Coucou tout le monde !

Bon, ben il me semble que j'ai pas mis trois plombes à updater cette fois-ci (même si j'ai pas été non plus un modèle de rapidité !). En tout cas, je suis contente que ça vous plaise toujours autant…Pis je voudrais aussi vous dire que je vous adore. En commençant cette fic, j'aurai jamais pensé partager autant de choses avec des gens aussi géniaux les uns que les autres. Voilà, c'était la minute émotion du jour ! Sur ce, je vous laisse avec les RAR.

RAR :

Halzin : Contente que ça te plaise et que l'humour de Nat te fasse rigoler. Merci de ton passage. Bizouilles !

lina44 : Rhoooooo ! Mais t'as un don toi, jte jure ! A chaque fois que je lis tes reviews, je suis toute rouge pis complètement rassurée vis-à-vis de mon écriture. Donc merci merci beaucoup ! Et promis, j'arrête de me prendre la tête avec mes questions existentielles ! Ou du moins, je vais essayer. Mdr. Gros bizouilles !

Sun : Coucou à toi, nouvelle lectrice. Ravie de t'accueillir dans ce gros bazar que j'ai osé appeler fic. Mdr. Merci beaucoup pour tes encouragements et pour ce qui est de la longeur de la fic, y a encore pas mal de marge. ;-). Bizouilles.

MortCroc : Salut ma chérie ! Tu sais que je t'adore toi ? Mmmh ? Non ? Ben je te le dis : je t'adoooooore ! Pis tu me manques trop trop trop. Vivement que tu ais ton nouveau PC. Oui, oui, Nat est rien qu'à toi…ou presque ;-). Mais c'est clair que tu auras toujours la priorité. Lol. En tout cas, mici pour ton beta-reading ! Tu constateras qu'il y a quelques petits (gros ?) changements…Je sens que tu vas m'assassiner. Mdr. M'enfin, c'est pas grave. Bizouilles !

aiedail : Salut toi ! Contente que ma fic te plaise et qu'elle te fasse rigoler. Je me sens moins seule quand je sais que mon humour pourri fait rire du monde. ;-). Et ravie que mon sadisme plaise à quelqu'un ! lol. C'est rare ! En tout cas, merci pour ta review. Bizouilles !

Florilège : Bon…je vais essayer de pas tartiner dans cette rar mais ça va être dur. Donc déjà, j'étais un peu bcp sur le Q en lisant ta review. J'ai réussiiiiiiii ! T'as rien eu à dire sur un chapitreuh ! WOUHOU ! Bon…en même temps, tu t'es bien rattrapé sur celui-là…Erf…Ca doit être le chapitre que j'ai le plus retravailler. Mais je pense que ça valait le coup. Je vais éviter de répondre à tous les commentaires que tu m'as fait dans ta correc bis mais je dois dire que j'étais bien morte de rire quand j'ai vu le "Ilys sans peur et s'en fout des reproches". En tout cas, c'est bien vrai. Je ne pouvais point passer outre cette blagounette…le bébé est dans la poubelle…Arf arf arf. Ça me fait encore marrer rien que d'y repenser. C'est comme le bouh. D'ailleurs mon frangin m'a engueulé parce que je l'avais réveillé à rire comme une dinde asthmatique hier soir. Bah, c'est pas grave. Il s'en remettra. Bref (aaaaaaaaaaaaah !), mici pour ta review qui m'a fait sauter au plafond. Bizouilles mon ptit chou rien qu'à moi.
PS : J'ai avancé Aveugle hier soir ! Bon, je garantie pas que ce soit bien mais j'ai repris. C'est déjà ça !

Théalie : Coucou ma ptite puce ! Pour répondre à tes questions, non, ce ne sont pas les anges qui choisissent leur protégé. J'avais plus dans l'idée que c'était la tâche des archanges qui distribuaient en fonction des personnalités de chaque ange gardien et du caractère de l'âme. Mais bon, on s'enfonce dans des considérations trop métaphysiques pour une Rar. Mdr. Et pour ce qui concerne la possible inimité entre l'ange de Voldie et de Nat, j'avoue que je n'y avais pas réfléchi mais l'hypothèse est plus que probable étant donné que l'ange de Voldie est profondément maléfique.
Voilà l'épisode de Godric's Hollow qui va pas faire dans la gaité et l'allégresse…Même si c'est pas des larmes tout le long non plus. En tout cas, je suis contente que ça te plaise toujours autant. Bizouilles ma puce !

mushu : Contente que ça te plaise toujours. J'espère que l'attente n'aura pas été trop longue. Bizouilles.

Squale : Salut toi ! Ravie que l'idée des serpents te plaisent et c'est ce que je me suis dit aussi pour le fourchelang ! Faut bien que ça serve à autre chose qu'à ouvrir des passages secrets dans les toilettes des filles. Lol. Et oui, ta review m'a beaucoup touché ! C'est que je suis sensible moua ! mdr. Merci de tes encouragements ! Bizbiz.

