Chapitre 25 : la princesse Black

Et Joyeux Noël les copains ;)


- C'est Londubat, n'est-ce pas ? Dit Lucius d'un ton narquois. Ta grand-mère a l'habitude de perdre des membres de sa famille pour notre cause. Ta mort ne représentera pas un grand choc pour elle.

- Londubat ? répète Bellatrix avec gourmandise. J'ai eu le plaisir de rencontrer tes parents mon garçon.

- JE LE ZAIS BIEN ! Rugit Neville.

Il se débat avec tant de force, je n'ai jamais vu ça. Même l'immense armoire à glace qui le retient demande qu'on le stupéfixie.

- Oh non non non, sourit Bellatrix. Voyons combien de temps peut tenir Londubat avant de s'effondrer comme ses parents. A moins que Potter préfère donner la prophétie ?

Non non non non non non.

- DE LA DODDE ZURTOUT PAS HARRY !

Bellatrix s'avance et lui lance le doloris. Neville pousse un hurlement de douleur, tombant au sol en se convulsant.

- NEVILLE !

Mon cri me surprend moi-même, tout comme mes larmes. Je me débats de toutes mes forces. Bellatrix continue, sans tenir compte de ses sanglots.

- NON NEVILLE !

Je me débats, je sens le mangemort manquer de me lâcher. Bellatrix se tourne vers moi avec un mauvais sourire.

- La petite amie ? Susurre-t-elle.

La distrayant, j'articule en serrant les dents :

- Dites à votre neveu de ne pas baisser sa garde quand une sang de bourbe lui fait du charme.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? S'exclame Malefoy, très intéressé.

- Si mes lèvres ne lui avaient pas autant plus, je ne pense pas que j'aurais pu venir jusqu'ici, je souris froidement.

- Alors comme ça tu en veux ? Fait froidement Bellatrix. Endoloris !

Je ne pourrais décrire ma douleur, je ne pourrais même pas vous dire si j'ai hurlé. Je pense que oui. Chaque membre de mon corps est douloureux. Non. Pas douloureux. Il est à l'agonie, même pleurer me demanderait trop de force. J'ai envie de mourir.

Le sort s'arrête mais pas la douleur, je reste allongée, sentant des larmes coulées le long de mes tempes sans que je sois incapable de bouger.

Harry tend déjà la prophétie. Mais deux portes s'ouvrent à la volée et Sirius, Remus, Maugrey, Tonks et Kingsley. Je n'ai ni la force de sourire, ni de me réjouir. Je dois me mettre à l'abri.

Je rampe pour être à l'abris et une fois près des gradins, je vérifie si je vais bien. Le tout dure une minute environ. Je me redresse ensuite, inspirant profondément, je rejoins les autres membres de l'Ordre, prêtant main forte. Je vois Neville utiliser les fioles de Sherlock.

J'évite les sorts plutôt aisément et savoir Lupin et Maugrey à proximité me rassure.

- Tu vas bien, Elizabeth ? Demande Remus.

- Impec !

Mes muscles sont encore endoloris mais je peux me battre plutôt aisément. Je ne vois plus rien, je vois les sorts, j'en lance d'autres (je doute le faire adroitement). Je ne me sens plus en danger, je me sens vivante à vrai dire.

- Bien joué, Elizabeth ! Félicite Lupin. Sors avec Harry et Neville !

Je rejoins les garçons, les jambes de Neville sont prises de pas de danse. Harry me regarde, les yeux brillants.

- Tu vas bien?

- Je suis en parfaite santé, Potter, je lui murmure avant d'aider à soutenir Neville.

Nous grimpons les gradins. Lucius Malefoy retient Harry, le tirant de touts ses forces. Je le regarde et déglutis. Je lui envoie un coup de pied à la moldue dans les bijoux de famille. Harry réagit au même moment et lui lance un impedimenta : il est projeté en arrière en poussant un hurlement de douleur.

De loin, je vois Bellatrix et Sirius s'affronter en combat singulier.

- LE PLUS BEAU DES BLACK EST UNE PRINCESSE !

Sirius me fait un clin d'œil. J'éclate de rire et aide à nouveau Harry à porter Neville. Harry a confié la prophétie à Neville. Mais, à cause des ses jambes folles, Neville la fait tomber et elle se fracasse dans les gradins. Nous fixons les débris, blafards.

- Harry, je zuis désolé ! S'écrie Neville. Je zuis vraibent davré, Harry, je de voulais bas..

- Ca n'a pas d'importance ! Allons-y!

- Dumbledore, je murmure.

Debout, dans l'embrassure de la porte, Dumbledore sa baguette magique levée. Il est pâle. Il est furieux. Un frisson me parcoure l'échine.

Nous sommes sauvés.

Dumbledore dévale les marches et il semble que plus aucun de nous n'a envie de quitter la salle. Certains mangemorts prenaient même la fuite.

Je suis fascinée par Dumbledore, il les rattrape tous magiquement pour mieux les arrêter.

