Hello ! Me voilà de retour !

Un peu en retard, je sais. Mais ce WE, je n'étais pas en France ! J'était à Londres, plus précisément à une heure et demie de là. J'étais aux Studio Harry Potter !

C'était vraiment magique ! Rentrée hier, je n'ai pas pu écrire avant ! :)

J'espère que vous me pardonnerez, autant que j'espère que vous aimerez ce nouveau chapitre de ma fiction !

Disclaimer : Tout est à JKR sauf mes personnages originaux et l'intrigue !

So, enjoy it and excuse me again !


Chapitre 25

Enora ouvrit les yeux, arrêta d'un coup de baguette son réveil et sortit de son lit en souriant. Toute la nuit, les rêves s'étaient présentés à elles. Tous étaient pleins de joie et de rires. Ce fut pour cette raison que, juste vêtue de son pyjama de couleur violette, elle descendit dans la cuisine du Terrier en sautillant. En la voyant se comporter ainsi, Molly et Ginny sourirent, tandis que George eut un mouvement de recul. Comme tous les Weasley mâles (mis à part Percy, l'exception qui confirme la règle), il avait beaucoup de mal à se réveiller le matin, surtout lorsque des cauchemars avaient peuplé sa nuit. C'était le cas ce jour-là. D'autant que sorti de son contexte, la dernière hantise nocturne en date pouvait se transformer en un sketch comique. Le rouquin avait en effet rêvé qu'un lapin géant de couleur mauve et à la tête orange sautait à pied joint sur le toit de sa fière maison biscornue. Le seul bémol était que tout le monde se trouvait à l'intérieur, mis à part George, enchaîné et plaqué au sol. Alors, évidemment, lorsqu'il vit Enora faisant des petits bonds joyeux sur place avec ses cheveux roux et ses habits violets à travers ses yeux entrouverts et encore plein de sommeil, le jeune homme ne réfléchit pas une seconde.

- A terre, lapin diabolique !, hurla-t-il en pointant du doigt son amie, dont le sentiment oscillait entre le rire et la consternation. Met donc tes pieds bien en évidence pour que tu ne les utilises plus pour détruire ma maison.

Voyant que son « lapin diabolique » n'obéissait pas à ses instructions pourtant très claires et précises à cette heure du matin, le roux sembla s'enfoncer dans une colère encore plus profonde. De leur côté, Molly et Ginny ne savaient pas trop si elles devaient réagir ou si elles devaient laisser couler, sachant parfaitement que plus George s'agitait, plus il se réveillerait, plus il se rendrait compte de ce qu'il était en train de faire. Soudain, ce dernier sembla fixer quelque chose sur la table de la cuisine. Il regarda alternativement Enora, de plus en plus consternée et intriguée par son comportement qui dépassait toutes les limites de ses blagues habituelles, et ce « quelque chose ». Il bondit subitement sur le côté et attrapa ce sur quoi il lorgnait.

- Tu fais moins le malin maintenant que je suis détaché et que je peux t'attaquer, hein ?, argua-t-il en brandissant l'objet. Expelliarmus !

D'un tour expert du poignet, il pointa la carotte sur son amie. La carotte, oui. Bien évidemment, rien ne se produisit. Derrière elle, Enora entendait les gloussements de Ginny qui n'avait pu se retenir après le sort que son frère avait lancé avec son légume. La jeune fille aux cheveux bouclés secoua la tête, en réprimant un sourire, et chercha dans sa mémoire quelque chose qui pourrait les aider, elle ainsi que George.

- Aguamenti, prononça-t-elle juste, sans élever la voix.

Un jet d'eau apparut au bout de sa baguette, qu'elle avait prise avec elle en se levant (elle ne s'en séparait que rarement depuis qu'elle l'avait achetée chez Ollivander, se sentant particulièrement en sécurité et indépendante avec). Celui-ci se définit fin, mais puissant et se dirigea droit vers la figure déterminée de son ami. Il hurla de surprise (surtout stupéfait de voir que les lapins géants violet et orange savaient faire de la magie), avala un peu d'eau et se réveilla finalement tout à fait. Enora arrêta donc sa gerbe aquatique et fit un simple sourire d'excuse au fils de son hôte et, accessoirement, son associé. Ce dernier se rendit compte de ses gestes, de sa position et aussi, malheureusement pour sa fierté, de ce qu'il tenait dans la main, pointé vers son amie au pyjama violet. Pour ne rien arranger, Ginny ne se contenait plus et riait aux éclats, Molly l'accompagnait voyant que toute querelle était écartée, et Ron, Hermione et Harry venaient de pénétrer dans la pièce et ne cachaient en rien leur hilarité face à la situation. George dut supporter tout cela quelques instants, en étant trempé, avant d'avoir le courage de déposer sa carotte-baguette magique et de monter dans sa chambre pour se changer.

