Salut salut ! Un petit chapitre en rentrant de l'hôpital, pour vous faire plaisir...je suis gentille, heiiiin ?

Merci à honey'l, nath, lil01, Mimimoon, Solealuna, Kyokisha, T'Pau, M4rg4ux4 (2 fois), amy, angelerose, Manooon, plume-d-imagination, Arroganz, Victoria et Low-BB.

nath : Ne t'inquiète pas, elle va bien. Le gardien ? Pas grand-chose à vrai dire...Angela ? Elle ne sait pas ce qui est raconté dans le chapitre 22. Ne t'inquiète pas, ça se finit bien !

Kyokisha : Merci de me l'avoir rappelé, j'avais oublié !

M4rg4ux4 (2 fois) : Il est parti en vacances ! Il rentre dans le chapitre 37 ou 38 !

amy : Patience patience, plus que trois ou quatre chapitres ! Ta réponse ? Ou pas !

Manooon : Ça s'appelle le suspens...dur dur je sais...

plume-d-imagination : Oui oui ne t'en fais pas !

Arroganz : Ah, mais quel auteur ne le fait pas exprès ? J'espère qu'il te reste quelques cheveux...

Victoria : Bienvenue au club ! Une quarantaine maximum.

Low-BB : Ah là là...pour ça tu devras attendre le chapitre 28 ! Mais pour me faire pardonner, ça prend tout un chapitre ! Contente ? Ah, je peux voir ton grand sourire d'ici ! Ah, les foudres d'Hannah vont lui tomber dessus...toi aussi ? Tu devrais former un club avec Arroganz !

Bonne lecture à tous ! Et n'oubliez pas d'applaudir Mimimoon qui a mis la 350ème review !


Chapitre 25 : Un coin du voile se soulève

Le lendemain matin, Booth arriva en trombe à l'Institut, plusieurs feuilles à la main. Il entra dans le bureau d'Angela, qui, à sa grande surprise, était désert. Il appela alors Hodgins, qui devait travailler dans son labo, mais il n'eut aucune réponse. Il sortit son téléphone et appela l'entomologiste

«Hodgins ? Qu'est-ce qui se passe ? Où êtes-vous ?

-À l'hôpital.

-Pourquoi ?

-Angela s'est fait renverser hier.

-Oh...je suis désolé...comment va-t-elle ?

-Il paraît que ce n'est pas trop grave.

-Le bébé va bien ?

-Oui. Il a été fragilisé mais ça va.

-Vous avez relevé le numéro de la plaque ?

-Oui, je l'ai donnée aux policiers. Pourquoi nous cherchiez-vous ?

-J'ai les relevés bancaires de Jenkins !

-Arrêtez de crier...je dors mal à cause du bébé.

-Désolé.

-Alors, qu'est-ce que vous avez appris ?

-Il a été payé.

-Par qui ?

-Aucune idée. Il a déposé deux cents mille dollars en liquide la veille de l'enlèvement.

-Un acompte ?

-Sûrement. C'est un pro, ses tarifs sont élevés. Alors pour une célébrité comme Bones...

-Ça a dû coûter cher, non ? Il faudrait chercher qui a les moyens de payer autant pour enlever Brennan alors. Vous vous en chargez ?

-Ok. Cullen veut me voir. Il va peut-être me réintégrer.

-J'espère pour vous.

-Merci. Bon, vous m'appelez quand vous trouvez quelque chose ?

-Bien sûr.»


Booth entra dans le bureau. Cullen leva la tête.

«Ah, Booth. Asseyez-vous. J'ai deux nouvelles à vous annoncer. La première, je vous réintègre.

-Et la seconde ?

-Votre anthropologue a disparu.

-Quoi ?»

Booth avait bondi.

«Calmez-vous. Je vous charge de la retrouver, mais discrètement. Je ne veux pas que la presse en parle, alors vous la retrouvez et vous me la remettez en cellule.

-Mais monsieur, j'ai...

-Pas de discussion. Si vous ne voulez pas, vous êtes viré.

-Bon, d'accord, soupira Booth.

-Bon, parfait. Vous irez interroger sa voisine de cellule.

-Qui s'appelle ?

-Vous le saurez bien assez tôt. Et je veux que vous soyez discret ; pas un mot à votre journaliste.»

Booth prit sa plaque et son arme qui étaient posés sur le bureau avant de sortir.


Booth attendait dans une salle froide de la prison qu'on daigne lui amener la voisine de Brennan. Il était anxieux, son patron n'avait pas l'air enthousiasmé, et il n'avait pas voulu lui dire de qui il s'agissait. Qui était-ce donc ?