Basile : Méééééééééééééé ! Pourquoi t'es plus sur msn :'(. Voilà, après ce cri du cœur désespéré, je vais pouvoir faire une rar normale (si tant est que je puisse faire une rar normale. Lol). Bé écoute,à part le fait que j'ai envie de te causer en direct live sur meu seu neu, ça va plutot pas mal si on oublie le boulot. Mais ça va, la pression s'est un peu relâchée donc j'ai plus de temps pour écrire. C'est-y pas bô ça ? ;). Baaaaah, pour ce qui concerne les surprises à Godric's Hollow, je pense que tu vas être un peu déçu…surtout si tu t'attendais à un chap où ça pète de partout. Et t'inquiète pour les liens entre Ginny et Harry, j'y travaille. Mouahahaha !
Dégoûtée pour toi pour la fin du 6. C'est un crétin ton pote ou quoi ? è.é. Pffff, non mais siriusly…on ne raconte JAMAIS la fin d'un HP.
Arf, tu veux me faire rougir en me plaçant au même niveau que le tome 6…J'ai cru que j'allais tomber de ma chaise. Lol. Miciiiiiiiiiii beaucoup. Ça me touche énormément ! (et c'est clair que personne pourra te gâcher la fin étant donné que personne n'est au courant, même pas moi…Enfin presque. Mdr).
Sur ce, bizouilles mon pote ! Pis à un de ces jours (pas dans 15 ans non plus) sur msn !

Tanuki Lady : Coucou maman raton ! Comment je suis trop heureuse que ça te plaise ! Pis pour une fois qu'on ne voit rien venir pour le coup des serpents. Je suis fière de moi. Vivi l'histoire de Gwen n'est pas spécialement gaie mais c'est pour la bonne cause…enfin, façon de parler. Donc voilà la suite. J'espère que ça te plaira toujours autant. Gros gros bizoos ma pitite âme.

Nymphodora Tonks : Coucou tite Nymphe ! Contente que les serpents te plaisent et voilà le dernier chapitre tout beau tout chaud. ;). J'espère qu'il te plaira. Bizouilles !

La Folleuh : Oïe…bé ma crevette, tu m'as pondu une super review de la mort qui tue là ! lol. Donc tu m'en voudras pas trop si je fais plus court quand même. Donc, avant toute chose, oui Gravitation ça déchire et non, les Toten Hosen, c'est pas bizarre du tout ! J'aime les Toten Hosen d'abord. Bref. Ravie que ça te fasse rigoler et que ça te plaise toujours autant. J'espère que ça va continuer comme ça. En tout cas, je vais tout faire pour que ça continue à plaire à ma crevette d'amour à moi que j'aime. D'ailleurs, ça me fait penser qu'il faut que je t'envoie un sms pour savoir si t'es pas mourue. N'empêche que c'est bizarre mais MortCroc aussi quand je lui dis Yatan, elle pense à Yatta…moi aussi d'ailleurs…mdr. On est vraiment irrécupérables. Sur ce, je te fais tout plein d'énooooooooooooormes bizoos. A plus tard !

Danielove : Salutations grande fan du Diudius ! lol. Bon ben désolé mais le grand Hildius ne sera pas dans ce chapitre. Ni dans le suivant si je me rappelle bien. Mais il reviendra en force dès le 27, t'inquiète po ! Voilà la suite ! Bizouilles !

Eidole Shinigami : Coucou toi ! Contente que ça te plaise toujours et j'espère bien que ça va contiuner dans cette voix ! Bizouilles copine !

Hop'eyes : Salut toi ! Contente que le chapitre te plaise, tout comme l'idée de msn sur parchemins. Voilà le fameux chapitre sur Godric's Hollow…qui risque en effet d'être fort en émotion. Moi aussi j'aimai bien les prénoms débiles de Ron mais c'est pas très classe quand même. Mdr. Et Harry peut cacher certaines choses à Nat quand même…c'est difficile mais possible. Lol. Bizouilles !

Enola : Copiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiine ! Moi vouloir voir toi d'abord ! lol. Ben ce chapitre tu l'as pas eu en avant-première (même si je t'ai lâchée quelques petits bouts en échange de morceaux du tien…). Pis le coup de Gudule et Frédégonde, je les ai rajouté au dernier moment…il était tard d'ailleurs. Je crois que ça se ressent. Mdr. Rar fort courte j'en conviens mais comme tu l'as si bien dit, c'est la cruelle loi de msn ! D'ailleurs, trop fort le truc de Messagerie Sorcière Novatrice (je crois que je vais le ressortir ça parce que c'est trop bon ! T'es trop forte !)….No king, no king, lalalala (gomen, j'écoute la BO du Roi Lion en mm tps…--°). Mdr. Tout plein de gros gros bizoos !

Le Saut de l'Ange : Salut copine de moua ! C'est clair que le msn sorcier risque de rendre dingues tous les profs…niark niark. J'aimerai trop pouvoir avoir ça en cours…Ca serait trop cool ! lol. Pour ton info, les acteurs qui joues les jumeaux s'appellent James et Oliver Phelps ou un truc du style. Pour Nat, tu verras bien. Réponse à la fin du chapitre.
Ché pas encore exactement combien de chapitre fera cette fic mais minimum…hum…35 (minimum minimum là. A mon avis, vu comme c'est parti, ça sera plus !). Pis pour mes projets, outre le MioneTom qui n'a pas franchement avancé, j'ai un Harry/Draco sur le feu (même qu'il est plutôt bien entamé) pis j'aimerai bien faire une fic sur les Maraudeurs, sans compter ma trad de Realizations que je dois finir et celle en collab avec toi. ;). Ca me rappelle qu'il faut que je lise Sleeping with the ennemy. Sur ce, je te fais des gros bizoos ma Emmanouette (mdr !).