Ce fut seulement dix minutes plus tard que les rires ont fini par se tarir. Personne n'osa recommencer lorsque George redescendit finalement. En effet, tous pouvaient observer son expression impénétrable, qui n'accepterait aucune remarque de leur part, bien qu'il sache pertinemment qu'ils en mourraient tous d'envie. Après tout, c'était peut-être un juste retour des choses avec toutes les blagues qu'il avait faites en compagnie de son frère jumeau.

Le petit-déjeuner terminé sans aucun (ou presque) éclat de rire ou autre type de gloussement intempestif, Enora alla se préparer pour aller au magasin de son ami. Qui était aussi le sien, depuis qu'ils s'étaient associés. Elle n'en revenait toujours pas... Elle enfila un pantalon, un grand et vieux t-shirt que lui avait prêté Ron et une paire de chaussures confortables. La jeune fille fit la moue quand elle se regarda dans la glace, tout particulièrement consciente que la façon dont elle était habillée n'avait rien de glamour. Cela lui serait bien plus facile de travailler dans cette tenue que dans autre chose qui craindrait les taches. La rousse descendit finalement dans le salon pour y rejoindre George qui l'attendait patiemment, sans faire de bruit, comme pour essayer d'effacer des mémoires des habitants du Terrier ce qui s'était produit quelques instants auparavant. L'Elfe avait bien compris que son ami avait envie d'échapper aux incessants regards moqueurs que lui lançaient son frère et sa sœur. Ce fut d'autant plus flagrant qu'il se leva plus vite que jamais lorsqu'il l'aperçut derrière lui et qu'il faillit en tomber. Ce nouveau geste malheureux lui valut une autre crise de gloussements. D'un pas aussi rageur que gêné, George finit par prendre le bras d'Enora pour l'emmener vers la porte du Terrier. Il avait ce jour-là décidé de se rendre à sa boutique en transplanant, de manière à éviter les regards des passants, comme s'ils étaient tous au courant de ce qui s'était passé dans la maison biscornue. La rousse songea que son ami avait pris les moqueries bien plus mal que ce qui avait semblé à tout le monde. D'autant plus qu'il n'avait pas voulu expliquer les causes de son « attaque à la carotte ». Tandis qu'il lui attrapait la main pour transplaner, la jeune fille se promit d'essayer de lui tirer les vers du nez. De son côté, elle était bien heureuse de transplaner, car, même si elle ne l'aurait reconnu pour rien au monde, elle était coquette et sortir habiller comme un sac n'était particulièrement ce qu'elle préférait. Elle était donc contente que personne ne la voie.

Ils atterrir tout de suite dans l'arrière-boutique. Elle sourit devant l'atelier plein de prototypes encore en test, ainsi qu'en lorgnant sur les innombrables produits qui se trouvaient rangés là. Sans vraiment se concerter, les deux amis se mirent à ranger les marchandises dans les étagères, où il y en avait déjà à profusion. Etant donné qu'Enora ne connaissait pas très bien les emplacements de chacun, le rouquin plaçait les premiers, ainsi que les cartons pour qu'ils n'aient pas à faire d'allers-retours. De son côté, elle plaçait les produits selon les instructions de son ami. Alors que George traversait de part en part le magasin, la rousse observait les décorations. Comme à chaque fois qu'elle entrait dans une boutique sorcière, et surtout dans celle de son ami, ou plutôt, la leur, elle ne pouvait s'empêcher de rester ébahie, tant tout lui semblait beau et irréel. Les couleurs chaudes et vives mettaient de la joie dans les cœurs. Plus le temps avançait, plus de petits mécanismes étaient mis en place par le propriétaire : des oiseaux en bonbons de toutes les couleurs voletaient un peu partout, des petits bonhommes en papiers chantonnaient sur le rebord des fenêtres, des publicités pour divers produits de la boutique s'allumaient et irradiaient au plafond. Enora souriait et pensait aussi au gens qui passaient sur le Chemin de Traverse. Ces derniers devaient entrapercevoir les lumières sans savoir de quoi il en retournait, mais devaient espérer que le magasin rouvre vite ses portes au public.

