Message de l'auteure: Alors oui j'ai du retard désolé ! ^^" je suis vraiment pas douée pour publier régulièrement, mais comme promis les chapitres arrivent au fur et à mesure ! Voilà l'issue tant attendue de ce fameux match de Quidditch ! Ce qui signifie également que c'est la dernière scène de Quidditch de cette fic. J'aimais beaucoup écrire ces chapitres, et j'espère que celui-là vous plaira ! Ah et, j'ai un peu inventé des règles sorties de nul part.


Chapitre 24 – Le match reprend !

Ce jeudi-là dans le stade, l'ambiance était pire que la première fois. La fébrilité de voir le couple Potter/Malfoy s'affronter dans les airs avait laissé place à une hostilité Gryffondor/Serpentard sans précédent. Les verts et argents trouvaient injustes que Weasley conservent son rôle de gardien, les rouges et or se plaignaient qu'on ne recommence pas le match à zéro. En gros, aucun camp n'était satisfait et les spectateurs scandaient leur nom de leur maison avec animosité. L'agitation gagnait même les tribunes des Poufsouffles et Serdaigles, qui ne s'étaient pas gênés pour se forger une opinion sur le report de ce match. Et la plupart s'était rallié du côté Gryffondor. Si après la faute de Ron, nombreux étaient ceux qui avaient défendu Blaise, après avoir eu vent de la provocation de Flint (qui était déjà pas très populaire) et depuis la réconciliation des deux concernés, beaucoup avait changé d'avis. Et puis, il ne fallait pas oublier que si Serpentard gagnait ce match, il gagnait la Coupe des Quatre Maison à coup sûr. Pour les Gryffondors, c'était un peu plus compliqué… Ils avaient perdus plusieurs matchs, il leur fallait une victoire écrasante pour remonter dans le classement.

Cette fois, Harry et Draco se contentèrent de survoler calmement le terrain. Ils n'échangèrent pas le moindre mot, pas la moindre petite provocation. Ils étaient concentrés au maximum. Ce match représentait gros. Il fallait trouver le Vif d'Or. Mais cela ne suffirait pas…

Ron était plus à fond que jamais. Campé fermement sur son balai, devant les cages, il ne perdait pas des yeux le souafle. Et il n'était pas le seul à être plus motivé que jamais. Les poursuiveurs des deux camps étaient bien motivés à récupérer la balle. Le souafle passait de main en main, alternait entre serpent et griffon sans qu'aucune équipe ne réussissent à se rapprocher des buts. Ron avait les yeux rivés sur Blaise. Dès qu'un attrapeur de Serpentard récupérait la balle, il la lui envoyait. Visiblement, leur stratégie n'avait pas changé. Mais les Gryffondors s'étaient entraînés toute l'après-midi de la veille, en mettant un point d'honneur à exploiter toutes les faiblesses de Zabbini. Dès que le garçon avait la balle entre les mains, elle lui était reprise. Des cognards filaient constamment en sa direction et Fred et Georges le suivait où qu'il aille. Rapidement, le garçon à la peau brune fut fatigué de virevolter dans tous les sens pour éviter les cognards et l'équipe de Gryffondor en profita pour accaparer le souafle. Un but fut marqué, acclamé par les tribunes de Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle. A partir de cet instant, la chance fut du côté des lions. En trente minute de jeu, ils réussirent à remonter dans le score, sans que Serpentard ne marque le moindre but. A présent on était à 50 contre 40 pour les Serpentard. Tous les spectateurs étaient en délire – enfin tous sauf les verts et argent. Mais c'est à cet instant, alors qu'on était à deux doigts de l'égalité, que Flint dégringola de son balai avant de se rattraper à deux doigts du sol.

- Faute ! cria-t-il aussitôt

Un silence de mort s'abattit sur le stade. Même la voix de Lee Jordan s'était tue. Et pour tout dire, le commentateur n'avait pas la moindre idée de ce qu'il aurait dû dire. Il était beaucoup occupé à regarder Harry Potter qui s'était soudainement élancé à toute vitesse, comme s'il avait repéré le vif d'or – et tous les autres spectateurs étaient dans le même cas – il n'avait rien vu de l'action qui avait conduit à Flint à tomber de son balai, et Ron – qui se trouvait à quelques mètres – se dépêcha de crier à son tour :

- Il ment !

