Bonjour

Tout d'abord merci à chacuns et chacunes pour vos reviews.
Voici le dernier chapitre de cette première partie.
Merci de m'avoir suivie pendant toute cette belle aventure.
J'ai commencé à écrire en première année de médecine et me voilà quelques mois du concours de l'internat, cette fiction m'aura accompagnée pendant une partie de mes études et donc vous aussi fidèles lecteurs/lectrices!

J'ai prévu d'écrire une suite, pour être honnête mes études me prennent un temps fou, donc je ne sais pas encore quand j'aurais le temps d'écrire toutes les idées que j'ai en tête. Je préfère ne rien vous promettre!

Bon vent à tous, Jane Austen reste pour moi une auteure moderne et plusieurs siècles après ses oeuvres sont toujours aussi vraies et justes!

Bonne lecture
Phile


Chapitre 25 - La fin c'est le début

Le petit Henry Darcy n'était pas à plaindre. Né dans l'une des familles les plus riches d'Angleterre, héritier d'une immense fortune et surtout adoré par ses parents. Mr. et Mrs. Darcy étaient on ne peut plus fiers et aimants de leur premier né. Sa tante, Miss Darcy, était elle aussi sous le charme. Le jeune master recevait également de la domesticité une attention particulière.
Il n'était pas rare que la cuisinière, Mrs. Cooler, donnât des pâtisseries à Nanny Martins. Oh bien sûr l'enfant était bien trop petit pour en profiter, mais Nanny se gardait bien de le rappeler à la vieille cuisinière.

La vie à Pemberley avait repris son cours après la naissance du petit Henry. Cependant de nombreux cadeaux arrivaient tous les jours de la part des amis des Darcy. Les voisins étaient également très désireux d'avoir un aperçu du futur maître de Pemberley. Mrs. Darcy et sa jeune belle-soeur passaient beaucoup moins de temps dans le boudoir ou au piano, elles avaient élu domicile dans la nursery où Elizabeth et Georgiana pouvaient causer en berçant doucement le nouveau prince de la maisonnée. Darcy aussi trouvait souvent des excuses pour aller observer son fils dormir ou jouer dans les bras de sa mère. Il y avait également de nombreuses lettres.

"Ma chère fille

Me voila rassurée, vous avez produit un héritier à votre époux, il peut donc mourir sans que vous soyez dans le besoin. J'ai eu l'impression que Lady Lucas venait faire l'inventaire de l'argenterie au dernier dîner. Ce qu'elle ne sait pas c'est qu'elle fait partie de mon trousseau et donc qu'il ne sera pas à elle. J'ai évité de le lui faire remarquer! Je pensais le léguer à Jane, étant donné que c'est le plus belle de mes filles et de surcroît mon aînée, mais si elle reste stérile, je préférerai vous le léguer à vous. Imaginez cela: la famille Darcy mangeant avec l'argenterie des Gardiner, quel honneur!

Mary est impossible en ce moment, elle a décidé de jouer du piano toute la journée. Vous n'imaginez pas la souffrance que c'est pour mes pauvres nerfs.
Savez-vous que Lydia s'est déjà fait beaucoup de nouveaux amis à Egremont. Avec un mari aussi charmant que le sien, je ne doute pas qu'ils soient invités partout. J'espère que Mr. Darcy ne vous empêche pas de vous entendre avec vos voisins. C'est très pratique lorsqu'on a des enfants.

Pensez bien à mes pauvres nerfs, votre père les met à rude épreuve.
Votre dévouée,

Fanny Bennet"

Toute autre fut la réponse de son père à l'annonce de l'heureux événement

"J'ai pleuré, que je suis fier.

Vôtre"

La lettre que Darcy écrivit à Lady Catherine n'eut pas de réponse, la réponse des Matlock fut une invitation à passer à Highroads. La réponse du Colonel Fitzwilliam fut le colonel lui-même qui vint passer les fêtes de fin d'année chez les Darcy. La situation familiale avec son frère aîné était un peu tendue depuis que Richard avait compris que Fitzwilliam considérait déjà Matlock Grounds comme sien.

