1. Appartenance: Les personnages présents dans cette fiction ainsi que son univers appartiennent à Toby Whitehouse (Being Human) et à James Griffin (The Almighty Johnsons).

2. Rating: Je la note "T+", car l'univers sera à peu près identique à ceux des deux séries (ce qui reste correct tout de même). Mais certains chapitres pourront être "M" en raison de certaine scène de violence ou de sexe (comme dans les deux séries en fait xD).

3. Autre: Voilà la suite comme prévu ! N'hésitez pas à laisser des reviews !


Chapitre 24

Point de vue de Mitchell.

Je ne cessai de me dire que c'était une très mauvaise idée, et savoir Anders impliqué dans cet enfer ne me rassurait pas du tout. Nous débarrasser de Herrick ne sera pas une chose simple et malgré notre plan, il n'y avait que peu de chance qu'il réussisse... Herrick est futé, il se doute forcément, qu'en l'attendant ici, aux Bois de County Park, quelque chose de louche se trame derrière. Mais j'avais pris mes précautions...

Et dire que toute cette histoire est arrivée par ma faute... Parce que j'ai tenu à revenir à Bristol, parce que j'ai recruté Lauren qui a tué ensuite Becca et qui m'a donc conduit à Anders au poste de police, parce que je l'aimais toujours, parce que j'ai cru que je pourrais vivre comme un humain, sans tous les problèmes du monde des vampires... J'aurais dû me douter que Herrick ne voulait pas me laisser filer et vivre ma petite vie... J'aurais dû me douter que, dès que l'occasion se présenterait, il tenterait de me la ruiner, pour que je puisse ramper jusqu'à ses pieds et le supplier de me pardonner, et de tout recommencer, et de partir loin d'ici, loin de ma vie à Bristol, loin d'Anders...

Et si c'était la meilleure solution.. ?

« Ah... ! Mon rebelle ! »

Je sursautai et tournai la tête sur ma gauche pour voir Herrick avancer doucement a travers les buissons pour enfin me faire face. Il me donna un étrange sourire avant de regarder tout autour de nous.

« C'est étrange, j'aurais cru que c'était un piège ! Rit-il.

— Je vous dit que je voulais seulement discuter.

— Oui, c'est ce qu'on dit toujours, n'est-ce pas Mitchell ? (Je ne répondis rien.) Je m'attendais à sentir l'odeur de ton petit ami, tu sais, le policier.

— Je n'en ai pas quarante, pas besoin de préciser Herrick...

— Soit ! Sourit-il. Mais pas d'odeur de loup-garou ou l'ambiance étrange que donne ton amie fantôme...

— Ils ne sont pas là... fis-je avant d'inspirer profondément. Je les ai envoyés sur une fausse piste pour être certain que vous, et moi, soyons seul.

— Voilà une facette du Mitchell que je connaissais.. ! Mais dit moi, je voudrais savoir une chose... Pourquoi as-tu lutté contre la tentation du sang de cette jeune enfant, hm ?

— Vous n'avez donc encore rien comprit ? fis-je agacé. Cette enfant est la fille de mon petit ami, comme vous dites, et je ne lui ferais jamais rien ! Pareil pour lui !

— Hep hep, je t'interromps Mitchell, mais ce n'est pas toi-même qui m'a dit que tu avais...craqué ? Avec ton policier ?

— Je n'ai pas pu me contrôler, fis-je les dents serrées.

— Oh je vois...fit-il dans un grand sourire. Le sexe.. ! Ah oui...le sexe est toujours très compliqué pour nous, mais... mais pourquoi résister, hein ? Ricana-t-il. Après tout, tu es immortel ! Alors pourquoi ne pas faire de son ou sa partenaire quelqu'un des nôtres ? Et l'avoir pour toujours à ses côtés ?