- Il m'a poussé de mon balai, ce tricheur ! répliqua Flint. Je vous avais dit qu'il fallait le disqualifié !

En une fraction de secondes, Ron devint rouge pivoine.

- Mais qu'est-ce que tu racontes ?! J'étais dans mes cages ! Il est malade ce type !

Le sifflet de Madame Bibine retentit, et elle fit signe à tous les joueurs de descendre sur le terrain.

- Qu'avais-je dit ? tonna Madame Bibine. A la moindre violence, le match est définitivement annulé, vos deux maisons disqualifiées !

Des protestations s'élevèrent depuis les gradins, mais d'un regard noir la professeure de vol les fit taire.

- Mais il n'y a pas eu de violence ! s'écria Ron. Flint s'est jeté tout seul, ce type est un malade !

La sorcière se tourna vers les autres joueurs. Mais à part Ron et Flint, aucun n'avait vu ce qu'il s'était passé.

- Dans ce cas, lança Flint. C'est la parole de Weasley contre la mienne. Et on se souvient du pauvre Blaise qui a passé la nuit à l'infirmerie. Ce mec est instable, je vous avais dit de le disqualifier.

- On se souvient aussi de ton rôle dans cette histoire ! lança alors Alicia Spinnet

- Qu'est-ce que tu insinue ? répliqua Flint

- Elle insinue que tu as provoqué Ron pour le faire disqualifier ! s'écria Georges

- Et maintenant que tu as peur de perdre tu recommences ! renchérit Fred

Flint pris un air outré – extrêmement mal joué – et dit :

- Vous osez m'attaquer alors que c'est votre joueur qui a agressé un des nôtres ? Vous êtes une équipe de tricheurs et puis c'est tout !

- Si c'est nous les tricheurs, pourquoi est-ce que ton équipe ne dit rien Flint ? lança alors Dubois

Comme pour appuyer ses propos, les Gryffondors se resserrèrent, pour montrer leur unité. Le capitaine des Serpentards se tourna alors vers ses coéquipiers mais tous gardèrent le silence.

- Et bien ? s'étonna-t-il, leur jetant des regards noirs

- J'étais trop occupé avec le Souafle, dit un des poursuiveurs

- J'arrêtais un cognard, balbutia Goyle

- Pareil, dit Crabbe.

Un à un, ils servirent leurs excuses à Flint, jusqu'à ce que – excédé – ce dernier se tourne vers le seul qui n'avait pas parler.

- Laisse-moi deviner Malfoy, tu cherchais le Vif d'Or, c'est ça ?

Draco lui jeta un regard suffisant, et répondit avec mauvaise humeur :

- Tout ce que j'ai à dire Flint, c'est que j'ai pas l'intention de gagner avec des techniques de bas étages.

- Ah vous voyez ?! s'écria Ron (mais tout le monde l'ignora)

- Ca suffit ! retentit Madame Bibine. J'en ai assez de vos gamineries ! On ne va pas encore passé des heures à décidez qui ment et qui triche, ici. Je retire 50 points à chacune de vos maisons et Flint sera disqualifié, tout comme Weasley.

Cette fois, ce ne fut pas des grommèlements qui s'élevèrent des tribunes mais de véritables cris d'indignations.

- Assez ! C'est comme ça et pas autrement !

- Mais comment voulez-vous que l'on joue sans gardien ! lança Dubois. Un gardien contre un poursuiveur c'est pas équitable !

- Je suis d'accord.

D'un même mouvement, tout le petit groupe se tourna vers Draco, qui les observait d'un air agacé.

- Je me bats que contre un adversaire à ma hauteur, sinon c'est quoi l'intérêt ? Si c'est pour entendre toutes les maisons se plaindre et remettre en cause notre victoire, c'est pas la peine.