Vers une heure de l'après-midi, on toqua à la porte de derrière. La rousse jeta un coup d'œil interrogateur à George qui lui sourit. Cette entrée n'était connue et visible que par peu de personnes : sa famille et ses amis proches. Aussi, le rouquin ne s'inquiéta pas.

En effet, comme il l'avait prévu, il découvrit dans l'embrasure de la porte une Molly un peu inquiète, mais tout sourire. Elle claqua la bise à son fils (un peu forcé, mais seulement par esprit de contradiction) et étreignit de sa poigne de fer la fille de Severus. Elle leva un panier de pique-nique qu'elle portait dans la main et qui avait cogné le dos de la jeune fille.

- Comme je ne vous aie pas vus ce midi à la maison, je me suis dit que vous ne vous seriez pas arrêtés pour manger un morceau. Or, vous savez parfaitement bien que c'est important de bien manger à votre âge, surtout toi Enora... Tu es encore toute maigrelette ! Il faut te requinquer ! Alors, je vous ai apporté de quoi déjeuner.

Tandis qu'elle parlait, la matriarche de la famille Weasley avait débarrassé une bonne partie de l'établi de son fils et y avait installé deux assiettes, deux verres et des couverts. Elle avait ensuite sorti de son panier un plat de blancs de poulet avec de la sauce, de la salade, une bouteille de jus de citrouille, des petits pois, des haricots à la sauce tomate et de la tarte à la mélasse. A chaque nouveau contenant, Enora se demandait un peu plus comment tout cela avait bien pu tenir dans un si petit panier de pique-nique. Puis, la réponse émergea de son esprit : un sort d'extension. La rousse sourit devant tant de victuailles et fit un clin d'œil à George. Ils avaient tous les deux cette complicité particulière lorsqu'ils voyaient les quantités de nourriture que Molly s'entêtait à essayer de faire avaler à tous ses enfants, adoptifs ou non. C'était même souvent plus prononcé pour ceux d'entre eux qui n'étaient pas les siens. Sans rechigner, les deux jeunes gens se mirent à table et commencèrent à grignoter. C'était le seul moyen de faire partir la mère de famille. En effet, elle les contempla quelques instants avant de se juger satisfaite et disparut par la même porte par laquelle elle était entrée. Il fallait tout de même lui reconnaître quelque chose à la femme d'Arthur : elle était vraiment une très bonne cuisinière. Ainsi George et Enora ne se firent pas prier pour considérablement entamer les victuailles apportées par la femme rousse et boire tout le jus de citrouille. Durant le repas, le rouquin daigna expliquer ce qui s'était passé le matin même. Son amie ne se retint même pas de rire et écouta sérieusement ce qu'il lui disait. Elle était heureuse qu'il lui fasse des confidences.

La panse bien remplie, ils reprirent leur travail. Dans les environs de seize heures, le gérant considéra qu'ils avaient suffisamment travaillé et il s'en trouva satisfait. Il ajouta sa touche finale à la devanture de la boutique, chose qu'il ne voulut pas révéler à Enora. Cette dernière bouda quelques secondes, jusqu'à ce que le jeune homme la fasse éclater de rire en faisant exploser une de ses inventions. Ce fut lui qui se renfrogna, pour finalement suivre son amie et s'esclaffer à son tour de sa bêtise. Leur fou rire tarit, ils commencèrent à discuter des avantages certains que leur procuraient les rapides brevets et autorisations à la vente données par le Ministère de la Magie. Enora savait très bien que le rouquin en profitait un maximum dans un intérêt parfaitement commercial, mais il avait une conscience qui lui dictait de ne plus continuer ainsi. Ce fut pourquoi il annonça solennellement à son associée la prochaine réouverture de la boutique, tandis qu'elle finissait son verre de jus de citrouille.

- Quoi ?, s'étouffa la rousse. Quand ?

George lui sourit de toutes ses dents.

- La semaine prochaine.

- Vraiment ? T'es vraiment vraiment sérieux ?

Le jeune homme hocha du bonnet.

- Donc dans quatre jours..., souffla Enora. Dans quatre jours, tu vas rouvrir...

- On !

- Pardon ?

- Bien oui ! Nous sommes associés, n'oublie pas ! Donc il faut dire : on va rouvrir.

La demi-Elfe se mit à sourire.

- C'est vrai... Tu as raison... On va ouvrir... On va ouvrir !, s'écria-t-elle finalement.

