CLOSE UP

Chapitre 25

Love is the drug

"Love is the drug" est une chanson de Roxy Music, qui colle bien à l'ambiance new-yorkaise je trouve. J'ai redécouvert cette chanson en l'entendant dans « Jappeloup », un excellent film, et pas réservé à ceux qui aiment les chevaux (dans les lasagnes).

Les mannequins se rhabillent dans un brouhaha de piaillements, je sens une raideur douloureuse dans ma nuque. C'est un shooting important, ma première séance à New York pour un grand magazine américain. Je joue les blasés en sirotant mon frappuccino mais je n'en mène pas large au milieu de l'équipe des rédactrices, des maquilleuses et assistants divers. J'ai dû laisser Noémie à Londres qui m'en veut à mort, son rêve c'est New York. Mais comme elle n'a ni visa ni passeport pas de rêve américain, Barack n'est pas son oncle. Et notre père a refusé d'intervenir pour faire accélérer le processus, ulcéré qu'elle n'ait pas poursuivi ses études. Elle soutient qu'elle va prendre des cours du soir pour compléter son cursus mais pour l'instant ses cours du soir s'appellent Hugh et ils l'occupent jusqu'au matin, le cerveau n'étant pas la partie de son anatomie la plus sollicitée, à mon avis. Moi je m'en fiche, je n'ai rien à lui apprendre ni à lui conseiller, je ne suis pas un exemple.

Je m'engouffre dans un taxi direction le Queens, les studios Silvercup, le cœur battant. Découvrir les studios où ont été tournés Sex and the city et le Diable s'habille en Prada est plutôt excitant, et je ne parle pas du fait de revoir Draco, parti depuis huit semaines. Bien sûr on s'appelle presque quotidiennement mais ce n'est pas la même chose, je lutte chaque jour pour me convaincre qu'il ne me manque pas. En vain.

Le taxi klaxonne comme un fou et zigzague entre les files, comme dans les films. Il est 17 heures et c'est l'heure de pointe, je prie pour que Draco ne soit pas encore rentré. Je prends un air blasé mais j'adore cette sensation d'urgence, voir la foule sur les trottoirs et me dire que cette fois, j'y suis, moi aussi. Dans la grosse pomme. L'hôtel réservé par le magazine est plutôt classe, est-ce que je serais sur le point de réussir, d'être reconnu faute d'être connu ? Mais l'indifférence du taximan et des passants à mon égard est révélatrice, celui ou celle qui est connu est celui qui figure sur l'affiche, pas celui qui se cache derrière l'appareil. Tant pis.

Je passe la porte d'entrée grâce au laissez-passer décroché de haute lutte auprès des studios, je suis censé prendre des photos pour un reportage sur le tournage du film de Draco, une corvée que je compte bien expédier en vitesse. L'entrée ne paie pas de mine, on dirait un simple hôtel, en fait c'est un complexe étendu qui grouille comme une fourmilière. Après avoir pris quelques clichés des plateaux et discuté avec le premier assistant réalisateur je demande où sont les loges, il m'y conduit après avoir hésité, en me précisant bien que je ne dois rien photographier sans accord express de la production. Tu veux m'apprendre mon métier ou quoi ?

J'écoute d'une oreille distraite toutes ses anecdotes sur les décors, me demandant si je ne fais pas une connerie d'arriver comme ça, sans préavis. Il m'accompagne devant la loge 220, me précisant que normalement il faut un badge et une autorisation, je le rassure en lui indiquant que l'acteur en question est un très bon ami à moi, qui aime les surprises. Pieux mensonge.

De l'autre côté de la porte se trouve une silhouette assise devant un miroir, un coton de démaquillage à la main, une silhouette qui me colle des frissons. L'assistant balbutie quelques mots mais déjà Draco m'a reconnu dans le reflet et il me regarde fixement, presque durement.

- Harry ? fait-il en se retournant.

- Oui, c'est moi, dis-je avec modestie.

- Mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Oh, je… j'avais un shooting pas loin alors je suis passé te faire un petit coucou… Mais je ne veux pas te déranger.

L'assistant comprend la situation et s'éclipse en me précisant de ne pas perdre mon badge, Draco secoue la tête avec incrédulité.

- Mais tu savais où je tournais ?

- Oh oui, tu me l'as dit incidemment, au téléphone. Mais je te le répète, je ne veux pas te déranger.

- Tu ne me déranges pas, j'avais fini, j'allais rentrer à mon hôtel, fait-il en passant le coton sur ses lèvres.

J'acquiesce, un peu mal à l'aise, regardant la loge autour de moi pour me donner une contenance. Il y a les inévitables photos accrochées au mur, celles des stars souriantes et des prix gagnés par le studio, qui ne m'intéressent pas. Est-ce de la timidité de sa part ou suis-je malvenu ? Je reconnais la minutie qu'il met à se démaquiller, frottant sans ménagement sa peau comme s'il s'agissait d'un vêtement taché, presque avec indifférence. Je me sens loin de lui, superflu. Photographe.

- Bon eh bien je vais te laisser, dis-je au bout de quelques secondes.

- Tu restes longtemps à New York ? fait-il sans me regarder, concentré sur sa propre image dans le miroir.

- Non. Je repars demain. J'avais juste un shooting dans Manhattan. Je me disais juste que… on pourrait prendre un verre ensemble.

- Maintenant ?

- Ou ce soir, si tu es occupé.

- Ah, oh… pas spécialement. Il faudra juste que je passe un coup de fil, mais pourquoi pas ?

- Parfait, je réponds en souriant gauchement.

- Je m'habille et on peut y aller. Tu me donnes cinq minutes ?

- Bien sûr.

Sans qu'il me le demande je ressors de la pièce, attendant dans le couloir comme un imbécile sous l'œil goguenard des techniciens qui passent. Au bout de plusieurs minutes il apparaît, me souriant timidement.

- Tu es logé où, Harry ?

- Près de Times Square.

- Ah tiens, moi aussi. Je connais un petit bar pas mal pas loin d'ici, si ça te dit… On va passer par derrière, ça ira plus vite.

- Je te suis. Je ne connais pas grand-chose ici, moi. En revanche il faut que je repasse par l'entrée principale pour rendre mon badge. Tu sais par où c'est ?

- Oui, bien sûr. Ça fait un détour mais tant pis, ajoute-t-il en soupirant.

Je tique mais ne dis rien. Il ne veut pas qu'on soit vus ensemble ? Il semble gêné et je ne comprends pas pourquoi, après tout personne ne nous connaît ici. Du moins je le pense. Il avance assez rapidement dans les couloirs, saluant brièvement quelques personnes, sans jamais me présenter. Je commence à regretter d'être venu.

- Ça te va bien, les cheveux courts, lui dis-je pour meubler alors que nous prenons l'ascenseur.

- Merci, fait-il avec un petit sourire et sans que je m'y attende il pose ses lèvres sur les miennes avec fougue, me coupant le souffle.

Le baiser se prolonge et je sens un flux chaud circuler en moi, enfin nous nous retrouvons, enfin j'existe à nouveau. Nous nous détachons l'un de l'autre au rez-de-chaussée, un peu essoufflés, et je lui glisse :

- Waouh, quel accueil… je ne l'espérais plus.

- Pourquoi tu me dis ça ?

- T'étais plutôt froid, tout à l'heure.

- J'étais surpris. Et je déteste les surprises. Bon, pose ton badge, on va prendre un taxi.

oOo oOo oOo

Draco sirote son cocktail bleu pétrole en consultant ses messages alors que j'écluse ma seconde bière en regardant le spectacle de la rue, dehors.

- Pourquoi tu souris ? me demande-t-il après un long moment de silence.

- Pour rien. Je n'en reviens pas d'être ici, dans cette ville. Je suis très plouc tu sais…

- C'est la première fois ?

