Bonjour tout le monde,
Me revoilà avec un nouveau chapitre et mes plus plates excuses car il n'y aura pas de mises à jour la semaine prochaine. Je n'ai malheureusement pas avancé comme je le voudrais sur le chapitre suivant et il ne sera pas prêt. Je ferai mon maximum pour ne pas vous faire patienter plus de 15 jours. J'ai quelques soucis d'ordre personnel en ce moment et je vous demande un peu de compréhension.
50 reviews sur le chapitre précédent, c'est juste wow. Vous ne pouvez pas imaginer le bien que çà fait de vous lire. Dans ce qui va suivre vous connaitrez les raisons de la rupture et toutes celles qui ont misé sur une liaison Alvin/Clara auront le fin mot de l'histoire.
Pardon à mes non inscrites mais je n'ai pas le temps de détailler mes réponses si je veux avoir une chance de publier aujourd'hui. Il n'empêche que je vous remercie pour vos reviews et vous embrasse toutes.
Je vous dis "A dans 15 jours"
Bisous
Puce
Chapitre 23: Sweet november
Bella POV
Je rentrais ce soir là purement épuisée. Le rédacteur en chef avait passé un savon à l'ensemble de l'équipe et mis la totalité des articles à la poubelle.
Quinze jours de boulot à reprendre, j'en étais fatiguée d'avance mais je devais bien reconnaitre que mon travail était moins bon que d'habitude. J'avais du mal à me concentrer en ce moment. Cela devait venir des travaux en bas de chez moi.
La pluie tombait depuis deux jours sans s'arrêter et la nuit était déjà là. Je détestais Novembre. Je hâtais mon pas pour arriver plus vite, je n'aspirais qu'à un bon bain chaud, une soupe de légumes que j'avais préparée la veille et une soirée cocooning avec mon homme devant la télé.
J'entrais dans l'immeuble sous une pluie toujours battante, montait les étages à pieds et ouvrais enfin la porte de mon chez moi. Enfin…
« Alvin ? Je suis rentrée ! »
Aucune réponse, pourtant les lumières étaient allumées dans tout l'appartement.
« Mon cœur ? Je suis là ! »
Je parcourais les pièces une à une à sa recherche pour le trouver finalement dans la chambre, assis sur le lit, la tête entre les mains. Ma valise était ouverte à côté de lui, vide. Je remarquais également les siennes, fermées au bout du lit.
« Alvin ? Qu'est ce que tu fais ? Tu pars en voyage ? »
Il leva les yeux vers moi.
« Pas vraiment.
- Comment ça pas vraiment ? Tu veux bien m'expliquer ce qui se passe.
- J'ai été contacté il y a quelques semaines pour diriger une compagnie à San Diego. J'ai décidé d'accepter, je pars ce soir. »
Je me sentis me liquéfier sur place.
« Mais tu pars combien de temps? Pourquoi ne pas m'en avoir parlé avant ? J'aurais pu me libérer quelques semaines pour t'accompagner.
- Je pars longtemps Bella.
- Longtemps ? Genre « je quitte New York » ?
- Genre « je quitte New York » et je ne te demande pas de venir quelques semaines, Bella. Je veux que tu partes avec moi définitivement, ce soir.
- Tu es en train de me demander de tout planter ce soir, mon boulot, mes amis, ma vie ici, comme ça ? En cinq minutes ?
- C'est ça ! »
Je sentis la colère monter.
« C'est quoi ces façons ? Un ultimatum ? Qu'est ce qui te prend ? Tu me demandes clairement de choisir entre toi et tout le reste et il n'y a aucune autre alternative possible. Comment envisages-tu une seconde que je puisse prendre ce genre de décision, sur un coup de tête ?
- Tu l'as bien fait une fois déjà, pour lui… »
C'était donc là, le problème.
« J'avais à peine plus de 20 ans et j'ose espérer que j'ai un peu plus de plomb dans la cervelle maintenant.
- Arrête, si c'était à refaire aujourd'hui, tu recommencerais les yeux fermés.
- N'importe quoi, et tu le sais. Et si tu me disais quel est le vrai problème ?
- Le vrai problème ? Le vrai problème, c'est que tu ne veux pas faire pour moi ce que tu as fait pour lui. Tu refuses de me suivre là où une opportunité importante se présente pour moi alors que tu as tout plaqué il y a 10 ans pour retrouver ce type. Le problème, c'est que tu ne m'as jamais regardé comme tu le regardes, tu n'as jamais eu l'air aussi heureuse que lorsqu'il est là. Tu crois que je ne la vois pas, ta mine réjouie, tous les mercredis matins, quand tu sais que tu vas le retrouver. J'en ai marre d'être pris pour un con. Alors le problème il est simple Bella. Soit tu fais ta valise et tu pars avec moi ce soir pour me prouver que tu tiens à moi, soit c'est terminé entre nous.