Alors que la jeune fille s'extasiait, le fils de Molly prit un parchemin et trempa sa plume dans un encrier spécial. Quelques secondes plus tard, la feuille se transforma en une grande affiche de la taille de la porte d'entrée principale du magasin. Dessus, en lettres rouge et or, toutes flamboyantes, était noté un petit texte particulièrement accrocheur :

« Weasley & Rogue, nouvellement associés, vous annonce officiellement la réouverture de leur magasin dans quatre jours, ce lundi : Farces pour sorciers facétieux. Pour cette journée spéciale, seront disséminés à travers tous les étalages, tous les rayons et tous les produits des bons. Ces derniers permettront à ceux qui les trouveront de participer à la conception d'un nouveau produit, qu'ils auront inventé. Seulement cinq personnes auront cette chance de découvrir l'envers du décor en notre compagnie.

Alors, à très vite dans les rayonnages de Farces pour sorciers facétieux ! »

Enora approuva et il la chargea d'aller l'installer dans le panneau d'affichage sur le côté du magasin. Pendant ce temps, George rédigea une courte lettre pour le Ministre de la Magie, l'informant de sa décision, ainsi que de sa réclame sur les bons à trouver. Puis, il en écrivit une un peu plus longue qu'il envoya par courrier à la Gazette du Sorcier. Il en fit parvenir une copie à Luna Lovegood, qui avait repris la direction du journal le Chicaneur. Au moment même où le troisième hibou s'envolait, Enora revenait vers l'arrière-boutique après avoir réussi à s'enfuir face à la foule de passants qui l'avait vue avec l'affiche de la réouverture. Ils l'avaient harcelée de questions. Le rouquin eut un sourire désolé devant sa tenue totalement défaite. L'instant d'après un bruit alerta les deux amis. Ils se tournèrent vers sa source, espérant que ce n'était pas un badaud qui avait réussi à entrer. Ils découvrirent alors un Bitsy totalement affolé.

- Monsieur George ! Vous voilà enfin ! Je vous cher... Oh ! Mademoiselle Enora !, s'exclama l'Elfe de Maison en s'inclinant. Je ne savais pas que vous étiez avec monsieur George... Il faut absolument que vous veniez monsieur George !, reprit finalement la petite créature, passant du coq à l'âne.

- Mais que se passe-t-il Bitsy ?, demanda la jeune fille, que l'affolement du serviteur des Malefoy avait contribué à rendre tout aussi hystérique.

En effet, elle priait Merlin que rien de grave ne soit arrivé à Drago.

- Euh... Hum... Tout va bien mademoiselle Enora, commença-t-il, un peu gêné. Puis-je me permettre de vous entretenir un instant, monsieur George ?

- Bien sûr, répondit ledit monsieur que le sérieux du moment avait retenu de dire une bêtise sur la façon de parler de Bitsy.

Il l'entraîna dans un coin de la boutique en surveillant du coin de l'œil qu'Enora ne vienne pas fouiner. Le frère de Ronald se doutait en effet que si le serviteur de Drago voulait lui parler en privé, c'était pour une bonne raison, d'autant que celui-ci savait pertinemment que la rousse était la meilleure amie de son maître. Il en déduisit donc que cela avait probablement un rapport avec le projet secret du blond.

- Dis-moi tout, demanda simplement George.

Bitsy hocha la tête. Voir le jeune homme semblait l'avoir un tant soit peu calmé, comme s'il était content de pouvoir déléguer les responsabilités.

- Hum... Maître Drago semble avoir des problèmes...

Tout de suite, le rouquin sentit son cœur s'emballer. Pour lui, associer son ami serpentard à des problèmes voulait systématiquement dire Mangemort. Le propriétaire de la boutique comprenait d'autant plus que Bitsy ait voulu éloigner Enora de la conversation. Pourtant, à sa connaissance, la majorité de ceux qui aurait pu s'en prendre à lui avaient été emprisonnés à Azkaban. Impossible pour eux d'agir...

- Quel type de problèmes ?, interrogea-t-il en s'efforçant de rester calme.

- C'est à propos de son projet secret..., avoua finalement le petit être.

Les épaules de George se relâchèrent sensiblement. Il souffla un grand coup, heureux que ce ne soit « que » ça.

- C'est-à-dire ?

- Eh bien, maître Drago a décidé d'entamer des travaux dans la chambre de maîtresse Narcissa. Mais cela semble le mettre dans tous ses états... Cela fait trois heures qu'il est assis sur le lit de maîtresse Narcissa et qu'il répète comme une litanie « Pourquoi ? ». Bitsy a donc voulu essayer de faire quelque chose, mais maître Drago s'est mis en colère, comme son p... Ah non ! Bitsy ne doit pas dire des choses désobligeantes sur les Malefoy, même si... Non, Bitsy ne doit rien dire de déshonorant !

