nous attend. » répondit Sophia.
« Nous verrons bien le moment venu ! » dit Julia.
Sophia acquiesça et les filles encore éveillées finirent par s'endormir.
Barcelone.
L'équipe de France féminine rejoignit leur hôtel et les joueuses gagnèrent leurs chambres. Le lendemain, elles commenceraient l'entraînement qui les préparerait à la rencontre de samedi.
Avec l'accord des dirigeants du FC Barcelone, l'équipe de France s'entraîne sur un des terrains du club. Suivant le football féminin et surtout la carrière de sa sœur Jessica, Pteni ne comprend pas pourquoi ce match a été organisé, ce qui étonne ses coéquipiers. Avec l'accord de l'entraîneur Edwards, l'équipe de Barcelone assiste au premier entraînement des filles !
