Disclamer : finalement j'ouvre aussi la porte à Peter, une vraie ménagerie chez moi, j'vous jure !

Luna : Merci pour ce gentil commentaire, bien d'accord avec toi, cette histoire est difficile, mais je me devais de l'écrire. Derek est le point d'ancrage de Stiles, la suite ne fera que le confirmer. Je le voulais soumis et dévoué à la cause de Stiles, tout en gardant son côté bestial et possessif, j'espère avoir bien su faire passer ces émotions. Contente que tu es apprécié Et je me soumettrai à ta volonté.

Loki Megurine : Erika est toute à toi. Je suis contente que cette histoire, bien que difficile, te plaise. En espérant que la suite sera toujours à ton goût, avec les deux couples, bien sûr.

Mary : Quel enthousiasme, je ne pensais pas que cette fics plairait autant. J'aime bien Scott, préfère de loin Isaac, la suite la voici.

Tes yeux au clair de lune.

Alyceis : Je suis très heureuse que cette histoire est si bien était accueilli. Bien contente d'en avoir inspiré d'autres. Allison sympathique, c'est un défi que je m'étais lancé.

Et je me soumettrai à ta volonté….

Maastika : La dualité de Derek est une composante très importante dans leur rapport, l'opposions entre violence et douceur est à l'image des personnages, brutalité pour Derek et tendresse pour Stiles. Je suis très flatté d'avoir su susciter ton intérêt en écrivant cette histoire. A bientôt, j'espère.

A tous un énorme merci, j'espère avoir répondu à tout le monde, si ce n'est pas le cas, n'hésitait pas à rouspéter.

Un peu plus léger, ce chapitre vous plaira tout autant, j'espère.


La tête dans le creux de ton aine, hypnotisé par les reflets sur le plafond de la voiture, ta main caressant mes cheveux, je me demande encore pourquoi tu refuses que je me lève.

- Tu veux qu'on recommence ? Demandé-je, dans un espoir.

- Non, d'ailleurs, tu devrais t'habiller, me réprimande tu, tu vas finir par attraper un rhume.

- En plein mois de juillet !

- Tu es fatigué, plus faible que d'habitude avec l'opération. Et puis de toute façon, tu ne discutes pas avec moi, obéis, conclus tu, menaçant.

A regret, je me redresse, peine à remonter mon jeans, cherchant des yeux mon t shirt, mon regard se pose sur l'horloge, je soupire.

- Ah bravo, à cause de toi, je suis en retard, encore, insiste je.

- Ne t'en fais pas, Scott ne t'en voudra pas, lâche tu, ironique.

- Quoi ? Pourquoi ?

- Il est occupé, élude tu.

- C'est pour ça que tu m'as sauté dessus, rage je, outré.

Tu te glisses derrière moi, caresse mon ventre, je réprime un frisson malgré moi.

- Bien sûr que non, j'avais envie, j'ai juste fais durer le plaisir…et puis fallait bien que je laisse mon odeur sur toi….

- Faut vraiment que t'arrêtes de me prendre pour un arbre !

- Je fais juste savoir que tu es à moi.

- C'est bien ce que je dis ! Je ne suis pas un bout de jardin où tu dois pisser dans les coins pour marquer ton territoire.

Je m'agite, essaye de me défaire de ta prise sur mon bras.

- Te fâche pas, murmure tu. Scott n'a même pas remarquer ton retard, il était bien trop occupé.

- Tu m'explique ?

- Franchement, s'il veut que tu sache, je pense que c'est à lui de te le dire.

Je me renfrogne, pense que je vais devoir me balader à moitié nu, quand tu me jette mon t shirt à la figure.

- Tu vas pouvoir y aller. Je viens te chercher pour quelle heure ?

- C'est bon, je demanderai à Scott de me déposer en rentrant, te contre je.

Te glissant entre les fauteuils, tu reprends le siège conducteur, ta main se crispe sur le levier de vitesse, encore cette jalousie absurde.

- Faut pas t'inquiéter, il ne me fera rien. Et puis, je, hésite je …hum il n'y a que toi, tu le sais, non ?

Pour toute réponse tu glisses ta main derrière ma nuque, m'attire à toi, effleure mon front de tes lèvres.

L'animal perçant dans tes yeux, je crains tes ténèbres rien qu'un instant, avant de sentir ta bouche caresser la mienne.

Je soupire.

- Oui je sais, murmures-tu. Pour toujours et à jamais, autant pour toi que pour moi.

Un dernier baiser sur tes lèvres et je descends de voiture, me dirige à pas léger vers la maison de mon ami, entends les roues déraper furieusement sur la terre.

Un drôle de remue-ménage, des murmures, un rire étouffé que je reconnais comme étant celui d'Isaac, je souris en sonnant une seconde fois.

La porte s'ouvre brutalement sur Scott tirant sur son pull pour couvrir sa ceinture.

- Hey, salut, baragouine-t-il. J'ai …..

- Désolé pour le retard.

