Chapitre 24 :
Le soir même, Hermione était rentrée à Poudlard, et s'était immédiatement dirigée vers sa salle commune, prétextant que Drago et Pansy l'attendaient certainement.
Pansy : Alors, comment ça s'est passé ? Mione ? Mione ?
Drago : Que ce passe-t-il mon cœur ?
Pansy : Je ne sais pas, elle est entrée, un sourire béat aux lèvres, puis s'est dirigée vers sa chambre. On aurait dit qu'elle ne m'entendait pas. Oh, c'est peut-être par rapport au bébé, elle avait une main posée sur le ventre !
Drago : On va voir ?
Pansy : Je n'y crois pas Mr Malfoy, vous êtes encore plus curieux que moi !
Mione : Ce qui n'est pas peu dire !
Pansy : Pff, Mione, ce n'est pas bien d'écouter au portes !
Mione : Une mangemorte qui me dit ce qui est bien ou non ! On aura tout vu ! Drago, peux-tu envoyer cela à mon père.
Drago : Fais le toi-même !
Mione : S'il te plait ! Et je vous laisse l'appartement pour vous deux !
Drago : Quand ?
Mione : Hum... Tout ce week-end !
Drago : Et pourquoi cela ? Et surtout, comment ?
Mione : Je dois dormir dans la salle sur demande. Soirée en filles avec Weasley fille et compagnie.
Drago : Ok, ça me va ! C'est à propos de quoi ta lettre ?
Mione : Ca, c'est une chose que tu saura après que j'ai vu ton père !
Drago : C'est à propos du bébé ?
Mione : Cela est possible !
Pansy : Attends, tu as fait des examens aujourd'hui ! Pour que ça concorde avec la version que tu es censée nous donner ! Tu sais le sexe du bébé ?
Mione : Peut-être...
Pansy : Aller, Mione ! Dis-nous !
Mione : Je suis navrée ma chère Madame Malfoy, mais vous saurez cela lorsque je l'aurai décidé ! Oh ! J'ai oublié de dire quelque chose au vieux fou !
Pansy : Comme ?
Mione : Comme le fait que je suis censée voir Lucius demain !
Drago : Tu vas lui dire ?
Mione : Il faut bien qu'il soit un peu au courant ! Ne t'inquiète pas Drago ! Je suis la meilleure actrice qui soit !
Drago : Tant que tu ne te joues pas de nous !
Mione : Comment peux-tu imaginer une telle chose ?
Drago : Tu te joues bien de tes anciens amis, qui sont restés tes amis durant six ans !
Mione : Je suis la plus fidèle mangemorte que mon père n'aura jamais !
Drago : Pourtant, tu n'effectues aucune mission ! Mise à part l'espionnage !
Mione : Je te signale que j'ai une mission ! Et que je l'accomplirai !
Drago : Et de quoi s'agit-il ?
Mione : C'est secret ! Seul mon père, Lucius et moi-même sommes au courant ! Alors mêle toi de tes affaires !
Drago : Je sais de quoi il s'agit ! Pansy et moi sommes tous deux au courant ! Tu dois tuer Dumbledore ! Le Maître voulait avoir une preuve supplémentaire de ta fidélité, y compris lorsque c'est nous deux qui tentons de te soutirer des informations.
Mione : Il ne me fait pas confiance ?
Drago : -Tu es à son service depuis peu de temps.
Mione : Mais je suis sa fille.
Pansy : Hermione...
La jeune femme était sortie de la salle commune et se dirigeait lentement vers le bureau du directeur. Pour la première fois depuis des mois, elle laissa les larmes couler sur ses joues. Peu importe que Dumbledore voit ses larmes. Cela lui donnerait une raison supplémentaire de la plaindre.
Dumbledor : Miss Granger ? Que vous arrive-t-il ?
Mione : J'ai négligé un détail tout à l'heure. Etant donné ce qu'il s'est passé avec Percy...
Dumbledor : Je vous écoute.
Mione : Voldemort souhaite que je rencontre Lucius Malfoy demain, durant la sortie à Prés-au-Lard.
Dumbledor : Pourquoi cela ?
Mione : Surement pour parler mariage et héritages. Mais si je n'y vais pas, je risque d'avoir des ennuis.
Dumbledor : Bien. Faites comme il le faut. Je vous souhaites une bonne nuit Miss Granger.
Mione : Bonne nuit à vous aussi professeur.
-
Le lendemain, Hermione choisit se vêtements avec soin ,comme pour chacune de ses rencontres avec Lucius. Elle prit soin de les cacher sous une ample robe que Ginny jugea de « tue l'amour ». Remarque à laquelle Hermione répondit qu'il n'y avait aucun amour entre elle et la personne qu'elle devait voir. Elle se rendit donc tout d'abord à Prés-Au-Lard, d'où elle transplanna pour le chaudron baveur. Là, Lucius, l'attrapa vivement par le bras et la fit sortir côté...
Mione : Moldu ?
Lucius : Personne ne nous connait ici !
Mione : Pas faux ! J'aime beaucoup tes vêtements moldus. Très... sexy !
Lucius : On ne peut pas en dire autant de ta robe !