Enfin il entendit la porte s'ouvrir et se retourna. Un gardien entra, poussant devant lui une femme en tenue orange. Lorsque son visage sortit de l'ombre, Booth ne put empêcher un frisson de lui parcourir le dos. Le Fossoyeur. Celle qui lui avait fait faire des cauchemars pendant des mois, dans lesquels il voyait Bones se débattre pour tenter d'échapper à la mort sans pour autant y parvenir, il y voyait son regard où il lisait des appels à l'aide, il y entendait sa voix prononcer son nom...les pires cauchemars de toute sa vie. Il se dit qu'il devait pour une fois jouer la personne froide et insensible, qui ne se laissait pas toucher par ce qu'elle pourrait dire. Il devrait devenir Bones pour quelques heures.

«Asseyez-vous» fit-il d'une voix dure et froide qui le surprit lui-même.

Taffet obéit et prit place sur la chaise.

«Agent Booth ! Je ne pensais pas vous revoir de sitôt...qu'est-ce qui vous pousse à vouloir me parler ?

-Vous le savez très bien.

-Oh oui, vous voulez parler de la disparition du docteur Brennan ? Elle a toujours été votre faiblesse, quoi que vous en disiez. Et même votre journaliste n'y change rien. Et le pire, c'est que vous le savez très bien. Je parie qu'en ce moment vous êtes très inquiet pour elle...

-Est-ce que vous avez vu quelque chose ?

-Peut-être que oui, peut-être que non...vous êtes vraiment inquiet, n'est-ce pas ? dit-elle avec un sourire narquois.

-Ici c'est moi qui pose les questions. Vous avez vu quelque chose, oui ou non ?

-Peut-être...»

Elle jouait avec ses nerfs, et ça il ne pouvait ni l'arrêter, ni le supporter plus longtemps. Il était très angoissé, et elle se servait de son état nerveux pour l'atteindre. Il tenta donc de se contenir.

«Est-ce que vous êtes pour quelque chose dans cette disparition ?

-Peut-être bien...

-Ça suffit. Dites-moi ce que vous savez.

-Je sais que vous aimez votre partenaire de tout votre cœur, je sais aussi que vous avez largué votre petite amie, et que vous êtes très impatient de pouvoir revoir le docteur Brennan...je sais aussi que vous feriez n'importe quoi pour ça et...

-Dites-moi ce que vous savez à propos de sa disparition.

-Je sais qu'elle est peut-être blessée, ou même morte à l'heure qu'il est. Ça vous ferait mal, n'est-ce pas ? Vous imaginez...quand vous la retrouvez, son corps est encore chaud, son souffle s'éteint lentement...ses yeux se ferment alors qu'elle vous voit enfin, mais c'est trop tard...et elle vous murmure dans son dernier souffle qu'elle vous aime, vous brisant le cœur à jamais...»

Booth ferma les yeux, horrifié par l'image que les paroles de Taffet faisaient apparaître devant ses yeux. Il se revoyait arriver dans cette cave, la croyant blessée, mourante, morte même...

«Vous sentez son corps qui se détend, vous la suppliez de rester avec vous, de ne pas vous laisser...mais elle n'en peut plus, elle souffre trop pour continuer à se battre, elle abandonne...elle est lasse de lutter, son cœur ralentit, s'arrête...vous appuyez sur sa poitrine, vous essayez de faire repartir son cœur, vous priez de toutes vos forces, mais son corps reste inanimé...et vous vous dites que tout est votre faute...si seulement vous aviez été là ce soir-là...»

Booth retenait ses larmes, tentant d'ignorer ce qu'elle disait.

«Et votre culpabilité...vous n'auriez pas su la protéger, pas contre ses ennemis...vous ne lui auriez jamais dit que vous l'aimiez autant qu'elle vous aimait, sinon plus, que vous la chérissiez plus que votre propre vie, que vous n'avez jamais aimé la journaliste, qu'il n'y avait jamais eu qu'elle dans votre cœur, que vous regrettiez tout le mal que vous lui avez fait...vous vous en voudrez jusqu'à la fin de vos jours, parce que vous n'aurez pas su la sauver...ça ne serait pas la première fois d'ailleurs, n'est-ce pas ? Maggie...Maggie...»

Booth inspira fortement, tentant de contenir les larmes qui menaçaient de se déverser sur ses joues. Il essuya le peu de larmes qui étaient parvenues à sortir de ses paupières.

«Votre petite amie, tuée par un sniper...un de vos collègues, de vos amis...vous saviez qu'il devait la tuer...mais vous n'avez pas réagi...vous l'avez laissée seule...toute seule...comme le docteur Brennan...votre partenaire, à qui vous avez promis de la protéger, de ne jamais l'abandonner...mais vous avez échoué...vous avez perdu agent Booth...»