L'Elfe de Maison se mit à chercher quelque chose du regard, mais George avait très vite compris ce qu'il tentait de faire.

- Hop hop hop !, s'écria le rouquin en attrapant la créature par le bras et en le plaquant contre lui. Qu'est-ce que tu comptais faire ? Te frapper pour avoir dit des méchancetés sur Lucius Malefoy ?, demanda-t-il en crachant le dernier nom. Dorénavant, c'est Drago ton maître. Et ce maître-là a renié son père de la lignée des Malefoy. Ce n'est donc plus ton maître ! Tu ne lui dois rien !

Au fur et à mesure qu'il parlait, Bitsy se débattait de moins en moins. Il comprenait ce qu'était en train de lui expliquer George. Lorsque celui-ci fut sûr qu'il ne se flagellerait pas, il le laissa glisser sur le sol. Il jeta un regard penaud sur l'ami de son maître.

- Bien... Je vois que tu as compris. Hum... Je pense comprendre ce qui est en train de se passer dans sa tête. Mais je pense aussi qu'Enora peut être nécessaire pour le remettre sur pied. Je lui propose de venir avec moi et je te suis.

- Je pense qu'il serait mieux que je vous fasse transplaner. Ainsi nous pourrons arriver directement dans la chambre de maîtresse Narcissa.

Le roux hocha la tête. Il se dirigea finalement vers l'arrière-boutique, suivi par Bitsy. Ils découvrirent une Enora-boule-de-nerfs. Elle tournait en rond autour de la table sur laquelle ils avaient déjeuné. George sourit en pensant que Drago et elle se ressemblaient plus qu'ils ne semblaient le croire. Dès qu'elle remarqua leur présence, elle tourna toute leur attention vers eux, ce qui mit l'Elfe de Maison plutôt mal à l'aise.

- Ecoute Enora... En fait, tout ne va pas si bien que ce qu'on t'a dit.

La rousse grinça des dents en fusillant du regard le pauvre Bitsy pour lui avoir menti. Même son associé déglutit difficilement devant sa hargne. Elle l'aimait vraiment beaucoup le petit Serpentard. Ce serait donc vraiment facile de les rassembler.

- C'est Drago, c'est ça ?

Personne n'osa lui mentir tant l'inquiétude prenait de place dans son ton.

- Oui... Il fait apparemment une fixation sur sa mère...

La jeune fille sembla tout de suite comprendre de quoi il en retournait.

- Ah... Encore cette obsession sur le mariage de sa mère avec cet ignoble Lucius.

Elle frissonna en prononçant son nom.

- Je dois aller le voir..., murmura-t-elle finalement.

- Il est au Manoir.

Enora redressa subitement la tête pour fixer George droit dans les yeux. Ce dernier sursauta : ils étaient plein d'une peur presque animale.

- Au Manoir Malefoy ?, demanda-t-elle d'une toute petite voix.

Bitsy confirma.

- Je... Je...

Elle hésitait. Son meilleur ami, celui avec qui elle avait grandi avait besoin de son aide. Elle savait pertinemment qu'elle faisait partie des personnes en qui il avait le plus confiance et qu'elle pouvait l'aider, parce qu'ils avaient été tous les deux dans la même galère il n'y avait pas si longtemps de ça. Mais aller dans l'endroit où elle avait été persécutée et enfermée pendant de si longues années... C'était au-dessus de ses forces. Enora ne savait pas si elle pourrait y retourner un jour, et ce, malgré l'importance qu'avait cette bâtisse aux yeux de son meilleur ami. Elle jeta un coup d'œil sur son associé. Il attendait avec une patience d'ange sa réponse. Elle secoua la tête. Tout était déjà vu.

- Je ne peux pas venir...

Les yeux baissés sur ses chaussures, elle ne voulait pas savoir ce qu'ils pensaient de sa lâcheté.

- De toute façon, je... je devais aller m'inscrire pour passer mon permis de transplanage... Je dois y aller, bafouilla-t-elle, avant de s'enfuir de la pièce qu'elle jugeait trop oppressante.

Tandis qu'elle essuyait ses larmes, rageant contre sa propre peur, George prit la main de Bitsy et lui indiqua, le regard triste, qu'il était prêt à y aller. Il jeta un sort à la boutique pour que tout s'éteigne magiquement et disparut dans un craquement sonore.


Voilà c'est la fin !

J'espère que ça vous a plu !

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Bonne semaine !

A la revoyure !