Yuko Blue : Tout à fait, raison pour laquelle je pense qu'une suite ne sera pas vraiment utile. ^^
Pavé que j'ai beaucoup hésité à laisser, mais au final je suis heureuse qu'il plaise. ^^ Malheureusement pour lui et pour Gwen aussi, les jumeaux n'en font vraiment cas leur tête.
Elle est clairement pas très fute-fute niveau romance, Lenwë lui fait d'ailleurs bien remarquer dans ce chapitre tu vas voir. Problème pour Haldir il est quasiment comme un ado maladroit ! Avec plus de classe mais quand même ! ( Surtout que l'un des deux gosses à plus de deux milles ans. XD )
Absolument ! Alors déjà que de toute façon elle aurait eut besoin d'un marche pied pour monter, c'est mignon à lui de l'aider, surtout si c'est l'occasion de crée un rapprochement. ;D
Personne n'aime Medwin je crois, le pauvre, il est pas méchant pourtant. XD
Ahah, c'est des titres de chapitre parfaits. x)
On croise tous les doigts pour qu'il y ai pas un moment ou elle tombe et que du coup on vois sous sa jupe. ( Moi sadique ? Pff à peine. )
Bah en même temps, c'est une fille hein et elle a ses problèmes de fille, les règles tout ça, tout ça. XD C'est drôle dans un certain sens et puis Aldaron fallait bien qu'il rase sa barbe au bout d'un moment.
Alors Haldir je lui donne presque trois milles ans. Pour moi il est plus vieux que les jumeaux. C'est un Elfe beaucoup respecté à Caras Galadhon, il est Capitaine des Gardes du Bois d'Or et Galadriel à beaucoup confiance en lui. Pour moi il est donc plus vieux que les jumeaux bien qu'il reste encore « jeune » du point de vue des plus vieux Elfes encore présent en Terre du Milieu.
On passe pas forcément pour des enfants en fait. Les Elfes ont un développement certes plus rapidement que les Hommes, physiquement et mentalement mais très souvent, un Elfe qui a 100 ans ( qui est la majorité Elfique ) à le même résonnement qu'un jeune homme de 20 ans, bien que l'Elfe reste toujours plus mature. Enfin c'est de mon point de vue. ^^
Merci de ta review qui m'a fais énormément plaisir ! Et j'espère que ce chapitre te plaira autant que les autres, surtout si tu adores se moment du film. ^^
Chapitre 24.
Première fête qui prend un drôle de tournure.
Trois coups portés à sa porte firent violemment sursauter Elërinna qui était en train de s'observer dans le miroir de la chambre, ne comprenant pas comment les filles de ce monde pouvaient autant porter de robe. C'était encombrant et absolument pas pratique. Elle allait ouvrir la bouche, pour dire à la personne devant sa porte de rentrer, mais la personne lui coupa justement la parole en toquant à nouveau trois fois avant de parler :
- Elërinna ?
La jeune femme reconnue la voix de son deuxième frère aîné, juste avant que ce dernier ne retoque trois fois à la porte de bois, pour de nouveau l'appeler par le nom que les Valar lui avaient donnés. Tout d'abord perplexe, Elërinna éclata de rire en allant ouvrir.
- Oh Merlin, Lenwë, tu es vraiment con quand tu veux ! s'exclama t-elle en riant.
- Je sais, tu me le dis souvent.
Un grand sourire apparu sur le visage du Guérisseur tandis qu'à côté de lui, Aldaron secouer la tête, visiblement consterné par leur échange. Quand le rire de la plus jeune fut calmé, elle observa ses grands frères et siffla d'admiration. La première chose qu'elle remarqua, ce fut la disparition de la barbe du vert, ce qui lui fit un léger choc. C'est qu'elle n'avait plus l'habitude de le voir sans. Ensuite, elle constata qu'ils étaient particulièrement bien habillés avec des tenues elfiques qu'ils tenaient de Caras Galadhon ou bien de Fondcombe. Aldaron portait une tenue verte forêt, comme ses cheveux et un pantalon légèrement moulant de couleur marron avec des bottes de la même couleur qui étaient montantes. Lenwë pour sa part, était vêtu d'une tunique bleu clair également au col relevé de la même couleur que ses cheveux et d'un pantalon lui aussi légèrement moulant, mais de couleur argent avec des bottes, elles aussi, argentées.
- Eh bah dites donc, commença Elërinna avec un petit sourire. Vous voulez faire tomber toutes les femmes d'Edoras sous votre charme ? On pourrait presque croire que vous êtes des Elfes, sans ces étranges couleurs de cheveux et d'yeux.
- Je me demande ce qui est passé par la tête des dieux de ce monde quand même... pensa à voix haute l'aîné des Jackser.
Ses cadets le regardèrent, avant de hausser les épaules. C'était une question à laquelle aucun d'eux ne pouvait répondre. Peut-être juste que les Valar aimaient les couleurs un peu pétantes et facilement remarquables. Lenwë se passa une main dans les cheveux puis eut un sourire en passant juste après un bras autour des épaules d'Elërinna qui se laissa faire, ayant l'habitude.
- Eh toi alors, t'es toute mignonne, Dame Éowyn à fait du bon travail, le Guérisseur se pencha vers elle pour lui chuchoter à l'oreille. J'en connais un qui sera encore plus surpris que quand tu lui ai tombée dessus.
- H-Hein ? bafouilla l'argentée qui devint aussi rouge qu'une pivoine.
- Qu'est-ce que tu viens de lui dire Lenwë ? souffla Aldaron, consterné, mais n'ayant pas entendu correctement la dernière phrase de son cadet.
- Rien du tout ! répondit immédiatement Lenwë avec un grand sourire innocent.
