Déjà je dis un grand "merci" à N'etoile puisque sans elle, il y a bien longtemps que je ne publierai plus cette fic ici. C'est le seul retour que j'ai à chaque chapitre des lectures donc... Je vais me dépêcher de finir de poster puisque mine de rien je prends un peu de temps pour poster même si c'est pour rien.

J'en profite pour dire qu'il y a une suite à cette fic MAIS que je ne la posterai pas ici. J'ai pas envie de prendre la peine de publier 31 chapitres pour rien. Donc pour ceux qui ça intéresserait, contactez moi et je vous passerai le site où elle publiée entièrement.

Voilà, je crois que j'ai fini mon petit "coup de gueule"!^^

J'oubliai, un très long moment vient du tome 7 de HP, vous le reconnaitrez facilement même si j'ai un peu adaptée. Bonne lecture! Et je dois vous préciser que ce chapitre est du point de vue de Drago, il sera essentiel pour comprendre la suite! Mais ce sera exceptionnel!

Bonne lecture!


Chapitre 25:

Depuis le début de ces vacances, je me ressassais sans cesse mes paroles. Qu'avait-elle pensée à cet instant? Allait-elle le faire? Allait-elle le quitter? Ou allait-elle rester avec ce Xiang? Tant de questions qui tournaient en boucle dans mon esprit comme un vieux tube de Célestina Moldubec. Après notre échange de paroles, je ne l'avais pas revu. Seulement de loin. Je ne dirais pas que j'étais amoureux, je ne l'avais jamais été et ne le serais peut être jamais. Après tout, j'étais Drago Malefoy, j'avais tant de choses à faire. Plus importante que les niaiseries comme tomber amoureux. Je les laissais aux idiots qui n'avaient aucun autre but dans la vie. Tout ce dont j'étais sûre, c'était qu'elle me rendait fou. Jamais aucune fille ne m'avait fait autant d'effet, je ne savais pas quoi en penser.
Ma mère, Narcissa Malefoy, entra dans le salon, m'annonçant l'arrivée de mon père. Depuis quelques jours, il avait été absent, remplissant une quelconque mission pour le Seigneur des Ténèbres. Ma mère avait retrouvée ce sourire qu'elle perdait chaque fois que mon père s'éloignait de la maison. Nous ne savions jamais où il se rendait ou ce qu'il faisait. Elle craignait toujours qu'il ne rentre pas, ou que l'on apprenne sa mort. Mais, moi, je le connaissais. Il n'était pas un faible, il était un très bon dualiste, et savait se défendre.
Il fit irruption dans la pièce et me fixa longuement avant de prendre la parole.

-Drago! Je viens d'apprendre quelque chose de fâcheux pour moi et notre famille.

Je regardais ma mère qui baissa la tête quand elle croisa mon regard.

-Je ne comprends pas!
-Jusque là, j'ignorais que tu entretenais une relation avec Asteria Greengrass.
-En quoi est ce que cela est ce si important? Ne voudrais tu pas que je trouve une fille de bonne famille?
-Tout sauf une Greengrass! Tu sais très bien que moi et son père ne pouvons nous entendre.
-Mais...
-Ne m'interromps pas! Je veux ce qu'il y a de mieux pour toi et cette fille ne l'est pas.
-En quoi est ce que vos querelles à vous deux nous concernent?
-Cette famille cache bien plus de choses que tu ne sembles le penser!
-Laisses moi me faire ma propre opinion! Je veux savoir ce que tu me caches.

De quoi voulait-il parler? Qu'est ce que la famille de Asteria pouvait bien cacher? Les Greengrass était une famille de Sangs Purs tout ce qu'il y a de plus respectable. Beaucoup de familles de bonne lignées voulait s'unir à cette famille.
Mon père me regarda de nouveau avant de faire les cents pas. Il se posta devant la cheminée, et regarda le feu brûler dans l'âtre. La pièce était plus silencieuse qu'un des cours de Macgonagall. Seul le feu qui crépitait perturbait ce silence religieux.

-Tu n'es pas sans savoir que Adrien Greengrass n'a jamais rejoint les Mangemorts.
-Et alors? C'est le cas de nombres de personnes. Mais il est soutient le Seigneur des Ténèbres, n'est ce pas le plus important?
-Il est loin de haïr cette vermine comme il aime le dire.
-Que veux tu dire?

