Salut mes lapins. Ça va ? Vous avez bien fait la fête ?
Je vous souhaite une merveilleuse année, pleine de joie, de fics et de bonne humeur. Pour bien la commencer, je vous propose donc l'épilogue de « Les lois de l'absurdité » …En espérant qu'il vous plaira !
A tout de suite !
Épilogue : Qui sait...?
Marie essuya ses mains pleines de terre sur son tablier, avec un léger soupir de satisfaction.
Elle releva la tête, cligna plusieurs fois des yeux pour atténuer la violence des rayons de ce beau soleil d'été.
Le ronronnement d'une autoroute au loin se superposait au murmure du vent dans les pommiers, et au cliquetis régulier des mains de Will sur son clavier.
La vieille femme sourit en apercevant le jeune homme sur une chaise longue, les genoux remontés sous le menton, l'ordinateur posé en face de lui. Comme il était bon, d'avoir son petit-fils en vacances.
Etudiant au sein d'une brillante faculté de sciences à Manhattan, il passait le mois d'été ici, chez elle, en Californie. C'était un adolescent adorable, bien trop intelligent pour son propre bien.
Il avait fait l'une des plus brillantes écoles d'informatique du pays, avant d'abandonner subitement en dernière année. Personne n'avait jamais trop compris pourquoi il s'était alors dirigé vers la biologie, dans une petite faculté sans renom.
Mais Marie l'avait soutenu. Après tout, il avait fini sa scolarité générale quatre ans avant l'âge habituel. Autant de temps de gagné qu'il était bien libre d'utiliser pour faire ce que bon lui semblait…
Sa présence discrète et douce illuminait la petite maison plus encore que n'importe quel soleil.
La tranquille quiétude du modeste jardin d'ouvriers réchauffa son cœur. Un tas imposant de mauvaises herbes arrachées gisait à ses pieds, entre deux rangées de carotte et de navets, et quelques poules querelleuses.
Devant elle, quatre rangs attendaient toujours d'être entretenus.
Elle se replongea doucement dans sa tâche.
Will suspendit ses gestes, mains sur le clavier comme coupées en plein mouvement.
Il s'était installé à l'ombre, sa peau blanche craignant le brasier de ce mois d'août. A travers le feuillage du pommier sous lequel il avait trouvé abri, le soleil tenta une percée, venant lui chatouiller le nez.
Il ferma un instant les yeux, se décala pour profiter quelques secondes à peine de la chaleur sur son visage.
L'ordinateur émit quelques bips sonores, le tirant de sa méditation.
Il se concentra de nouveau sur l'écran. L'image du bureau était une photo de Spider-man, prise par le journaliste Peter Parker.
Il sourit.
Journaliste qui n'était autre que son binôme de TP à la faculté.
Il aimait cette photographie. On n'y trouvait autant l'empreinte du super héros que celle de l'étudiant.
Une seule et même personne, évidement, même s'il ne se vantait pas de détenir cette information, même au principal concerné.
Un onglet s'ouvrit sur l'ordinateur, fond noir et bleu, mantra de lignes de codes difficilement déchiffrables pour le commun des mortels.
Will fronça les sourcils.
Il lut une fois.
Deux fois.
A la troisième fois, il ne faisait plus aucun doute quant à la véracité de l'information.
Sa main droite trembla légèrement, le sang reflua de son visage.
Son brillant esprit analysa la situation sous tous les angles.
Ses yeux se posèrent sur Marie. Il referma doucement l'ordinateur, le cala sou son bras, quitta la chaise longue pour rejoindre sa grand-mère.
- Ma' ?
- Will ?
Il se mordilla les lèvres.
- Il faut qu'on parte.
Le ton grave, sérieux, les sourcils froncés, un nuage orageux au fond des pupilles…
- Il faut qu'on parte ? répéta-t-elle, un peu perdue.
Il lui tendit la main, elle l'observa un instant avant d'y glisser ses doigts fripés.
A l'horizon, un essaim de petits points noirs apparaissait, couvrant peu à peu la lumière du soleil.
Marie déglutit avec difficulté.
- Il faut qu'on parte, répéta Will. Je connais des gens. Ils nous protégeront.