— Je ne condamnerais jamais quelqu'un dans mon propre intérêt. C'est égoïste, et je ne le suis pas. »

Il se mit à pouffer de rire avant de plonger son regard amusé dans le mien, qui était on-ne-peut-plus sérieux. Il me confia qu'il était au courant de ce qu'il s'était passé le jour de l'enterrement de Karen. Herrick avait une lubie étrange d'assister de loin aux enterrements de ses victimes, que ce soit par morsure ou par un autre moyen. Il me dit qu'il m'avait vu tenter de tuer Amanda ce jour-là.

« Je suis certain que tu aurais pu le faire, tu sais ! Mais tu réfléchis trop Mitchell ! Et le festin te glisse entre les doigts ! Je peux t'assurer que cette femme avant un sang délicieux ! Je regrette de t'avoir demandé de la recruter, car si j'avais su que cela aurait terminé ainsi, je l'aurais recruté moi-même pour la garder à mes côtés.. ! »

Je l'attrapai brutalement par le col de son uniforme et le plaquai contre le mémorial juste derrière avec violence. Je lui répétai que si j'avais tué moi-même Amanda, c'était justement pour lui éviter de vivre l'enfer que je vivais, la lutte inutile, le rejet des humains et le désir de tuer incessant ! Et non parce que je n'en avais pas été capable !

« Mais l'idée t'est passée par la tête, sourit-il, le jour de l'enterrement. Tu as...eu envie de lui arracher la gorge... De lui faire regretter d'avoir été celle qui avait partagé toutes les nuits avec ton policier après ta disparition... Lui faire regretter d'avoir passé plus de temps avec lui, que toi, tu as pu le faire... lui faire regretter d'avoir fait de cet homme un père, un homme de grande responsabilité.. ! Ce qu'il est devenu, Mitchell, n'est pas grâce à toi ! (Il me repoussa un peu plus loin). Tu pensais avoir tous les privilèges parce que tu avais été le premier, mais tu ne lui as rien apporté, alors qu'elle...elle a toujours été là, pendant que toi, tu ne l'étais pas ! Voilà une bonne raison de tuer son ou sa rivale, Mitchell... Et je ne comprends pas que tu ne l'aies pas fait ce jour-là...

— Je vous l'ai dit pourquoi, fis-je la gorge serrée après tout ce qu'il venait de dire. C'est parce que je ne suis pas égoïste... Je... J'ai pensé à lui, à sa réaction, et surtout à leur fille... Mais regardez où nous en sommes, maintenant ! Vous l'avez tué !

— Héla, non Mitchell... C'est toi qui as tué cette femme... pas moi.. ! Même s'il s'agissait de mon revolver, d'accord, mais c'était toi qui avais le doigt sur la gâchette...non.. ? »

Je pris mon visage entre mes mains et soupirai longuement. Bon sang, je venais seulement de réaliser que le véritable meurtrier d'Amanda, c'était moi ! Si jamais Anders apprend un telle chose, plus jamais il ne voudra me revoir... Mais rien n'est sûr si Herrick est toujours-là... Il pourrait tout lui avouer, et ce serait fini entre Anders et moi...

Peut-être que.. ?

« Herrick... Je veux que tout ça s'arrête...fis-je la voix enrouée. Je veux... Je veux qu'on quitte cette ville, tous les deux... et qu'on recommence, comme... comme au bon vieux temps.. !

— A t'écouter, on croirait entendre un ex-petit ami qui tente de regagner le cœur de sa bien aimée ! Rigola-t-il. Mais je crains que tout cela ne soit possible, mon cher Mitchell. Je t'ai tendu la main, et tu n'as pas su la saisir le temps voulu. Tu as loupé le coche, et je ne donne pas de seconde chance à ceux qui me tournent le dos. »

Point de vue d'Anders.