- Allons, tu peux faire mieux que ça ! s'écrie Sirius en riant, un peu plus loin.

Je tourne la tête, l'observant avec un sourire.

Il est soudainement frappé en pleine poitrine par un éclair rouge, le sourire toujours sur le visage, il tombe avec une grâce et une lenteur infinie dans le voile.

Je le regarde, sans comprendre, sans vouloir comprendre.

Je vois, sans rien entendre, Lupin arrêter Harry qui court vers le voile.

Je suis tombée au sol, la bouche ouverte.

- Non. Non..

Je me roule en boule, me sentant psychologiquement incapable d'aider Neville. Je ferme les yeux très fort, croisant les doigts pour que ce soit un exercice de Dumby "haha je t'ai bien eu Harry lol en fait c'était pour voir si t'étais bon en occlumancie boloss".

Mais il n'en est rien. Les hurlements de Harry me brisent le coeur. Je me mords la lèvre et détourne le regard.

Lupin nous ramène Harry. Je sèche mes yeux. Remus me frotte doucement l'épaule. Je le regarde, épouvanté. il a perdu son dernier ami.

- Je suis profondément désolé, Professeur.

- Ce n'est plus Remus ? Demande-t-il, léger.

Il lance un simple finite sur les jambes de Neville qui cessent leur bordel. Remus est d'une pâleur effrayante. Il ne va pas bien.

J'entends Kingsley hurler de douleur, je me relève d'un bond et vois Bellatrix prendre fuite alors que Dumbledore essaye de l'attaquer.

Harry s'est échappé de l'emprise de Lupin.

- ELLE A TUE SIRIUS ! Vocifère Harry. ELLE L'A TUE, JE LA TUERAI !

Je le regarde, et sors ma baguette, m'apprêtant à le suivre. Harry est déjà partit à sa poursuite. Je regarde Lupin.

- Remus, faites moi plaisir, ne prétendez pas que vous allez bien.

Je vais à la poursuite de Harry moi aussi, j'entends des cris derrière moi. Mais il y a un problème, je repasse par la salle des cerveaux. Ginny est réanimée et Luna gémit au sol pendant que Ron glousse faiblement. Ginny me regarde sans comprendre.

- Sirius est mort, j'explique, les mains tremblantes.

- Non..

- Tu vas bien ?

Je m'approche de Luna et vois qu'elle a été blessé à l'arrière de la tête. Je me crispe totalement et lui caresse la joue.

- Je ne peux pas te bouger, je ne peux rien faire. Tu dois rester le plus immobile possible, d'accord ?

Elle me fait un maigre sourire pour me faire comprendre qu'elle a compris. Je regarde Ron, toujours empêtré dans ses tentacules. je suis tout aussi impuissante. Les autres membres de l'Ordre nous rejoignent.

Maugrey s'approche d'un air bourru.

- Tu n'as rien Watson ?

- Non ça va, c'est mineur, je réponds sur le même ton. Occupez vous des autres. Tonks et Kinglsey vont bien ?

- Ça ira.

Lupin arrive lui aussi. Je ne vois pas Dumbledore. Il a peut être transplané, j'en sais rien. Je cherche désespérément Harry.

J'arrive dans l'atrium où Dumbledore est penché sur Harry. Harry parle d'une voix sifflante, glaciale, qui ne lui appartient pas.

- Si la mort n'est rien, siffle la voix à travers Harry. Tue ce garçon, Dumbledore..

Je tombe à genoux près de Harry, incapable de prononcer le moindre mot. Dumbledore ne me regarde pas, concentré Harry. J'aimerais l'aider, l'empêcher de souffrir. Ce n'est pas juste. Aucun d'entre nous n'aurait du vivre ça.

Ou ne pas survivre.

J'entends des voix derrière moi. Je vois Cornelius Fudge, abasourdi.

- Il est de retour, murmure-t-il.

Je me relève lentement et m'avance, les larmes coulant sur mes joues sans que je sois capable de les arrêter.

- Vous êtes heureux ? Je demande d'une voix qui se brise. Vous êtes heureux, Mr le Ministre ?!

J'enlève mon pull, et déboutonne les trois premiers boutons de ma chemise, lui montrant mon épaule.

- Vous êtes satisfait ?!

Elizabeth, dit doucement Dumbledore avec douceur. Allez voir Harry, s'il vous plaît.

Folle de rage, les larmes ruisselant sur mes joues, je m'écrie :

- IL EST LE MINISTRE DE LA MAGIE. ON A 15 ANS. POURQUOI AVONS-NOUS DU FAIRE LE BOULOT D AURORS ENTRAINES ? CE N'EST PAS JUSTE!

Ma voix se casse dans un sombre sanglot. Dumbledore frotte mon dos, et pendant que j'essuie mes larmes, me dit doucement :

- Allez voir Harry.

Je retrouve Harry et lui souris à travers mes larmes. Ma voix tremble. Ma voix est faible.

