Titre : Flawed lines
Auteur : Diagonlist
Ancienne traductrices : Hermichoco (1 à 9), Luna0401 (10 à15)
Nouvelles traductrices : Patti/Misschatelle/Isaae/Elana
Bêta traductrice : remus james lupin
Correctrice : Vif d'or
Genre : Yaoi
Couple : HP/SS
Rating : M
État de la fic en anglais : 40 chapitre (fini)
État de la fic en français : Prologue, 24; Traduction FINI
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Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire.
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Résumé : Snape sauve Harry des Dursley et se rend compte qu'Harry doit assumer plus qu'il ne le pensait. Il aidera Harry à s'en remettre. Angoisse et thèmes suicidaires. HPSS Slash.
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Avertissement : Cela se déroule au cours de la 5ème année d'Harry, il n'y donc aucun spoilers.
Nous avons l'accord
pour reprendre cette traduction
&
Bonne lecture
Eni et Onarluca
Chapitre 24 : Ajustements
Harry était presque tombé sur la chaise la plus proche.
Severus observait comment les yeux de Harry ne se focalisaient sur rien. La voix du garçon était devenue tranquille, intense et même anormalement, et Snape se rendit compte que le garçon vivait réellement dans ses souvenirs.
« Il y a des bâtiments tout autour de moi, la plupart d'entre eux sont réduit en cendres. Tout devient sombre, et la poussière et le brouillard se combinent pour faire qu'il n'ait qu'une visibilité telle que je ne puisse pas voir plus d'un mètre devant moi. Les seules indications de lumière partout où il y a des flashs de lumière étincelants à une certaine distance, signe que la bataille continue toujours. Toutes les personnes aux abords sont mortes cependant, des corps recouvrent la terre. Je ne peux pas les voir, mais marcher est devenue difficile par leur présence. Je vois un endroit particulièrement lumineux rougeoyer dans ce qui doit être le centre de la ville, et je me dirige vers là. Il y a une grande ouverture, et le brouillard est moins dense ici. Beaucoup de sorciers sont rassemblés ici. À droite de la place il y a les forces de mangemort, vers la gauche, semblant en mauvais états, est la résistance des sorciers. Il y a un vieil homme avec une longue barbe blanche les menant. Dumbledore ! »
Severus s'avança lorsque la voix de Harry perdit sont impassibilité et devint complètement rempli de haine pendant qu'il disait le nom du directeur. Sûrement que le garçon ne se sentait pas tellement fan du directeur ?
« Je marche vers l'avant des lignes, et commence à lancer des sortilèges. Personne ne peut me faire face ! »
À ce moment là Snape se rendit soudainement compte qu'Harry avait vu par les yeux de Voldemort, il avait également ressenti ce que ressentait le seigneur des ténèbres. Il savait qu'il devait essayer de sortir Harry de sa transe, mais il voulait désespérément savoir ce qui s'était produit. Sa voix intérieure lui disait qu'il était encore égoïste. Mais il devait savoir ce qui s'était passé. Il devait vérifier par lui-même si sa présence aurait fait une différence. S'il aurait pu empêcher des morts.
« Ils tombent devant moi, tellement d'entre eux. Je ne prends pas la peine de garder le compte pour cette fois le rat saura, de façon à ce qu'il puisse vanter ma prouesse plus tard. Un moment plus tard je le vois tomber de l'autre côté. Ce n'est pas une grande perte, il commençait à me gêner de toute façon, mais maintenant je devrai trouver quelqu'un de nouveau pour compter mes morts. C'est une question de fierté, après tout. Je m'approche de ce vieil hybride de Dumbledore maintenant, il m'a causé assez d'ennui et ce depuis trop longtemps. Mais il ne veut pas me faire face. Il sait qu'il perdra ce combat. Pourquoi l'aurait-il vu autrement depuis si longtemps ? Ses défenses ne tiendront plus longtemps, je peux le voir s'affaiblir. Avada Kadav… «
Harry haleta violement et le refit encore. Severus se dépêcha de son côté, et commença à essayer de l'encourager. Ceci continua assez longtemps. Harry importait plus que de voir les morts. Et le garçon ressentait évidemment une grande douleur. Il devait revivre les derniers moments de Voldemort.