- Nous reviendrons ? demanda-t-elle d'une voix hésitante.
Will plissa les yeux, essayant de compter la multitude de taches noires qui envahissaient le ciel, bien loin de là, à l'autre bout du pays peut-être. Il soupesa ses mots.
- C'est peu probable. Emmène Blanche.
La vielle femme essuya de nouveau ses mains sur le tablier, attrapa une vieille poule albinos sous le ventre et la cala contre sa poitrine.
- Il faut y aller, maintenant.
Elle hocha lentement la tête.
Oui.
Il fallait y aller.
- Regardez-moi le grand Dieu Sacrifié, quel courage, quelle gloire, quelle grandeur…
Il faisait sombre. Très sombre. Une lueur verte s'égaillait quelque part dans son champ de vision. Elle se concentra, s'approcha, forma la silhouette d'un enfant.
- Quel retournement de situation ! Qui eut crût que le maître des mensonges se sacrifierait pour un simple humain, mortel de surcroît ?
Loki ne répondit pas. Un minuscule, imperceptible début de sourire releva le coin gauche de sa bouche. Il prit conscient de ses bras, de ses jambes, de son corps fourmillant.
- Allez, dis-le moi… Pourquoi l'avoir fait ?
Et après tout pourquoi pas ? Loki croisa les bras, satisfait.
- Je fus le maître de cette gemme, en d'anciens temps. J'y ai séjourné par le passé. J'y suis mort, et, toujours, je me suis réveillé dans ma propre réalité…
- Un bien piètre sacrifice, donc. Mais peut-être que les règles ont changé ? hasarda la silhouette verte, assise sur le néant, les jambes pendantes dans le vide.
- C'était un risque, en effet, mais presque négligeable…
- Il n'empêche. Il existait un risque infime que tu ne te réveilles pas. Ou qu'il ne se réveille pas, si tu le tuais. Et tu as préféré prendre ce risque plutôt que de lui laisser encourir…
Loki analysa cette remarque sous toutes ses coutures.
Il y avait du vrai. Mais pas que.
- Qui sait ? répondit-il. Peut-être que j'ai besoin de panache, dans cette vie terne et prévisible. Jouer avec la mort est le jeu le plus intriguant des mondes…
La silhouette parut dubitative.
- Tu restes un mystère, grand homme des glaces… Tes motivations m'échappent, et je regrette ton départ. L'éternité est longue à occuper, lorsqu'on est seul ici…
- Qui sait ? Un jour reviendrons-nous peut-être…
Une gueule de bois, c'est une chose.
Bouche pâteuse, mal de crâne, estomac fragile. Tony en savait quelque chose. C'était même, un peu, sa spécialité.
Mais des comme celle-ci…
Il dut fournir tous les efforts du monde pour parvenir à ouvrir les yeux. La vision floue, noire, imprécise. Contre sa joue, il y avait le sol glacé et dur. Poisseux également.
Ses mains baignaient dans un liquide chaud et écœurant.
L'odeur qui régnait l'asphyxiait, chargée de peur.
« Merde… J'ai complètement perdu le fil. »
Au prix d'un effort de volonté incommensurable, il se redressa sur ses mains douloureuses, prenant conscience de son dos endolori comme s'il avait dansé huit jours d'affilée.
La réalité le percuta, aussi violemment que s'il s'était pris un camion sur l'autoroute.
Les corps en sang, déchiquetés, des officiers de Nebula.
Sanctuaire.
Les blessures fraîches.
Au centre du carnage, la pierre verte, palpitante comme d'une vie propre.
Le sang coulait encore des blessures des morts.
L'échiquier, ses alliés, le manoir, Thanos. Le monde imaginaire. Nebula et la lance Chitauri.
Tout cela n'avait duré qu'une minute.
Jamais il n'était redevenu sobre aussi vite.
Loki.
A l'autre bout de la pièce, Nebula se relevait difficilement, visiblement sonnée elle aussi.
Mais le géant des glaces ne bougeait pas.
Tony se précipita à ses côtés, les jambes tremblantes, secouant le demi-dieu par le col, cherchant un pouls, une trace du coup de poignard, quelque chose.