Les rougeurs sur les joues d'Elërinna s'accentuèrent, mais elle ne répondit pas pour autant à la question du plus âgé d'eux trois. Tout en s'efforçant de reprendre une couleur normale au niveau de ses joues, la jeune femme donna un léger coup de coude dans les côtes de Lenwë qui grimaça. Aldaron roula des yeux maintenant blasé, juste avant de tendre l'un de ses bras à la seule fille de leur famille qui, mal à l'aise, s'empressa de la lui saisir s'éloignant du bleuté par la même occasion.
- Plus sérieusement Elërinna, cette robe te va bien.
- Crois-moi, j'en suis la première surprise, marmonna la jeune femme.
Les garçons ne firent aucun commentaire, habitués depuis plusieurs années maintenant à entendre ce genre de phrase sortir de la bouche de leur petite sœur. Ils savaient qu'elle ne se sentait pas bien dans son ancien corps, mais maintenant, ce n'était plus le cas et puis, même avant quand elle faisait un effort, elle pouvait se rendre plus jolie. Ils se rappelaient très bien les fois où elle disciplinait ses cheveux et qu'elle se maquillait un peu. Finalement, Lenwë les guida à travers les couloirs pour rejoindre la salle du trône.
Salle qui était bondée. En voyant tout ce monde, des hommes et des femmes de tout âge, sauf des enfants, Elërinna écarquilla les yeux. La seule fois où elle avait vu autant de monde rassemblait au même endroit, c'était au dernier repas de famille, quand elle avait neuf ans, donc autant dire que c'était il y a très, très longtemps. Des tables avaient été installées pour que tout le monde puisse avoir une place assise, dans un des coins de la pièce se trouvait d'énormes fûts de bière et des plats de nourritures étaient installés un peu partout sur les longues tables en bois. Sans lui lâcher le bras, Aldaron la guida ainsi que Lenwë qu'Elërinna avait attraper par la manche, à travers les rangées de tables. Merry et Pippin, qui étaient assis avec Legolas, Gimli et les trois autres Elfes de leur connaissance leur firent de grand signe de la main, ils leur avaient gardées trois places. En arrivant près de leurs amis, les deux Hobbits tapèrent dans leurs mains d'admiration.
- Vous êtes très beaux ! les complimenta Merry.
- Merci, et vous l'êtes tous aussi, répondirent d'une même voix les Jackser.
Lenwë alla s'installer entre Haldir, qui était vêtu d'une longue tunique elfique bleu pastel avec un pantalon en toile de couleur gris et Pippin qui pour sa part avait laver ses vêtements. Aldaron prit place à côté de Legolas, habillé d'une longue tunique elfique grise brodée d'arabesques avec un pantalon moulant blanc. Elërinna, qui avait retrouver son bras tenu par son frère aîné, s'installa entre Pippin et Elladan qui s'était décalé pour lui faire de la place. Les jumeaux avaient revêtus des tenues identiques, avec une tunique ocre et un pantalon noir, mais l'ajout du « chère » devant son prénom permis à l'argentée de les différencier.
- Ma chère Elërinna, tu es encore plus belle que quand nous nous sommes rencontrés à Fondcombe, lui dit Elladan, un petit sourire malicieux étirant ses lèvres.
- Ne dis pas de bêtise Elladan, murmura la jeune femme.
- Mon frère ne dit pas de bêtise, rétorqua Elrohir, qui arborait le même sourire que son jumeau. Et je connais quelqu'un qui ne dira jamais le contraire.
Les sourcils argentés d'Elërinna se froncèrent et elle tourna la tête dans la même direction que regarder son ami pour croiser les yeux d'Haldir qui la fixait. Une drôle de sensation tordit les entrailles de la Prodige et son cœur commença à faire des montagnes russes alors que le Galadhrim lui faisait un léger sourire en coin, ce qui la fit virer au rouge écrevisse avant de détourner la tête. Et c'est à cet instant qu'elle vit les sourires si identiques et si malicieux des jumeaux. Elërinna se plaqua la main sur le front. Elle s'était déjà posé la question à Fondcombe et elle se la reposait maintenant, pourquoi était-elle devenue amie avec les jumeaux déjà ? Ah oui, car ils étaient gentils, drôles et malicieux ainsi qu'un brin moqueurs. Tout comme Merry et Pippin, mais en dix fois pire. Et on disait que les Elfes étaient des êtres sages et sérieux, en réalité, c'était juste un gros cliché, comme le fait qu'ils soient végétariens. Les jeux-vidéos mentaient donc. L'attention de la Cilmë aux cheveux d'argents fut détournée de sa réflexion par Éowyn, Théoden et Éomer. La Dame du Rohan tenait dans ses mains une coupe en or, qu'elle tendait au Roi qui se tenait debout devant son trône avec son neveu juste à côté de lui. Quand le Seigneur d'Edoras leva sa coupe devant lui, tout le monde se leva dans la pièce avec une pinte de bière dans la main. Surprise, Elërinna vit qu'elle avait une aussi devant son assiette encore vide. Elle échangea un regard avec ses deux grands frères, Aldaron avait froncé les sourcils, mais Lenwë lui, souriait avec encouragement. C'est juste elle, où son frère devenu le Prodige de la Valië Estë l'inciter à goûter de l'alcool pour la première fois de sa vie ? Elërinna haussa finalement les épaules avant de prendre à son tour la pinte d'une taille moyenne. Ce n'est pas ça qui allait la tuer ou la soûler et puis il y avait bien une première fois à tout, un jour où l'autre, elle aurait fini par y goûter.
- Ce soir, déclara Théoden d'une voix forte alors qu'un silence quasi-religieux s'était abattu sur la salle. Souvenons-nous de ceux qui on donnait leur sang pour défendre ce pays. Saluons les morts victorieux.
- GLOIRE ! s'écrièrent toutes les personnes présentes.