«Je me tourne. Un homme. Même pas un auror. Un poignard. Mal. Tellement mal. Je n'avais pas pensé que… un de mes mangemorts vient derrière lui. Vengeance. Mal. Dumbledore. Flammes. »
La voix d'Harry se fane de plus en plus et lui devient très pâle.
«Harry, Harry! Réveilles-toi Harry. »
Severus tînt le garçon près de lui et voulu arrêter les souvenirs. Il frotta le front du garçon, et pensa qu'il pouvait voir l'ombre de la vieille cicatrice de Harry briller. Alors qu'elle avait disparu. Harry inspira profondément.
Il n'expira pas encore. Snape le secoua, frénétique.
« Harry. Harry ! » Il cria. Le garçon ne pouvait pas être mort, il ne pouvait pas ! Sylrissin, qui sifflait de panique autour du poignet d'Harry, décida de prendre les choses par ses crocs. Snape baissa le regard pour voir le petit serpent faire pénétrer ses crocs profondément dans la chair d'Harry.
Harry inspira. Le serpent parti. Severus se baissa et arrêta les deux filets de sang avec ses longs doigts. Il prononça encore le nom du garçon, désespéré de ne pas obtenir une quelconque réponse.
Harry ouvrit ses yeux. Ils étaient toujours légèrement troubles, mais Harry fit un faible sourire.
« Bonjour. » Croassa-t-il.
Severus l'aida à s'asseoir encore, le soutenant toujours.
« Bien, c'était amusant. Faisons-le encore. » Remarqua le garçon, sa voix fortement lasse avec du sarcasme.
« Tu m'as fait peur. » Snape n'avait jamais pensé auparavant qu'il admettrait être effrayé dans sa vie. Être proche d'Harry fournissait certainement un bon nombre de nouvelles expériences. Certaines d'entre elles, en fait la plupart, il n'en n'avait eu plutôt.
Il donna à Harry un peu d'eau et banda son poignet à nouveau. Le garçon commença lentement à récupérer et Severus le sorti de la salle de séjour et s'assura qu'il était à l'aise sur le divan. Il se senti tenté de manipuler le garçon avec des biscuits, encore, mais il résista à ce besoin. S'il le faisait trop souvent alors Harry cesserait de les voir en tant que gâterie et ne voudrait plus les manger. Il mangeait assez peu de chose autrement.
Harry était encore légèrement désorienté, et Snape vit que quand il prit un livre pour essayer de lire, il loucha simplement vers celui-ci pendant quelques minutes, alors il le posa et frotta ses temples. Le garçon se tourna et regarda fixement le feu. Il semblait perdu dans ses pensées. Et sachant le genre de pensées qu'Harry était susceptible d'avoir, Severus ne croyait pas que ceci soit bien, vu son état.
Une fois encore il s'humilierait. Sa petite voix lui disait qu'il l'aimait vraiment. Il fit alors un commentaire désobligeant concernant son ascendance. Elle rit juste, cela dit, elle était parvenue à le provoquer.
« Harry, veux-tu que je lise pour toi ? » Là, cela ne l'avait pas blessé.
La tête du garçon se souleva légèrement et un sourire timide apparut sur son visage.
« Je voudrais bien. S'il vous plait. »
Severus jeta un coup d'œil sur le livre du garçon. Loups-garous. Il n'y avait pas pensé. Il prit son propre volume sur les potions avancées et commença à lire à haute voix. Si Harry n'aimait pas le sujet il pouvait le lui dire. De cette manière au moins tous les deux apprendraient quelque chose. Il n'y eu aucune objection malgré tout, et il se perdit dans les mots. Fascinant.
Quelques heures plus tard, le directeur arriva. Severus était toujours en train de lire. Harry l'écoutait encore éveillé par la lecture de Severus.