- C'est du chantage Alvin, si tu avais vraiment voulu que je te suive, tu m'en aurais parlé quand on t'a fait cette proposition et on aurait pu prendre cette décision ensemble, sereinement.
- Parce que tu espères me faire croire que tu aurais pu me suivre si je t'en avais parlé avant ?
- J'aurais pu au moins y réfléchir – Mes larmes coulaient désormais silencieusement sur mes joues et je tachais de garder l'attitude la plus calme possible. – Ce choix, tu l'as fait tout seul. Dans ces circonstances, je ne te suivrai pas et tu le sais. Je suis désolée que ça se termine de cette manière, on valait mieux que ça… »
J'attrapais mes clefs et mon sac sur la console de l'entrée, oubliant mon manteau et mon parapluie. Je dévalais les escaliers pour me retrouver à nouveau dans la rue. J'errais sans but, de longues minutes, mes larmes coulant sur mon visage sans que je puisse les arrêter. Je n'avais rien vu venir et je me sentais trahie. Je ne pouvais pas appeler mes amis. Ils aimaient tous Alvin et m'en voudraient certainement. Ils m'avaient prévenue, j'étais responsable de ce désastre.
Je sortis mon téléphone et composait le seul numéro qui pouvait m'aider.
« Allo ?
- Ethan, c'est Bella - Je tentais d'avoir la voix la plus neutre possible. – Dis moi, j'ai un truc à rendre à ton frère mais il a oublié de me laisser son adresse, tu peux me la donner.
- Décidément, tout le monde me prends pour les pages jaunes en ce moment.
- Quoi ?
- Non rien, c'est le 1075 Madison Avenue dans l'Upper East Side. Son immeuble est à l'angle de la 82ème. Il occupe le duplex au dernier étage.
- Ok je vois, merci Ethan, embrasse tes parents pour moi. A bientôt.
- A bientôt Bell's. »
J'étais à deux pas du métro et cela me fit du bien d'être au moins à l'abri. Le trajet fut assez court et je me repérai rapidement, je connaissais bien le quartier pour avoir longuement exploré les alentours de Central Park. Je trouvais finalement l'immeuble et profitais d'une dame qui sortait promener son chien pour y entrer. Je pris les escaliers et me retrouvais vite au dernier étage. Il n'y avait qu'une seule porte, sans hésiter, je sonnais.
Un bruit de pas se fit entendre puis la porte s'ouvrit sur un Edward éberlué.
« Ma Bella, qu'est ce qui se passe ? Que fais-tu là ? On t'a fait du mal, tu es blessée ? »
Je devais faire peur à voir et en le voyant, mes sanglots redoublèrent. Je ne pus que lui répondre brièvement :
« C'est Ethan qui m'a donné ton adresse. Je ne savais pas où aller, Alvin m'a quittée »
Il me prit dans ses bras avec douceur, j'étais désormais incapable de quoi que ce soit. Il m'emmena dans une pièce que je supposais être le salon puis continua en prenant un escalier. Je nichais ma tête dans son cou rassurant et je l'entendis murmurer :
« Pleure ma Bella, laisse toi aller, je m'occupe de toi.»
Nous traversâmes ce qui devait être sa chambre avant d'entrer dans une grande salle de bain. Il me déposa avec toute la délicatesse possible et entra dans la douche pour faire couler l'eau chaude.
« Pour commencer, on va essayer de t'éviter la pneumonie. Prends tout ton temps, je t'emmène des vêtements secs. Descends les tiens quand tu auras fini, je les mettrai au sèche-linge. Tu as dîné ? »
Incapable d'émettre le moindre son, je me contentais de secouer la tête négativement. Il disparut brièvement et revint avec un tee-shirt, un bas de pyjama et un peignoir qui semblait extrêmement doux.
« Allez, à la douche ! Je t'attends en bas, tu viens quand tu veux. »
Il referma doucement la porte derrière lui, me laissant seule. Je retirais alors mes vêtements trempés et un bref coup d'œil dans le miroir me confirma ce que je savais déjà : j'avais une tête à faire peur.
L'eau chaude me fit un bien fou et je m'y prélassais pendant un temps que je ne saurais déterminer. En sortant, j'enfilais les vêtements d'Edward, séchais mes cheveux avant de les attacher dans un chignon lâche et m'enveloppais dans le peignoir qui était aussi doux qu'il en avait l'air.
J'étais incapable de penser, ma tête bourdonnait. Je ne savais pas ce que je faisais là mais j'avais le sentiment que c'était le seul endroit où je me sentais protégée pour le moment, le seul endroit où l'on ne me jugerait pas.