Sous les yeux des passant qui n'avait que faire du couple, elle fit glisser sa robe pour révéler ses vêtements, un simple jean slim accompagné d'un fin pull noir. Elle sortit une veste en cuir noir de son sac.
Lucius : Tu ne vas pas avoir froid ainsi ?
Mione : Tu n'aura qu'à me réchauffer !
Lucius : Vos désires sont des ordres princesse ! Mais pour le moment, viens. Il serait gênant que des sorciers nous aperçoivent.
Mione : Je suis d'accord avec toi.
Une fois arrivés dans une petite maison londonienne, nos deux amoureux se dirigèrent vers la salle à manger où les elfes leurs servirent le repas. Ils parlèrent de ce qui avait été dit durant la réunion de l'Ordre la veille, puis Hermione parla de ce que Drago lui avait dit quant au Maître.
Lucius : Il voudrait tant pouvoir te faire confiance, mais ça ne fait que peu de temps que tu es à nos côtés. Et tu as toujours été l'amie de Potter.
Mione : Après ce qu'ils m'ont fait, comment pourrais-je encore être leur amie ?
Lucius : Chaque jour qui passe, le Maître s'en rend un peu plus compte.
Mione : Il finira par vraiment me faire confiance ?
Lucius : Evidemment.
Hermione sourit, se leva et se dirigea vers Lucius. Elle vint s'assoir sur les genoux de celui-ci, passant ses bras autour du cou de son amant.
Mione : Tu sais que j'ai vu un médicomage hier ?
Lucius : Oui. Et...
Mione : Et bien, il m'a examiné et a regardé l'état de santé des bébés.
Lucius : Et vous allez bi... Attends, tu as dit LES bébés ?
Mione : Oui. Un petit garçon et une petite fille.
Lucius : C'est merveilleux...
Mione : Serais-tu en train de devenir gâteaux mon amour ?
Lucius : Uniquement avec toi...
Mione : Alors, ça me va.
Lucius se pencha vers Hermione et l'embrassa tendrement, lui montrant son amour pour elle, combien il était heureux d'être avec elle au travers de ce baiser...
La jeune femme du rentrer à Poudlard et en était assez irritée. Elle avait passé la fin de l'après midi avec Lucius, sur le chemin de traverse. Ils avaient tous deux modifié leur apparence, de façon a passer inaperçus, et s'étaient dirigé vers un magasin d'ameublement. Là, ils avaient choisi des meubles pour la chambre de leurs enfants, comme n'importa couple l'aurait fait; Quiconque les voyait était attendrit et ne pouvait s'imaginer que se cachaient derrière ces traits les deux mangemorts les plus fidèles du Seigneur des Ténèbres. Depuis longtemps, aucun d'eux ne s'était sentit aussi libre, hormis lorsqu'ils n'étaient que deux, à l'abris des regards. Hermione se sentait à nouveau totalement vivante, pouvant montrer son amour envers Lucius sans que qui que ce soit ne leur lance un regard désapprobateur, sans que qui que ce soit ne semble choqué, écœuré. Elle était heureuse, simplement, et ne cessait de le montrer, se moquant des qu'en dira-t-on. Alors que la jeune femme se dirigeait vers un magasin de cosmétiques, Lucius, lui, prétexta que cela n'était définitivement pas le genre de magasins où il aimait se rendre et en profita pour entrer dans une bijouterie, la plus belle, la plus luxueuse du Londres sorcier. La jeune femme choisissait encore ses produits de beauté lorsque Lucius arriva derrière elle, lui demandant si elle avait finit. Elle se dépêcha donc de finir, et ils finirent leurs courses, main dans la main. Ils croisèrent Harry, Ginny et Ronald, qui apparemment la cherchaient, sans succès.
Harry : Dumbledore nous a dit qu'elle serait au chaudron baveur, donc logiquement, ils ont du rester sur le chemin de traverse.
Ginny : Et si ils étaient allés dans le Londres moldu ?
Ron : Tu crois vraiment que Malfoy irait là bas ? Réfléchis un peu Ginnevra !
Ginny : Justement, je réfléchis, moi ! Ils passeraient plus inaperçus là bas qu'ici !
Harry : De toute façon, il est l'heure de rentrer, alors allons-y. elle sera surement rentrée au château !
Les deux amants s'étaient souri, complice, en entendant la conversation des trois adolescents. Et ils avaient constaté qu'il était en effet l'heure de rentrer au château pour la jeune femme. Celle-ci avait donc remis sa robe informe, rétréci ses achats pour les faire entrer dans son sac à main. Puis, elle embrassa Lucius et transplanna vers Prés-Au-Lard, irritée que sa journée soit déjà terminée. Elle entra dans ses appartements, ignora superbement Drago et Pansy et se dirigea vers sa chambre dont elle claqua la porte. Elle sortit ses paquets de son sac afin de se préparer pour le soir même. Au milieu de toutes ses emplettes, elle trouva une boîte, accompagnée d'une lettre où elle reconnu l'écriture de Lucius. Intriguée, elle ouvrit la lettre.
Quelques minutes plus tard, elle sortait en courant et hurlant dans la salle commune.
Mione : Pansy ! Regarde ça !
Pansy : Je n'y crois pas... C'est... Haaaaaaaaaa !