- Réveille-toi espèce d'enfoiré ! Et plus vite que ça ou je te botte le cul !
Loki ouvrit les yeux, inspirant une grande goulée d'air frais qui fit sursauter l'ingénieur.
Un gigantesque nœud se détendit, quelque part dans l'estomac de Tony. Il agrippa son coéquipier par le devant de son costume, le força à se redresser et l'écrasa entre ses bras.
- Putain de merde, Loki ! T'es vivant !
Le sorcier, les yeux écarquillés, encore un peu désorienté par sa mésaventure, répondit d'une voix rauque :
- Cela ne va pas durer si tu continues à m'étouffer ainsi. Et tu es vulgaire, mortel. Surveille ton langage.
La peur disparut, pour laisser place à une euphorie douce, un sentiment d'invulnérabilité.
« Oh que oui. Il m'a manqué, cet enfoiré ».
- Refais jamais ça, le menaça Tony, acceptant à contrecœur de le délivrer de son emprise. Déjà c'était super cliché. C'est ton petit côté théâtral tout ça…
- Mon petit côté théâtral ? rétorqua l'intéressé, outré. Dans le cerveau de qui étions-nous, rappelle-moi ? L'échiquier, pas théâtral peut-être ? Le manoir, le noir, le blanc ?
Ils avaient survécu. Thanos était mort, quelque part au fond de sa pierre.
Qu'il y pourrisse.
Ils avaient réussi.
La victoire avait une saveur éclatante.
Qui ne dura qu'un instant.
- Ohoh…
La voix trouble de Nebula interrompit les chamailleries de ses complices. Ils se redressèrent et rejoignirent la jeune femme, accoudée face à l'ordinateur de bord.
Son visage avait perdu un cran d'intensité sur l'échelle des bleus.
- Comment ça « ohoh » ? s'inquiéta Tony, soudain en proie à un mauvais pressentiment.
- Je ne crois pas que ça va vous plaire… En fait, le vaisseau capte des messages satellites, chaque jour. En provenance de tout l'univers. Et là, j'en ai presqu'un milliard dans la boîte de réception…
- Et ? s'impatienta Loki, que ces considérations techniques ennuyaient.
- Et… Ça correspond à peu près à un an et demi de messages non lus.
La nouvelle et ses implications alourdirent considérablement l'atmosphère. Plus encore que la série de cadavres à leurs pieds.
- Attends…. Tu veux dire qu'on est resté coincés là-dedans… Un an et demi ? Comment c'est possible ? Il y a encore du sang frais partout ?
Loki, que cette nouvelle n'affectait pas vraiment au vu de son espérance de vie, demeura le plus calme d'eux trois.
- Il serait possible que la pierre ait placé le vaisseau et ses habitants en Stase durant notre petite aventure… Le temps est une notion bien relative, et les pouvoirs de cette gemme infinis.
Tony chancela, s'appuya au tableau de commandement.
- Putain, un an et demi… J'ai loupé le Super Bowl?
La pâle tentative d'humour ne trompa personne.
- C'est pas tout, poursuivit Nebula, qui farfouillait à grande vitesse la mémoire de l'ordinateur.
- Il y a pire que ça ?
- Normalement, j'ai beaucoup de signaux en provenance de la Terre. Et là, silence radio depuis un bout de temps… Attendez… Il y a juste…
Elle fouilla rapidement quelques dossiers, avant d'afficher sur l'écran de pilotage holographique une série de vidéos. Quatre-cent-quatre vingt-sept vidéos.
- Je ne reçois plus que ça de la terre, depuis des mois et des mois !
- Ouvre, la pressa Tony, dont le cœur se comprimait plus douloureusement à chaque seconde. Ouvre.
Les doigts tremblants, Nebula lança la lecture.
Un visage apparut à l'écran. La peau claire, des cheveux noirs trop longs, de grands yeux doux. Le visage s'éloigna, dévoilant un adolescent maigre, vêtu d'un jean râpeux et d'un tee-shirt à l'effigie d'un groupe de rock.
Une méchante cicatrice lui barrait l'œil droit, accompagnée de nombreux bleus.