Ma curiosité était piquée! Que voulait dire mon père?

-C'est un traître à son sang! Il ne déteste pas les Moldus, ou autre Sang de Bourbe, loin de là!

Je restais sonnée par ces révélations. Le père de Asteria avait toujours prétendu le contraire de ce que mon père affirmait.

-Même si ce que tu dis est la vérité...
-Me traiterais tu de menteur?
-Bien sûr que non! Mais ce n'est pas le cas de Asteria, je la connais!
-Est-elle au courant de ton appartenance aux nôtres.
-Elle l'est!
-Comment a t-elle réagit?

Si je lui disais la vérité, il serait convaincue qu'elle n'était qu'une traître à son sang, ce qu'elle n'était pas. Mais je me rappelais très bien de sa réaction face à ma marque. Je ne pouvais lui mentir. Il le saurait immédiatement.

-Elle l'a très mal sur le moment mais très vite, elle a compris. Elle hait les Moldus, je peux te l'assurer.
-Même si tu es persuadée de ça, je ne pourrais accepter votre relation.
-Et pour quelle raison?
-Comme je te l'ai déjà dit, son père attache une importance particulière à tous ces êtres inférieurs. Il y a de cela quelques années déjà, il a eu une aventure avec une Moldus d'où est née un enfant.
-Que...

Avais-je bien entendue? Comment étais ce possible? Asteria? Etait-elle au courant? Mais si... si c'était elle cet enfant? Cela expliquerait pourquoi mon père était contre notre relation.

-Asteria? C'est elle cet enfant dont tu parles?
-Non! Il ne s'agit pas de l'aînée non plus. Tu te doutes bien que sa femme n'aurait jamais acceptée un enfant née hors de leur mariage dans sa maison.
-Comment peut tu être sûr de ce qui avance?

Mon père se tourna vers ma mère qui me regarda avant d'acquiescer lentement la tête. Elle se leva et vint se placer en face de moi.

-Elle m'en a fait part lors d'une de nos rencontres. Elle venait de l'apprendre et était dévastée. J'ai promis de garder le secret mais ton père l'a entendu lui aussi. Même si nous n'avons jamais rien dis, nous avons pris la décision de t'en parler. Si cela venait à s'apprendre alors que tu es marié à Asteria, cela traînerait notre famille dans la boue. Et cela, nous ne pouvons l'accepter!
-Alors vous préférez que j'épouse une parfaite inconnue, que je détesterais jusqu'à la fin de ma vie, et tout ça à cause de cette histoire?

La colère m'envahissait peu à peu. Mes parents n'en étaient en rien responsables. Ils voulaient juste me protéger. Bien que je refusais de croire ces révélations, je ne pouvais les nier. Tous semblaient vrais. Je ne pouvais me permettre de salir le nom prestigieux qu'était « Malefoy ».

-Il y a d'autres jeunes filles qui pourraient te correspondre Drago, me rassura ma mère.
-La fille Parkinson est une jeune fille tout ce qu'il y a de plus respectable.
-Pansy? M'étonnais-je.
-Lucius! Je ne suis pas d'accord avec toi. Je n'ai rien contre cette famille mais cette Parkinson me paraît quelque peu étrange. Et je ne l'aime pas vraiment.

Mes parents commencèrent à se disputer sur la fille qui me conviendrait le mieux. Alors que mon père soutenait Pansy, ma mère refusait absolument, disant même qu'elle préférait me voir avec Milicent Bulstrode. Et puis quoi encore? Je n'étais pas suicidaire tout de même.
Je les laissais là, continuant leur discussion quelque peu houleuse. Je réfléchissais à ce que je devais faire. Comment devais-je réagir après tout ceci? Devais-je le lui dire? Et cet enfant, qui était-il? Tant de questions qui se bousculaient dans ma tête sans que je ne puisse trouver de réponse. Je montais dans ma chambre, j'avais besoin de me reposer.

J'étais de nouveau dans le salon assis devant la cheminée de marbre. Mon père tenait à me mettre en garde de nouveau. De mon fauteuil, je voyais son expression. De l'énervement, de la frustration qui découlait du fait que je ne veuille pas l'écouter.

-Je te dirais une dernière chose Drago!
-Qu'est ce que c'est?
-Si tu ne te sépares pas d'elle le plus rapidement possible. J'en ferais une affaire personnelle.
-Est ce une menace?
-Un simple conseil, un accident est vite arrivé!