Tout autour de leur table, les personnes se mirent à boire d'une traite le contenu de leur pinte. Merry et Pippin, ainsi que Gimli et Aldaron firent de même. Tandis que les Elfes regardaient le contenu de leurs pintes avec une légère méfiance avant de finir par tremper leurs lèvres, Elërinna et Lenwë de leur côté, échangèrent un regard. Oh, ils avaient beau se disputer souvent et la plus part du temps pour pas-grand-chose, le frère et la sœur étaient tout de même très proche. C'est pour ça que généralement, ils se consultaient soit du regard ou bien de vive voix quand l'un d'eux faisait quelque chose de nouveau. Lenwë avait déjà bu de la bière et c'est pour cela qu'il encouragea sa cadette à la faire, après tout, elle n'allait pas avoir dix-sept ans toute sa vie et autant profiter autant qu'ils le pouvaient. Tout en le fixant toujours, Elërinna compris le message silencieux de son aîné et porta la pinte à ses lèvres. Le goût était... Un peu spécial et le liquide brûler un peu sa gorge, ce qui fit légèrement grimacer la jeune femme, cependant ce n'était pas horrible et équerrant. Ils se rassirent tous quelques minutes plus tard et l'ambiance se fit plus d'étendue.
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Ils avaient fini leur repas depuis quelques minutes et tout le monde se déplacer de table en table pour pouvoir parler, rire et partager des histoires. Au milieu de la salle, sur une table, Merry et Pippin, leurs pintes de bière à la main, chanter et danser une chanson Hobbit sous les acclamations d'un public Rohirrim et Dunedain qui en demandait toujours plus. Legolas et Gimli étaient en compagnie d'Éomer, qui venait de leur proposer de faire un concours de celui qui ingurgite le plus de bière sans finir dans un coma éthylique. Haldir discutait dans un coin avec Aragorn et Aldaron, Lenwë lui, avait passé un bras autour des épaules d'Elërinna, comme à son habitude et ils discutaient tous les deux avec les jumeaux.
- Du coup, comment vous êtes devenu amis avec ma sœur ? Parce que je veux dire, vous êtes quand même bien plus âgés qu'elle.
- C'est toi qui parles ? Tu es bien ami avec Haldir ! Et je suis sûre qu'il est plus vieux qu'Elladan et Elrohir.
- Oui, mais c'est pas pareil, il m'a aidé à m'adapter, expliqua le bleuté.
Elërinna roula des yeux et bu une nouvelle gorgée de sa boisson alcoolisée alors que son frère aîné écouté avec attention Elrohir qui lui expliquait comment ils en étaient venus à devenir amis. Ça avait commencer par le fait qu'ils lui apprennent à se servir de son arc et ensuite, et bien les choses s'étaient faites naturellement, même si les jumeaux étaient plus vieux et immortels de sûr-crois.
- Comment est Fondcombe ? demanda à nouveau le Prodige aux cheveux bleus.
- Magnifique, répondit Elladan.
- D'un calme presque incomparable, ajouta son jumeau.
- Seulement quand vous n'êtes pas là, se moqua Elërinna.
Les deux fils d'Elrond la regardèrent une expression faussement outrés sur leurs visages ce qui la fit éclater de rire. Lenwë les regarda, perplexe et quand l'argentée fut calmé, elle lui expliqua que sous leur air sage d'Elfe certainement plus vieux que mille ans, ils étaient de vrais fauteurs de troubles de ce qu'elle avait pu brièvement voir à Fondcombe. Des Merry et Pippin versions Elfes.
- Pour changer de sujet, où étais-tu toute la journée chère Elërinna ? Elladan haussa les sourcils tout en posant sa question.
- Nous t'avons chercher, mais jamais trouvée, affirma Elrohir, qui eu un sourire amusé.
- J'évitais Éowyn et toutes les personnes susceptible de me faire porter une robe, puis j'ai été me promener avec Ainu autour d'Edoras.
- Nous savons ce dernier point, le cadet des jumeaux, Elrohir donc, regarda par-dessus les épaules du frère et de la sœur Jackser avant de sourire un peu plus. Nous avons rencontré Haldir qui revenait des écuries... Il avait l'air... Heureux.
- Heureux ? s'étonna Lenwë qui libéra les épaules de sa cadette sous la surprise. Haldir montre rarement ses sentiments, je l'ai bien vu à Caras Galadhon.
Une discussion sur la dissimulation des émotions du Galadhrim débuta entre les trois hommes, discussion que la seule fille n'écouta qu'à moitié. Elërinna s'adossa contre l'un des piliers de la salle et observa ses deux amis ainsi que son frère parlaient avec animation et amusement. Un très léger sourire étira ses lèvres alors qu'elle buvait une nouvelle gorgée de bière. Malgré l'agitation et le bruit autour d'eux, elle se sentait contente d'avoir ses nouveaux amis et ses frères près d'elle, bien qu'il leur manque toujours Jonathan.
- Moi je trouve quand même qu'il regarde beaucoup ma sœur quand même, c'est pas du tout discret...
- Oui, et il ferait mieux d'arrêter, Aldaron semble vouloir l'assassiner avec ses yeux.
Les paroles d'Elrohir surprirent Elladan et Lenwë qui se tournèrent pour voir qu'effectivement, Aldaron semblait être sur le point de tuer le Capitaine des Gardes de la Lothlórien car ce dernier dévorait quasiment Elërinna des yeux. Cette dernière, qui les regardait en les écoutant que d'une seule oreille, écarquilla les yeux avant de se tourner également, soudainement inquiète pour le blond. Elle ne savait pas d'où cette inquiétude venait, mais à cet instant elle s'en fichait bien. Aragorn n'était plus présent, il discutait avec Gandalf qui applaudissait la prestation musicale des Hobbits alors que toujours au même endroit que tout à l'heure, Aldaron et Haldir ne parlaient pas, le premier fusillait le second du regard, mais le blond ne l'avait peut-être pas remarquer, trop occupé à regarder dans leur direction. Quand les yeux orange clair de la Prodige croisèrent ceux bleus marines de l'immortel de la Lorien, son cœur s'emballa et elle se sentit rougir. Ce souvenant parfaitement qu'elle s'était retrouvé allongée sur lui, que dans les écuries il s'était un peu trop rapproché et qu'il l'avait soulevé par les hanches pour l'aider à monter sur le dos d'Ainu et surtout, elle ne comprenait pas ses réactions en sa présence, qui avait le don de l'agacer plus que de raison. Avec difficulté, Elërinna détourna les yeux, concentrant toute son attention sur le peu de bière qu'il restait dans sa pinte.