Bon sang, mais où est-il ? Ça doit faire vingt bonnes minutes qu'il devrait être là ! Je me retournai vers George qui lui haussa les épaules, ne sachant certainement pas pourquoi Mitchell prenait tant de temps. Agacé, je sortis de ma cachette et m'avançai sur le parking, suivis de George, et constatai qu'il n'y avait que ma voiture. Un frisson désagréable me parcourut le corps lorsque je réalisai que Mitchell n'était pas le seul à manquer à l'appel. Herrick n'était pas là non plus.

« Anders.. ? S'inquiéta George de mon manque de réaction.

— Il nous a berné...fis-je à demi-mot.

— De quoi ? Q-Qui nous a berné ? Et Pourquoi ?

— Mitchell, me retournai-je pour faire face à George, il nous a envoyé dans un faux lieu de rendez-vous.

— T-Tu veux dire qu'il est quelque part, seul, avec Herrick ?

— Grimpe, fis-je en faisant le tour de la voiture, je crois savoir où ils sont... »

J'étais certain que Mitchell allait nous faire un coup comme ça. Je le connais, et il n'avait pas arrêté de dire que c'était trop dangereux pour moi. Il a voulu me tenir à l'écart de cet affrontement, et il va regretter de m'avoir prit pour un idiot.

Je fonçai alors à vive allure à travers la ville, mais m'arrêtai rapidement devant une petite résidence avant de sortir de la voiture.

« Anders ! S'écria George en ouvrant sa porte. Où vas-tu ?

— Chercher du renfort... »

Je m'empressai de sonner à l'interphone, et lorsque la porte s'ouvrit, c'est en courant que je montai les escaliers jusqu'au troisième étage. Après avoir tambouriné la porte, cette dernière s'ouvrit enfin.

« Bordel Anders, qu'est-ce que tu fous chez moi ?

— Ty, j'ai besoin de toi !

— Q-Quoi ?

— Roh, de Oddr ! m'énervai-je. Mitchell est en danger, tu dois m'aider !

— C'est un vampire, laisse-le résoudre ses problèmes, Anders !

— Sauf qu'il affronte celui qui a tué Amanda. »

Sans plus réfléchir, Tyrone ferma son appartement et nous retournâmes à la voiture, où George nous attendait.

« George, je te présente Tyrone, mon petit frère, fis-je en démarrant.

— Enchanté, fit-il en lui serrant nerveusement la main.

— Ty, je te présente George, le colocataire et le meilleur ami de Mitchell.

— Salut, enchanté également. »

Je n'attendis même pas qu'ils se soient attachés, que j'appuyai sur l'accélérateur, en direction de County Park. S'ils ne sont pas là-bas, alors je n'ai aucune idée d'où ils pourraient être...

Une fois sur place, je fus soulagé de voir la Volvo Amazon de Mitchell sur le parking, mais une pointe d'angoisse prit place lorque je vis une voiture de police. Alors Mitchell comptait vraiment nous tenir à l'écart de tout ça...

Avant de quitter la voiture, je me tournai vers Tyrone.

« Je vais mettre les choses au clair. Le type qui a tué Amanda s'appelle Herrick, c'est aussi un vampire. Soi prudent.

— A-Attend, il est au c-courant aussi ? bredouilla George.

— Oui, mais que pour Mitchell.

— Et nous.. ? Demanda Ty.

— Non, pas encore. »

George fronça les sourcils sous l'incompréhension, mais je lui fis comprendre du regard que ça pouvait attendre. Nous devions aller aider Mitchell d'abord. Nous sortîmes de la voiture et partîmes en courant vers les bois.

« Attendez, intervint Ty, comment on va les retrouver là-dedans ? Le parc est immense !

— Je vais les repérer, ajouta George »

Il ferma les yeux et inspira profondément avant de tourner la tête vers la droite et de cafouiller quelques mots. Nous courûmes alors dans cette direction, et je reconnus l'endroit.

« Le mémorial...fis-je en effleurant mes doigts sur la pierre.

— Où sont-ils ? S'inquiéta Tyrone. Je ne vois personne ici !