Voulait-il lui faire du mal? Je ne pouvais pas risquer une telle chose. Des bruits de pas me tirèrent de mes pensées. Ma mère emmenait des personnes par ici. Sûrement des Rafleurs, notre manoir servait de base au Seigneur des Ténèbres.
Nous nous levâmes de nos fauteuils et mon père prit la parole.

-Qu'est ce que c'est?

Il y avait plusieurs personnes, Scabior, Greyback ainsi que d'autres Rafleurs dont j'ignorais le nom et trois autres silhouettes que je ne reconnaissais pas.

-Ils prétendent avoir capturé Potter, dit ma mère d'une voix glaciale qu'elle n'utilisait jamais quand nous étions seuls. Drago, viens là.

…tais ce réellement Potter? Maintenant qu'elle le disait, peut être que c'était lui. Greyback força les prisonniers à se tourner vers la lumière du lustre pour que je puisse voir le visage du soit disant Potter.

-Alors, mon garçon? Dit le loup garou d'une voix âpre.

Je regardais attentivement, le visage de ce garçon était énorme, rose et luisant, les traits déformés. Des cheveux noirs lui tombant jusqu'aux épaules, et des lunettes. Effectivement, cela pourrait être Potter. Avec quelques maléfices, il avait très bien pu se transformer, ce qui voudrait dire que les deux autres étaient Granger et Weasley. J'essayais d'attraper son regard mais celui-ci me fuyait. Je m'approchais plus près.

-Eh bien, Drago? Demanda mon père avide de connaître la raison.

J'hésitais, j'avais toujours un doute mais tous mes sens me hurlaient que c'était lui.

-C'est lui? C'est Harry Potter?
-Je ne... je n'en suis pas sûr, dis-je.

Je gardais une distance respectable vis à vis des Rafleurs, surtout de Greyback. Cette fois, ce fut moi qui fuyait le regard de Potter. Nous avions tous les deux peurs de nous regarder.

-Examine-le attentivement! Rapproche toi! Fit mon père la voix fébrile. Drago, si nous livrons Potter au Seigneur des Ténèbres, tout sera pardo...
-Allons, j'espère que nous n'allons pas oublier qui l'a vraiment capturé, Mr Malefoy? L'interrompit Greyback d'un ton menaçant.
-Bien sûr que non, bien sûr que non! S'exclama t-il agacé par les réfléxions.

Ce fut mon père qui s'avança vers Potter, très près. S'il le reconnaissait, je ne donnais pas chère de leurs peaux à tous les trois.

-Que lui avez-vous fait? Demanda t-il à Greyback. Pourquoi se trouve t-il dans cet état?
-Ce n'est pas nous.
-A mon avis, on lui a jeté un maléfice Cuisant, dit mon père, fixant de ses yeux gris le front de Potter. Il y a quelque chose, là, murmura t-il. Ce pourrait être la cicatrice, très étirée... Drago, viens là, regarde bien! Qu'est ce que tu en penses?

J'étais effrayé, que devais-je faire? Je pouvais le dénoncer, et ma famille serait à nouveau tranquille et pardonner comme l'avait dit mon père ou alors laisser vivre Potter.

-Je ne sais pas, dis-je, tout en me retournant vers la cheminée devant laquelle ma mère m'observait.
-Il vaudrait mieux être certains, Lucius, lança ma mère d'une voix claire et glacée. Absolument certains qu'il s'agit bien de Potter avant d'appeler le Seigneur des Ténèbres... Ces gens affirment que c'est la sienne, ajouta t-elle en examinant la baguette de prunellier, mais elle ne ressemble pas à la description d'Ollivander... Si nous nous trompons, si nous appelons pour rien le Seigneur des Ténèbres... Tu te souviens de ce qu'il a fait à Rowle et Dolohov?
-Et la Sang de Bourbe, alors? Grogna Greyback.

Cette fois, ce fut la fille qu'ils tournèrent vers la lumière. Sûrement Granger.

-Attendez, dit brusquement ma mère. Oui... Oui, elle était dans la boutique de Madame Guipire avec Potter! J'ai vu sa photo dans la Gazette! Regarde, Drago, n'est ce pas cette dénommée Granger?
-Je... peut être... oui.

Que devais-je faire?

