Salut salut!
Contente de voir que vous êtes de retour, merci pour vos petits mots, je croyais avoir perdu tout le monde! Bon, pour ce chapitre, on éloigne les enfants!
Bonne semaine à toutes, et pour celles qui veulent papoter on se voit en bas!
Des bisous...
SBR
Chapitre 24
Bella
Après mon jogging, je saute dans la douche à toute allure, je me lave les cheveux rapidement et je m'enroule dans une grande serviette pour aller jusqu'au dressing. Je me sens euphorique. Je fouille dans les coins et recoins de mon placard essayant de trouver quelque chose de décontracté parce que c'est samedi alors je laisse tomber les jupes crayons et les pantalons de tailleur. Mais comme j'ai envie d'être sexy, je devrais opter pour une robe mais rien ne trouve grâce à mes yeux malgré les quarante modèles soigneusement alignés sur la barre métallique.
Je grogne un peu et je fais coulisser la porte loin sur son rail. Je me laisse tomber sur le banc au milieu de la pièce et soupire de désespoir. J'ai envie d'être belle et sexy pour lui ! Surtout que comme Alice et Jasper vont partir voir une exposition de Street Art à L.A je vais pouvoir passer la journée entière avec lui. Mais je suis là, assise comme une idiote au milieu de mon dressing sans fenêtre à me torturer stupidement l'esprit à propos de ma tenue.
Allez Bella, cesse de perdre ton temps ! Je me ressaisis et j'attrape un jean cigarette blanc. Je l'enfile à la hâte après avoir mis un shorty en dentelle blanche, une soie très confortable. J'espère qu'Edward ne le séquestrera pas, je l'aime beaucoup, même si dans le fond j'aime encore plus l'idée qu'il me pique mes sous-vêtements. Ma culotte mauve est d'ailleurs toujours planquée quelque part dans son appartement.
Je trouve rapidement le soutien-gorge push-up coordonné et j'hésite une seconde avant de le mettre. Je m'y résous quand même, par décence, peut-être que je l'enlèverais dans l'ascenseur. Je devrais prendre un sac à main assez grand.
Je trépigne encore quelques minutes dans le dressing à la recherche d'un top. Je trouve mon bonheur, il est en satin saumon, ample et se porte avec une fine ceinture blanche à la taille qui ira parfaitement avec les escarpins Gucci blanc laqué que j'ai achetés au début du printemps.
J'enduis mes cheveux de soin nutritif et je profite du temps de pose pour me maquiller. Par chance j'ai un rouge à lèvre un peu glossy de la même couleur que mon haut. Je mets une toute petite touche de rose sur mes paupières, ce qui change radicalement du marron ou du mordoré que je mets habituellement, mais ça me donne l'air beaucoup plus cool. J'étire ensuite délicatement mes cils avec du mascara et je souligne mes yeux d'un léger trait de crayon. Une fois mon visage bien apprêté, je lisse parfaitement mes cheveux, ça prend une éternité et ça me donne chaud aussi. J'arrête avant que mon cuir chevelu ne se décolle et que je me mette à transpirer mais quand je passe devant le miroir de la chambre, je suis très satisfaite du résultat. J'ai l'air vraiment détendue tout en étant assez sophistiquée et cela malgré le véritable commando que je viens de mener.
Perchée sur mes douze centimètres je descends précautionneusement les marches, Alice et Jasper sont emmêlés sur une chaise de la cuisine et mangent des céréales dans le même bol.
-Salut ! dis-je en fourrant mon téléphone portable et mes clés dans mon sac. Ils tournent la tête de concert mais Alice n'a pas le temps de dire un mot que Jasper lâche avec étonnement :
-Tu vas où ?
-J'ai du boulot, j'élude rapidement tandis qu'Alice se lève pour prendre une chaise. Vous revenez à quelle heure ?
-Notre train est à 19H00, on sera là vers 23h00.
-D'accord, passez une bonne journée. Jasper, Envoie-moi un message quand tu arrives, ok ?
-Oui M'man, grogne-t-il et je déguerpis rapidement, je préfère fuir que mentir.
Mon sac rebondit sur le siège passager du 4x4 et mes doigts tapotent le volant en attendant que la porte électrique du garage ait fini de se soulever. Il me faudrait normalement seulement cinq minutes pour aller chez Edward mais je m'arrête acheter quelques pâtisseries sur le chemin. Je prends des muffins aux myrtilles et des beignets aux pommes, j'espère qu'il aime ça.