— J-Je.., commença difficilement George, p-pourtant, je sens encore leur odeur ici.. ! »

Nous pivotâmes en même temps sur nous-même dans le but d'apercevoir Mitchell ou Herrick dans le coin, mais il n'y avait que nous. Nous devions nous dépêcher, la nuit commençait à tomber, et traîner dans cet endroit ne me rassurait pas, pour une certaine raison.

« Là ! S'écria George en s'accroupissant près d'une souche. C-Ce... C'est du sang...

— A qui est-il ? dis-je paniqué en m'accroupissant à mon tour.

— Mitchell, fit-il en inspirant profondément. Je dirais qu'il est gravement blessé !

— Rien à foutre de la discrétion, fis-je tremblant, MITCHEEELL ! »

Ma voix raisonna dans le bois, mais lorsque l'écho disparu, j'entendis des pas derrière nous. Je me retournai promptement, le Stake Gun pointé dans la direction de ce bruit.

« Oulàh ! Rit Herrick en mettant les mains en évidence. C'est un joujou dangereux que vous avez entre les mains, officier Johnson !

— Où est Mitchell espèce d-

— Votre petit ami va très bien... Anders.

— Ce n'est pas ce que nous laisse croire cette flaque de sang ! Ajouta George d'une traite. Où est Mitchell ?

— Le petit chien est de sortie à ce que je vois, rit-il... Mais qui est ce jeune homme si ténébreux ?

— Je m'appelle Odrr. Et j'espère que malgré ton état cadavérique, ce que je m'apprête à faire va te refroidir ! »

Tyrone attrapa brutalement le poignet de Herrick et commença à lui geler le bras. Ce dernier cria de douleur et tomba à genoux au fur et à mesure que la brûlure de glace se répandait sur son bras, et que l'air se refroidissait au point de faire valser les flocons autour de nous comme une tempête de neige.

« Où est Mitchell ?! continuai-je de lui demander. Répondez ! »

Herrick donna soudainement un violent coup de poing à Ty de sa main libre, qui l'envoya à trois mètres en arrière avant qu'il ne retombe sur le dos, sur les aiguilles de pins.

« Mais qu'est-ce que vous êtes ?! s'écria le vampire blond tout en se tenant le poignet. Argh.. !

— Dites-moi où est Mitchell, et vous aurez peut-être une explication. »

Herrick était en position de faiblesse, et j'en profitai pour me poster devant lui, avec le Stake Gun pointé dans sa direction. J'entendis George aider Tyrone à se relever, et à se rapprocher de nous. Malgré la douleur qu'il devait ressentir, Herrick se mit à rire doucement puis à gorge déployée.

« Mitchell est bien où il est...sourit-il avec cynisme.

— Mais où est-il ?!

— Là, où il aurait dû être depuis longtemps.. !

— Arrêtez de jouer à ça avec moi ! Cirai-je sur le point de pleurer. Dites-moi clairement où est Mitchell !

— Là, où il aurait dû être il y a douze ans... »

Mes mains commencèrent à trembler, et les larmes à perler au coin de mes yeux. Qu'est-ce que je devais comprendre ?! Q-Qu'il avait t-tué Mitchell pour de bon ?!

« DIT MOI ESPECE DE CONNARD ! Hurlai-je en lui pointant le Stake Gun sur le cœur.

— Olah ! Doucement Johnson.. ! Fit-il moins fièrement. L-Là bas... »

Son bras se leva dans la direction opposée, et je réalisai qu'il montrait, non pas le bois, mais ce qu'il y avait au-delà, et ce qu'il se trouvait au-delà, était le cimetière. Il ne l'avait pas tué... il l'avait enfermé dans son cercueil !

« George, Ty ! Allez au cimetière chercher Mitchell dans son cercueil ! Je m'occupe de Herrick...

— Anders ! S'écria George. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée ! Tu sais très bien ce que dirais Mitchell s'il savait ce que tu t'apprêtais à faire !