-Dans ce cas, celui là est le jeune Weasley! S'écria mon père en contournant les prisonniers pour voir le rouquin en face. Ce sont eux, ce sont les amis de Potter... Drago, regarde le, c'est bien le fils d'Arthur Weasley? Comment s'appelle t-il déjà?
-Oui, répétais-je, le dos tourné aux prisonniers. C'est possible.

J'avais peur de me tourner, peur de me faire découvrir. Je ne savais comment réagir. La porte du salon s'ouvrit et une femme parla. Au son de sa voix, je n'eus pas de mal à reconnaître la propriétaire. Ma cinglée de tante, Bellatrix Lestrange.

-Ma parole, dit-elle à mi-voix, c'est la Sang de Bourbe? C'est Granger?
-Oui, oui, c'est Granger! S'exclama mon père. Et à côté d'elle, on pense que c'est Potter! Potter et ses amis, enfin capturés!
-Potter? S'écria Bellatrix d'une voix perçante. Vous êtes sûrs? Dans ce cas, le Seigneur des Ténèbres doit en être immédiatement informé!

Elle commença à remonter sa manche, où la Marque des Ténèbres imprimée au fer rouge dans la chair de son bras trônait fièrement. Elle s'apprêtait à la toucher quand mon père l'interrompit.

-J'étais sur le point de l'appeler! S'exclama t-il.

Sa main se referma sur le poignet de Bellatrix, l'empêchant ainsi de toucher la marque.

-Je vais m'en occuper moi même, Bella, Potter a été amené dans ma maison, il est donc placé sous mon autorité...
-Ton autorité! Répliqua t-elle avec mépris en essayant de dégager son bras. Tu as perdu toute autorité quand tu as perdu ta baguette, Lucius! Comment oses tu? Lâche moi!
-Tu n'as rien à voir là-dedans, ce n'est pas toi qui l'as capturé...
-Je vous demande pardon, Mr Malefoy, intervint Greyback, mais c'est nous qui avons attrapé Potter, et c'est nous qui allons réclamer l'or...
-L'or! S'esclaffa Bellatrix qui s'efforçait toujours de libérer son poignet, sa main libre tâtonnant dans sa poche pour attraper sa baguette. Prends donc ton or, immonde charognard, qu'ai-je à faire d'un peu d'or? Je ne cherche que l'honneur de sa... de...

Elle cessa de se débattre, son regard sombre fixé sur quelque chose. Ravi de la voir capituler, mon père lui lâcha la main et remonta brutalement sa propre manche...
-Arrête! Hurla Bellatrix. N'y touche pas, nous allons tous périr si le Seigneur des Ténèbres arrive maintenant!

Qu'est ce qu'elle voulait dire? Mon père se figea, l'index suspendu au-dessus de sa propre Marque.

-Qu'est ce que c'est que ça? Dit-elle.
-Une épée, grogna un Rafleur que Harry ne pouvait voir.
-Donnez la moi!
-C'est pas à vous, m'dame, c'est à moi, c'est moi qui l'ai trouvée.

Une détonation retentit, accompagnée d'un éclair de lumière rouge. Je compris vite que le Rafleur venait d'être stupéfixé. Quel idiot! On ne provoquait pas ma tante sans en subir les conséquences. Ses camarades poussèrent un rugissement de fureur. Scabior tira sa baguette.

-A quoi vous jouez ma petite dame?
-Stupéfix! Hurla t-elle. Stupéfix!

Ils n'étaient pas de taille à lui résister, même à quatre contre une. Je la connaissais, elle était une redoutable adversaire. Les Rafleurs étaient tombés, tous sauf Greyback, forcé à se mettre à genoux, les bras tendus. Je vis Bellatrix s'avancer d'un pas menaçant sur le loup garou. Le visage cireux, elle tenait fermement dans sa main l'épée.

-Où as-tu pris cette épée? Murmura t-elle à Greyback en lui arrachant sa baguette sans qu'il puisse opposer de résistance.
-Comment osez-vous? Gronda t-il, sa bouche restant la seule partie de son corps encore mobile.

Dans sa position, il était obligé de lever les yeux vers elle. Il retroussa ses lèvres sur ses dents pointues.

-Relâchez moi ma petite dame!
-Où as tu trouvé cette épée? Répéta t-elle en la brandissant sous son nez. Rogue l'avait fait mettre dans ma chambre forte, à Gringotts.
-Elle était dans leur tente, répliqua Greyback de sa voix râpeuse. Je vous ai dit de me relâcher!