« Ah, Harry, Severus. » Les salua Albus.
« Bonjour monsieur le directeur. » dit Harry. Severus jeta un coup d'œil sur le garçon un peu surpris. Il parlait encore à Albus. Peut-être avait-il surmonté ses plus terribles craintes ?
Snape lui-même inclina simplement la tête reconnaissant la présence du directeur. Il était encore piqué au vif qu'Albus l'ait empêché d'aider lors de la bataille. Moins de personnes seraient mortes s'il avait été là. Il en était sûr ! Simion ne serait pas mort.
« Comment te sens-tu Harry ? »
« Je pense que je vais bien maintenant monsieur, merci. »
Severus pensait qu'il allait tomber du divan sous le choc. Harry disait volontairement au directeur comment il se sentait. C'était certainement une amélioration marqué du garçon. Et elle semblait être véritable. Un progrès. Enfin.
Ils dirent au directeur ce qui s'était produit plus tôt avec la vision d'Harry. Il les remercia de l'information et recommanda avec un rire dans les yeux qu'Harry n'essaye pas à nouveau.
« Il y a une chose de plus, Severus. Le jeune M. Malfoy n'a nulle part où aller maintenant que ses parents ont été amenés à Azkaban. Il devra rester ici aussi. Je suis sûr qu'Harry ne sera pas dérangé de partager avec lui ? »
Harry secoua la tête. Severus gémit intérieurement. Les deux garçons se détestaient. Ils se chamailleraient tout le temps, il pouvait le prévoir. Et il était légèrement inquiet de ce que les insultes de Draco pouvaient faire à Harry, qu'il pensait toujours être aussi fragile qu'une feuille de papier.
Quand le directeur partit chercher Draco, il regarda Harry.
« N'es-tu pas troublé de le savoir ici ? Je peux lui ordonner d'être poli si tu veux ? »
Harry sembla étonné de ses questions.
« Non monsieur, c'est ok. Je n'y prête pas vraiment attention. Je suis sûr que nous parviendrons à nous entendre. »
Le directeur rentra dans la salle. Avec Draco traînant derrière lui.
« Je vous le laisse Severus, je suis certains que tout ira bien. Au revoir, Harry, Draco. »
Une fois qu'il fut parti, Draco se rapprocha. Snape l'observa soigneusement pendant qu'il regardait Harry. Il vit les yeux de Draco effleurer les poignets de Harry, et noter l'emplacement du bandage de la morsure de Sylrissin.
Les deux garons inclinèrent la tête l'un et l'autre, silencieusement. Severus pensa que peut-être ils ne se faisaient pas confiance pour parler. Il était sûr que tout l'enfer se déchaînerait dès qu'il ne serait plus dans la pièce.
Draco se rapprocha et saisit Sylrissin. Snape s'attendait à ce que Harry proteste et que le serpent le morde, mais tous les deux ne semblait pas en colère pendant que Draco la caressait.
« Son nom est Sylrissin. » dit Harry.
Les yeux de Draco se levèrent jusqu'à rencontrer ceux d'Harry dans ce qui ressemblait à de la surprise. Severus pensait que peut-être il n'était pas habitué à avoir des gens gentils avec lui.
Draco inclina la tête. « Elle est belle. » Ils se sourirent.
Snape était au delà des mots. Bien, c'était inattendu, lui dit sa petite voix, il semblait que finalement ils n'allaient pas en venir aux mains après tout. Ils devaient avoir grandi alors que tu ne les regardais pas.
Harry décroisa ses jambes un peu et se déplaça de sorte qu'il y ait assez d'espace pour que Draco s'asseye. Tous les deux commencèrent à parler de petites anecdotes amusantes sur l'école, évitant tous les sujets sensibles.
Draco devait en avoir un certain nombre lui-même, pensa Severus. Après tout, il avait trahi sa famille comme Snape l'avait fait. Et il savait que malgré que Draco ait fait le bon choix, il se sentirait toujours coupable. Il devrait surveiller Draco aussi.