— Mais il n'est pas là. Filez ! »

Je jetai les clés à Tyrone, et ils partirent en courant. Je les vis disparaître derrière les arbres, et je reposai mon regard sur Herrick, qui était toujours à genoux par-terre, en train de tenir son poignet douloureux.

« Vous croyez pouvoir m'avoir facilement parce que je suis blessé... Mais il y a une chose à laquelle vous n'avez peut-être pas pensé, Officier Johnson...(je fronçai les sourcils). Vous n'auriez pas dû attendre... Les vampires cicatrisent très vite. »

Il se releva brutalement avant de me pousser en arrière et de me donner un énorme coup de poing au visage.

Puis plus rien...

Point de vue de Mitchell.

Je hurlais, tambourinais, griffais l'intérieur du cercueil à m'en ouvrir les doigts. J'étais claustrophobe ! Mais ce qui m'angoissait le plus, était que j'allais rester ici éternellement ! Je ne pouvais pas mourir ! J'allais vivre cet enfer pour l'éternité !

Je m'arrêtai de respirer lorsque j'entendis mon nom étouffé à la surface. Mes cris de détresse redoublèrent et mes poings se mirent à frapper violemment le cercueil.

« Nous sommes là ! Ne panique pas Mitchell, on va te sortir de là !

— George ! »

Je me calmai un peu alors que je les entendais descendre dans le trou qu'avait creusé Herrick. J'entendis un déclic, puis je repoussai la partie supérieure du cercueil avant de pouvoir enfin respirer et voir la lumière. Ou presque.

« Mitchell ! Hurla George avant de se pendre à mon cou.

— George ! Tu m'as sortit de là ! »

Il m'aida à en sortir, et à ma grande surprise, Tyrone se trouvait en haut du trou, en train de nous tendre la main pour nous sortir de là. Une fois enfin à la surface, je regardai Ty droit dans les yeux, légèrement essoufflé.

« Jamais je n'aurais cru être aussi heureux de te voir, Ty...

— De même.. ! »

Il me fit une accolade, mais aussitôt séparés, lui et George me dirent ce qu'il s'était passé à County Park, et que nous devions y retourner immédiatement. Mais à peine en voiture, qu'ils me demandèrent ce qu'il s'était passé.

« C'est simple, Herrick n'a pas voulu marchander quoi que ce soit, nous avons commencé à nous battre, puis il a attrapé une branche avant de me frapper violemment derrière la tête... J'ai perdu connaissance, et quand je me suis réveillé, j'étais dans le cercueil...

— La panique que tu as dû avoir.. ! S'étonna Ty.

— Je suis certain que Herrick se doutait de quelque chose, car il n'a pas dû se passer énormément de temps entre le moment où il m'a frappé et celui où vous êtes venu me chercher, même si pour moi cela m'a parût une éternité, il avait donc dû déjà prévoir le trou et de m'enfermer dans le cercueil afin de se débarrasser de moi.

— Quel enfoiré ! Jura George.

— Attention à ton langage, George, tu te lâches.. !

— Rien à foutre, Mitchell ! Ce type doit payer pour tout ce qu'il nous a fait subir pendant tout ce temps ! Il doit crever ! Aller pire qu'en enfer ! »

Nous arrivâmes enfin à County Park, mais la nuit s'était maintenant déjà bien installée. Nous retournâmes dans les bois malgré l'anxiété de Tyrone et de George pour les ténèbres qui sy étaient installées. Mais ce qui m'inquiétait le plus, était Anders. Ils l'avaient laissé seul ici, avec Herrick, or il n'y avait plus personne au mémorial.

« Bon sang, ça ne va pas faire ça toute la nuit ! Râla Tyrone.

— ANDERS ! cirai-je pour l'appeler.

— Sshhhht ! s'affola George, tu pourrais interpeller Herrick !