Quand je me gare dans la petite rue à l'arrière de son immeuble, il est exactement huit heures. Nous n'avions pas convenu d'horaire mais j'imagine que c'est bien, ni trop tôt ni trop tard.
Je dois patienter un petit moment après avoir sonné pour qu'il déverrouille la porte. Je me dégonfle à propos de mon soutien-gorge dans l'ascenseur, trop peur qu'il s'arrête à tout moment et que quelqu'un monte.
Quand j'arrive sur le palier d'Edward, sa porte est entrouverte. Cette fois j'entre sans me formaliser.
-Edward ? Je l'appelle en traversant l'entrée, je dépose mon sac sur le canapé, le cherchant du regard.
-Salut ! Souffle-t-il en s'appuyant contre le montant de la porte de sa chambre. Mon corps s'enflamme instantanément devant sa flopée d'abdominaux. Edward en caleçon est le plus beau des spectacles.
-Je te réveille ?
Il fait non de la tête, avec un sourire insondable. Je regarde sa main se lever doucement et il me fait signe de venir en incurvant son index vers lui, deux fois. Je frémis, la lueur dans son regard est encore plus sombre que d'habitude. J'approche lentement, il ne bouge pas d'un pouce, seuls ses yeux montent et descendent sur moi, s'obscurcissant à chaque aller-retour. Quand son odeur me parvient je suis suffisamment proche de lui pour qu'il accroche ma taille avec sa main. Je me retrouve brusquement plaquée contre son torse dur.
Tout l'air de mes poumons s'échappe d'un coup et je me rends compte que j'avais cessé de respirer.
-Tu m'as manquée, chuchote-t-il en m'attirant dans sa chambre. Mes mains avides sont partout sur sa peau lisse et chaude. C'est un régal, pour une fois il me laisse faire, j'en profite un maximum. Je malaxe ses larges épaules qui roulent parfaitement sous mes doigts et je griffe un peu ses pectoraux. Il s'assoit sur le bord du lit et ses deux mains se plaquent sur mes fesses pour me rapprocher de lui. Je me retrouve debout entre ses jambes, suffocante, frémissante alors que ses mains passent sans relâche sur mes fesses et ma taille et que son visage s'enfouit dans ma poitrine.
-Pourquoi tu as encore tes fringues ? Demande-t-il d'une voix rauque en soulevant mon top. Je m'accroche à ses cheveux quand il mord ma hanche. Je balance mon haut à la hâte à travers la pièce, ne me souciant pas de l'endroit où il atterrit. Edward ne fait aucune remarque sur la présence de mon soutien-gorge puisque je le dégrafe rapidement. Ses lèvres emprisonnent immédiatement une de mes pointes et l'aspirent fortement. Je m'entends jurer, mais je n'y fais pas attention parce que j'essaie juste de tenir sur mes jambes tremblantes. Les doigts d'Edward déboutonnent mon jean et il glisse contre mes jambes, mon shorty disparaît dans le même temps.
-Mets-toi à genoux Bella, ordonne-t-il d'une voix hachée par l'excitation. J'obéis parce que je ne sais pas vraiment quoi faire d'autre. Il repousse mes cheveux sur mes épaules et les rassemble en une seule poignée qu'il tient fermement à la base de ma nuque. De sa main libre, il libère son sexe érigé d'une manière impressionnante. J'ai déjà la bouche humide et ouverte quand il guide ma tête entre ses jambes.
-Oh ouais bébé, vas-y ! Lâche-t-il en balançant sa tête en arrière et Dieu qu'il est beau avec ses muscles contractés, sa gorge offerte et sa main crispée sur moi. Son sexe est doux et chaud sur ma langue et j'aime terriblement le gout de sa peau. Je l'embrasse, le lèche, le déguste avec beaucoup de plaisir parce que ça fait trembler ses jambes et des petits spasmes de plaisir font tressauter son corps. C'est moi qui les provoque, à chaque succion, chaque fois que son gland se moule entre mon palais et ma langue. Il est fait sur mesure pour ma bouche, il est délicieux.
-Plus vite Isabella, plus fort ! Pleurniche-t-il en tirant et poussant sur mes cheveux. « Putain » et « merde » sont les autres mots qui viennent le plus souvent dans sa bouche et j'exulte de le faire perdre les pédales. Trois fois sa queue épaisse heurte le fond de ma gorge et c'est là qu'il commence à se tordre et à palpiter fortement. Je caresse alors sa base et ses deux bijoux bien fermes qui roulent sous mes petits doigts.