- Oh toi ! en entendant la voix de Lenwë, l'argentée releva brutalement la tête, faisant craquer sa nuque. On va devoir parler tous les deux...
Le son émis par ses os fit grimacer les jumeaux aux longs cheveux noirs, mais elle ne s'en préoccupa pas, complètement tournée vers son deuxième frère aîné, ancien étudiant en deuxième année de médecine. Lenwë affichait un air sérieux qu'Elërinna ne lui avait vu qu'à deux reprise seulement. Lorsqu'il avait dû passer ses examens pour passer en seconde année de médecine, examens qu'il avait eu avec brio, soit dit en passant, et aussi lorsqu'il leur avait parlé de ce que Galadriel lui avait montrer grâce au miroir magique de la Dame de Lorien. Sans pouvoir s'en empêcher, Elërinna avala avec un peu de mal sa salive alors que le bleuté lui agrippait le bras. La métamorphe eut à peine le temps de voir les regards inquiets de ses amis, juste avant que Lenwë ne la tire plus loin.
L'aîné des Jackser, qui jusque-là discuter avec Aragorn ainsi qu'Haldir, de la bataille qui avait eut lieu au Gouffre, ne savait maintenant plus quoi faire. Son ami rôdeur leur avait fait faux-bond pour partir discuter avec le magicien, la laissant alors seul face à l'Elfe aux cheveux blond foncé. Il n'arrivait pas à apprécier l'immortel qu'il avait en face de lui, et ce, depuis leur rencontre en Lorien. Aldaron savait pourquoi, à son goût, l'Elfe était bien trop condescendant, bien trop inexpressif sauf quand il regardait Elërinna. Et cela ne lui plaisait absolument pas même si dans le regard bleu du blond, il ne voyait rien d'autre que de l'adoration et de l'amour pour sa petite sœur. À son avis, Haldir n'avait aucun droit de ressentir ce genre de chose pour l'argentée, elle était encore jeune, dix sept ans se n'était rien et lui, il était beaucoup trop vieux malgré son physique le faisant ressembler à un jeune homme d'à peine trente ans. Du coin des yeux, Aldaron vit son petit frère et sa petite sœur disparaître parmi la foule. L'immortel sembla se rendre compte de son regard insistant sur Elërinna avant de se figer en voyant le regard que lui jeter le vert. Un silence pesant s'installa entre eux et ce fut le Prodige qui le brisa, d'une voix particulièrement froide et qui ne lui correspondait pas.
- Je n'apprécie pas que vous ayez des vues sur ma sœur, Capitaine de Lorien.
- Avoir des vues ? répéta Haldir, ne comprenant pas bien l'expression du Jackser.
- Ne faites pas celui qui ne comprend pas... siffla Aldaron agacé. Je vous ai vu regarder Elërinna, tout le temps, et ce, encore plus depuis la bataille.
- Je vous assure Aldaron que je n'ai aucune mauvaise attention en vers Elërinna !
L'un des sourcils des Prodiges se haussa tandis que l'Elfe lui n'avait pas bouger d'un seul millimètre malgré l'aura menaçante qui se dégageait d'Aldaron. Il voulait bien croire qu'Haldir ne voulait pas de mal à Elërinna, mais cela n'empêcher pas qu'il ne pouvait pas cautionner le fait que le Galadhrim ai des vues sur la plus jeune.
- Et alors ? Ma sœur est bien trop jeune et naïve. Et même une fois en âge d'avoir des enfants, je n'accepterais pas qu'on l'approche et surtout vous.
- Et pour quelles raisons ? demanda Haldir, devenu tendu et froid envers son interlocuteur.
- Parce que vous êtes immortel et que ma sœur est une mortelle. Et que même dans mon monde, les histoires racontant une romance entre un être immortel et une mortelle se termine mal.
Aldaron ne s'en aperçu pas, mais ses paroles touchèrent l'Elfe bien plus que ce qu'il aurait pu le croire. Les doigts d'Haldir se crispèrent sur la pinte qu'il tenait dans les mains et qu'il avait à peine entamée tandis que sa mâchoire se serrait et que son cœur se sentait poignarder. Il savait que le Prodige de Yavanna disait seulement la vérité et que c'était son instinct protecteur de frère qui le pousser à lui dire ces mots, mais la douleur qu'il ressentait rester tout de même insoutenable.
- Je comprends bien que c'est le frère protecteur qui parle, commença le Capitaine des Gardes de la Lorien. Mais sachez, que votre sœur n'est pas aussi naïve que vous le pensez Aldaron et que... qu'elle est depuis bien longtemps, l'un des êtres le plus précieux à mon cœur...
Sans rien ajouter de plus, Haldir fit taire du mieux qu'il pu la douleur dans son cœur puis salua d'un signe de la tête le vert avant de s'éloigner. Aldaron le regarda faire. Le Prodige n'était pas spécialement fier de la manière avec laquelle il avait parlé au plus vieux, mais c'était un mal pour une bien. Il refusait tout simplement que sa sœur soit blessée par des sentiments qui ne pourraient jamais aboutir et il savait aussi que sa sœur, si par mégarde venait à découvrir les sentiments qu'Haldir nourrissait à son égard, ne voudrait jamais faire du mal à l'Elfe. Elle était bien trop gentille pour cela. Le vert soupira avant de porter sa pinte à ses lèvres et d'aller rejoindre Gandalf et Aragorn qui encourageaient les Hobbits.