— C'est bon George, nous ne sommes pas dans Jurrassic Park ! Herrick est certes un monstre, mais pas un Tyrannosaure ! »

Nous continuâmes de chercher, quand je sentis mon portable vibrer dans ma poche. Sérieusement.. ? J'avais mon portable sur moi et je n'ai même pas pensé à téléphoner quand j'étais enfermé dans le cercueil ?!

Je le sortis alors et vis que j'avais reçu une photo de la part d'Anders. Je m'empressai de l'ouvrir, et ce que je vis m'horrifia. Anders le visage en sang, la tête tirée en arrière par Herrick, qui ne manque pas de sourire fièrement.

« Bon sang Anders... ! »

Je lis le message qui suivit, et lu qu'il nous attendait chez Anders. Tsk ! Ça valait bien le coup de courir à l'autre bout de la ville ! Nous retournâmes alors sur le parking, où la voiture de police avait disparue, et fonçâmes jusque chez Anders.

Une fois sur place, j'enfonçai brutalement la porte d'entrée, suivit de Tyrone et George, et nous arrêtâmes dans le salon en voyant Herrick dans la cuisine, Anders sévèrement bien tenu contre lui, les bras dans son propre dos, et la lame d'un couteau plaqué contre sa gorge.

« Je vois que tu es sortit du cercueil, Mitchell !

— Relâchez Anders... fis-je les yeux noirs de colère.

— Ah ah ah... Cela ne te rappelle pas une scène récemment vécue.. ? Sourit-il.

— Cessez donc de jouer avec moi ! Je vais vous tuer aussitôt que vous tenterez quoi que ce soit !

— C'est ce que tu as tenté de faire avec la jeune Amanda... Mais tu n'arriveras pas à le sauver, Mitchell... Car là, je ne vais pas te demander de le recruter, non... Je ne te laisserais même pas le temps d'y réfléchir.. ! Menaça-t-il de lui trancher la gorge.

— S'il vous plaît.. ! fis-je plus docilement, Herrick...relâchez-le... et vous obtiendrez ce que vous désirez de moi...

— Tu es tombé bien bas, Mitchell... Moi qui étais prêt à te donner l'Amérique du Sud ! Voilà une bien piètre image que j'ai de toi désormais... Tu ne me seras d'aucune utilité dans un tel état de soumission ! En revanche... Je peux m'amuser encore d'une chose...

— Laquelle.. ?

— Vous savez certainement, commença-t-il en s'adressant à tout le monde y comprit Anders, que j'ai volontairement manqué de tuer la jolie Amanda dans le seul but de l'avoir dans nos rangs, et que Mitchell se charge de son recrutement !

— N-Ne faites pas ça... fis-je la gorge serrée.

— Eh bien vous a-t-il sûrement dit que si cette jeune femme était morte, était par ma faute ! Mais non ! Car si Mitchell l'avait recruté, elle serait encore là ! Avec des crocs en plus, seulement, rit-il. Mais...mais non... Mitchell n'a pas voulu... Et même pour lui empêcher de souffrir jusqu'à son dernier souffle...

— Non, s'il vous plaît.. !

— Il a saisi mon arme et à tiré en plein dans la poitrine et le ventre de cette jolie Amanda.. ! »

Je plongeai mon visage dans mes mains alors que j'entendis la respiration de George et Tyrone s'arrêter abruptement.

« M-Mitchell.. ? C-C'est v-vrai... ? »

Je relevai mon visage en larme vers Anders, qui venait de me poser cette question, et qui avait le visage recouvert de sang ainsi qui les yeux tout aussi mouillés que les miens. Je hochai faiblement de la tête tout en me mordant la lèvre inférieure.

« J-Je ne voulais pas la condamner à vivre cet enfer.. ! Elle... Elle m'a remercié de ne pas l'avoir recruté ! Et je ne supportais pas de la voir agoniser, j'ai préféré... je... j'ai préféré écourter ses souffrances...