- Oui, c'est la première fois. J'adore. Évidemment. Il faudrait que j'ouvre une annexe ici, dis-je pour faire l'intéressant.

- Tu pourrais ? fait-il en ouvrant de grands yeux.

- Non, je réponds avec une petite grimace. J'ai déjà du mal à m'en sortir à Londres. Les locaux et le matériel sont hors de prix, hélas.

- Dommage. Tu ne voudrais pas être photographe de plateau ?

- Sur un film ? Oh non. Moi je fais de l'art… du moins j'essaie. Enfin je fais ce qui me plait, c'est justement ça qui me plait. Tu vois ce que je veux dire ?

Il me dévisage avec perplexité en tirant sur sa paille, ce qui en dit long sur l'opinion qu'il a de moi.

- Il faut que j'arrête de travailler avec les magazines de mode, j'ajoute rapidement. Sinon je ne serai jamais qu'un faire-valoir. Je voudrais être un artiste.

- Bah, ça va bien finir par marcher. Et puis ça te permet de vivre, non ?

- Oui, c'est vrai. Mal, mais j'en vis. C'est déjà ça. Et toi, le tournage ? Ça se passe comment ?

Il hausse les épaules et détourne la tête, pensif. La serveuse passe et repasse en lui envoyant de grands sourires, je m'efforce de l'ignorer alors que mon agacement croît.

- Tu ne veux pas me raconter ?

- Quoi ? Oh, il n'y a rien à raconter, c'est juste un tournage et je n'ai même pas le premier rôle, finalement. Mais mon agent m'a dit que ce serait bon pour me faire connaître ici, alors…

- D'accord. Tu reviens bientôt ?

Nouveau haussement d'épaules et petite moue blasée de mon vis-à-vis, il finit son verre puis tourne la tête vers la rue, tout en tenant son portable bien serré dans sa main. Il semble loin, je retiens un bâillement de fatigue.

- Je crains que non, reprend-il On a deux semaines de retard, à cause d'une grève à la con. Mais j'en ai marre, je te jure…

- Je te manque ? dis-je d'un ton ironique.

- Comment ? Bien sûr que tu me manques, Harry, fait-il d'un ton rassurant en me regardant enfin. Excuse-moi, j'ai des soucis sur le tournage, ça m'obsède un peu.

- Ah bon ? C'est grave ?

- Pas trop, non. Le réalisateur a une vision de mon personnage que je ne partage pas, mais je préfère ne pas en parler, ça me stresse.

J'acquiesce, compatissant, il me sourit enfin. Un homme brun, la trentaine, entre dans le bar et vient directement vers nous, s'asseyant à notre table.

- T'es parti en catimini ou quoi ? dit-il à Draco qui cille.

- Non, non. Je… j'avais quelqu'un à voir.

- C'est vous j'imagine, reprend l'homme en me dévisageant. Il me semble que je vous ai croisé au studio. Vous êtes journaliste, c'est ça ? fait-il d'un ton condescendant.

- Photographe, plus exactement.

- Je vois. Vous avez bientôt fini ?

- Pardon ?

- Vous en avez bientôt terminé avec Draco ?

- Non, je…

- C'est un ami, intervient Draco froidement. Je ne sortirai pas ce soir, Stan, pas la peine de m'attendre.

- Ah, ok, reprend l'autre d'un air dégoûté. Au fait, t'as entendu ce qu'a dit Philip ?

- Non, à quel sujet ? répond poliment Draco alors que l'homme se commande un whisky.

Bon Dieu, pour une fois que je suis avec Draco il faut qu'un énergumène s'incruste et me le vole. Il continue sa conversation – son monologue plutôt - au sujet du tournage et des petites histoires de chacun mais Draco ne lui répond que de loin en loin, j'en déduis que c'est un rôle secondaire ou un figurant. La serveuse lui apporte un whisky et me fixe d'un air désolé, je me demande quelle tête je fais, actuellement.

- Vous êtes Anglais, vous aussi ? m'interroge-t-il abruptement alors que je ne l'écoutais plus.

