PDV Externe

Toutes les têtes convergèrent d'un même mouvement sur la nouvelle arrivante.(Tenue) Des murmures d'admiration retentirent dans la salle, chacun ayant le souffle coupé devant la beauté féerique de la blonde. Les yeux s'attardèrent sur la robe bustier de la jeune femme, lui arrivant à mi-cuisse, d'une douce couleur beige qui apportait quelques couleurs à sa peau laiteuse, presque blanche comme neige. Le haut du magnifique vêtement était orné de motifs argentés, et épousaient parfaitement ses formes, mettant en valeur sa poitrine et son ventre plat. Les regards remontèrent jusqu'aux épaules dénudées de Nila, à la fois harmonieuses et musclées, puis passèrent sur son cou gracieux. Ses cheveux dorés étaient remontés dégageant son visage fin et délicat. On pouvait voir que ses pommettes roses étaient légèrement creuses mais cela lui donnait un air de poupée. De son visage on ne discernait que ses lèvres pulpeuses et tentatrices, qui semblaient constamment en quête d'un baiser l'autre moitié étant dissimulée derrière un masque vénitien d'une élégance remarquable. Néanmoins, on distinguait très clairement deux pupilles brillantes, d'un vert plus éclatant que l'émeraude, un regard d'une intensité incroyable qui intriguait et impressionnait chaque personne dans la pièce.

Nila Wave n'avait pas vraiment conscience de l'effet qu'elle produisait, ses yeux semblaient être emprisonnés par ceux de son unique amour, qui lui même fronçait les sourcils n'arrivant pas à la reconnaître. Bien qu'elle se soit attendu à ce qu'il ignore son identité, cela lui fit l'effet d'un coup de poignard dans le cœur. Elle ne sut combien de temps ils restèrent ainsi, à se regarder sans que l'un ne daigne détourner le regard, mais en tout cas les Quileutes avaient recommencé à danser.
Une musique douce, lente retentit dans la pièce.

D'un même pas, les deux âmes sœurs s'approchèrent l'une de l'autre. L'un avec le tressaillement inquisiteur de celui qui avait oublié quelque chose d'une importance vitale, mais avec le sentiment intime que tout aller changer. L'autre avec les frémissements d'une impatience incontrôlée, d'une passion ravageuse qui lui avait été interdite et de la plus terrible des peurs : ne pas être reconnue ou pire être rejetée par celui qu'elle aimait le plus au monde.

La jeune femme plaça ses mains autour du cou du loup, tandis que celui-ci les plaçait sur sa taille. Leur souffle se bloqua, leur cœur s'accéléra alors qu'une délicieuse décharge électrique traversait leurs corps, leurs cœurs, leurs âmes. D'un même geste ils se rapprochèrent l'un de l'autre dans une étreinte douce mais sauvage, timide mais provocatrice qui leur déclencha des papillons dans le ventre. Leurs prunelles ne se lâchaient pas, et guérissaient tous leurs maux. Le temps semblait s'être arrêté, les gens autours évaporés, il ne restait qu'eux en symbiose parfaite, et la musique.

Ils commencèrent à tourner légèrement, un pas après l'autre, d'une lenteur envoûtante qui semblait les emmener loin de tout. Ils ne sentirent pas les quelques regard surpris posés sur eux, pas plus qu'ils ne virent les loups sourire, certains que Paul venait tout juste de s'imprégner. Mais leur sensation actuelle était encore plus décuplée que lors de leur premier vrai regard. Au fond de lui, il savait qui elle était, et qu'elle était partie. Mais c'était dans le plus profond recoin de son esprit, et il ne parvenait pas à la nommer. Pourtant il connaissait son parfum exquis, sa peau douce comme de la soie, ses prunelles si expressives. Soudain, les lèvres de la blonde s'ouvrirent, laissant s'échapper l'ultime refrain de la chanson :

I wanna sing, I wanna shout
[Je veux chanter, je veux hurler]
I wanna scream till the words dry out
[Je veux crier jusqu'à ce que les mots se dessèchent]
So put it in all of the papers,

[Alors affichez le sur tous les journaux]
I'm not afraid

[Je n'ai pas peur]
They can read all about it

[Ils peuvent tout lire à ce sujet]
Read all about it oh

[Tout lire à ce sujet oh.]

Sa voix se brisa sur la dernière note, et des larmes salées coulèrent sur ses joues. Paul s'était figé en au son de sa voix, reconnaissant cette douce mélodie entre mille. Il sentait qu'il n'y avait plus qu'un pas, un pas minuscule à faire pour qu'il découvre la vérité. Les doigts tremblants comme s'il allait muter, il saisit le masque de la magnifique jeune femme. D'un geste habile, il le retira complètement. Ce fut comme une claque magistrale pour lui, ses jambes cédèrent sous son poids et il se retrouva à genoux, le regard perdu. Il rencontra une dernière fois le regard de son âme sœur avant de s'évanouir.