- Ah oui, excuse, mec, j'ai pas vu passer le temps, je ….

- Non, c'est moi qui suis en retard. Tu connais Derek…..

Scott retrousse le nez, identifie parfaitement ton odeur de loup garou sur ma peau. Je peux presque entendre son cerveau se remplir d'image perturbante du presque psychopathe que tu es, posant les mains sur moi.

- Je te dérange ?

- Non, je …..

- On faisait la sieste, me dit Isaac, passant la tête par la porte du salon.

Je me contente d'un « hum » très clair pour Isaac, laisse flotter mon sourire, ose même un clin d'œil vers ce garçon qui me plais bien.

Scott semble fasciné par le mouvement de son pied contre le parquet, n'ose pas lever les yeux vers moi.

- Alors, tu me le présente cet affreux lézard, lancé-je, pour le réveiller.

- Oui, bien sûr. Attends, je prends mes clés. Il faut que je passe à la clinique, j'ai oublié l'adresse….

Scott monte les escaliers, quatre à quatre. Isaac se frotte les cheveux, vaguement mal à l'aise.

- Je ….

- Non, ça va, le coupe je, de ma voix la plus douce. Tu n'es pas obligé de m'en parler. Scott le fera peut-être, et même si ce n'est pas le cas, et bien, ce n'est pas grave.

- Mais je…

- Tu as envie de m'en parler, interrogé-je, un hochement de tête me répond. Tu travailles ce soir ?

- Non.

- Tu veux qu'on sorte ?

- Tu veux dire toi et moi ? S'étrangle-t-il.

- Si tu tiens à ta vie, non, commencé-je, en riant. Mais je peux appeler Derek, on se fait un restaurant à quatre ? Si tu es d'accord, bien sûr, terminé-je, un peu plus fort pour être sûr que Scott m'entende.

Un grognement me répond, je ne peux retenir un sourire, tout autant qu'Isaac.

- Je l'attends près de la voiture, fais lui tes yeux de gamin traumatisé, ça marche toujours avec lui.

Un autre grognement.

- Oui, je sais, je suis agaçant à toujours avoir raison.

- Ok, me hurle Scott de l'étage.

Appuyer à la vieille Toyota, je regarde mon ami discuter avec Isaac, peux presque sentir l'air se charger d'éclair entre eux. Le jeune homme se retient difficilement, voudrait enlacer le loup garou, Scott se contente de lui effleurer l'épaule en partant.

J'entends vaguement « à tout à l'heure », attrape mon portable dans ma poche, le colle à mon oreille.

A peine une seconde, et ta respiration me submerge.

- Un resto avec Scott et son copain, ça te va ce soir ?

- Combien de temps ?

- Scott, on en a pour longtemps avec le lézard des enfers.

- Une heure, répond-il, s'asseyant dans la voiture.

-….

- J'ai entendu, je serais devant chez lui dans une heure.

Et tu raccroche, m'en veux-tu de n'avoir pas su le dire ?


Une demeure d'un autre âge, tel que j'imagine le manoir s'il n'avait pas brûlé, une voiture luxueuse, au moins aussi chère que ta Camaro, et cette blonde minuscule, jolie comme un cœur, perché sur dix centimètres de talon caresse ce lézard répugnant.

- N'est-il pas magnifique, minaude-t-elle, vers moi.

- Absolument, bredouillé-je.

Scott se penche, prend bien garde à ne pas toucher cette bête diabolique. Il examine la patte blessé, fait mine de ne rien distinguer, demande de l'eau pour nettoyer les saletés.

- Oh mais bien sûr, jeune homme, sourit-elle.

- Stiles, tiens lui la tête, il a un truc coincé entre deux griffes. Avec les miennes j'en ai pour deux secondes à lui enlever.

Prenant appui sur mes pieds de chaque côté de cette bête effrayante, j'attrape sa gueule, sens monter la nausée tant l'odeur est répugnante.

L'or perce des yeux de mon ami, sa main se prolonge de longues griffes, il saisit délicatement ce que j'identifie comme un morceau de bois fiché dans la chair écailleuse.

Scott tire doucement l'écharde, et la jette au loin.

- Merde, il devait avoir mal, m'exclame je.

- Non, il ne devait même pas le sentir, affirme-t-il. Mais vois-tu, la salive de ces bêtes est remplit de bactéries, il est capable de s'infecter tout seul, et ce serait vraiment dommage de risqué de tuer « son bébé », dit-il, avec une pointe d'ironie dans la voix. Il…..

Je bascule en arrière, atterri brutalement sur « bébé », retiens un grognement de colère, mais entend parfaitement celui de douleur de Scott.

La bête tient serrée dans sa mâchoire la main du loup garou.

Paniquant, je tire sur la tête de l'animal, me demande ce que peut bien faire cette bonne femme insupportable, vois les crocs s'enfoncer plus profondément dans la chair de mon ami.

Je panique de plus belle, me dit qu'il va finir par lui arracher la main, décide de frapper un grand coup dans son dos.