Lenwë tira Elërinna jusqu'à l'endroit où les fûts de bière étaient installés et où Éomer était en train de servir des pintes à foi-sons à Legolas et Gimli, ce dernier riant à gorge déployée. Le neveu de Théoden les regarda avec beaucoup de surprise quand il les vit, mais Elërinna n'y prêta pas attention, trop étonnée en voyant que l'Elfe de leur Communauté était clairement en train de jouer avec Gimli à un jeu à boire. D'ailleurs, elle vit avec sidération le Nain s'étalait par terre sur le dos, dormant et ronflant bruyamment.
- Serait-il possible d'être resservi Éomer ? demanda Lenwë au Capitaine de la Marche.
- Lenwë, je ne suis pas sûre que... voulu intervenir l'argentée, mais son frère la coupa.
- Elërinna, tu dois te décoincer là-dessus. C'est pas parce qu'Aldaron ne veut pas, que tu ne peux pas.
La mâchoire de la de la jeune femme se décrocha au sens littéral du terme. C'était lui, qui osait lui dire ça ? Alors qu'avant de faire ses études, il n'avait jamais rien oser sauf d'être Chef de Guilde dans un mmorpg avant d'être bien trop pris dans ses études.
- Toi, tu oses me dire ça ? feula-t-elle en plissant dangereusement les yeux.
- Rhoo, je déconne.
Le bleuté lui fit un sourire narquois, mais l'argentée n'y répondit pas se contentant de lui tirer la langue, avant qu'un éclat de rire ne les coupes dans leur micro-dispute fraternel. Surpris et dans un même mouvement parfaitement synchronisé, le frère et la sœur se tourne vers le propriétaire du rire. En réalité, ils étaient deux à rire, Éomer et Legolas, ce qui était surprenant, car de mémoire, la Prodige d'Oromë et Nessa avait rarement vu le Prince Sylvain rire.
- Vous voir ainsi vous disputer gentiment et des plus amusant ! s'esclaffa l'archer qui avait les yeux qui brillaient beaucoup plus que d'habitude.
- Seigneur Éomer, c'est moi où vous avez pinté notre Elfe ?!
- Pinté... ? répéta le Capitaine de la Marche, incrédule.
- Oh, j'y crois pas, ils ont réussi à rendre un Elfe saoul ! les yeux de Lenwë s'écarquillèrent légèrement.
Ils ne rêvaient pas, les Rohirrims avaient réellement réussi à rendre saoul Legolas ce qui était, en quelques sortes, un exploit. De son côté Lenwë n'avait jamais vue à Caras Galadhon un immortel forcer trop sur l'alcool et pareil pour Elërinna à Fondcombe.
- Vous êtes trop fort ! pouffa la Prodige aux cheveux d'argents.
Autour des deux jeunes Jackser, les Hommes éclatèrent de rire rapidement suivit par Legolas qui avait de nouveau une pinte de bière dans la main. L'euphorie du blond était assez surprenante, mais cela fit sourire Elërinna qui le trouvait pour le coup, même si c'était à cause de l'alcool, beaucoup plus détendu que d'habitude. Enfin vu les derniers jours, c'était parfaitement compréhensible. Eux aussi étaient beaucoup plus détendu et encore... les cauchemars n'étaient pas encore intervenu lors de leur sommeil. Un frisson d'effroi parcouru l'échine de l'argentée à l'idée de faire des cauchemars en rapport avec le Gouffre de Helm... Les blessures qu'ils avaient reçues... Les morts... Elle fut soudainement coupée dans ses pensées par Lenwë qui lui rendait sa pinte avant de lui prendre le bras pour l'entraîner à l'extérieur du palais. La nuit était tombée depuis longtemps déjà. Dans le ciel, il n'y avait aucun nuage, le vent ne soufflait même pas et les étoiles étaient parfaitement visibles. Si son frère ne la tirait pas par le bras, la jeune femme se serait arrêtée pour observer avec émerveillement le ciel nocturne. Lenwë contourna le palais pour s'arrêter une fois à l'arrière du bâtiment, face aux montagnes au loin.
- Gwendoline... il souffla doucement avant de la lâcher et de se tourner vers elle.
Les yeux orange foncé tachetés de brun à certains endroits étaient scrutateurs et cela mit Elërinna incroyablement mal à l'aise. De toute sa vie, son grand frère ne l'avait jamais regardé ainsi, il avait souvent été inquiet pour elle, comme tout frère aîné avec sa petite sœur, mais généralement il, ne s'en faisait pas trop et reprenait l'attitude de je-m'en-foutisme qu'il adoptait la plupart du temps. Mais cette fois, il avait l'air vraiment un peu inquiet.
- C'était quoi ces rougeurs sur tes joues tout à l'heure ? le ton de sa voix était sérieux, mais Elërinna vit son regard s'adoucir ce qui la rassura quelque peu.
- Ce... Je... De quoi tu parles ? Tu... Tu dis n'importe quoi. L'alcool te fait voir des choses qui ne sont jamais arrivées.
- Mais oui, c'est ça, prend moi pour une quiche, le Prodige d'Estë leva les yeux au ciel et eut un petit sourire en coin. J'ai bien vu comme tu le regardes... Comment il te regarde. J'ai beau être un garçon et ton frère, mais je ne suis pas débile.
- Ah oui ? Vraiment ? J'avais des doutes vois-tu, rétorqua l'argentée, espérant par cette petite pique, changer le sujet de la discussion.
Cependant, c'était sans compter sur l'insistance de Lenwë qui n'était pas du genre à lâcher le morceau si facilement. L'ex-étudiant en médecine roula une nouvelle fois des yeux avant de s'asseoir sur le rebord de la terrasse entour Méduseld et de lui faire signe de le rejoindre. Elërinna hésita, à cause de sa peur du vide, mais au final elle rejoignit son frère qui l'aida à s'asseoir sans froisser la robe prêtée par Éowyn. Aucun d'eux ne parla, se contentant de boire lentement et d'observer les étoiles. L'argentée était secrètement heureuse qu'il l'ait tiré de l'ambiance festive de la fête, c'est qu'elle n'avait pas l'habitude. Elle allait d'ailleurs remercier le bleuté, mais ce dernier ne lui en laissa pas le temps, la coupant dans son élan.