De tous les scénarios possibles et inimaginables qu'elle avait envisagé, Nila n'avait pas prévu celui-ci. Oups, se dit elle tandis que les 9 membres de la meute lui sautaient dessus, croyant à une attaque.
A présent au sol, à quelques centimètres des crocs des loups, aussi grand que des lames de couteaux, elle ne bougea pas d'un poil. Elle aurait pu très facilement les assommer, ou même créer un bouclier pour se protéger mais elle sentait que ce n'était pas la meilleure chose à faire. Elle croisa furtivement le regard des humains dans la pièce, soit Emily, un petit bout de chou à côté d'elle quel identifia comme son fils, Emma, Louis, Kim, Billy Black, Sue Clearwater. Elle déduit que les deux neveux de Jacob, qui avaient incroyablement grandis, étaient au courant de la nature particulière de leur famille. Son attention se reporta sur les loups. Elle pouvait tous les reconnaître, Sam, Jared, Quil, Embry, ses deux cousins Leah et Seth, Jake. Mais il y en avait deux qu'elle ne connaissait pas. Nila plissa les yeux, leur air lui était vaguement familier. Mais oui ! Lorsqu'elle s'était retrouvée en sous-vêtements devant les deux jeunes que Paul avait emmené à la maison juste après sa quasi-noyade ! Comment s'appelaient-ils déjà ?
-Brady ? Collin ?, fit elle d'une voix incertaine.
Les deux plus jeunes loups tressaillirent, se demandant comment elle les connaissait.
Sam grogna méchamment en ma direction tandis que j'essayai de me relever.
-Tu sais Samuel, si tu te transformais en humain ça serait beaucoup plus simple pour parler, dit-elle, pragmatique.

Le chef de clan se raidit, très peu de personnes connaissaient son véritable prénom. Nila constata avec désespoir qu'ils ne la reconnaissaient pas, contrairement à Paul qui en la voyant et l'entendant parler avait brisé la chaîne de ses secrets oubliés. Comment allait elle leur expliquer ? Comment faire pour qu'ils la croient ? Attendre que Paul se réveille ? Cela prendrait au moins une heure. Elle se maudit de ne pas avoir eu l'intelligence de demander à Ian comment rompre les effets de son don.

La meilleure option était donc de tout leur raconter. Et c'est ce qu'elle décida de faire. Plus elle avançait dans son récit, plus les regards se faisaient compréhensifs et bien moins douteux. Paul s'était réveillé au milieu, et il l'écoutait avec patience, bien qu'il reconnaisse les moments qu'elle décrivait. Il était complètement chamboulé, mais heureux. Elle arriva enfin à la fin, cela lui avait pris plus de deux heures pour tout raconter, et encore elle avait fait dans les grandes lignes pour son séjour chez les Volturi.

Un silence s'installa. Le genre de silence qui fait mal, qui te prend aux tripes, qui fouille dans tes entrailles et finit par te rendre fou de douleur. Le silence que tout le monde hait et qui suffirait à réduire le plus ridicule de tous les espoirs à néant.

Elle essaya de voir le positif de la situation. Les Quileutes ne lui avaient pas sauté dessus, et aucun ne s'était évanoui. Elle devina aisément que Paul avait perdu connaissance car la majorité de ses souvenirs la concernaient, ses sentiments étaient beaucoup plus décuplés pour elle que ceux des autres. Il avait pourtant l'air gêné d'avoir perdu la face devant elle. Mais Nila ne voyait pas ça comme quelque chose de faible, mais plutôt comme une preuve d'amour. Qui pourrait dire que son homme s'est évanoui d'amour ? Car il s'agissait bien de ça.

Mais l'état de léthargie de ses amis prouvaient qu'ils recouvraient assez difficilement les souvenirs. Quel ne fut pas son soulagement quand d'un coup Kim, Seth, Leah, Jacob puis tous les autres se jetèrent sur elle, les filles pleurant à chaudes larmes, les garçons se retenant de faire de même.
Louis et Emma fondirent sur elle et la jeune fille dit :
-Je leur avais dit que tu existais, je leur avais dit !
-C'est très bien ma princesse, vous avez fait du beau travail tout les deux.

En effet Emma et Louis se souvenaient parfaitement de l'histoire qu'elle leur avait conté. Son histoire. La jeune adolescente déposa un petit objet au creux de sa main. Le collier que Paul lui avait offert, et qu'elle avait offert à Emma.
-Quand tonton Paul était énervé, j'ai mis ma main sur son cœur et il s'est calmé comme tu l'avais dit. Et il dès qu'il a vu mon collier, il a froncé les sourcils.
-Et c'est à partir de ce jour là que je me suis mis à rêvé de ta voix chaque nuit, fit une voix suave.
Nila se retourna, le cœur battant à cent à l'heure. Elle avait peur de sa réaction.
-Je ne t'en veux pas mon amour, fit Paul en la prenant dans ses bras tout en essuyant ses larmes.
Les jambes de la jeune femme cédèrent, de soulagement. Il la porta sans aucun effort et elle blottit sa tête dans son cou.
-Tu m'as tellement manqué, pleura t-elle.