Petit mot de dernière minute :Merci à MortCroc et à Flo qui ont laaaaaaaaaaargement contribué à rendre ce chapitre lisible. Mici beaucoup les filles, vous êtes trop fortes !

Sur ce, bonne lecture à tous !

OoOoOoOoOoOoOo

Chapitre 25 : Godric's Hollow

- Harry, tu veux pas arrêter deux minutes, s'il te plait ? Stan n'arrête pas de nous lancer des regards bizarres, chuchota Hermione.

Harry arrêta de discuter avec Yatan, interloqué.

- Tu parles Fourchelang, soupira Ginny, amusée.

- Ah oui, pardon, répondit-il, embarrassé.

- Que se passe-t-il, maître ? interrogea Yatan.

- Je ne peux plus discuter avec toi. Ceux de mon espèce n'aiment pas quand je parle ta langue. Ça leur fait peur.

- Etrange…

- Je ne te le fais pas dire…

- Harry ! s'exaspéra Hermione.

- Oui, oui, j'arrête, grogna Harry.

Il caressa du pouce la tête de Yatan en dessous de sa manche, en signe d'excuse, et reporta son attention sur ses amis.

- Ah, voilà Alex ! s'exclama Ron en voyant son Parchemin à Papotte clignoter.

Harry sortit le sien et salua chaleureusement le Bulgare. La discussion dériva rapidement sur des sujets hétéroclites et des réponses sans aucun rapportet ce n'est que quand Stan vint taper sur l'épaule de Harry qu'ils se rendirent compte qu'ils étaient arrivés à destination.

Le Magicobus les déposa sur un petit chemin de terre à l'écart de la route principale, non loin de l'entrée du village. Le véhicule disparut dans un BANG sonore et Ron dû faire un bond en arrière pour éviter la giclée de neige sale. Harry avança de quelques pas, l'estomac noué par l'angoisse et l'excitation.

Hermione passa un bras sous le sien et il baissa les yeux vers elle.

- On y va ? demanda-t-elle avec un sourire encourageant.

Harry hocha la tête en déglutissant avec difficulté tant sa gorge était sèche.

- On peut commencer par faire un tour dans le village et aller manger un morceau avant d'aller voir la maison, proposa judicieusement Ron, bien conscient du trouble de son meilleur ami.

- Tu sais que tu peux avoir de bonnes idées, parfois, frérot ! s'exclama Ginny en attrapant le deuxième bras de Harry.

- Tu as vu comme on nous ignore ? fit douloureusement Nat en s'appuyant sur Ron.

- Ouais…Dès que môssieur le Survivant va quelque part, toutes les filles se pâment, rigola le rouquin.

- Oh, ça va toi ! grogna Harry en avançant vers la route principale. Je vais pas te piquer Mione, ajouta-t-il malicieusement.

- Mais je le sais, c'est juste que…

- Oui ? encouragea Ginny alors que son frère pâlissait tout d'un coup.

- Mais non enfin je voulais dire que mais pas du tout non mais quoi, balbutia-t-il en prenant progressivement une couleur pivoine très tendance selon Hildius.

Ils pénétrèrent enfin dans Godric's Hollow en marchant sur le talus enneigé. Une atmosphère festive régnait dans le village décoré de guirlandes électriques, de branches de houx et de sapins. Un groupe d'enfants faisait une bataille de boules de neige sur la place de l'église et quelques petites filles, assises dans un coin, bien emmitouflées dans leurs grosses doudounes, comparaient leurs nouvelles poupées. Des odeurs appétissantes de cuisine flottaient dans l'air frais et Harry respira cette atmosphère joyeuse avec délectation alors qu'un sourire naissait sur ses lèvres. Les filles lâchèrent ses bras et ils se promenèrent en bavardant joyeusement. Hermione expliquait discrètement à Ginny et Ron l'utilité des boîtes aux lettres et des cabines téléphoniques et Ron resta hypnotisé pendant cinq bonnes minutes par les télévisions allumées dans la vitrine d'un magasin d'électroménagers.

- Alors, c'est ça le foot ? fit-il pensivement en suivant l'évolution des joueurs.

- Yep, confirma Harry. Qu'est-ce que tu en penses ?

- Boarf…ben le quidditch c'est plus cool.

- C'est bizarre mais j'avais l'impression que ça t'intéressait…se moqua Hermione.

- Mais je ne suis pas fasciné. C'est juste que c'est rigolo…Et arrêtez de vous marrer parce que je m'enfonce lamentablement pris en flagrant délit d'amour du foot, soupira Ron, désabusé.

Harry cessa de rire en avisant un fleuriste de l'autre côté de la rue.

- Je voudrais acheter des fleurs pour ma mère…annonça-t-il. Ginny, tu m'accompagnes ?

- J'arrive.

La rouquine lui attrapa la main en souriant et ils traversèrent la rue après avoir évité deux petits garçons qui la descendaient en luge.

- On se rejoint sur la place de l'église ! lança Hermione en s'éloignant.

Harry agita la main, signe qu'il avait compris, et entraîna Ginny vers la boutique.

Oo

- Qu'est-ce que je prends à ton avis ? demanda Harry en se penchant sur les présentoirs.

Ginny se détourna des bougies parfumées à la rose pour s'approcher de lui, les sourcils froncés.

- Je ne sais pas…Tu ne sais pas quelles étaient ses fleurs préférées ?

Elle se rendit soudain compte de l'absurdité de la question et se tu. Un silence gêné plana un instant, rompu heureusement par l'arrivée de la vendeuse :

- Besoin d'aide, les enfants ?