-Je vais venir Bella ! Couine-t-il en serrant ses doigts dans mes cheveux. Je m'accroche à sa hanche et je l'avale le plus loin que je peux en enserrant sa base. Il se crispe subitement et je sens sa chaleur jaillir sur ma langue. Je laisse son goût et son odeur saturer mon cerveau. Un concentré pur de lui, de son plaisir, de sa perte de contrôle pour moi et seulement moi.
-Bella ! Putain, ta bouche… merveilleuse ! J'embrasse sa longueur en souriant, le laissant reprendre son souffle. Il caresse ma tête avec douceur pendant un petit moment. Je sens son sang pulser dans son artère fémorale que je caresse du bout des doigts sous le V de sa ceinture abdominale. Son rythme cardiaque ralentit petit à petit, simultanément avec sa respiration et quand son organisme semble avoir repris une course plus modérée, il se redresse enfin. Ses yeux sont doux et profonds, tendres. Ses bras glissent de chaque côté de mon corps et il me ramène sur lui, me décollant de la moquette sans le moindre effort.
-Qu'est-ce que tu veux chérie ? Demande-t-il en caressant ma taille. C'est étonnant de le voir du dessus, en position inférieure et je n'aime pas vraiment ça en fait, il a l'air terriblement jeune ainsi. Je roule sur le côté.
-Toi ! Je me tortille jusqu'à me retrouver collée contre lui. Il ouvre son bras et le passe sous mes épaules pour me ramener encore plus près. Il embrasse mon front et d'une voix basse il m'explique :
-D'accord, alors tu vas te lever, prendre un préservatif dans la table de nuit et tu vas gentiment remettre tes chaussures.
-Mes chaussures ?
-Oui, seulement tes chaussures. Fais ce que je te dis, d'accord ?
Je m'exécute sans réfléchir. J'ouvre son tiroir et récupère une protection puis je glisse le bout de mes pieds dans mes escarpins. Le temps que les chaussures soient bien enfilées, je me retrouve plaquée contre le mur, les jambes bien écartées.
-Capote ! Demande Edward en appuyant sur mes épaules avec son avant-bras. J'ai les deux mains collée contre la cloison et si je n'étais pas nue, on pourrait croire que je suis en train de subir une fouille au corps par un agent de police.
-Ma bite devrait toujours porter ton rouge à lèvre rit-t-il dans mon oreille. Alors chérie, tu me veux moi, c'est ça ?
Les doigts d'Edward glissent entre mes fesses pour trouver mon entrée inondée. Je frissonne quand ses longs doigts doux caressent mes plis, me rendant encore plus humide si c'est possible. Il ne dit rien de plus, j'entends juste son souffle se bloquer quand il entre doucement en moi, reculant et avançant dans un rythme lent pendant que ses doigts humides de mon plaisir migrent un peu plus haut, pour taquiner mon autre entrée.
Je laisse les frissons envahir mon corps et j'arrête de réfléchir, je ne suis plus que sensations, celles des hanches d'Edward qui impriment un rythme langoureux en moi, ses doigts perdus entre mes fesses. C'est absolument pervers et il doit vraiment y avoir quelque chose qui cloche chez moi parce que j'aime vraiment ça et pire, j'en voudrais plus.
-Dis-moi si je te fais mal, chuchote-t-il en enfonçant un doigt, j'exulte sous la sensation de chaleur que ça diffuse en moi. Tout mon corps se réchauffe et je pense que c'est l'adrénaline qui provoque ça. J'inspire par le nez un grand coup et je lui tends davantage mon cul. Je le sens sourire contre mon épaule.
-Tu es une petite vicieuse Isabella, se moque-t-il en mordant ma peau. Sa main libre frappe mon cul et je serre les dents pour ne pas crier de plaisir.
-Il ne faut pas que tu viennes bébé, retiens-toi !
Comme si j'en étais capable ! Je n'ai aucun contrôle là-dessus, la zone qu'il stimule dans cette position provoque une éruption en moi et son doigt qui continue de m'élargir douloureusement est le seul rempart contre le tsunami qui gronde au fond de moi. Je me concentre sur le toucher déplacé autant que je le peux mais au bout d'un moment je dois être suffisamment détendue parce que je ne le sens presque plus. Et c'est ce moment précis qu'il choisit de ralentir l'allure.