Il ne répondit rien, ses yeux parlaient pour lui. Après avoir fait un signe aux Quileutes de ne pas s'inquiéter, il s'éclipsa. L'air sembla étrangement chaud à la jeune fille, ou bien était-ce la chaleur de Paul qui lui donnait cette impression. Cela lui avait tellement manqué. Après plusieurs minutes, Paul s'arrêta. Elle reconnu immédiatement l'endroit où ils se trouvaient. La clairière.
-Là où tout avait fini, et où tout va recommencer, dit son loup.

Elle sembla redécouvrir l'endroit tandis que Paul faisait un feu. Le clair de lune rendait l'atmosphère paisible et féerique, colorant les fleurs d'argent. Le silence n'était ponctué que par les crépitements des flammes et elle remarqua avec amusement des petits points jaunes volants autour d'eux. Des lucioles. Elle leva les yeux au ciel et admira les milliers d'étoiles au dessus d'eux, elle en eut le souffle coupé. Un craquement de brindille se fit entendre et elle se tourna en sa direction.
Paul était là, appuyé contre un arbre, les bras croisés, un sourcil faussement arrogant arqué et son incroyable sourire au coin des lèvres. Il la dévorait des yeux.
-Tu es magnifique, lui dit-il.

Elle sourit et ne se gêna pas de le détailler, voyant qu'il faisait de même. Ses yeux glissèrent sur sa peau délicieusement hâlée, ses épaules carrées, sa musculature (il avait les plus belles tablettes de chocolat au monde). Il avait laissé sa chemise blanche entrouverte. Elle le trouvait tellement sexy avec ses yeux noirs nuit si profonds, ses cheveux indomptables, son sourire qu'il l'emmenait sur une autre planète.
-L'homme de tes rêves te plaît ?, fit il en se rapprochant tel un prédateur.
Le désir, la tension sexuelle se faisait beaucoup ressentir entre leurs deux corps et leurs corps s'enlacèrent naturellement.
-Tu es encore mieux que l'homme de mes rêves, soupira t-elle alors qu'il embrassait son cou,tu sais pourquoi ?
Il émit un « mmmh » qu'elle considéra comme un non.
-Car tu es réel.

/!\Lemon /!\

Après un dernier regard leurs lèvres se touchèrent enfin, déclenchant un véritable feu d'artifice en eux. Un baiser d'une intensité incommensurable, d'une douceur infinie, d'une fougue incontrôlable. Leurs langues dansèrent à l'unisson, comme un seul et même être. Ils se décollèrent juste pour pouvoir respirer, ils auraient passer leur vie à s'embrasser s'ils l'avaient pu. Le cœur de la jeune femme battait de façon désordonnée sous tant d'émotions et lasse d'attendre, elle lui prit le visage entre les mains et l'embrassa passionnément avec un soupir de contentement.

Il approfondit ses baisers la faisant fondre littéralement, l'esprit brouillé, le corps fiévreux. Les vêtements de Paul tombèrent très vite au sol tandis qu'ils s'allongeaient dans l'herbe délicieusement fraîche. Sa robe disparut, il déchira son soutien-gorge sans aucune pitié et Nila le fit basculer sous elle pour se défaire de l'unique vêtement qui le couvrait encore. Il se mit à son tour sur la jeune femme. Tandis qu'il lui prodiguait mille et une caresse, une larme coula sur sa joue. Pour la première fois depuis plus de deux ans elle était heureuse et comblée. Il essuya la perle salée d'un baiser et repris possession de ses lèvres.

Elle était devenue imperméable à tout ce qui n'était pas lui. Elle n'entendait que sa respiration saccadé, ses complaintes lorsqu'elle s'enhardissait à le toucher aux endroits les plus sensibles. Nila se pressa davantage contre lui, comme si elle chercher à faire disparaître la moindre particule d'air entre leurs deux corps. Elle le prit par les hanches et se cambra pour l'inviter à venir en elle. Il prit alors appui sur ses bras et la posséda en douceur. Elle gémit et s'abandonna à cette tendre agression, tout en prononçant son nom dans un souffle, gardant ses yeux rivés aux siens.

Elle aimait la façon exaltée dont il l'embrasser . Elle aimait sentir ses mains possessives courir sur sa peau rendue humide par l'herbe. C'était comme s'il cherchait à s'approprier chaque partie d'elle-même, son âme avec ses baisers enflammés, son corps avec ses caresses à la fois tendres et sauvages et son esprit lui n'était plus que brume, désir, volupté. Le plaisir amorçait son ascension, leur arrachant à tous deux des soupirs de bonheur

Mon dieu qu'il aimait cette femme ! Ce corps fiévreux soudé au sien, ses mains habiles sur sa peau, ses lèvres, écueil du moindre de ses soupirs... S'il devait mourir dans les jours à venir, il espérait vivre ses dernières heures avec elle, dans ses bras, sentir son souffle sur son visage, entendre son rire à son oreille.

Et c'est ainsi, aimant, transpirants et heureux qu'ils s'endormirent l'un contre l'autre, sous l'astre lunaire.