Ils sursautèrent et se tournèrent vers la vendeuse, stéréotype de la petite vieille au visage ridée comme une vieille pomme mais doux et aimable.

- Je voudrais acheter des fleurs pour ma mère, confia Harry.

- Et tu ne sais pas ce qu'elle aime ?

- Non.

- Dis-moi, mon petit, ta maman n'était pas Lily Potter ?

- Vous la connaissiez ? s'étrangla Harry en serrant instinctivement la main de Ginny.

- Bien entendu que je la connaissais ! Elle venait toutes les semaines me voir, le jeudi matin et elle prenait invariablement un bouquet de glaïeuls. Et ton père, James, passait régulièrement acheter un énorme bouquet de lys pour elle. Tu lui ressembles beaucoup je dois dire. Mais tu as les yeux…

- J'ai les yeux de ma mère, je sais, répondit Harry en souriant.

La petite vieille éclata de rire et hocha la tête. Ginny se détendit et lâcha la main de Harry.

- Je vais faire un tour dans les rayons, souffla-t-elle. A tout de suite.

Elle s'éloigna, laissant Harry avec la vendeuse.

- Alors, si nous nous occupions de ton cas, jeune homme. Quel est ton prénom d'ailleurs ?

- Harry.

- Ah, bien sûr ! Harry ! J'avais oublié, pardonne-moi. Ma mémoire n'est plus aussi fidèle qu'autrefois. C'est la première fois que tu viens ici ?

Harry acquiesça, un peu nerveux.

- Besoin de renouer avec tes racines ?

- En quelque sorte.

- C'est bien. Il ne faut jamais oublié d'où l'on vient. J'ai carte blanche pour le bouquet ?

- Heu…oui, pourquoi pas ?

La fleuriste se dirigea vers son plan de travail en prenant au passage plusieurs glaïeuls et disparut dans la remise pendant quelques secondes avant de revenir avec plusieurs lys blancs. Elle s'affaira pendant plusieurs minutes sur le bouquet en chantonnant un cantique de Noël.

- Quelle tragédie tout de même…Une fuite de gaz et toi qui y survit miraculeusement, dit-elle soudainement sans lever les yeux de son travail. Mon pauvre petit…C'est vraiment une triste histoire.

Harry déglutit et lâcha un petit "oui".

- Oh, je suis désolée…Je ne voulais pas raviver les mauvais souvenirs.

- Ne vous en faites pas. Je vais bien, assura Harry en souriant difficilement.

Elle lui tapota gentiment la main et reprit son ouvrage.

- Hum…dites-moi, vous savez où se trouve la maison de mes parents ? demanda-t-il.

- Tu ne sais pas ?

- Non. Je n'ai jamais eu l'occasion d'y revenir avant aujourd'hui…

La petite vieille fronça les sourcils, sceptique, puis haussa les épaules.

- C'est à la sortie du village. La dernière maison…ou du moins ce qu'il en reste. Tiens, c'est fini.

Elle lui tendit le bouquet et Harry la remercia.

- Combien je vous dois ?

- Rien du tout.

- Mais…

- Tutut ! Cadeau de la maison, sourit-elle en lui tapant sur l'épaule. Repasse me voir à l'occasion.

- M…merci !

Elle le poussa vers la sortie, attrapant au passage Ginny.

- Joyeux Noël, mes enfants ! Que Dieu vous bénisse.

Ils se retrouvèrent dans le froid glacial avant même de s'en apercevoir et Harry contempla quelques secondes son bouquet.

- Elle est gentille cette grand-mère, un peu bizarre mais gentille, rigola Ginny.

- Oui…oui, un peu.

Ils rejoignirent les trois autres qui étaient assis sur un banc, regardant avec amusement la bataille de boules de neige qui s'éternisait. Nat leva la tête en premier et sourit largement à Harry.

- Ca s'est bien passé ?

- Vous me croirez si vous voulez mais je suis encore tombé sur quelqu'un qui connaissait mes parents, répondit Harry en s'asseyant à côté de Nat.

- Comme dirait Hildius, c'est un signe ! fit Ron en ébouriffant les cheveux de son meilleur ami.

- Que fait-on maintenant ?

- On pourrait se trouver un petit resto pour déjeuner, proposa Harry. C'est moi qui invite.

- Ok, trop cool. Maintenant que tu le dis j'ai repéré deux ou trois endroits sympas !

Hermione lui asséna une taloche derrière la tête et Ron lui lança un regard d'incompréhension

- Maieuh quoi ? Qu'est ce que j'ai dit ?

Harry le regarda, un sourire désabusé aux lèvres pendant que Ginny et Nat riaient à gorge déployée.

Ils flânèrent encore un moment dans les rues, s'arrêtant devant les restaurants qu'ils croisaient pour consulter les menus affichés dehors.

- Je mangerais bien italien, lança Ginny en consultant le menu d'une pizzeria.

- Italien alors ?

Harry reçut une réponse unanime et entra en tête dans le restaurant.

Ils ressortirent deux bonnes heures plus tard, l'esprit un peu embrumé par leur copieux repas. Quelques flocons égarés tombaient doucement sur le village redevenu calme et paisible. Chacun était chez soi pour fêter Noël en famille, bien au chaud au coin de la cheminée. Harry resserra l'écharpe autour de son cou et s'assura que ses deux serpents avaient suffisamment chaud.