— Savais-tu qu'elle était enceinte ?! Hurla Tyrone avant de m'attraper violemment par l'épaule.

— Oui ! Oui je le savais ! Et ce monstre comptait utiliser cet enfant dans le seul but de créer une machine à tuer ! Il voulait en faire un être adorable, sous lequel on succombe pour mieux se faire tuer ensuite ! Les enfants vampires, ce n'est pas bien ! Les enfants nés vampires, encore bien moins ! Bien que ce soit rare !

— Arrêtez donc vos blabla ! S'énerva Herrick. Je vais te proposer un marché... Soit je tue ton petit ami et ton petit loup reste en vie... Soit tu tues George, et tu gardes ton cher et tendre. Tu as cinq secondes pour choisir.

— Quoi ?! Non ! Je ne peux pas f-

— Quatre.. !

— Arrêtez ! fis-je en regardant George puis Anders.

— Trois ! »

Je fonçai dans la direction de Herrick et Anders, afin d'éloigner cet enfoiré de mon amant et de le sauver, lui ainsi que George, mais Herrick releva sèchement son bras, en brandissant le couteau, ensanglanté.

Mon cœur s'arrêta.

« NOOOON ! »

Je vis les yeux d'Anders s'écarquiller, puis le sang couler fluidement de son cou sur tout son uniforme. Je me jetai sur lui alors que Herrick le lâcha avant de s'enfuir lâchement de la maison.

« ANDERS ! hurlai-je en le prenant contre moi. Anders, s'il te plaît, mon amour, tient bon ! »

Tyrone et George me rejoignirent aussitôt mais la panique et la peur les empêchaient d'agir correctement. Je vis le sang sortir abondamment de la bouche d'Anders, et ses yeux se révulser doucement.

« ANDERS ! NON ! RESTE-LA ! (Je tournai la tête vers son frère et George) APPELEZ UNE AMBULANCE VOUS DEUX !

— Il est en train de mourir Mitchell ! L'ambulance n'aura pas le temps d'arriver ! paniqua George.

— Mitchell ! Je t'en supplie, sauve-le ! Me hurla Tyrone.

— Q-Quoi.. ?

— SAUVE MON FRERE ! »

« Quand le temps viendra...sauvez-le... »

Sans plus réfléchir, je me mordis le poignet à sang et le portait au-dessus de la bouche d'Anders, mais il était déjà inconscient, et il ne buvait pas. Maladroitement, les mains tremblantes et la respiration saccadée, je plaquai mon poignet blessé contre sa blessure afin de faire passer mon sang dans son corps.

« T-Tu crois que ça va marcher.. ? S'inquiéta George de mon soudain silence.

— Il faut que ça marche ! Je ne veux pas le perdre ! Pleurai-je tout en maintenant sa tête et en plaquant mon poignet contre sa blessure. Andy...Pitié... ! »

Mon corps était parcouru de spasmes à cause de mes pleurs, et malgré le fait de savoir que le recrutement prenait du temps, je ne pouvais pas savoir s'il s'opérait ou s'il était trop tard...

Après deux bonnes minutes sans réactions, j'échappai un sanglot alors que je réalisais que j'avais prit trop de temps à réfléchir... Je m'abattis un peu plus sur moi-même et prit le corps d'Anders sans vie contre moi tout en pleurant et gémissant la douleur que je pouvais ressentir à cet instant.

J'avais échoué ! Je m'étais juré de le protéger, de l'éloigner de tout ça ! Et maintenant Anders est mort ! Et contrairement à moi, il ne reviendra pas.. !

Nous étions trois à pleurer dans cette maison, et cet assassin d'Herrick qui courait toujours.. !

« Je suis désolé Andy...fis-je entre deux sanglots, je voulais te sauver... et que tu restes aussi avec moi... Mais j'ai échoué...(J'inspirai difficilement) M-Mais...Mais c-c'est peut-être mieux ainsi... Une vie de vampire... n'est pas la plus heureuse des vies...