Cette fois, c'en fut trop pour Booth. Les larmes coulèrent malgré ses paupières qui étaient fermées. Il se retourna, ne voulant pas laisser à cette femme le plaisir pervers et sadique de le voir pleurer. Le nom de Maggie avait déjà fait beaucoup de mal à Booth, mais les souvenirs qu'elle faisait ressurgir étaient la goutte d'eau de trop. Quant à l'évocation de Brennan...il ne pouvait pas se résoudre à penser qu'elle était morte. Non, pas elle, c'était impossible, pas elle, non...pas sa partenaire...pas la femme qu'il aimait...pas celle à qui il avait promis de la protéger, de toujours être auprès d'elle. Elle n'avait pas le droit de dire ça. D'ailleurs, comment savait-elle tout ça ? Elle était en prison...

«Alors agent Booth, vous ne dites plus rien ? se moqua-t-elle. Ne me dites pas que vous pleurez...elle vous manque tant que ça ? Bon, je vais vous faire une fleur. J'ai vu quelque chose. Tout en fait.

-Quoi ?» demanda-t-il d'une voix peu sûre.

Booth se retourna après avoir séché ses larmes.

«Qu'est-ce que vous avez vu ?

-Vous ne pensiez tout de même pas que je vous donnerais ça sans contrepartie ?

-Qu'est-ce que vous voulez ?

-Ma liberté.

-Jamais.

-Je veux pouvoir demander une remise en liberté dans cinq ans.

-Sûrement pas. Vous avez tué un petit garçon, et vous avez essayé de tuer deux de mes meilleurs amis ainsi que moi-même. Alors je ne vous laisserai jamais repartir.

-Je sais tout.

-Je m'en fiche.

-Allons agent Booth. Elle mourra si vous ne la retrouvez pas avant. Je sais qui et pourquoi on l'a enlevée. Et je sais que cette personne n'aura aucun scrupule à la tuer.»

Booth se mordit la lèvre inférieure. Il était face à un choix atroce. Devait-libérer le Fossoyeur et sauver Bones d'une mort certaine ou la laisser mourir et garder le Fossoyeur hors d'état de nuire ? Bones ne voudrait pas qu'Heather Taffet soit libérée, jamais. Mais il ne pouvait pas se résoudre à la tuer...

Il soupira.

«Je comprends que vous hésitiez.

-D'accord.

-D'accord ? Vous êtes...d'accord ?

-Je vous donne la possibilité de demander une remise en liberté sous contrôle judiciaire dans dix ans. Je ne peux pas faire mieux.

-Très bien. Je vais vous dire ce que je sais.

-Qui a enlevé Bones ?

-Un gardien, Dan Lindburgh.

-Où sont-ils allés ?

-Retrouver une certaine Pauline Grangier sur le parking de la prison à onze heures hier soir.

-Quel est son vrai nom ?

-Aucune idée. Mais elle en veut beaucoup au docteur Brennan. J'ai entendu le gardien lui dire de ne pas la tuer avant qu'il ait reçu sa valise.»

Booth se dirigea vers la porte.

«Alors agent Booth, vous ne dites pas merci ?

-Je parlerai au juge» fit-il simplement.

Booth sortit de la pièce et se rendit au bureau du directeur.

«Directeur ?

-Ah, vous êtes l'agent Booth, c'est ça ?

-Oui. Dites-moi, y a-t-il des caméras de surveillance dans le parking ?

-Oui, bien sûr pourquoi ?

-J'aurais besoin de visionner la vidéo d'hier soir, aux alentours de onze heures.

-Pour quelle raison ?

-J'ai de bonnes raisons de croire que l'un de vos gardiens est mêlé à la disparition du docteur Tempérance Brennan.

-Quel gardien ?

-Un certain Dan Lindburgh.

-Dan ? Il a toujours été très fiable, c'est pour ça que je lui avais demandé de la surveiller.

-J'ai d'excellentes raisons de le soupçonner.

-Qui sont ?

-J'ai un témoin oculaire.

-Bon. Allez voir Tony, c'est lui qui s'occupe de ça.

-Merci beaucoup.»


Booth arriva à l'hôpital. Toute l'équipe était réunie autour d'Angela. Personne n'était encore au courant que Brennan avait disparu, et il appréhendait le moment où il le dirait. Il était déjà assez inquiet comme ça, il n'avait pas besoin d'en rajouter en disant tout à l'équipe et surtout à Max. Il redoutait les réactions de tout le monde. Mais ils avaient le droit de savoir. Après tout, c'était leur amie, leur collègue, leur fille pour certains. Il décida de leur dire malgré l'interdiction de Cullen. Il se dirigea vers eux.


Non non, ne me tuez pas...n'oubliez pas, vous avez besoin de moi pour avoir la suite ! Reviewez s'il vous plaît et à plus tard !