On ne distinguait rien du décor autour de lui, seulement de tristes murs gris et vides.
La bande sonore s'activa. L'adolescent s'assit contre un mur, en face de la caméra, les genoux repliés sous le menton.
Il commença à parler, nerveux.
« Bonjour. Ceci est un message en provenance de la planète Terre, à tous nos alliés dans cette galaxie, ou dans une autre. Il y a neuf jours, une armée de chevaliers métalliques a envahi notre planète.
Ils ont débarqué au cœur du désert du Sahel, ou, vraisemblablement, ils ont construit un quartier général avant d'essaimer vers toute la planète. »
Des images chassèrent le portrait du jeune homme.
Loki attira Tony à lui, lui pressant l'épaule avec fermeté.
Le monde s'effondrait sous leurs yeux.
L'humain sentit une vague de découragement s'abattre sur lui en découvrant les immenses colosses noirs, ceux-là même qui occupaient, immobiles, une large vallée du pays imaginaire qu'il venait de quitter.
Les images, de mauvaise qualité, montraient les envahisseurs à différents points du globe, et la panique qu'ils suscitaient.
Des séquences choquantes se succédèrent, d'armées de toutes nations en déroute, de civils effondrés aux pieds de maisons détruites, de vues aériennes de quartiers complètement décimés, de bâtiments prestigieux en flammes : la tour Eiffel, La statue de la liberté, la tour de Pise… La tour Stark.
Le visage du jeune homme revint. Il reprit son discours, les yeux vides.
« Nous ne savons pas qui ils sont, ni combien, ni ce qu'ils veulent. Ils ont détruit nos satellites, nos institutions, la plupart de nos moyens de communication. De nombreux héros, protecteurs de cette Terre, sont morts, ou capturés. Partout, les combats cessent déjà, faute d'hommes d'armes. Je ne peux vous donner un bilan de cette invasion, mais j'ai bien peur qu'il soit terriblement lourd à porter. »
Sur l'image, le jeune homme marqua une pause, visiblement épuisé. Lorsqu'il poursuivit, il pleurait. En bruit de fond, quelques explosions retentirent.
« Je ne sais pas ce qu'il se passe ici. Je ne sais pas ce que nous allons faire. J'ai peur. »
Une voix retentit non loin de l'adolescent.
- Will ? Will, tu es là ?
Tony frémit. L'adolescent conclut rapidement, se rapprochant de la caméra, fébrile.
« C'était Will Logan, en direct de la Terre. Si quelqu'un m'entend quelque part… Aidez-nous. »
L'image disparut, ne laissant derrière elle qu'un silence de plomb.
S'il n'avait été soutenu par le sorcier, Tony se serait effondré.
- Alors je crois que pour notre tequila, ce n'est pas gagné…
- Cela me semble compris pour l'instant, en effet. Mais qui sait… Un jour peut-être ?
Tony, allongé dans un hamac aux côtés du dieu Nordique, aurait voulu mourir, là, dans les bras qui l'entouraient.
A peine le premier message fini, Nebula avait mis le cap sur la terre. Il leur faudrait plusieurs jours pour y parvenir, et, une fois là-bas, il leur faudrait un plan d'action.
La Capitaine du vaisseau avait distribué des ordres à l'équipage, fait nettoyer la salle de commandement, et reprenait tranquillement tout ce petit monde en main. C'était sa manière d'affronter la réalité.
Tony et Loki, eux, étaient restés face à l'ordinateur de bord, et visionnèrent chacune des vidéos envoyées par leur seul et unique correspondant sur terre.
Will Logan.
Une vidéo par jour. Tous les jours. Depuis l'invasion.
Ils avaient suivi, avec lui, la gorge serrée, l'évolution de la situation au cours de la dernière année et demie.
La victoire écrasante des colosses, appuyés d'autres factions, comme les soldats agiles qu'ils avaient combattu dans la serre quelques heures plus tôt à peine. Des commandants, des espions, toute une armée, aux tentacules infinis, à la puissance de feu écrasante. Pour chaque colosse tombé, quatre autres renaissaient au cœur du Sahel et colonisaient la planète, gangrène putride et sans pitié.