-Si j'avais du lubrifiant tu en prendrais plus ?
Je hoche la tête avec vigueur, je prendrais n'importe quoi venant de lui, même si ça doit faire mal, même si j'ai l'air dépravée. Il grogne dans mon oreille en saisissant mes hanches. Je vais à sa rencontre brusquement, cherchant la délivrance qu'il ne semble visiblement pas prêt à me donner.
-Prochaine fois chérie, je te promets. Il a plus craché que parlé et j'aime quand il commence à perdre le contrôle.
-Plus Edward ! Plus ! Je gémis de frustration mes ongles n'ont aucune prise sur le mur, j'ai l'impression que je vais tomber. Comme s'il lisait dans mes pensées ses mains recouvrent les miennes, nos doigts s'accrochent et il balance les derniers coups de hanches libérateurs en butant durement en moi.
-Putain Bella t'es trop bouillante mon cœur. Martèle-t-il d'une voix dure en me pilonnant sans pitié, comme s'il était en colère mais je sais que ça n'a rien à voir avec ça, c'est le plaisir qui le rend aussi sombre et bestial.
-Est-ce que tu sais à quel point je suis dur pour toi tout le temps ? Tes petits tailleurs me rendent cinglé, je pense à te baiser toute la journée, tu m'as manqué, dieu que tu m'as manqué ! Putain… !
Ses dernières palpitations prolongent mon plaisir, mon corps tremble le long du sien quand il s'arrête enfin, me laissant à bout de souffle et en sueur. Ses lèvres caressent mon épaule et ma nuque. Mes doigts, crispés sur les siens, arrivent à se décrocher et je prends conscience des fourmillements dans mes bras.
-C'était délicieux, souffle Edward en glissant délicatement hors de moi. Il ne lui faut qu'une seconde pour se débarrasser du préservatif et enfiler son caleçon. Il enroule ensuite son bras autour de mon ventre et m'attire vers le lit. Il m'ouvre les couvertures et m'aide à me glisser en dessous après avoir délicatement enlevé mes chaussures. Il m'offre un baiser profond, langoureux, qui a un goût de luxure mentholé.
-Ne bouge pas, souffle-t-il en me relâchant. Je n'ai pas la force d'esquisser un geste de toute façon. Quand il quitte la pièce, je m'enfonce un peu plus dans les oreillers moelleux me délectant de leur odeur. Je crois même que je gémis en prenant un shoot de son parfum entre les draps. Où est passé la mère de famille, chef d'entreprise, responsable et propre sur elle ? Elle est en train de se rouler dans les draps sales d'un gamin avec qui elle vient de furieusement s'envoyer en l'air à huit heures du matin. Sérieusement délirant, mais tellement vivifiant, j'emmerde définitivement ma conscience, je me sens bien.
Je ne sais pas si une minute passe ou dix ou trois cents ans mais un sourire étire mes lèvres quand sa voix me parvient un peu plus tard et que le matelas s'enfonce à côté de moi.
-Tu dors chérie ? La pulpe de ses doigts qui courent contre ma joue me fait frissonner. Je me pelotonne un peu plus dans son lit.
-Viens près de moi, s'il te plaît. Je l'entends ricaner et j'ouvre un œil pour voir ce qui l'amuse. Un large plateau a envahit la place qu'il devrait occuper. Je découvre une tasse de café, du jus d'orange et Les pâtisseries.
-Oh c'est trop mignon ! M'écrie-je ahurie et émue.
-Mignon est mon deuxième prénom, sourit-il en remontant l'oreiller dans mon dos alors que je me redresse. J'ignore le sarcasme dans sa voix, mignon n'est pas le meilleur qualificatif pour Edward mais son attention est vraiment adorable.
-Je crois que c'est une première, jamais on ne m'a amené le petit déjeuner au lit.
-Tu as fréquenté trop de tocards ! Tiens ma belle. Il me tend la tasse, j'ai mis de l'eau chaude et du sucre, comme tu aimes.
-As-tu un défaut Edward ?
Il semble réfléchir une seconde en regardant en l'air.
-Non, tranche-t-il en secouant la tête.
-Je suis sure que tu en as, je trouverai.
-Tu vas chercher un moment, m'assure-t-il, à part peut-être ma cleptomanie des culottes.