- Non, Français.

- Oh, fait-il dégouté et j'en conclus que la France n'a plus le statut qu'elle avait avant la guerre d'Irak.

A partir de là il ne me regarde même plus, Français et photographe c'est trop pour lui. Ou trop peu. Je fixe ma montre à plusieurs reprises, enfin Draco semble comprendre et relève la tête :

- On va bientôt devoir y aller, Stan. A demain ?

- Ah, ok. A propos, Peter te cherchait tout à l'heure, lance-t-il avant de sortir. Il sait que tu es là ?

- Oui, oui, fait Draco tranquillement.

Mon cœur loupe un battement, Draco ne cille pas. Il attend que l'homme soit sorti pour se pencher vers moi :

- Quelle plaie celui-là. Une vraie commère. Désolé.

- Tu as revu Peter ?

- Hum ? Oui, à l'occasion, mais ce n'était pas de lui dont Stan parlait, fait-il en souriant. C'est un autre Peter.

- A l'occasion ? dis-je en sentant mon estomac faire des nœuds. Combien d'occasions ?

- Ecoute Harry, tu ne vas pas me faire une scène, si ? Je te jure qu'il n'y a plus rien entre nous, c'est fini. Comme tu me l'avais demandé.

- J'ai du mal à te croire. Il n'a pas essayé de te récupérer ?

- Si, fait-il en déglutissant. Ça a été très difficile pour lui, il a eu du mal à comprendre. Mais maintenant c'est bon, il a rencontré quelqu'un d'autre.

Tout cela est trop beau pour être vrai, je cherche un indice dans ses yeux mais il n'y passe aucun nuage, ils sont purs comme ceux d'un enfant.

- C'était bien, tout à l'heure…, dit-il d'un ton caressant.

- Tout à l'heure ?

- Le baiser, dans l'ascenseur. Si on se détendait en prenant du bon temps, tous les deux ?

- Mais c'est ce qu'on fait, non ?

- Non. Je pensais à autre chose, à vrai dire. Juste toi et moi.

Je comprends et hoche la tête, faisant signe à la serveuse de venir encaisser. Tout de suite. Je ne peux plus attendre, impossible. Nous nous levons du même geste, je vérifie ma monnaie pour payer le taxi.

oOo oOo oOo

- Tu m'as trop manqué, j'avais trop envie de toi, dis-je en faisant courir mes doigts sur son ventre, après.

Je devine son sourire dans la pénombre de la chambre d'hôtel, c'est tellement calme qu'on pourrait croire qu'il n'y a plus personne, dehors. Alors que nous sommes sur Times Square, le quartier le plus animé de Manhattan. Retrouver son corps a été un bonheur indicible, une jouissance brève mais violente, incandescente. J'espère passer la nuit ici, j'espère recommencer. Draco s'étire, je sens son corps se tendre contre le mien et je me serre encore un peu plus, espérant réveiller ses sens.

- Tu n'as pas faim ? Moi je meurs de faim, décrète-t-il tout de go.

- Faim ? Ça dépend de quoi…

- Obsédé ! Allez, on a toute la nuit, tu ne veux pas qu'on aille manger ? Le restaurant est pas mal, en bas.

- Mais je n'ai pas mes affaires ici…

- Bah, c'est pas grave, tu repasseras à ton hôtel demain matin. T'es pressé ?

- Non ! dis-je en me levant à mon tour. Pas de problèmes. Mon avion n'est qu'à midi, et puis cette chambre est si calme et si belle que je dormirai mieux ici…

Draco me lance un regard en coin, il me connaît bien, le bougre. C'est vrai que le repos ne sera pas trop au programme de cette soirée, du moins si tout va bien. Après une douche rapide nous descendons dans le restaurant snobissime où tous les plats sont en français, un français d'opérette. Je prends l'air le plus distingué possible pour commander, Draco se retient de pouffer de rire.

- Et comment va Ari ? demande-t-il après le consommé carotte/gingembre.