Je descendis prudemment et parcourus l'appartement à la recherche de son propriétaire. Je le trouvais dans la cuisine. Il était de dos, tourné vers la plaque de cuisson et ne m'entendis pas arriver à cause de la hotte aspirante. Je signalais ma présence par un raclement de gorge et il se retourna vivement.
« Tu as fini ? Tu te sens un peu mieux.
- Un peu merci.
- Viens, assieds-toi et donne-moi tes affaires pour que je les fasse sécher. J'ai réchauffé de la soupe qu'Esmée me donne régulièrement à cette saison de peur que je ne me nourrisse pas correctement par grands froids. »
Imaginer Esmée, porter de la soupe à ses garçons me fit sourire, cela lui ressemblait tellement. Il posa devant moi un bol fumant et disparut quelques minutes, emportant mes vêtements humides puis revint et s'assit face à moi :
« C'est du potimarron, elle est excellente.
- Tu ne manges pas ?
- J'ai déjà dîné. – Je me sentis honteuse.
- Ce n'est pas une heure pour débarquer chez les gens je suis désolée, je n'aurais pas dû venir.
- Tu as très bien fait, je suis content que tu sois là même si j'aurais préféré que tu viennes dans d'autres circonstances. – Je baissais la tête pour réprimer les larmes qui montaient à nouveau – Tu as envie d'en parler ?
- Je ne sais pas si je dois parler de ça avec toi ?
- C'est de ma faute ?
- Non ! C'est de la mienne, je n'ai pas été assez claire, je ne l'ai pas assez rassuré sur notre relation et il a pété les plombs.
- Mais que s'est-il passé au juste ?
- Il a décidé de partir vivre à l'autre bout du pays et m'a demandé de le suivre. Soit je partais, ce soir, avec lui, soit c'était fini. Il estime que ce que j'ai fait pour toi, je dois le faire pour lui, pour lui prouver que je tiens à lui au moins autant qu'à toi.
- Je suis largué là Bella, tu n'as jamais fait un truc pareil pour moi… »
« ET MERDE ! » « Bella Swan est un boulet, vous ne le saviez pas ? Ben maintenant vous le savez. »
Edward attendait ma réaction, on pouvait voir des points d'interrogation à la place de ses yeux. Bon, ben maintenant que la boulette était faite, autant y aller franco.
« Techniquement, j'ai déjà traversé le pays pour te retrouver… il y a 10 ans…
- …
- Mon histoire avec Alec a foiré parce que j'étais incapable de m'engager avec qui que ce soit d'autre que toi. Alors j'ai eu besoin de te revoir pour savoir où j'en étais et comment je devais gérer çà.
- Tu… Tu…Tu es venue ici pour moi ? Vraiment ?
- Vraiment…
- Je ne savais pas.
- Personne ne connait les réelles motivations de ma venue à New York en dehors d'Alvin, Alice et maintenant toi. Les autres ont eu droit au même baratin que toi à l'époque sur mes perspectives de carrière.
- Ca me touche beaucoup Bella. – Je tentais d'alléger un peu l'atmosphère, ce n'était vraiment pas le soir pour ce genre de discussion.
- C'est de l'histoire ancienne. Cette soupe est délicieuse Edward, ça fait du bien.
- Je transmettrai à Esmée, ça lui fera plaisir, mais tu risques d'avoir ta gamelle tous les dimanches comme tout le monde après ça. »
Nous rîmes tous les deux à cette phrase mais je me stoppais rapidement pour me replonger dans mes pensées. Alvin devait prendre son vol à cette heure.
Avais-je pris la bonne décision, n'aurais-je pas dû tout tenter pour sauver mon couple ? Quatre ans de vie commune représentaient quand même quelque chose.
Je n'avais rien vu venir, rien compris, j'avais beau repasser en boucle dans ma tête ces dernières semaines, je ne trouvais pas le moindre indice de ce qui avait dérapé.
Edward me laissa à mes réflexions, m'entrainant juste dans le salon pour m'installer plus confortablement. La vue du piano, couvert de feuilles griffonnées me fit revenir à la réalité. Je m'en approchais doucement, Edward derrière moi.
« Tu travaillais peut être, décidément je te dérange, je suis désolée.
- Je te le répète, tu ne me dérangeras jamais. Et puis je n'arrivais à rien de toute façon.
- Tu travaillais sur quoi ?
- Une chanson, pour un crooner très connu mais il est très exigeant et j'ai du mal à trouver. – J'aperçus alors une photo de moi posée à côté des partitions, je ne connaissais pas cette photo, elle datait de notre adolescence. Je l'effleurais du doigt sans dire un mot – elle est toujours avec moi quand je travaille. Tu m'aides beaucoup quand je compose, mes plus grandes réussites, je te les dois.
- Tu jouerais pour moi ?