-J'avais mis un shorty pour éviter de te tenter ! J'avale une gorgée de café, délicieux, il coule dans mon ventre comme de la potion magique, régénératrice.
-Échec complet, sourit-il, il est déjà au coffre ! Je jette un coup d'œil au sol et tous mes vêtements ont disparus. Edward me désigne la chaise près du bureau dans l'angle de la pièce. Je devine mon shorty sur le dessus d'une pile bien nette.
-Tu as plié mes habits ? Je demande incrédule en regardant mes affaires proprement rangées
-Ce n'est pas ton genre de porter des vêtements froissés. A quelle heure dois-tu t'en aller ?
-Comme tu veux ! Jasper et Alice sont partis à une exposition à Los Angeles, ils rentreront tard ce soir. J'avais envisagé d'aller faire les boutiques pour Jasper mais si tu as du temps de libre je peux reporter !
-Ça signifie que je peux t'avoir toute la journée pour moi ?
Je secoue la tête de haut en bas en souriant niaisement face à ses pupilles pétillantes.
-Demain tu ne peux plus marcher Isabella !
-Prétentieux ! Ris-je devant son air provocateur.
-Naïve ! Sourit-il en tapotant le bout de mon nez avec son doigt. Il reporte son attention sur le plateau et la petite assiette de pâtisseries. Il semble hésiter une seconde avant d'arrêter son choix sur un beignet aux pommes.
Je le regarde engloutir le gâteau en buvant tranquillement mon café. Ce qui serait naïf de ma part ça serait de croire que ça pourrait être tous les week-ends comme ça. Or, je sais que ce n'est qu'une passade, un moment suspendu en dehors de la réalité. Edward est mon péché, mon secret et tôt ou tard, il devra disparaître mais en attendant je me délecte d'un muffin aux myrtilles en détaillant avec plaisir les muscles de sa mâchoire qui roulent à l'angle de ses joues quand il mastique. C'est trop sexy ! Je me penche en avant, veillant à ne pas trop remuer le plateau entre nous et je dépose un long bisou juste là où le muscle se gonfle, sur le bas de sa joue.
-Tu colles, sourit-il en tournant son visage vers moi.
-Désolée, dis-je tout bas en baissant la tête, ma première prise d'initiative se solde par une légère humiliation.
-Laisse-moi arranger ça, souffle-t-il sur mes lèvres et avant que je n'aie pu dire quoi que ce soit sa langue vient caresser mes lèvres, délicieusement. Mes paupières se ferment sous la douceur et un long soupir s'échappe.
-C'est toujours meilleur sur toi, chuchote-t-il et je rouvre mes yeux pour le regarder se lécher les lèvres. Quel beau parleur, il fait frissonner mon cœur avec ses adorables paroles et ses gestes attentionnés.
-Tu es vraiment un charmeur, Edward. Dis-je en riant un peu. Il m'offre un sourire en coin, l'air de dire qu'il n'y peut rien et je finis mon café en gloussant. Quand je repose ma tasse sur le plateau, il l'enlève du lit pour le poser au sol, habilement, à bout de bras. Je ne peux pas retenir ma main de passer sur son triceps saillant. Je finis même par resserrer ma prise dessus et le tire vers moi. Il se laisse tomber en arrière et sa tête se pose sur mon ventre. Je caresse ses cheveux et son visage, il a l'air d'apprécier, ses paupières s'abaissent doucement tandis qu'un petit sourire de bien-être s'inscrit sur son visage serein.
Je ne sais pas combien de temps on reste là, lui sur moi, moi le touchant, mais ça pourrait être des heures que ça ne me dérangerait pas. Je pense être incapable de me lasser des traits de son visage et de la douceur de sa peau qui file sous mes doigts, Adonis en chair et en os.
-Il faudrait qu'on bosse, murmure Edward au bout d'un petit moment. Est-ce que tu veux prendre une douche ?
-J'aimerais bien oui ! Dis-je tout de suite, rageant contre moi-même de ne pas avoir pris un petit nécessaire de toilette. Edward se lève mollement et secoue la tête en frottant ses cheveux, comme pour se remettre les idées en place ou se réveiller.
-Je te sors une serviette ! Je regarde son corps traverser la pièce, je suis complètement mais complètement raide dingue de sa plastique ! Ça frise la démence mais je m'en moque ! Je suis déjà bonne pour l'enfer alors profitons du temps qu'il reste avant la damnation, il sera toujours temps de faire des bonnes actions plus tard !