- Honnêtement, soupira Alicia Spinnet, là je veux juste que ce match se termine.

- J'ai une idée ! lança soudainement Dubois.

Tous les Gryffondors plissèrent les yeux, habitués à ces tactiques farfelues.

- Un adversaire à la hauteur, c'est ça ?

Draco hocha la tête.

- On a qu'à finir le match en un contre un.

- Hein ?!

Tous le regardaient comme s'il avait perdu la tête, mais Dubois paraissait sûr de lui.

- Potter contre Malfoy.

Personne n'eut le temps de répondre, déjà la foule redevenait hystérique. A coup de sortilèges, les bannières « Gryffondor » et « Serpentard », devinrent des « Pour Harry ! », « Allez Draco ! », et les supporters criaient pour que le match reprennent au plus vite. Il était temps d'en finir avec ce match…

oOoOoOo

Harry s'avança à une extrémité d'un terrain, tandis que Draco faisait de même de l'autre côté. Ils était solidement campés sur leurs balais, attendant que l'on siffle le coup d'envoi. De nouvelles règles avaient été inventés à toute vitesse. Ce serait donc un « un contre un », attrapeurs contre attrapeurs. Le Vif d'Or serait libéré au milieu du terrain, il était chacun à une extrémité, derrière les cages. Ils devaient passer dans les trois anneaux de but, puis attraper le Vif d'Or. Le meilleur, serait le plus rapide, et le plus agile des deux. Le Vif d'Or avait été ensorcelé pour ne pas qu'il s'envole trop haut au dessus du terrain (le but s'était de finir le match pas de le faire durer des mois). C'était la confrontation ultime : les deux ennemis de toujours, amants depuis peu. Peu importe qui l'emporterait, le perdant en entendrait parler pendant des années. Harry resserra ses mains autour de son manche, et ajusta ses lunettes. A l'autre bout du terrain, Draco le toisait d'un air concentré, déterminé. Harry ne se laissa pas démonter et lui rendit son regard. Madame Bibine s'avança entre eux, au centre du terrain. Les supporters criaient de toutes leurs forces mais Harry ne les entendait plus. Son regard se détacha du celui de Draco pour venir se fixé sur le Vif d'Or que Madame Bibine tenait à bout de bras. Ses ailes fendaient déjà l'air avec affolement, près à filer dès qu'il serait libéré. Toute l'attention de Harry était porté sur la petite balle jaune. Il n'y avait plus que lui et le Vif d'Or. Madame Bibine porta le sifflet à ses lèvres. Harry fléchit les genoux. Le coup d'envoi fut sifflé. Il poussa de toutes ses forces sur jambes et s'éleva dans les airs. Quasiment allongé sur son balai, il fonçait à toute allure en direction des cages. Il devait passé dans chaque anneau, sans perdre l'équilibre, le plus rapidement possible. Il décida de passer en slalom, limitant au maximum les changements de direction, frôlant les anneaux à chaque fois. Mais de l'autre côté du terrain, Draco Malfoy avait opté pour une autre stratégie. Il était passé dans les trois anneaux en enchaînant trois loopings, décrivant ainsi une trajectoire en ressort. La force d'inertie, généré par ses mouvements en cercle lui avait apporté de la vitesse, et bien que les deux attrapeurs sortirent du dernier anneau en même temps, le Serpentard avait beaucoup plus vite que son adversaire.

- Merde, jura Harry – voyant Draco le dépasser.