- Bon sang, Potter, je suis tellement soulagée d'être venue avec toi.

Il me regarde, ne me croyant pas.

- L'idée que tu sois venu ici seul.. Je ne peux pas le supporter. Et puis.. Qu'aurais-tu fais sans moi, Potter, l'Elu ?

- Merci d'être venu, me répond-il.

- Tu vas rentrer avec Dumbledore, je lui murmure. Tout ira bien.. Ok ?

Harry me regarde dans les yeux.

- Sirius est mort.

- Et il riait, je souris doucement. Il aurait pu mourir de pleins de façon différente : à Azkaban, attrapé par le ministère, ou d'ennui. Mais il est mort en riant, en protégeant son filleul et en se battant pour ses valeurs.

Je vois Dumbledore revenir. Dans la foule des gens du ministère, j'aperçois Mycroft, mais je vois aussi des journalistes. Je décide de garder profil bas et me dirige vers le département des mystères.

- Elizabeth !

Je me tourne vers Mycroft qui s'avance vers moi, calmement. Je le regarde, impassible.

- Je n'ai pas envie d'en parler. Je vais bien. Je..

- Tu as été terriblement stupide, tonne-t-il froidement.

- Je le serais à nouveau si il le fallait , je réponds, relevant le menton. Si c'est des reproches que vous voulez me faire, gardez les pour vous.

Il attrape mon poignet et regarde le dos de ma main gauche. Il observe les inscriptions comme si la force seule de son regard suffirait à les effacer. Il me relâche ensuite et me laisse rejoindre les autres.

Je me laisse porter à l'infirmerie de Poudlard, je ne ressens plus rien, je suis comme engourdie. Les conversations semblent venir de loin, de si loin. J'arrive à l'infirmerie et me laisse tomber dans mon lit. Je prends la potion sommeil sans rêve que l'on me tend et tombe dans les bras de Morphée.

OoOOoo

J'ouvre les yeux, on est en fin d'après midi. J'ai un bandage monstrueux sur l'épaule, une petite attelle à la cheville et je vois qu'on m'a laissé quelques potions à déguster. Je me tire hors du lit et sors de l'infirmerie.

- Miss Watson, dit Pomfresh, sortant de son bureau. Vous devez rester au lit.

Je me tourne vers elle, je vois les autres, sagement endormis. Je serre les dents et lève les yeux vers elle.

- Le professeur Rogue.

- Je vais vous le chercher. Retournez vous coucher.

- Merci.

Je retourne dans mon lit et regarde toutes les confiseries qu'on nous a offert. Je vois la gazette et vois un article accordant la liberté à Sirius à titre posthume. J'ai envie de commettre un meurtre. Le visage déformé par la haine, je brûle l'exemplaire avant de me redresser en entendant quelqu'un entrer.

- Watson ? Demande Rogue avec agacement.

- Et si Harry avait bu le veritaserum ? Je siffle froidement. Et si il avait répondu à ses questions ?

Sa mâchoire se contracte.

- Puis-je savoir pour qui vous vous prenez ?

- Je me fiche que vous me trouviez insolente, pour être franche avec vous. Votre petit délire de grand méchant, c'est mignon quand ça ne met pas la vie des gens en danger. -J'imagine que vous détestez Harry parce que vous détestiez son père. Et peu importe ce que j'en pense, je n'ai pas mon mot à dire mais je pense que vous avez commis une sacré bourde. Vous auriez pu être plus clair, vous auriez pu lui dire que vous alliez vérifié.

Je serre les dents.

Il me regarde et hoche la tête. Je ne tirerais rien d'autres de lui. Il s'approche, regarde les potions que l'on m'a prescrite et arque un sourcil.

- Un doloris ?

- Bellatrix déteste Neville autant que vous et je n'ai pas su me taire, je réponds avant de prendre la potion et d'en boire la dose indiquée.

- J'espère que vous étiez satisfaite de votre petite blague sur Drago Malefoy.

Je le regarde, souriant fièrement.

- Un groupe d'adolescents ne devraient pas donner sa vie pour Potter, crache-t-il dédaigneusement.

- Voilà des états d'âme, Professeur ?

Il me fusille du regard. J'hausse les épaules et grogne de douleur.

- Et bien.. L'utopie, le courage et le culot des adolescents. C'est la meilleure recette pour être stupide, vous le savez sans doute mieux que moi. Et je donnerais ma vie pour ceux qui sont ici à n'importe quel moment.

- Vous êtes pathétique, articule-t-il froidement.

Il est un peu plus dur que Mycroft, tout de même. Je lève les yeux vers lui.

- Vous aussi vous risquez votre vie pour Potter, Professeur. Et Sirius ne méritait pas de mourir à cause d'une querelle d'adolescents.

Ses mâchoires se crispent. Ai-je fais une erreur ? Aucune idée.

- Reposez vous, articule-t-il froidement avant de tourner les talons.