La félicité du couple Darcy était à son comble. Une fois Mrs. Darcy demanda même à son époux pourquoi ils avaient décidé d'aller à Londres alors qu'ils étaient si bien chez eux. Darcy lui avait souri et avait répliqué que c'était une brillante idée de sa femme.
« Nous devons nous tenir aux idées de votre femme Darcy, il ne faudrait pas la froisser ! »

Darcy était très heureux de son bonheur domestique. Il reconnaissait pourtant qu'il se réjouissait à l'idée de revoir certains de ces amis à Londres. Il devait également s'entretenir avec les Matlock d'un soucis qui le préoccupait depuis quelques mois. La visite annuelle que Darcy faisait à sa tante Lady Catherine n'était pas seulement due à la volonté de la tante de rapprocher son neveu de sa fille. Il y allait aussi en tant qu'exécuteur testamentaire de Sir de Bourgh, et il s'occupait de gérer le domaine de Rosings.
Le colonel n'était pas resté assez longtemps à Rosings pour avoir le temps de s'occuper des affaires de sa tante et quand Darcy aborda le sujet, ils convinrent qu'ils devraient en parler avec le comte, la comtesse et le vicomte.

Les fêtes de Noël approchèrent et avec elles, Mr. et Mrs. Gardiner arrivèrent. Ils étaient accompagnés de leur quatre enfants. Ils furent rejoints par Mr. et Mrs. Bingley. Celle-ci avait été forcée par son mari d'accepter l'invitation des Darcy à venir passer les fêtes de Noël à Pemberley. Mrs. Bingley avait dû affronter le courroux de sa mère qui ne comprenait pas pourquoi sa fille aînée lui était arrachée une deuxième fois en un an. Cela l'empêchait surtout de passer le réveillon de Noël à Netherfield, qu'elle s'était fait une joie de commencer à organiser pour le plus grand désarroi des Bingley.
Mrs. Bingley était restée très indécise face aux gravures rapportées par son mari et Mr. Binlgey, face aux insistances de sa belle-mère concernant les arrangements du réveillon, avait décidé que sa femme devait prendre une décision rapide.

Pemberley était plein de vie et que ce soit les Bingley ou les Gardiner, ils étaient tous sous le charme du petit Henry Darcy.
Les fêtes de Noël se passèrent dans l'amitié et la joie. Les cadeaux traditionnels furent échangés, mais c'est surtout le plaisir d'être ensemble qui régnait.

Mrs. Bingley se décida pour Alderley Edge, les hommes de loi furent embaucher pour rédiger le contrat de vente et Mr. Bingley se fit une joie de démarrer les travaux de sa nouvelle demeure. Mrs. Darcy se réjouissait d'avoir sa soeur si près d'elle. En attendant que la maison soit prête, les Bingley habiteraient Pemberley et n'accompagnerait pas le couple à Londres.

Pour Londres, Darcy avait fait refaire une partie de la maison afin d'accueillir son fils. Il avait au départ pensé que Henry resterait à Pemberley avec Nanny pendant la Saison, mais à la seule évocation de cela Elisabeth s'était montrée intransigeante: son fils viendrait avec elle à Londres et ne serait pas élevé uniquement par une nourrice. Georgiana ne serait pas présentée à la Cour, elle aurait du temps pour son neveu et Elisabeth était déterminée à ne pas négliger son fils.

Il avait donc fallu ordonner que des travaux soient faits diligemment pour accueillir une nursery et Nanny Martins. Darcy avait reçu une lettre très salée de Brett que cette demande avait particulièrement exaspéré. Darcy se demanda comment les relations entre sa femme et son secrétaire allaient se dérouler.

De leur côté, Mrs. et Miss Darcy avaient commandé les dernières toilettes à la mode, renseignée par Mrs. Gardiner. Il avait également fallu trouver un professeur de danse pour apprendre les dernières danses. Des professeurs de danse, de musique et de dessin avaient été retenus à Londres afin de continuer l'éducation de Miss Darcy.

C'est ainsi que par un froid matin de janvier que le carrosse partit pour la capitale. Darcy avait le coeur serré à l'idée de quitter Pemberley et voyait la maison s'éloigner petit à petit. Darcy était assis en face de sa femme qui berçait leur fils. Georgiana était assise à côté de son frère et lisait.
Darcy sourit, voilà près d'un an qu'il était le mari le plus heureux de l'Angleterre et en regardant sa femme et son fils, il sut que peu importait ce qui les attendait à Londres, il resterait l'homme le plus heureux de l'Angleterre.