Elle donna un petit coup de baguette, et le loup garou se releva d'un bond mais il semblait trop méfiant pour s'approcher d'elle. Il alla se réfugier derrière un fauteuil, ses ongles crasseux et recourbés s'enfonçant dans le dossier.

-Drago, fiche moi cette vermine dehors, lança Bellatrix en indiquant les compagnons inconscients de Greyback. Si tu n'as pas assez de courage pour les achevez, laisse-les moi dans le jardin.
-Ne parle pas à Drago sur ce..., protesta ma mère, furieuse.

Elle voulait toujours prendre ma défense, je ne pouvais que lui en être reconnaissant. Mais Bellatrix l'interrompit.

-Tais-toi! S'écria t-elle. La situation est plus grave que tu ne peux l'imaginer, Cissy! Nous avons un problème très sérieux!

Haletant légèrement, elle resta debout à contempler l'épée, examinant sa poignée. Puis elle se tourna vers les prisonniers silencieux.

-Si c'est vraiment Potter, il ne faut lui faire aucun mal, marmonna t-elle, plus pour elle même que pour les autres. Le Seigneur des Ténèbres souhaite s'en débarrasser lui même... Mais s'il découvre... Il faut... Il faut que je sache...

Elle regarda à nouveau ma mère. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait. Qu'est ce que signifiait cette épée?

-Les prisonniers doivent être enfermés dans la cave pendant que je réfléchis à la façon dont il convient d'agir!
-Nous sommes dans ma maison, Bella, tu n'as pas d'ordres à donner dans ma...
-Faites ce que je vous dis! Vous n'avez aucune idée du danger que nous courons! Hurla Bellatrix.

Elle était effrayant, encore plus que d'habitude. Un mince jet de feu jaillit de sa baguette et brûla le tapis en y laissant un trou. Elle ne se gênait vraiment pas, elle ne pouvait pas faire ça chez elle. Ma mère hésita un instant, puis s'adressa au loup garou:

-Emmenez ces prisonniers à la cave, Greyback.
-Attends, coupa sèchement Bellatrix. Tous sauf... sauf la Sang de Bourbe.

Greyback émit un grognement de plaisir.

-Non! S'écria Weasley. Prenez moi à sa place, gardez moi si vous voulez!

Bellatrix le frappa en plein visage. Le coup résonna dans la pièce. Il voulait se sacrifier pour Granger, il ne savait pas ce qu'il l'attendait. Elle était loin d'être tendre. Qui sait ce qu'elle allait faire subir à Granger?

-Si elle meurt pendant l'interrogatoire, c'est de toi que je m'occuperai tout de suite après, dit-elle. Sur ma liste, les traîtres à leur sang viennent juste après les Sangs de Bourbe. Emmène-les au sous-sol, Greyback, et enferme-les bien, mais ne leur fais rien d'autre... pas encore.

Elle jeta sa baguette à Greyback et sortit de sous sa robe un petit poignard d'argent. Elle détacha Granger des autres prisonniers puis la tira par les cheveux jusqu'au centre de la pièce pendant que Greyback obligeait les autres à franchir d'un pas traînant une deuxième porte qui ouvrait sur un couloir obscur. Sa baguette tendue devant lui projetait une force invisible et irrésistible.

-Tu crois qu'elle me laissera un morceau de la fille quand elle en aura fini avec elle? Susurra Greyback. J'en mangerais bien une ou deux bouchées, pas toi, le rouquin?

Je vis Weasley trembler. Ils furent poussés dans l'escalier raide et étroit dans lequel je m'y aventurais le moins possible. Attachés comme ils étaient, ils pouvaient tomber à tous moments et se rompre le cou.
Quand ils disparurent de ma vue, je reportais mon attention sur Granger. Bellatrix n'allait pas être douce avec elle, je ne sais pas ce qu'elle lui préparait. J'entendis Weasley hurler. Quel idiot! S'il croyait que ça allait faire quelque chose.
Je ne voulais pas voir ce qui allait se passer. Je n'étais pas assez courageux mais je n'avais pas le choix, je ne devais pas être lâche. Je l'avais déjà été avec Dumbledore, je ne devais pas faillir à nouveau. Je devais être fort! Je me devais d'obéir. Je devais faire honneur à mon sang!


Voilà! Merci d'avoir lus. Et je remercie déjà N'étoile pour sa review!^^