Il s'apprêtait à piquer dans la direction du blondinet, dans une tentative de le rattraper lorsqu'un petit bruit attira son attention. Il fit volteface si brutalement, qu'il faillit tomber de son balai. Mais sans même prendre le temps de se remettre correctement en scelle, il s'élança en direction du Vif d'Or. Il ne devait pas le perdre de vue, il ne devait pas le perdre de vue. Son agitation n'échappa pas à Draco qui le rattrapa en quelques secondes. Ils étaient coudes à coudes, le Vif d'Or droit devant eux. Le vent sifflait dans leurs oreilles, ils n'entendaient même pas les cris des supporters, alors qu'ils passaient jusque au-dessus des tribunes, rasant leurs têtes. Soudainement, le Vif d'Or piqua vers le sol, puis bifurqua. Mais ce ne fut pas suffisant pour arrêter les deux attrapeurs. Draco, sur son Nimbus 2002 fonçait à la vitesse de l'éclair, avec agilité, profitant encore de l'élan qu'il avait pris en passant dans les cages. Harry avait beau il mettre toute sa volonté, Draco commençait à le distancer. Et le Vif d'Or était là, à quelques centimètres seulement d'eux. Draco tendit une main, ses doigts effleuraient les ailes de la balle. Il l'avait presque ! Harry ne pouvait pas le laisser gagner ! Pas maintenant ! Alors que Gryffondor s'était démené pour remonter dans le score. Après la triche de Flint, les querelles. C'était l'honneur de Gryffondor qui était en jeu, et surtout son honneur. Un rayon de soleil se refléta sur le Vif d'Or, et sans vraiment réfléchir, en désespoir de cause, Harry se projeta en avant, main tendue, près à attraper le Vif d'Or. Il lui sembla alors que tout se déroulait au ralentit. Ses doigts se refermaient autour de la balle, son balai fonçait dans une direction hasardeuse, des cris s'élevaient des tribunes, empêchant Harry d'entendre ce que Draco lui disait. Puis, il tomba vers le sol, à toute vitesse d'abord, entraînant Draco avec lui. Leur chute fut ralenti par le balai de celui-ci, mais il ne résista pas à leurs poids combinés et dégringolèrent jusqu'au sol. Le choc lui ôta le souffle, mais il garda fermement la main gauche fermée. Il se redressa avec peine, tout était flou autour de lui (il avait perdu ses lunettes dans l'action), mais il reconnut les deux pierres couleur argent qui le fixait avec énervement.

« Draco est énervé parce qu'il a perdu, se dit-il »

Mais ce n'était pas vraiment ce qui préoccupait le blondinet.

- Tu t'es jeté de ton balai ! s'écria-t-il. T'es complétement taré ! Tu veux mourir c'est ça ?

- Je ne suis pas mort, répondit Harry (assez fier de lui, il faut dire)

- Je suis sérieux, gronda Draco. On était à quinze mètres du sol, et tu t'es jeté de ton balai ! Tu pensais à quoi hein ? T'aurais pu te tuer ! Tout ça pour du Quidditch.

Draco n'était pas furieux d'avoir perdu. Il était mort de trouille à l'idée qu'il aurait pu perdre Harry. Ce dernier ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais une voix le fit avant lui :

- Et bah Potter, ça c'était une belle action ! dit Dubois

Harry vit autour de lui des masses rouges et vertes affluer, et compris que les autres joueurs les avait rejoint.

- Là c'est sûr Harry, t'as marqué l'histoire du Quidditch à Poudlard ! lança Georges

- On se souviendra à tout jamais de cette victoire ! renchérit Dubois

- Euh… fit la voix de Blaise. Il ne me semble pas que l'on puisse parler de « victoire ».

Tous les joueurs se tournèrent vers lui, puis vers les deux attrapeurs. Etonné, Harry baissa les yeux sa main serrant le Vif d'Or. Il voyait suffisamment bien de près pour distinguer nettement le contour de ses doigts autour de la balle, mais aussi ceux de Draco. Ils avaient tous les deux attrapés le Vif d'Or !

- On est maudits ! lança soudainement Dubois, désespéré. Ce match ne finira jamais.

- C'est une blague ! soupira Harry

Il avait sauté de son balai, risquer de se casser une jambe (voire bien plus), et ils étaient toujours à égalité ?!

- Oh là là, lança la voix de Lee Jordan. On dirait que nos deux attrapeurs, Potter et Malfoy, sont véritablement à la hauteur l'un de l'autre ! Il va falloir trouver un autre moyen de les départager. Les gars je vous conseille d'aller vous réapprovisionner en pop-corn, on risque d'être là pour looongtemps…

- Mais non, dit Angelina Johnson. Suffit de voir qui a attrapé le Vif d'Or en premier !