- Tu n'as donc vraiment rien remarqué ? demanda-t-il, légèrement amusé.
- Mais remarquer quoi à la fin ?!
- Pfff... pouffa le plus grand. À mon avis, les Valar ont pas dû corriger ta vue contrairement à moi.
- Nia nia nia, continue à te foutre de ma gueule le Schtroumf, pesta Elërinna en buvant une nouvelle gorgée de bière, le goût ne la dérangeant plus.
Lenwë éclata de rire et bu à son tour lui aussi, ce qui fit rire la jeune femme, qui commençait à vrai à se demander si son grand frère n'avait pas un peu trop bu. Chose qui ne l'étonnerait même pas d'un côté.
- Bon, tu vas finir par me dire pourquoi tu m'as emmené ici ? s'exclama-t-elle, un peu impatiente, mais en même temps pleine d'appréhension sans comprendre pourquoi.
- Mais, c'est pas possible d'être aussi aveugle ma parole !
- Oh, mais tu as fini oui ! Crache le morceau à la fin ! Accouche ! elle lui donna un coup dans le bras
Le rire du plus âgé redoubla et il secoua la tête, visiblement exaspéré. Finalement, le Guérisseur posa sa pinte à côté de lui et il se tourna complètement vers sa petite sœur un petit sourire en coin moqueur accroché sur ses lèvres.
- Qu'est-ce que tu ressens quand tu regardes Haldir ? Quand vous avez un léger contact physique ou bien quand vous vous parlez ?
- H-hein ? M-mais, je ne ressens rien du tout ! s'offusqua la plus jeune.
- C'est ça, mon œil. Alors ?
Elërinna, devant les insinuations de son frère, devint complètement cramoisie ne sachant pas quoi répondre. Lenwë pensait qu'elle ressentait quelque chose pour le Galadhrim... Avait-il raison ? Elërinna ne savait pas, à vrai dire, elle n'était jamais sûre en présence du blond. Oh, il était beau, s'était indéniable, mais tous les Elfes étaient beaux, la laideur n'avait pas sa place dans leur peuple. Mais en dehors de sa beauté caractéristique de sa race, Haldir était toujours sérieux et silencieux, il était impossible de deviner ses sentiments. Cependant, quand il parlait et qu'il n'était pas condescendant, l'Elfe était toujours doux et très gentil. Il ne semblait pas avoir de défaut, mais il en avait quand même, il était condescendant, hautain et trop peu expressif. En se remémorant les moments qu'elle avait passé avec l'immortel, ses regards, son odeur et ses mains sur ses hanches, Elërinna devient encore plus rouge si cela était possible et elle eut une drôle de sensation dans l'estomac. Lenwë, qui n'avait pas arrêter de l'observer, eu un sourire attendrit en la voyant devenir aussi rouge qu'une pivoine. Pour la rassurer, le bleuté lui déposa une main sur l'avant-bras.
- Qu'est-ce qui m'arrive Alex ? gémit l'ancienne lycéenne en se prenant la tête dans les mains.
- J'ai ma petite idée... il se pencha vers sa petite sœur pour lui chuchoter à l'oreille. Tu es amoureuse.
- QUOI ?! NON ! s'écria-t-elle en sursautant avant d'écarquiller les yeux. Oh non... Tu crois ?
- Oh nom de dieu Gwendoline ! Tu es vraiment handicapée des sentiments !
Le ton mi-désespéré et mi-moqueur du bleuté, vexa Elërinna. Elle le savait qu'elle était une handicapée des sentiments, merci, pas besoin de lui rappeler. C'était déjà assez dur dans la vie de tout les jours d'avoir son problème. Voyant qu'il avait visiblement vexée sa sœur et qu'elle s'était plongée dans une intense réflexion, Lenwë grimaça doucement, mais préféra la laisser réfléchir en paix. Il avait juste voulu lui ouvrir les yeux, de plus, il était peut-être protecteur, mais il ne voulait pas que sa petite sœur termine sa vie toute seule comme une âme errante. Et puis, il aimait bien Haldir et il savait que c'était un Elfe tout a fait respectable, vieux de leur point de vue mais respectable.
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Sans qu'elle ne s'en rende compte, les minutes défilèrent dans un silence presque oppressant. Elërinna réfléchissait tellement sur le fait qu'elle était peut-être tombée amoureuse d'un homme, enfin plutôt d'un Elfe, immortel, certainement vieux de plus deux mille cinq cent ans et blond de sûr-croit alors qu'elle avait toujours clamé haut et fort préférer les roux aux blonds, qu'elle ne remarqua pas le départ de son aîné. Était-ce seulement possible qu'une humaine tombe amoureuse d'un immortel et inversement ? Elërinna se passa les mains sur le visage avant de poussait un soupir et de se laissait tomber en arrière, tout en faisant attention pour ne pas s'éclater l'arrière du crâne sur la terrasse de pierre. Qu'est-ce qu'elle avait fait à ces fichus dieux pour que le destin lui réserve ça ?! À la base, la seule chose qu'elle voulait, c'était devenir une petite écrivain et professeur de Lettres, avec une petite vie tranquille et quinze chats à l'appartement. À nouveau, un soupir s'échappa des lèvres de la jeune femme qui braqua ses yeux orangés vers les infinis étendus du ciel parsemés d'étoiles. Instinctivement, elle chercha les constellations qu'elle connaissait. Cependant, elle n'en trouva aucune et cela lui rappela bien amèrement qu'elle n'était pas sur Terre, mais en Terre du Milieu. Encore une fois, elle aurait aimé avoir Julie avec elle, son amie l'aurait rassurée et lui aurait dit ce qui était le mieux à faire. Sauf que maintenant, Julie n'était pas là et Elërinna ne savait absolument pas ce qu'il fallait faire. Que fallait-il qu'elle fasse ? Faire comme si de rien était ? Elle était douée à ça. Faire passer subtilement un message à Haldir ? Non, la subtilité et elle, ça faisait trente-six. Tout déballer d'un coup ? Non encore pire, si ses « sentiments » n'étaient pas réciproques, elle allait passer pour la plus grosse cruche de tous les univers confondus. L'argentée soupira une nouvelle fois puis se redressa d'un seul coup avant de se tenir la tête de ses deux mains, une douleur lui vrillant le crâne. Ne jamais se relever d'un seul coup.