- Très bien, il est en pleine forme. Il s'entend très bien avec ma sœur, il ne griffe presque plus les meubles.

- Ta sœur vit toujours chez toi ?

- Eh oui. Je sais que tu ne l'aimes pas beaucoup mais elle n'a pas les moyens de se payer un appartement dans la ville la plus chère au monde.

Draco lève un sourcil peu convaincu, j'émiette mon petit pain aux céréales.

- Elle a un copain maintenant, je pense qu'elle te laisserait tranquille si elle te revoyait. D'ailleurs elle ne me pose plus de questions sur toi, dis-je en mentant avec aplomb.

- Moui.

- C'est pour ça que tu ne venais presque plus me voir ?

- Oui, dit-il en baissant les yeux. C'est très gênant pour moi, son culot.

- Bah, elle n'est pas si terrible que ça, si ? Tu n'as quand même pas peur d'elle ?

- Peur, non. Mais c'est pénible. Tu as quand même une drôle de famille, fait-il en beurrant son petit pain.

- Quoi ? Pourquoi tu dis ça ? dis-je avec un mauvais pressentiment.

- Rien. Mange.

- Si, si. Dis-moi. Qu'est-ce que tu as contre ma famille ?

- Oh, rien. Mais entre ton frère violent et l'autre qui couche avec ses paroissiennes, quand même…

- Mais je ne te permets pas !

- Oh, allez, c'était une blague.

Je le fixe, froissé. Draco sourit et se verse un verre de coca, le brouhaha s'intensifie autour de nous. Je n'ai pas envie de faire un esclandre qui gâcherait le reste de la nuit mais je ne supporte pas qu'on se moque de ma famille. De mes frères et sœurs en particulier. Il recommence à manger alors que je digère mal l'affront, cherchant une parole qui lui clouera le bec.

Soudain son visage se ferme, je me retourne et j'aperçois Peter qui vient d'entrer dans le restaurant et qui nous fixe. Nos regards se croisent brièvement puis il fait demi-tour et ressort, Draco n'a pas frémi.

- Tiens je croyais que vous ne vous voyiez plus, dis-je ironiquement.

- Mais je n'ai pas menti, répond-il froidement.

- Qu'est-ce qu'il fait là, alors ?

- Aucune idée. C'est un restaurant, il y a beaucoup de monde.

Ben voyons, pratique. Une rage sourde enfle dans mon ventre, je me crispe autour de mes couverts.

- Il est logé dans cet hôtel, lui aussi ?

- Oui, répond Draco en soutenant mon regard.

C'est idiot mais je suis presque soulagé qu'il me l'ait dit, et que j'aie du coup quelque chose à lui reprocher, après sa vanne sur ma famille. Ca rééquilibre les choses entre nous, d'une certaine manière. On s'affronte quelques instants, les yeux dans les yeux, puis il soupire et pose sa main sur la mienne :

- Harry, il n'y a plus que toi. Je ne te dirai pas qu'il n'a pas essayé de me relancer mais j'ai tenu bon. Pour toi. Crois-moi, insiste-t-il en serrant mes doigts.

En une fraction de seconde je ressens comme un vertige, tout tourne puis tout revient en ordre, en place. Je n'ai ni les moyens ni la force de ne pas le croire, mes mains, mon cœur et mon ventre ont besoin de lui. Alors je souris lentement, tendrement :

- Je te crois.

- Comme vous dites en France, croix de bois, croix de fer, si je mens...

- … je vais en enfer.

A suivre…

Merci à vous qui lisez cette fic, merci aux reviewers ! Et bien sûr merci à mes bêtas, Katy et Nico. Pardon pour ce chapitre un peu plus court et rendez-vous la semaine prochaine ! Je rappelle à ceux qui sont intéressés qu'ils peuvent acheter un de mes livres dédicacés en me faisant un MP. Je vous invite aussi à me retrouver sur ma page FB « Nathalie Bleger » si vous aimez ce que je fais….

BISOUS !