- D'ailleurs si on remarque bien, lança Fred, on dirait plutôt que Harry tient le Vif d'Or…

- …et que Malfoy tient la main de Harry, compléta Georges

Des acclamations s'élevèrent des tribunes de Gryffondors comme si la victoire venait d'être annoncée. Mais les Serpentards n'allaient pas se laisser faire aussi facilement.

- Peut-être, dit Adrian Pucey, mais si Harry n'avait pas sauté, Draco aurait attrapé le Vif d'Or. C'était une faute, on a pas le droit de faire ça au Quidditch. Donc techniquement, c'est Serpentard qui gagne.

Les tribunes vertes et argent poussèrent des exclamations de soutien.

- N'importe quoi, dit Dubois. Aucune règle n'interdit un joueur de sauter de son balai. Personne ne la poussé ! En plus, si on considérait vraiment ça comme une faute, Serpentard ne serait pas déclaré vainqueur, il faudrait refaire l'action.

- J'estime qu'on mérite la victoire, intervint alors Draco. Sans moi votre joueur serait mort, démantelé au beau milieu du terrain.

- Justement, lança Harry joyeusement, tu repars avec l'honneur et la fierté de m'avoir sauvé la vie (je te laisserais même te vanter), et moi je repars avec la coupe de Quidditch. C'est équitable.

- C'est pas équitable du tout ! lança un poursuiveur de Serpentard

- Les gars, dit alors Blaise, on ne sera jamais d'accord. Alors autant demander à l'arbitre.

D'un même mouvement, tous se tournèrent vers Madame Bibine. La sorcière, excédée, voulait simplement en finir avec ce match à rallonge. Aussi, elle ne mit pas longtemps à trancher.

- Rien n'interdit un joueur de sauter de son balai, même si je retire 20 points à Gryffondor pour cet acte irréfléchi !

Des grommèlements s'élevèrent de l'équipe des lions, mais la professeure les fit taire d'un regard noir.

- Toutefois, Harry a bien attrapé le Vif d'Or en premier. Ce qui vaut donc dire que Gryffondor remporte le match.

- Gryffondor est déclaré vainqueur ! lança en écho la voix de Lee Jordan

- Mais…

Les acclamations se stoppèrent net. Comment ça « mais » ?

- Si on regarde le nombre de points, continua Madame Bibine, Gryffondor termine le match avec 190 points, ce qui n'est pas suffisant pour dépasser Poufsouffle, qui remporte donc la Coupe de Quidditch !

Les acclamations des Gryffondors moururent aussitôt, remplacées par un brouhaha venant des tribunes jaunes. Poufsouffle, champion de Quidditch ? C'était la meilleure celle-là ! Depuis des années, la Coupe avait alterner entre Gryffondor et Serpentard, mais jamais les Poufsouffles !

Les joueurs des deux équipes encore sur le terrain échangèrent des regards désabusés. Ils s'étaient donné à fond, et aucun d'eux ne gagnait ! Ils étaient tous lessivés, exténués, anéantis. Mais étrangement, deux joueurs semblaient plutôt contents d'eux.

- Finalement, lança Draco. On dirait que je suis meilleur joueur que toi.

- Qu'est-ce que tu racontes ? On est arrivé à égalité !

- Je ne crois pas non, Serpentard est deuxième dans le classement, à ce qu'il me semble. On vous a battu !

- Pff… n'empêche que j'ai attrapé le Vif d'Or.

- C'est normal t'as triché !

- Même pas vrai.

Blaise rit.

- Bon, les amoureux, vous avez fini de jouer au gamin ? lança-t-il

- C'est lui le gamin ! dit Draco

- Même pas vrai, répondit Harry.

Blaise poussa un soupir, et les deux garçons éclatèrent de rire, sous le regard outré de Dubois – choqué par tant de joie alors que la Coupe de Quidditch lui échappait.