- Elërinna ? Vous allez bien ?
Elërinna sursauta en sentant une main se déposer sur son épaule et en entendant la voix à côté d'elle. Une douce chaleur se répondit depuis la main posée sur son épaule et elle eut un frisson. Merlin... Pourquoi le destin s'acharnait-elle contre sa personne ainsi ?! Elle n'avait rien fait pour mériter ça, en dehors d'avoir quelques fois pesté contre les Valar et leurs manières de faire. La jeune femme ferma brièvement les yeux avant de les rouvrir et de fixer le sol, enfin le vide sous ses pieds. Mauvaise idée, son vertige revenait au galop et puis elle n'était pas prête mentalement parlant pour faire comme si de rien était.
- Avez-vous besoin que Lenwë vous ausculte ? la voix du Galadhrim résonna, trop mélodieuse, beaucoup trop.
- N-non, t-tout va bien... bafouilla la Prodige, qui garder les yeux fixés sur ses genoux et les mains crispées sur le sol.
- En êtes-vous sûre ? Vous avez l'air bien pâle...
- C'est ma couleur naturelle de peau... rétorqua-t-elle avec froideur sans pouvoir s'en empêcher.
À peine les mots eurent-ils dépassés la barrière de ses lèvres que la jeune femme s'en voulu. Elle n'aimait pas paraître méchante ou blessante, mais généralement, c'était cette impression qu'elle dégageait quand elle était complètement perdue ou bien en colère. Comme prévue, la main sur son épaule se retira et une sensation de froid l'envahi. Cependant et à son grand étonnement, car généralement les gens étaient tout de suite rebuté par son comportement, Haldir s'installa à côté d'elle, faisant lui aussi pendre ses jambes dans le vide. Elërinna l'observa du coin des yeux surprise par la lumière de la lune qui éclairait parfaitement le visage sans défaut de l'immortel. Et dire que cet Elfe était tellement vieux qu'elle ne pouvait pas imaginer son âge, elle se demandait vraiment ce qui lui était passer par la tête de subitement tomber amoureuse de cette personne en particulier. La jeune femme soupira puis détourna les yeux à contre cœur pour le fixer sur les étoiles aux dessus d'eux.
- Vous semblez soucieuse, quelque chose vous attriste-t-il ? demanda Haldir, visiblement inquiet.
Cela surprit légèrement Elërinna, qui tourna juste un peu les yeux vers lui avant de les ramener immédiatement après vers les étoiles et la lune. Elle ne pouvait pas lui dire que c'était à cause de lui qu'elle avait cette tête-là.
- Je me disais juste que même les constellations de ce monde ne sont pas les mêmes que celles de mon monde...
- Votre monde vous manque, compris le blond.
-Pas forcément tout mon monde, mais ma meilleure amie et certaines technologies s'y trouvant, dit Elërinna en éludant la question par un geste de la main.
- Quel genre de technologies ?
La curiosité de l'immortel à l'égard de son monde l'étonna encore plus, en dehors des Hobbits, ils étaient rares à vraiment s'intéressait au monde d'où ils venaient. Comme si le fait que les Valar les aient envoyés régler tout.
- Eh bien, si je vous explique maintenant, ça prendre beaucoup trop de temps. Une prochaine fois peut-être.
- Dommage, j'attendrais alors... Bien que je pense que votre frère Aldaron ne veille plus que je vous approche...
- Quoi ?! Pourquoi ?! Il n'a pas le droit de vous interdire de venir me parler ! s'énerva l'argentée qui en perdit son commun. Mais je vais le tuer...
- Elërinna, bien que votre langue soit belle, je ne la comprends pas, mais n'en voulais pas à votre frère aîné, il ne fait que vous protégez.
- Me protéger ? répéta Elërinna incrédule en reprenant la langue qu'elle connaissait de ce monde. Mais me protégez de quoi au juste ?
- De moi, avoua à mi-voix Haldir, qui tourna les yeux vers elle.
Les sourcils clairs de la jeune femme se froncèrent avec perplexité. La protégeait d'Haldir ? Mais qu'est-ce que le Galadhrim pouvait bien lui faire ? Certes, il avait été condescendant la première fois qu'ils s'étaient rencontrés et si au départ cela l'avait agacée, maintenant, et même s'ils n'avaient pas eu l'occasion de beaucoup se parler à cause de la quête de la communauté, elle le trouvait plutôt sympathique même si très réservé. Elërinna se remémora tout les moments passés avec le blond. Non, elle ne voyait pas vraiment pourquoi Aldaron voulait la protéger de lui. Elle se rappela également du matin où elle avait découvert l'épée dans ses affaires et quand Aragorn lui avait dit qu'elle rendrait l'arme à Haldir quand elle le reverrait. Malgré son agacement envers son frère aîné et le fait qu'elle soit perturbée de la présence de l'Elfe à côté d'elle, un léger sourire en coin étira la commissure de ses lèvres. Elle se tourna vers Haldir qui n'avait pas détourner les yeux et qui continuait de la fixait.
- Aldaron dit vraiment n'importe quoi, fit-elle, ses yeux oranges attirés par ceux bleus du plus grand. Cela me rappelle que je dois toujours vous rendre votre épée. Comme quoi, vous ne m'avez fait aucun mal, vous m'avez même aider en oubliant votre arme.
- Je ne l'ai pas oubliée. Vous n'aviez aucune arme en dehors de votre arc et j'avais le pré-sentiment que vous en auriez plus besoin que moi, lui expliqua-t-il.
