Réponses aux reviews
Moirice : Erza Knightwalker sans sa fierté, c'est comme Jellal sans son tatouage ou Erza Scarlet sans son armure : y manque un truc. :)
Lauraine Tonksm : Erza est tellement douée qu'elle est reconnaissable immédiatement. Dommage qu'elle soit de si mauvaise foi :)
kazenoseiren : Faut croire qu'Erza aime se balader léger même quand il fait moins vingt dehors... Peut-être qu'elle s'habillera plus, maintenant. Ou pas, rien que pour ennuyer Jellal... :)
Lehanna : Hé oui, la 100ème review ! La mauvaise foi d'Erza est géniale. Sans ça je ne pourrais pas écrire mes chapitres ! :)
Sequel de la Mystwalker Week
25. Réveil
Emmitouflée dans un cocon chaud, la tête sur un oreiller moelleux, Erza émergea lentement d'un sommeil profond. Contrairement à d'habitude, elle prit plaisir à rester dans les limbes du demi-sommeil, à la frontière entre la conscience et le monde des rêves.
Un grognement endormi se fit entendre derrière elle, puis un mouvement déplaça légèrement les couvertures avant qu'un bras se vienne enlacer sa taille. Une main curieuse passa sous son débardeur pour aller caresser son ventre et elle soupira de bien-être, les paupières toujours closes.
Un corps ferme se colla contre le sien et un souffle chaud vint caresser son cou. Des lèvres vinrent embrasser le lobe de son oreille avant de descendre, posant des baisers papillons sur sa gorge, son épaule, sa clavicule, tandis que la main sur son ventre traçait des cercles du bout des doigts, envoyant des frissons agréables le long de sa colonne vertébrale.
Les lèvres quittèrent son corps pour remonter se perdre dans ses cheveux, lui tirant un petit grognement mécontent. Presque réveillée à présent, elle se retourna lentement pour faire face à celui qui lui tenait compagnie dans le lit et sentit comme une légère caresse sur chacune de ses paupières fermées - encore des baisers, pensa-t-elle en souriant, avant d'aller caler son menton dans le creux du cou de son compagnon.
Elle inspira doucement et l'odeur virile et musquée et unique et royale qui caractérisait Jellal lui emplit les narines. L'idée de se lever et de refuser de rester couchée un moment avec lui, de s'habiller en le faisant grogner de mécontentement et de partir s'entraîner comme elle le faisait tous les matins lui traversa l'esprit. Mais le torse du Roi était définitivement un oreiller inimitable... Et puis elle était trop bien pour bouger.
Au diable l'image de la Commandante impitoyable. Elle se lova un peu plus confortablement contre son amant. Un peu de sommeil en plus ne pouvait pas lui faire de mal.
A travers ses paupières à demi ouvertes, Jellal aperçut les petites mimiques qui trahissaient le débat intérieur de celle qu'il tenait contre lui et un puissant sentiment de victoire le submergea quand elle se colla à lui un peu plus.
Il resserra sa prise autour de sa taille - une main par-dessus le débardeur, une main en dessous -, et glissa lentement sur le dos, entraînant Erza avec lui, jusqu'à ce qu'elle se retrouve allongée sur lui. Elle soupira à peine et il constata qu'elle s'était rendormie.
Le nez dans les boucles écarlates qu'il adorait décidément un peu trop - il avait eu la peur de sa vie quand elle avait caressé l'idée de les couper courts de nouveau -, Jellal prit la mesure de ce que ce simple fait - Erza restant dans son lit au matin - signifiait.
Il était devenu plus important que les entraînements et les Conseils, plus important que les règles et les racontars. Amener Erza dans son lit avait été, à ses yeux, un exploit de Titan. Avoir réussi à l'y faire rester lui donnait la force de déplacer des montagnes.
Un pas à la fois, l'avenir dont il rêvait se dessinait peu à peu devant lui. Intrépide, il pensa à la prochaine phase de ses projets. Pas tout de suite, évidemment. Erza était comme un chat sauvage. Elle s'approchait lentement, et reculait vivement s'il avait le malheur de vouloir aller trop vite.
Une de ses mains alla enserrer tendrement la fine menotte de la rousse - la force qu'elle pouvait mettre dans ces mains le stupéfiait toujours - avant de la ramener devant ses yeux. Son pouce caressa l'annulaire fermant les yeux, Jellal abaissa son visage vers leurs mains entrelacées et embrassa le doigt fin.
Un sourire étira ses lèvres alors qu'il imaginait ce même doigt orné de la bague qui attendait sagement son heure, dans le tiroir de sa table de nuit.