- Avec plaisir. Installe-toi, il y a un plaid au bout du canapé. »
Je me pelotonnais donc sur le dit canapé dans la chaleur du plaid écossais et Edward se mit à jouer.
Edward POV
Deux heures plus tôt, Bella débarquait chez moi, trempée et en larmes. J'étais dévasté de la voir dans cet état et je ne savais pas trop quoi faire. Je l'avais mise sous la douche pour qu'elle n'attrape pas mal et j'en avais profité pour appeler Alice.
« Allo ?
- Alice ? C'est Edward ?
- Edward, t'as vu l'heure ? Qu'est ce qui se passe ?
- Bella vient de débarquer chez moi, Alvin est parti. Je t'appelai juste pour que tu ne t'inquiète pas.
- Parti ? Mais parti comment ? Pourquoi ?
- Je ne sais rien pour le moment, elle était trempée et pleurait toutes les larmes de son corps. Je l'ai mise sous la douche pour qu'elle ne tombe pas malade.
- OK, bon, merci de m'avoir prévenue. Garde là avec toi cette nuit mais surtout ne tente rien, ce n'est pas le moment.
- Pour qui tu me prends ?
- Un mec… Bref, donc tu t'en occupes, tu la laisses pleurer si elle en a besoin, te raconter si elle en a envie. Je te la confie, je viendrai demain matin.
- Et si elle ne veut pas rester ?
- Elle restera. Elle est venue dans le seul endroit où elle se sent protégée, elle doit se sentir coupable et penser que nous lui en voudrons pour cet échec avec Alvin. Tu es le seul qui peut l'aider pour le moment.
- Ok, je m'occupe d'elle. Bonne soirée Alice.
- Bonne nuit Edward et merci d'avoir appelé. »
Une fois raccroché je m'affairais dans la cuisine pour lui préparer un repas chaud. Elle arriva à ce moment là et je fus à nouveau frappée par la tristesse sur son visage, sa détresse. Elle tenait vraiment à lui et mon cœur se serra. C'était encore ma faute si elle était malheureuse.
Nous discutâmes un peu et j'appris ainsi ce qu'elle avait fait, il y a 10 ans pour me retrouver. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine et mes regrets m'assaillirent de plus belle. Combien d'années avions nous perdu par ma faute ? Quelle serait ma vie aujourd'hui si les circonstances avaient été différentes à l'époque, si j'avais été moins con ? J'avais vraiment tout gâché.
Je dus me reprendre très vite car Bella s'était remise à pleurer silencieusement. Je la pris alors à nouveau dans mes bras et l'entrainais vers le salon pour nous installer plus confortablement. En voyant mon piano, elle se dégagea et le contempla longuement avant de voir la photo posée dessus.
Je m'attendais à devoir fournir des explications complètes mais elle me demanda simplement de jouer, ce que je fis. Je jouais des morceaux classiques, apaisant, quelques unes de mes compositions instrumentales. Elle m'écouta les yeux fermés et je ne m'aperçus qu'elle s'était endormie que lorsque sa tête s'affaissa sur sa poitrine. Les notes s'élevèrent alors d'elles même, mes yeux figés sur son visage enfin apaisé :
You are so beautiful to me (Tu es si merveilleuse pour moi)
You are so beautiful to me (Tu es si merveilleuse pour moi)
Can't you see ( Ne le vois tu donc pas)
Your everything i hoped for (Tu es tout ce que j'ai toujours espéré)
Your everything i need (Tu es tout ce que j'ai toujours eut besoin)
You are so beautiful to me (Tu es si merveilleuse pour moi)
Such joy and happiness you bring (Tu apportes tant de joie et de bonheur)
Such joy and happiness you bring (Tu apportes tant de joie et de bonheur)
Like a dream (Comme un rêve)
A guiding light that shines in the night (Une lumière qui me guide et brille dans la nuit)
Heavens gift to me (Un cadeau des cieux, pour moi)
You are so beautiful to me (Tu es si merveilleuse pour moi)
(N/A : Un petit moment de douceur avec Joe Cocker. N'hésitez pas à aller l'écouter pour vous mettre dans l'ambiance)
Je l'avais enfin, ma chanson pour le crooner. Je notais rapidement tous les éléments avant de me diriger vers ma belle endormie. Je la soulevais délicatement dans mes bras pour la porter dans ma chambre. Je l'allongeais le plus doucement possible pour ne pas la réveiller ; mais au moment où j'allais me détacher d'elle, elle me retint.
« Reste, s'il te plait. Garde-moi dans tes bras, j'en ai besoin. »
Je m'allongeais alors contre elle et rabattis la couette sur nous. Elle sombra à nouveau dans le sommeil tandis que de nouvelles notes, de nouveaux mots me venaient à l'esprit. Une chanson pour elle, rien que pour elle, pour lui dire tout ce que je voudrais lui dire, sa chanson…
