25 - Agression
Attention, ce texte contient des scènes pouvant choquer la sensibilité des plus jeunes !
Oscar ouvrit les yeux et, surprise, vit André assommé à ses pieds. Elle n'eut pas le temps de réagir que Jacques la jeta contre le mur. Enserrant ses poignets dans son dos d'une seule main, il se colla à elle. Elle essaya de se dégager mais ce rustre était diablement fort, et costaud, et grand, et large.
- Que me voulez-vous faquin ? fulmina-t-elle. Lâchez-moi ! Et gardez vos distances !
- Du calme la belle...
- André, André, s'inquiéta-t-elle en voyant une larme de sang couler vers son oeil aveugle.
- T'inquiète pas pour ton mignon. J'l'ai pas tué, j'lui ai juste offert une bonne petite sieste.
- Lâchez-moi immédiatement ! cria-t-elle, hors d'elle. Il faut que je m'occupe d'André. Vous êtes une brute !
- Ooooh... Parce que tu veux qu'il soit conscient pendant qu'on prendra du bon temps ? T'es une sacrée coquine toi ! répondit l'homme avec un rire gras et un regard brillant.
Interdite, Oscar le regarda. Toute à son inquiétude pour André, elle venait seulement de comprendre les intentions de Jacques. Elle pâlit affreusement, ses yeux s'agrandirent d'angoisse, et elle sentit son coeur battre la chamade.
- Nooonnnn, parvint-elle à articuler.
- Oh mais si ma belle. J'vais t'montrer c'que sait faire un homme. J'suis sûr que ça t'plaira...
- Nooonnnnn...
- Tu m'as bien excité avec ton mignon tout à l'heure, à vous embrasser à pleine bouche.
Jacques voulut l'embrasser de force. Oscar avait envie de vomir. Elle réussit à lui mordre férocement la lèvre. Avec un cri de rage, il parvint à se dégager. mais ne relâcha pas sa prise. Le goût du sang de son agresseur redonna courage à la jeune femme...
- Sale petite garce ! J'vais bien m'amuser avec toi !
- Rien du tout ! Lâchez-moi ! Je vous passerai au fil de mon épée !
- Hé hé ! Tu vas voir l'épée que j'ai pour toi...
De sa main libre, il arracha la chemise en coton d'Oscar. Elle cria. Des larmes d'angoisse et de colère piquèrent ses yeux.
"Ne pleure pas... Plus il te sentira fragile plus il en profitera. Donne le temps à André de revenir à lui. André !"
Mais le jeune homme était toujours inerte dans la ruelle sombre. Elle prit peur !
Tandis qu'elle luttait contre une panique envahissante, l'homme contemplait en souriant ses trésors dévoilés : une peau blanche comme de la porcelaine, une poitrine petite et ferme. Il mordit plus qu'il n'embrassa son cou et empauma un sein. Elle se tordit encore plus sous ce contact qui la répugnait. Mais il la maintenait contre le mur de tout son poids. Avec un grognement de plaisir, il lécha et embrassa la poitrine, tandis que sa main s'attaquait à la culotte.
- Non ! cria-t-elle au bord du désespoir. Pas ça !
- Oh ! se moqua-t-il avec un rire gras. Tu voulais p't être rester vierge pour ton mariage... Ou plutôt pour ton mignon... Ben tant pis pour lui, y s'ra deuxième !
- Nonnn ! André ! Andréééééééé
Comme s'il avait entendu l'appel au secours d'Oscar, il commença à revenir à lui. Il bougea en gémissant, ouvrit des paupières encore très lourdes.
"Que s'est-il passé ? Oscar ! Oscar ! Oh mon dieu !"
Malgré l'obscurité, il vit tout de suite la jeune femme aux prises avec Jacques.