Quelques bastions tinrent bon plus longtemps que les autres, pour finir par tomber à leur tour.
A travers les images, ils avaient vu le désespoir s'installer, de longues semaines durant, des vidéos de violence, de combats titanesques, de bravoure vaine et illusoire.
Et puis, après quelques temps, un noyau de résistance s'organisa.
Ils avaient suivi, à distance et en retard, la formation d'un petit noyau constitué d'hommes du SHIELD, de la CIA, de citoyens Américains, de héros et de voyous. S'organiser. Investir des bunkers, des réseaux souterrains, défier le couvre-feu et la loi martiale imposée par l'envahisseur dont les desseins n'étaient pas encore connus.
Ils avaient souffert, en apprenant la capture de Hulk, la mort de nombres de leurs alliés : les quatre fantastiques, premier groupe à tomber sous le joug des colosses, une bonne partie des X-men, et, plus proche d'eux, Œil-de Faucon.
Tony avait pleuré des larmes de rage en entendant le nom de l'agent Barton sur la liste des héros décédés que Will énonçait à la fin de chaque vidéo.
Ils assistèrent aux premières tentatives de rébellion, désastreuses, à d'autres morts, à d'autres captures. Spider-man, disparu des radars en essayant de sauver le docteur Banner. Deadpool, plus fou que jamais, affecté par la disparition de son acolyte, rejoignit le rang des résistants.
Steve Rogers, secondé de Natasha Romanoff, prenait la tête du petit groupe de rebelles enfouis sous Manhattan. D'autres groupuscules voyaient le jour à travers le globe, relançaient d'anciennes manières de communiquer entre eux.
L'espoir renaissait.
Mais l'ennemi était trop fort. En surnombre, surarmé.
Venant de nulle part, et sans aucune requête autre que l'asservissement pur et simple de la race humaine.
En haut, les humains encore en vie étaient parqués dans des ghettos, envoyés dans des camps de travaux. L'ennemi semblait vouloir accumuler une grosse quantité d'énergie, sans qu'on ne parvienne à en deviner les raisons.
La situation n'avançait pas. Les rebelles subissaient de lourdes pertes à chaque sortie.
C'était inextricable.
A la fin du visionnage, qui dura plus d'un jour complet, Loki suggéra du repos.
Ils en auraient besoin.
Tony s'était laissé emmener dans un dortoir, encore terrassé par les évènements.
Pour l'instant, il fermait les yeux, une main caressant lentement ses cheveux.
- Pourquoi viens-tu avec nous ?
- Mon frère est probablement quelque part sur Terre. Et notre petit problème avec les fantômes de l'espace n'est pas forcément réglé. Je n'ai pas envie de le découvrir. Dans le doute…
- Dans le doute, t'es coincé avec moi.
Loki se contenta de hocher la tête.
- Dors maintenant.
- Comment le pourrais-je ?
- Dors. Tu auras besoin de tes forces.
Tony sentit les doigts gelés effleurer son front. La fatigue l'envahit alors, le submergea, chassant les images obsédantes, les menaces, les peurs, les doutes, la colère et le chagrin.
Loki le maintint fermement contre lui, songeur.
Alors c'était ainsi, il embrassait leur cause, à ces pathétiques fourmis agitées…
Une cause désespérée.
Car il le savait, le combat était perdu d'avance.
Et pourtant.
Ils se battraient.
Bon ben bonne année encore xD
Un petit commentaire ?
Pour la suite, voilà comment ça va se passer ! Je vais prendre deux semaines pour me faire une trame correcte du dernier acte, qui sera plus court que les deux précédents (une dizaine de chapitres je pense.) Je vous posterais ici un petit trailer au moment où tout sera prêt. En attendant bien sûr, on se retrouve sur « Tout pour les fans » !
J'espère que « les lois de l'absurdité » vous a plu. J'ai beaucoup aimé l'écrire, j'ai beaucoup aimé vos petits mots, et discuter avec vous. Merci encore de me lire, je ne vous le dirais jamais assez.
Merci.
A très vite,
Votre fidèle serviteur,
Laukaz.