Le dîner se déroula en grande partie en silence. Puisqu'ils étaient trois, ils se déplacèrent vers la table pour manger. Severus nota qu'Harry avait pris très peu de son plat, et mangea même moins que lui, mais il ne voulait pas soulever la question devant Draco. Aussi il servit tout le plat suivant en donnant une large portion à tout le monde, et une part plus généreuse à Harry.
Il reçut un regard furieusement mortel. Mais, il était le maître des lieux, et finalement força Harry avec un regard qui le soumit. Il continua de surveiller chaque bouché que prenait Harry. Il pouvait voir qu'il était dur pour le garçon de manger plus, mais il en avait vraiment besoin. Quand Harry eu mangé une grande part de son assiette, il lui lança un regard suppliant, il inclina la tête. Harry laissa le reste de son assiette.
Les garçons étaient tout les deux fatigués de leur journée respective, à tel point qu'ils allèrent rapidement dormir. Snape se déplaça dans sa chambre et y resta pour penser.
Sa vie entière avait maintenant changée. Il n'y avait plus de Voldemort. Il n'avait plus à vivre dans la crainte. Il ne devait plus rester à Poudlard.
Maintenant qu'il avait le choix, il n'était plus sûr de vouloir partir. Peut-être était-ce seulement la privation de sa liberté qui l'avait contrarié, plutôt que l'endroit où il était emprisonné.
Il n'était pas entièrement désappointé que le sommeil l'ai délaissé, les rêves qu'il était susceptible d'avoir n'aurait pas été plaisant. Il lit pendant un moment dans son lit. Il lui manquait du feu. C'était la plus mauvaise chose sur le fait d'avoir de la compagnie, il ne pouvait pas errer dans son appartement à des heures bizarres dans la nuit.
Mais sûrement que les garçons étaient endormis maintenant. Et il cultivait le calme au cours des années pour qu'aucuns de ses ennuyeux étudiants ne viennent le surprendre. Ainsi il n'était pas dérangé.
Il sorti dans la salle de séjour, vérifia les garçons, puis se reposa dans son endroit habituel.
Il n'était pas sûr du temps qui s'était écoulé avant d'entendre un mouvement derrière lui. Ses muscles se tendait en prévision de l'attaque instinctivement, mais il dépassa les réponses normales de son corps et se tourna furtivement, voulant savoir ce qui se passait.
Harry marchait à travers la salle, nu-pieds et tremblant. Vers la salle de bains.
Severus soupira intérieurement. Et se tourna de nouveau vers le feu. Après une minute sa voix intérieure revint le hanter. Elle évoqua la possibilité qu'Harry soit retourné à ses mauvaises habitudes. Il lui dit qu'Harry avait l'air d'être bien mieux. Elle lui demanda incrédule si ressentir la mort de Voldemort encore une fois pouvait être classifié en tant qu'amélioration.
Il alla vérifier le garçon. Se sentant légèrement maladroit, il tapa légèrement sur la porte et demanda si tout allait bien.
« Oui. » fut la faible réponse. La toilette était rincée. La porte s'ouvrit. Harry sortit.
Snape se senti très idiot. Il donna une claque à sa voix intérieure, parce que maintenant Harry penserait qu'il ne lui faisait pas confiance. Sa voix intérieure lui dit de jeter un coup d'œil plus attentif au garçon.
Les yeux de Harry s'étaient glacés, seulement légèrement mais quand même. Severus connaissait ce regard.
« Je dois changer le bandage maintenant je pense. Allons dans ma chambre de façon ne pas déranger Draco. »
Il vit un flash de crainte dans les yeux d'Harry. Maintenant il en était certain.
« C'est ok, vraiment. Vous pouvez partir. Je suis si fatigué. » Un grand bâillement exagéré.
Snape n'était pas dupe. Il traîna le garçon dans sa chambre à coucher et ferma la porte derrière lui.
Dans la salle de séjour, les yeux de Draco se fermaient lentement comme les voix se fanaient au loin.
À suivre