Ils se dirigèrent tous les cinq vers la sortie du village, vers l'ancienne demeure des Potter…ou du moins ce qu'il en restait. Ils n'eurent pas besoin de chercher bien longtemps pour la trouver. Une maison à moitié détruite se tenait sur le côté gauche de la route principale, un peu en retrait, entouré d'un jardin où la végétation avait repris ses droits.

- C'est là…murmura Harry en sentant son estomac faire des mouvements bizarres.

Il s'avança vers le portillon en bois et le poussa avec précaution. Aucun grincement ne se fit entendre et Harry pénétra dans la propriété. Un petit chemin de gravillons envahi par les mauvaises herbes menait à la maison, ou plutôt la ruine. Le premier étage de l'habitation avait été soufflé par l'explosion, il ne restait que quelques pans de murs encore debouts. Le rez-de-chaussée était encore à peu près en bon état si on oubliait les murs noircis, les fissures, les vitres brisées et la porte d'entrée qui tenait encore sur ses gonds Merlin seul savait comment.

Harry déglutit et fit un pas en arrière, plus du tout certain de ce qu'il devait faire.

Ilsecoua la tête et tenta de reculer encore. Ses jambes s'étaient transformées en guimauve et il se sentait totalement incapable de faire le moindre mouvement. Une angoisse sans nom l'envahit peu à peu et il n'eut en aucun cas la force de la combattre. Son corps trembla doucement rettoutes ses bonnes résolutions, son idée de renouer avec ses racines lui parurent soudainement complètement stupides. Il n'avait qu'une envie à cet instant : faire demi-tour et s'enfuir aussi vite et aussi loin que possible.

- Harry…murmura doucement Hermione.

Il ne pouvait pas faire demi-tour…il devait le faire…Seul…Il s'avança vers la maison d'un pas chancelant jusqu'à ce que la porte d'entrée se dresse devant lui. Le cerf qui servait de heurtoir était complètement noirci par la suie. Harry le nettoya d'une main tremblante, faisant apparaître la couleur dorée originelle, toute piquetée de rouille.

Harry déglutit à nouveau en reconnaissant Prongs et dut prendre son courage à deux mains pour pousser la porte, faisant bien attention à ce qu'elle ne tombe pas. Il remarqua à peine la chaleur qui se mit à irradier de sa bague. Ce détail lui semblait à des milliers de kilomètres de lui. Il déboucha sur un petit vestibule pris d'assaut par le lierre. Un portemanteau renversé barrait le chemin et Harry l'enjamba maladroitement pour pénétrer dans ce qui avait dû être le salon. Il vit du coin de l'œil la cuisine à droite, l'escalier à moitié détruit en face de lui. La moquette sous ses pieds était complètement rongée par les intempéries, un canapé renversé trônait au milieu de la pièce. De gros trous, comme des impacts de sorts, criblaient le meuble en piteux état. Harry réalisa avec horreur que son père avait dû s'abriter derrière pendant son combat contre Voldemort. Il avança encore de quelques pas, découvrant avec désolation et tristesse ce qu'il restait du mobilier de la pièce. Dans un coin du salon, il tomba sur un petit tas de jouets qui avait dû lui appartenir par le passé. Il s'accroupit et saisit doucement une grosse peluche en forme de cerf pourvu d'une oreille gauche complètement déchiquetée. Des cubes s'empilaient les uns sur les autres accompagnés de quelques soldats en bois. Harry serra contre lui sa peluche-cerf et enfouit son nez dedans. Elle sentait le moisi mais il s'en fichait bien. Rien d'autre n'avait d'importance que ce petit coin, témoin de son passé. Des larmes amères et douloureuses coulèrent silencieusement sur ses joues et il ferma fort les yeux, la tête profondément enterrée dans sa peluche, étouffant ainsi ses sanglots. Il pleurait tout. Il pleurait la mort de ses parents, il pleurait son enfance perdue, il pleurait sur ce qui aurait pu être si Voldemort ne s'était pas intéressé à lui, s'il n'était pas né à la fin du mois de juillet. Il pleurait sa propre douleur.

Une étreinte réconfortante l'enveloppa tout à coup et il se laissa aller entre les bras sa meilleure amie dont il avait reconnu l'odeur, toujours fermement accroché à son cerf en peluche, comme un gosse à son doudou après un cauchemar. Et c'est ce qu'il était à cet instant, un gosse qui a peur et qui demande l'attention d'une grande personne pour le rassurer et lui dire que tout va bien, que c'était juste un mauvais rêve et qu'il peut se rendormir tranquillement, qu'on veille sur lui. Les bras de Ron vinrent se refermer autour d'eux, et Harry pleura longtemps, entouré par la seule véritable famille qui lui restait. Les larmes de Hermione se joignirent aux siennes mais elle le berça silencieusement tout en lui caressant gentiment les cheveux.

Bien des années après, Harry se souviendrait de ce moment avec embarras et nostalgie, de cet instant où il s'était agrippé de toutes ses forces à ses meilleurs amis, comme à une bouée de sauvetage, et qu'il était resté le visage enfoui contre la poitrine de Hermione à pleurer comme une madeleine.

Oo

Quand ils ressortirent de la maison, Ginny et Nat ne dirent pas un mot, ne firent aucun commentaire sur les yeux bouffis de Harry ou encore sur le cerf en peluche qu'il tenait encore dans sa main.

- Il faut que je trouve leurs tombes, annonça Harry d'une voix enrouée.