— Elle ne peut que l'être si je suis avec toi... »

Mon cœur accéléra subitement lorsque j'entendis sa voix et que ses bras se resserrèrent autour de moi. Je m'empressai à le serrer contre moi et lâchai toutes larmes que je pouvais encore pleurer. J'enfouis mon visage dans son cou, tout en sanglotant pour évacuer la tristesse, la peur, le choc et la joie de l'avoir encore avec moi.

« Andy... ! Fis-je étouffé dans son cou. Je t'aime, mon amour... Je t'aime tellement.. !

— Je t'aime aussi, John... »

Mes bras se resserrèrent encore plus autour de lui, et les larmes de joie se mêlèrent à des petits rires nerveux. George et Tyrone s'étaient aussitôt accroupis à nos côtés, et George ne cessait de répéter qu'il s'agissait d'un miracle.

« Merci Mitchell, répétait encore et encore Tyrone... Tu l'as ramené.. ! Tu as ramené mon grand-frère... »

Je me décollai doucement d'Anders afin de pouvoir l'observer, et je pus constater que sa blessure au cou s'était doucement résorbée. Je plaçai délicatement ma main sur sa joue, ayant encore du mal à croire qu'il était encore là...

« J-Je suis désolé, fis-je la gorge nouée. Je t'ai... je t'ai transf-

— Shhht...fit-il en plaçant son index sur mes lèvres. Tu as fait le bon choix... Je sais que tu n'aurais pas pu vivre avec ça sur la conscience, et je suis certain que tu savais que je ne voulais pas que tout s'arrête si soudainement...(je hochai la tête). J'ai mes frères... regarda-t-il Ty, des amis...fit-il de même mais pour George, une fille..., un amour... »

Il scella doucement ses lèvres aux miennes tout en entourant mon visage de ses mains. Il déposa son front contre le mien avant de fermer les yeux et de sourire.

« On va être ensemble pour toujours...fit-il heureux.

— Mais...qu'en est-il de Bragi.. ? Fis-je à demi-mot.

— Je sens que je le suis toujours...fit-il à voix basse. Tyrone ? (ce dernier s'approcha de nous.) Tu n'as pas vu de nuée colorée s'échapper de mon corps.. ?

— N-Non...

— Alors je suis toujours Bragi... Le vampire poète... »

Je le serrai contre moi une nouvelle fois avant de l'embrasser encore, et d'ensuite l'aider à se relever. Il manqua de tomber premièrement, car il avait perdu beaucoup de sang, mais mes bras l'avaient aussitôt retenu dans sa chute.

« Mitchell...commença George, maintenant qu' Anders est un vampire... il va...

— Je vais m'occuper de lui, ne t'en fais pas... »

Je plaçai un bras dans le dos de mon amant, et l'aidait à quitter cette maison. Décidément, beaucoup de choses atroces s'y seront passé.

Les choses allaient désormais être différentes... Nous devions tenir sa famille au courant, nos amis... L'aider à gérer cette faim qui allait bientôt lui tirailler l'estomac... Mais quelque chose encore de plus dur encore... Tous les quitter... pour leur sécurité...


Ce qui devait arriver, arriva.

C'était inévitable avec un Herrick si rageux dans le coin, et surtout un coin plein de vampires ! Et perso, pour la suite, j'ai imaginé un Anders impitoyable, d'insensible face à ses crimes, mais ça... ça ne sera pas avant le chapitre 26 je crois... Alors s'était croustillant pour moi (et pour vous aussi je pense) de faire d'Anders un vampire :)

Sinon ? Qu'avez vous pensé du chapitre ? ^^

A la prochaine pour le chapitre 25 !
(Où la vérité va éclater au visage de notre poète).
((En fait, ça fera trois vérités x) ))

Byyye !