Ma main irradie de douleur, les crocs de l'animal évitent de peu mon bras, Scott me tiens coller contre son torse, trois mètre en arrière.

- Merci, bégayé-je, à bout de souffle.

- Non, c'est moi.

Scott ressert sa prise sur mon torse, me soulève d'une seule main et recule de plusieurs mètres encore. « Bébé » est très en colère, veut nous bouffer tous les deux, Scott lâche l'animal, l'instinct du lézard lui hurle de se calmer. Il part se réfugier dans ce qui ressemble à un vivarium géant.

La poupée roule des hanches jusqu'à nous, un récipient d'eau dans les mains. Notre proximité semble la gêner mais elle ne commente pas.

- Tenez, dit-elle, déposant le récipient dans les mains de Scott.

Il soupire, je propose de le suivre pour retenir l'animal si nécessaire.

Son regard noir perce ma peau, aussi terrifiant que le tien, juste la douceur de ton affection en moins.

- S'il t'arrive quelque chose, murmure-t-il à mon oreille, Derek m'arrache les yeux avec les dents….

- Littéralement, ne puis je m'empêcher d'ajouter.

- Exact, alors tu restes là, tiens compagnie à Madame…..

- Appelez-moi Ginger, minaude-t-elle, se rapprochant de moi.

Scott approche prudemment de l'animal, d'ici je sens le loup se crisper. Le lézard heurte la paroi de verre, ne peut plus reculer, à contre cœur laisse mon ami le toucher.

Avisant mes bras, l'un couvert d'une cicatrice profonde, l'autre enrubanné de bandage, elle feint l'inquiétude, osant poser sa main parfaitement manucuré sur mon épaule.

- Vous avez eu un accident, jeune homme. Pas trop grave j'espère.

- Mon petit ami a tendance à être violent quand on s'approche de moi, la dernière fois que quelqu'un s'y est risqué, il l'a décapité avec ses dents…

Laissant ma phrase en supant, je souris intérieurement de la voir s'écarter violement.

Elle me regarde, partagé entre la peur panique et l'écœurement d'imaginer Scott poser les mains sur moi.

- Il est …..Il va faire mal à mon bébé, s'il a vu que….que je….

Je laisse un sourire sadique fleurir sur mes lèvres, glisse un bras autour des hanches de Scott quand il se colle à moi. Sans avoir besoin de se concerter, la même idiotie court dans nos têtes.

- Tu l'as laissé te toucher, gronde-t-il, t'imitant parfaitement.

- Ne me punis pas, s'il te plait, pleure je, presque.

- On verra ça à la maison…

Laissant sa main glisser de mon épaule jusqu'à mon flanc qu'il caresse doucement avant d'empoigner brutalement ma main valide.

Ma grimace de douleur n'est pas feinte, je le laisse me trainer jusqu'à la grille, me retiens de rire, quand cette poupée traumatisée ose lui demander comment se porte son « bébé ».

- Il va bien, ne le laissez plus se promener dans le garage sans surveillance, râle Scott.

Nous engouffrant dans la voiture, un fou rire phénoménal nous secoue.

- Non, mais t'as vu sa tête, lâche Scott.

- J'ai l'habitude avec Derek et sa tête de psychopathe, on fait toujours cet effet aux gens. Ça va ta main ?

- Une égratignure, m'assure Scott. Allez, on va rentrer, je voudrais me changer avant qu'on sorte.

- En parlant de sortie...

- J'en sais rien, lâche-t-il, comprenant parfaitement où je veux en venir.

- Il est gentil, je l'aime bien, me contente je d'ajouter.

Scott démarre, frotte sa main pousseuse sur son jeans, me lance un regard qui signifie « on en parlera plus tard », je hoche la tête, et reporte mon attention sur ma main gauche me faisant un mal de chien.

Arrivant aux abords de sa maison, Scott se tend, appuie un peu plus sur l'accélérateur. Je le sais maître du véhicule, m'inquiète tout de même.

- Mais qu'est ce qui te prend ?

- Derek est à la maison.

- Oui, il a dit qu'il nous y rejoignait….

- Non, il est dans la maison, dit-il, insistant bien sur les derniers mots.

- Oui, et alors ?

- Dans la maison, avec Isaac !

- Oui, et alors ?

- C'est Derek, bordel ! S'énerve-t-il.

- Oui, et alors ? Répète je, commençant doucement à m'énervé. Tu veux dire, Derek le méchant loup garou avec qui je vis depuis cinq ans, et qui m'a sauvé la vie d'un gentil lycéen sans défense ?

Arrêtant le moteur, Scott me regarde mal à l'aise.

- Oui c'est sûr que dit comme ça…..

- Apprends à lui faire confiance, il le mérite.

Je descends de voiture, avance de quelques pas, murmure que tu comptes plus que tout, sais que tu m'as parfaitement entendu.


Qu'est-ce qu'on en pense de vilain lézard des enfers ?

A bientôt.