- Le cimetière doit être en centre ville, près de l'église je pense, dit Hermione.

Harry hocha la tête et sortit de la propriété sans un regard en arrière. Le trajet jusqu'au cimetière se fit dans un silence complet et parcoururent les allées jusqu'à trouver les tombes de James et Lily, dans un coin isolé du cimetière. Les deux stèles étaient entretenues correctement mais aucun bouquet ne les ornaient. Ron, Hermione, Nat et Ginny laissèrent Harry s'avançer seul vers l'endroit où reposait ses parents. Il s'accroupit et sortit le bouquet de fleurs qu'il avait réduit de sa poche afin de lui rendre sa taille normale et le déposa sur la tombe de sa mère. Il nettoya rapidement celle de son père et se redressa. Il serra les dents en maudissant Voldemort une nouvelle fois.

La tristesse et l'amertume firent alors place à une colère noire, une fureur telle qui n'en avait pas connu depuis des semaines. Un picotement désagréablement familier parcourut sa cicatrice et il entendit l'écho d'un hurlement déchirant et suraigu. Il eut un sourire carnassier en reconnaissant la voix de Voldemort. Inversion des rôles.

- Souffre, ordure, souffre autant que tu m'as fait souffrir, murmura-t-il.

- Harry, calme-toi, lui dit doucement Ron en posant une main sur son épaule.

Harry secoua la tête et inspira profondément pour calmer sa colère. Le picotement disparut tout comme l'écho et la tristesse reprit le dessus. Le répit avait été de courte durée.

Nat, Hermione et Ginny s'avancèrent à leur tour et ils se recueillirent ensemble sur les deux tombes pendant un moment avant de faire demi-tour pour regagner la route.

Le voyage de retour se déroula dans un silence quasi-complet, chacun étant plus ou moins plongé dans ses propres pensées. Harry contemplait distraitement le paysage qui défilait sous ses yeux, sa main furtivement serrée dans celle de son ange gardien.

Ils arrivèrent au Terrier à la nuit tombante, alors que la tempête de neige qui s'était calmée pendant deux jours recommençait à faire des siennes. Les lumières de la maison des Weasley éclairaient leur chemin et leur hâte de rentrer se traduisit par leurs pas de plus en plus précipités.

Quelqu'un dut les voir revenir car un appel retentit dans la maison et une silhouette sortit dans la cour. Elle était bien trop grande pour appartenir à Molly et ce n'était pas du tout la carrure de Mr Weasley.

- Remus ! s'exclama Hermione.

Un vrai sourire apparut sur le visage de Harry et il se dépêcha avec les autres de rejoindre le Maraudeur qui se tenaient près du portail.

- Bonsoir les jeunes, salua-t-il. Joyeux Noël.

- Joyeux Noël à toi aussi ! répondit Ginny.

- Je ne savais pas que tu devais venir, fit Harry.

Remus tourna un regard indéchiffrable vers lui et après un instant de silence, il répondit :

- C'était ça ou je finissais réduit en charpie par Molly. Elle m'a grondé comme un gamin quand elle a appris que je comptais passer les fêtes au QG.

- Tu allais rester tout seul pour Noël ? s'écria Ron.

- Et bien...

- Mais c'est pas possible ça ! Vous vous êtes donnés le mot avec Hermione ou quoi ? pesta le rouquin.

Hermione rosit légèrement en baissant les yeux et Nat pouffa de rire.

- Franchement, Remus…soupira Ginny. Malgré tout le respect que je te dois en tant que prof et aîné, permets-moi de te dire que tu es une véritable tête de mule.

Remus éclata de rire et secoua la tête.

- Vous devriez rentrer. Tonks vous attends avec impatience, finit-il par dire.

- Tonks est là aussi ? s'exclama Hermione en battant des mains.

- YAHAAAAAA ! TOOOOOOOOOOONKS !

- Je crois que Ginny est contente de la revoir, constata Nat en suivant des yeux la jeune Weasley ou du moins en avait-il l'intention mais elle avait filé, courant plus vite qu'un élève en retard au cours de Rogue.

Un cri retentit de nouveau dans la maison et Ginny s'engouffra dans le Terrier. Un grand fracas s'éleva suivi d'éclats de rire et des remontrances de Molly.

- Bon, je vais voir s'il n'y a pas trop de blessés, rigola Ron.

- Attends, je viens avec toi.

Nat partit à son tour et Harry se retrouva seul avec Remus. Ils se fixèrent pendant un moment, silencieux, et chacun cherchait quelque chose dans le regard de l'autre. Remus baissa finalement les yeux et sourit quand il avisa le cerf en peluche.

- Tu as trouvé Monsieur Pong, constata-t-il.

- Qui ?

- Monsieur Pong. C'est la première peluche que ton père t'a offert et quand tu as commencé à parler, tu n'arrivais pas à dire Prongs, juste Pong. D'où ce nom…Sirius avait trouvé amusant d'appeler cette peluche comme ça.

- Oh…

- Alors ? interrogea Remus, sérieux.

Harry haussa les épaules.

- C'était dur. Mais je devais le faire.

- Je suppose…

- Tu n'es pas d'accord ?

Ce fut au tour de Remus de hausser les épaules.

- Je n'ai jamais eu le courage d'y retourner après l'enterrement. Trop de souvenirs là-bas.

Harry fronça les sourcils et posa une main sur l'épaule de Remus.

- Accompagne-moi la prochaine fois, proposa-t-il.

- Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, répondit Remus, mal à l'aise.

- On verra bien.

Un sifflement courroucé se fit entendre et Harry sursauta légèrement.

- Quoi ?

- Vous comptez rester encore longtemps dehors ? Il commence à faire froid ! s'agaça Ladon.

- Parle mieux que ça au maître, gronda Yatan. Pardonnez-le, maître mais je dois avouer qu'il fait frais.

- Ne vous en faites pas, on va rentrer, lesrassura Harry en souriant.

- Heu…Harry ?

- Hein ? Oh, pardon, Remus. Je parlais à mes deux Jipos.

- Tes QUOI ? s'étrangla le lycanthrope.

- Mes Jipos. Les jumeaux me les ont offert ce matin. Je te les montrerai quand on sera à l'intérieur. Ces messieurs ont trop froid pour le moment. On y va ?

Remus se tu mais le regard noir qu'il lança vers la maison trahissait son avis sur la question.

Ils rentrèrent à leur tour dans le Terrier et Molly s'empressa de serrer Harry dans ses bras. Elle ne lui posa aucune question et se contenta de l'observer un instant, une main sur sa joue.

- Tout le monde est au salon, annonça-t-elle avec un sourire.

Harry hocha la tête et partit avec Remus vers la pièce bruyante. Tonks se prit les pieds dans le tapis en venant saluer Harry et lui tomba dans les bras. Harry éclata de rire et remit la jeune Auror sur ses pieds.

- Content de te revoir Tonks, dit-il sincèrement. J'adore tes cheveux.

- Vrai ? sourit-elle en entortillant autour de son index une de ses longues boucles violettes. Et bien, je dois dire que tu es devenu plus que pas mal depuis la dernière fois que je t'ai vu, ajouta-t-elle malicieusement.

- Heu…Et bien, merci, répondit Harry en se sentant rougir.

- Harry ?

Ce dernier tourna la tête vers Hermione qui lui jeta un regard désespéré. Mr Weasley n'avait visiblement pas oublié la leçon sur la télévision promise le matin-même et Harry eut un soupir amusé.

- J'arrive.

A eux deux, ils parvinrent à empêcher Arthur de faire exploser la télé et après lui avoir sommairement expliqué comment ça marchait, Hermione réussit à créer une source d'énergie suffisante pour alimenter l'appareil.

- Reculez-vous un peu, Mr Weasley, dit Harry en s'emparant de télécommande.

- C'est dangereux ?

- Non, c'est juste que vous me marchez sur le pied, rigola Harry alors que Arthur se répendait en excuses.

Un silence religieux s'abattit ensuite sur le salon et tous avaient le regard rivé sur l'étrange boîte noire. Harry croisa les doigts pour que le sortilège de sa meilleure amie fonctionne et il mit la télé en marche. Et, miracle de Noël ou dextérité de Hermione, ça fonctionna sans explosion, arrachant un soupir déçu aux jumeaux. Harry zappa rapidement sur toutes les chaînes, passant outre les exclamations de surprise et d'enthousiasme de tous les sorciers pure souche qui découvraient les joies de la technologie moldue. Il s'arrêta finalement sur une émission qui diffusait des chants de Noël et tendit la télécommande à Arthur. Il lui expliqua rapidement comment s'en servir et au bout d'une minute, Mr Weasley changeait de chaînes aussi vite que son ombre, s'extasiant sur tous les programmes aperçus. Hermione entreprit de lui faire un petit cours rapide sur ce qu'étaient les films, les séries, les pubs et autres jeux débiles qu'on pouvait trouver sur le petit écran.

Nat était installé dans un coin à l'écart de tout le monde, visiblement mélancolique. Mais comme Harry se dirigeait vers lui, il se fit intercepter par les jumeaux.

- On aurait besoin que tu éloignes Nat pendant quelques minutes le temps qu'on mette la dernière touche à nos décorations pour la fête.

Harry se frappa le front. Avec les évenements de la journée, la fête d'anniversaire lui était complètement sortit de l'esprit.

- Tout est au point ? demanda-t-il à voix basse.

- Ne t'en fais pas. Pour le moment, on a tout mis sous Sortilège d'Illusion, comme pour la cuisine de maman cet été. Mais il faut qu'on les retire, qu'on installe les cadeaux et que Maman mette en place ce qu'elle a prévu pour le dîner.

- Vous avez besoin de combien de temps ?

- Dix minutes, maximum, répondit Fred en jetant un coup d'œil furtif à Nat.

- Ok. A tout de suite.

- Alpha bravo à tango charlie : le bébé dort dans la poubelle, je répéte : le bébé dort dans la poubelle (n/a : private joke). Phase 3 enclenchée. A vous, murmura George en s'éloignant avec Fred qui éclata de rire.

Harry rit doucement en s'approchant de son ange gardien et lui tendit la main.

- Quoi ?

- Viens avec moi, demanda Harry.

Nat soupira et prit la main offerte. Harry le mit sur ses pieds et l'entraîna à l'étage. Il referma derrière eux la porte de la chambre de Ron et s'assit sur son lit.

- Alors ?

- Alors quoi ? demanda Nat.

- Tu décides à me dire ce qui ne va pas ou alors je mets en route mon Troisième Œil ? questionna Harry en déposant Yatan sur son oreiller.

Il leva les yeux vers son ange gardien et attendit patiemment une réponse qui ne voulait visiblement pas venir.