- C'est... les joues de la jeune femme s'empourprèrent, touchée. Merci. Je vais vous la rendre maintenant, ajouta-t-elle en commençant à se lever.
- Non ! Haldir lui attrapa le poignet, la faisant se figer. Vous pouvez la garder Elërinna, vous en avez besoin.
- … Merci, Haldir.
Le Capitaine des gardes de la Lorien hocha la tête, écoutant avec attention l'accent de la plus jeune ainsi que son nom où le « a » était particulièrement appuyé et ne lui lâcha le poignet que quand elle fut à nouveau assise à côté de lui, ses jambes cachées par les jupes de sa magnifique robe bleu foncé se balançant en rythme dans le vide. Cependant, sa main resta très proche de celle de la jeune femme. Mais son regard, toujours braqué dans celui orangé d'Elërinna fut attiré par la lune, très brillante derrière la plus petite. Son sourire se fit un tout petit peu plus grand.
- Le Lune brille beaucoup ce soir, dit-il, ce qui fit tiquer la métamorphe.
- Le Lune ? Pourquoi parlez-vous de la lune au masculin Haldir ?
Ils se regardèrent, confus avant que le blond ne commence à lui expliquer qu'ici, l'astre était féminin et que le soleil était masculin, en raison des deux arbres que créa Varda à Valinor. Ne comprenant pas vraiment et très curieuse, Elërinna lui demanda qu'il lui explique plus amplement cette histoire qui relier le soleil et la lune, à deux arbres, et ce que les Valar venaient faire dans l'histoire. Amusé de la curiosité de la jeune femme, Haldir lui raconta bien volontiers une partie de l'histoire de la Terre du Milieu.
Dans la salle du trône où avait toujours lieu la fête, Aldaron frappa dans ses mains en rythme avec Merry et Pippin qui avaient commencé à chanter une nouvelle de la Comté. Les deux semi-hommes s'amusaient tellement cas chaque fois qu'un Rohirrim leur demander, ils se remettaient à chanter. Malgré le sourire qui ornait son visage, l'aîné des Jackser gardé un pli soucieux qui lui barrait le front. Il avait vu Lenwë demander une nouvelle tournée de bière à Éomer et ensuite entraînait Elërinna à l'extérieur et depuis, ils n'avaient revu ni l'un ni l'autre.
- Un problème Aldaron ?
La voix du magicien tira le Prodige de Yavanna de sa réflexion. Gandalf tapait lui aussi dans ses mains pour encourager les deux cousins qui dansaient toujours sur la table.
- Vous semblez inquiet, ajouta Gandalf.
- Juste des inquiètes de grand-frère pour sa petite sœur, répondit le vert qui se força à se détendre.
- Si vous voulez mon avis, vous n'avez nullement à vous en faire pour Elërinna.
Aldaron eut envie de lui répondre que justement, il ne lui avait pas demandé son avis, mais il se tut, se contentant de hocher lentement la tête. Il savait au fond qu'il n'avait pas à s'en faire, sa petite sœur n'était pas assez idiote pour succombait à charme d'un Elfe qui ne mourrait jamais et qui était bien trop vieux pour elle. Tout du moins, il l'espérait. Le vert fut à nouveau tiré de ses pensées par l'arrivée de son frère qui venait juste de revenir dans la salle, seul. Son inquiétude revint au galop, et il se dirigea immédiatement vers le bleuté qui quand il le vit arriver soupira.
- Où est Gwendoline ? demanda-t-il.
- Dehors, elle discute avec Haldir, répondit Lenwë avec un peu d'exaspération dans la voix.
- Pourquoi tu les as laissés seuls ? Tu ne vois pas que cet Elfe à des vues sur notre sœur ? siffla Aldaron en colère.
- Et alors ? Haldir est quelqu'un de très bien et ce n'est pas Gwen qui ira dire le contraire.
- Mais, enfin, c'est un Elfe ! Il n'apportera rien à Gwen ! Seulement de la douleur, car il va se rendre compte qu'il ne l'aime pas vraiment !
Lenwë soupira une nouvelle fois avant de se passer une main dans ses cheveux devenus bleus. Comment dire à son frère aîné qu'en réalité, Haldir aimer bel et bien leur sœur et que ce n'était pas une lubie d'immortelle ? Il savait des choses sur le blond que personne d'autre ne savait et il les avait découverts seulement, car son ami était perturbé à ce moment-là. Pouvait-il révéler ces détails à son grand-frère ? Son cœur lui disait que c'était la meilleure chose à faire pour qu'Aldaron n'essaie pas de s'interposer entre Elërinna et Haldir.
- Écoute, je sais que t'aime pas trop Haldir, mais contrairement à ce que tu crois, il aime réellement Elërinna, et ce depuis bien avant notre venue.
- Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ? s'exclama Aldaron qui commençait à perdre patience.
- Haldir m'a raconté, que quelques années avant de faire la rencontre de la Communauté et donc de Gwen, il avait rêvé de nombreuse fois d'elle.
- C'est n'importe quoi ! Tu as beaucoup trop bu ce soir !
- Crois ce que tu veux, rétorqua le Prodige d'Estë qui commencer à en avoir marre du comportement de son aîné. Dans ton les cas, Haldir est tombé amoureux de Gwendoline via ses rêves et maintenant qu'il l'a devant lui, en chair et en os, il ne va pas la laisser s'échapper. Tu devrais être heureux, au moins, lui aussi ne veut pas qu'elle meure et veut la protéger.
Sur ces mots le bleuté, surnommer moqueuse le Schtroumf par la seule fille de leur famille, tourna les talons et alla rejoindre Elladan et Elrohir qui semblaient inquiet, laissant son frère tout seul à ses réflexions. Rageusement, Aldaron claqua sa pinte de bière contre la table la plus proche et décida de sortir du palais pour aller se promener dans les rues d'Edoras et prendre l'air.