- Génial…soupira Harry en posant Ladon à côté de Yatan.

Il sortit alors sa baguette et jeta un sort de réchauffement à son oreiller pour que ses deux serpents n'aient pas froids.

- Je vous apporterai à manger tout à l'heure, leur siffla-t-il.

- Merci maître, répondit Ladon d'une voix ensommeillée.

Harry leur caressa la tête à tous les deux puis se leva et se planta devant l'ange muet.

- J'ai comme l'impression que l'esprit de Noël ne te réussit pas…constata-t-il en posant une main sur l'épaule de Nat.

Celui-ci haussa les épaules.

- Un petit coup de blues, je suppose. Et un trop plein d'émotions aussi…

Harry réalisa que son ange gardien avait dû subir sa tempête émotionnelle de la journée à cause du lien qui les unissait tous les deux. Harry ferma les yeux et attira l'ange dans une étreinte. Il essaya de se concentrer sur ce lien particulier et d'y faire passer toute la sérénité et l'apaisement qu'il ressentait à présent. Nat resta immobile entre ses bras mais sembla s'apaiser progressivement. Il finit par se dégager de l'étreinte de Harry et lui sourit doucement.

- Ca va mieux ? questionna Harry.

- Je crois oui.

- Parfait. Descendons dans ce cas, lança Harry en retenant tant bien que mal un sourire d'anticipation.

- Qu'est-ce que tu mijotes ? fit Nat d'un ton soupçonneux.

- Moi ? Mais rien. Tu me connais…

- Justement, je te connais parfaitement bien. Et quand tu as ce sourire triomphant, c'est que tu as préparé quelque chose.

- Hé hé hé.

- Par Waida, dites-moi que je rêve !

- Allez, viens, Ange de mon cœur !

Nat pouffa de rire et laissa Harry le pousser hors de la chambre. Ils rejoignirent tous deux le salon devenu étrangement silencieux et obscur.

- Qu'est-ce que…commença Nat.

- SURPRISE !

Tous les Weasley et non-Weasley surgirent de derrière les meubles alors que les lumières se rallumaient. La pièce était splendidement décorée avec de grandes bannières, des guirlandes et des lampions qui flottaient tous seuls. Un tas de paquets s'entassaient sur la table basse et un buffet couvert de nourriture diverses et variées avait été casé tant bien que mal à côté du sapin.

Nat se tourna vers Harry avec un grand sourire.

- Tu t'en es souvenu ? s'étonna-t-il.

- Non, non, je ne m'en rappelais pas du tout et je n'ai en aucun cas demandé un coup de main à mes fidèles alliés, railla Harry. Tout ce que tu vois n'est que le produit de ton imagination.

- Imbécile, rigola Nat en lui mettant une claque derrière la tête.

- A ton service, mon cher, rit Harry.

La soirée se déroula magnifiquement bien. Le repas était un pur délice et Nat fit plus qu'honneur à l'énorme gâteau au chocolat préparé par Mrs Weasley. L'ange se répandit en remerciement en découvrant ses cadeaux. Ils s'étaient tous creusés la tête pour trouver des cadeaux originaux. Ginny et Ron s'étaient mis ensemble pour lui offrir tout un assortiment de toiles vierges et de tubes de peintures multicolores. Hermione lui avait déniché un livre sur le chocolat mais qui avait la particularité d'être mangeable, permettant ainsi au lecteur de découvrir toutes les espèces de chocolat qui existait sur le globe.

- Mais c'est pas juste ! Pourquoi tu m'as jamais offert ça ! protesta Ron.

- Non mais quel gamin ! s'exaspéra Hermione.

- M'en fous ! Je te déshérite !

Hermione haussa un sourcil sceptique.

- Pas la peine de faire cette tête ! Je te déshérite quand même !

- Irrécupérable, soupira Ginny.

Les jumeaux lui annonçèrent que leur cadeau se déroulerait dehors à minuit pile. Nat hocha la tête en souriant. Harry s'approcha de lui et s'accroupit à son niveau.

- Tu peux relever ta manche s'il te plait ? demanda-t-il en sortant sa baguette.

- Oulà…Qu'est-ce que tu as été encore inventé toi ?

- Aie confiance…soupira Harry.

- Mouais…j'ai confiance en toi mais pas en tes idées tordues, bougonna Nat en relevant néanmoins sa manche.

Harry marmonna une formule magique et un petit éclair rouge apparut progressivement sur la peau blanche de son ange gardien.

- Qu'est-ce que…

- Regarde ! le coupa Harry en exhibant son épaule gauche où de deux ailes blanches se déployaient fièrement.

Le regard de Nat alla de l'éclair rouge aux ailes puis des ailes aux yeux de Harry. Il lui fit un grand sourire et le remercia chaleureusement.

- Mais c'est-y pas beau tout ça ! A quand la demande en mariage ? demanda Fred en souriant malicieusement.

Harry et Nat levèrent simultanément les yeux au cielen ignorant superbementles éclats de rire des autres.

A minuit tapante, les jumeaux les entraînèrent tous dans le jardin et tirèrent un splendide feu d'artifices dans lequel ils avaient mis toute leur maestria. Ça donna un résultat magnifique et Harry, le derrière dans la neige, profita pleinement de ce moment de tranquillité, entouré par ses amis et sa famille d'adoption.

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Voilou ! Toujours pareil, si le cœur vous en dit, vous pouvez me laisser un ptit mot ! Ca fait toujours plaisir. ;-).