Hello ! Vous êtes tous ultra impatient de savoir les raisons du retour d'Heidi, donc je vous laisse avec cette dernière !

Marie : Oui, je sais ! Mais tu vas vite te rencontre compte que je suis une grande fan des fins assez horribles comme ça ! Je suis contente que cette histoire et ce concept te plaisent ! Ne t'en fais pas, j'ai bien remarqué que l'histoire de Bella avait disparu au milieu de la propre histoire d'Edward, et je vais le rétablir au fil des chapitres. Bonne semaine à toi également, merci pour ta review ^^

Solene : Je suis contente que cette fiction te plaise ! Bisous, merci pour ta review ^^

Sans pseudo (1) : Coucou, c'est vrai que le retour d'Heidi est un peu brutal ! Je vais répondre à toutes tes questions de manière assez évasive : Est-ce-qu'Edward va le dire à Bella ? Tu auras une partie de la réponse dans ce chapitre. Idem pour sa réaction. Concernant le trio Ed-Bella-Heidi, cette dernière n'est pas interessé par Edward, comme tu pourras le constater dans ce chapitre. Les raisons du retour d'Heidi sont expliquées dans ce chapitre également. Merci pour ta review ^^

Cassy-chou : Je le comprends, ne t'en fais pas ! Tous les gouts sont dans la nature, et je ne vais pas t'obliger à lire quelque chose que tu n'aimes pas. Néanmoins, j'espère te retrouver un jour sur une autre histoire ! Bisous, merci pour ta review ^^

Anges0112 : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! Je vais essayer de répondre à tes questions sans t'en dire trop sur le reste de l'histoire : La réaction d'Edward va être pour le moins… surprenante ! Il aura une réaction bien à lui que tu pourras constater dés le début de ce chapitre. Il va se poser beaucoup de questions, concernant Bella. Le lui dire ou pas, que faire, leur avenir… Tu seras en partie fixée dans ce chapitre. C'est aussi valable concernant la réaction de Bella. Les raisons du retour d'Heidi seront dévellopés dans ce chapitre, c'est pour cela que je n'en dis pas plus ! Merci pour ta review ^^

Chainez : Tu as raison de te préparer au pire concernant la réaction de Bella, même si ce n'est pas d'actualité dans ce chapitre. Merci pour ta review ^^

Sans pseudo(2) : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! Merci pour ta review ^^

Magali : Tu n'es pas la seule à penser qu'il y a anguille sous roche. Esmée est du même avis que toi (mais chut). Heidi n'est pas mal intentionnée à la base, mais certains faits vont se révéler troublants. Gros bisous, merci pour ta review ^^

Aussidagility : Si ! Puedes decirle ! Bella esta muy desfortunada por el momento. Abrazo grande, y gracias por tu review ^^ (Restes d'espagnol de terminal, j'espère qu'il n'y a pas trop de fautes !)

Flo : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! La fic n'a pas fini de rebondir, je te rassure. Merci pour ta review ^^

Johanna : (je te réponds en une seule fois) : Coucou ! Heidi est une ex petite amie d'Edward. Elle est vaguement evoqué au chapitre 5 si mes souvenirs sont bons. Tu n'as pas fini de la détester à mon avis, et tu n'es pas la seule dans l'histoire à flairer le mauvais coup. Esmée à le nez fin pour ce genre de truc. Je vais me rapetisir de chapitre en chapitre pour pouvoir survivre ! Merci pour tes deux reviews ^^

Sans pseudo(3) : A très vite ! Merci pour ta review ^^

Nini54 : Tout est toujours parfait jusqu'à un certain point ! Carlisle et Edward vont se rapprocher dans ce chapitre. La raison du retour d'Heidi va s'expliquer dans ce chapitre, et la réaction des autres personnages va intervenir petit à petit. Merci pour ta review ^^


Edward POV

Il régna une atmosphère étrange dans la maison. Ma respiration me semblait trop bruyante, et j'avais l'impression que tout le monde pouvait entendre mes battements de cœur assourdissants. Je tremblais, j'étais au bord de vomir. J'eus à peine le temps de me relever pour courir jusqu'à la cuisine et libérer mon estomac dans l'évier. Je le rinçais rapidement, me nettoyais la bouche et m'éclaboussais d'eau gelé. Ma mère était assise sur une chaise, toute pale, comme un cadavre, et ne bougeai plus. J'attrapais un bout d'essuie-tout pour essuyer mon visage ruisselant. Je le jetais dans la poubelle et me tournais vers le salon. Je n'osais pas y retourner à l'intérieur. Heidi me regardait, toujours assise.

- Viens avec moi. Il faut qu'on parle. Seul à seule. Elle hocha la tête et attrapa la main de sa fille. Non, de notre fille en réalité. Je ne pouvais même pas regarder Laura dans les yeux, alors que je sentais son regard pénétrant sur moi. Elles se dirigèrent vers nous.

- Laura ma puce, tu restes avec ta grand-mère, d'accord ? Esmée fondit en larmes à ce moment-là. Je lui tendis la boite de mouchoir pour qu'elle s'essuie les yeux. J'eus du mal à faire fonctionner mes jambes. J'entendais ses talons claquer derrière moi.

J'ouvris la porte de mon garage et la fis passer en première. Elle alla s'assoir sur mon lit. Je me dirigeais vers ma chaine hifi, mit l'album de Muse. Black Holes and Revelations. Je passais directement à la deuxième chanson de l'album, Starlight, et poussais le volume légèrement au-dessus des décibels autorisés, m'autorisant ainsi à crier sans que ma mère n'entende ce que je dise à mon ex-petite-amie.

- UN ENFANT ? TU ME MOQUES DE MOI LA !

- Edward, je t'en prie, calme-toi. Si tu arrêtes de crier, je te promets que je t'expliquerais tout.

- Non, non non non non non non non. Tu me laisses gueuler un bon coup, et après, tu m'expliques ! UN ENFANT ? TU AS EU DEUX ANS HEIDI, DEUX ANS POUR ME DIRE QUE J'AVAIS UNE PART DE MOI QUI GRANDISSAIT A L'AUTRE BOUT DU PAYS ! POURQUOI ME PREVENIR QUE MAINTENANT ! TU SAVAIS QUE J'AI GRANDI SANS PERE ET QUE J'EN AI SOUFFERT !

- C'est justement pour ça que je t'ai prévenu ! Je savais que toi mieux que quiconque pouvait comprendre cette situation ! Et mets-toi aussi à ma place pour le coup ! Tu ne me répondais plus, ni à mes appels, ni a mes textos ! Je ne voulais pas t'imposer Laura, alors oui, j'ai décidé de l'élever seule ! Mais quand elle m'a dit : maman, il est où mon papa à moi ? Elle fondit en larmes à ce moment-là. Elle attrapa un mouchoir pour les essuyer. Elle ne put pas continuer.

- Je vais te demander un truc horrible, mais… Tu es sure qu'elle est de moi ?

- A 99%.

- Comment ça, à 99% ? Elle baissa honteusement la tête. TU M'AS TROMPE ! OH PUTAIN, MAIS C'EST DE MIEUX EN MIEUX HEIDI !

- C'ETAIT L'HISTOIRE D'UN SOIR EDWARD, JUSTE UNE PUTAIN DE SOIREE OU J'ETAIS IVRE ! Mais je sais qu'elle est de toi. Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir, c'est ton portrait craché, et… mon amant ne te ressemble pas du tout. Je sais même où elle a été conçue. C'est peu reluisant à dire, mais elle a été conçue… Dans les toilettes de l'aéroport de Seattle…

J'allais m'assoir à côté d'elle et me pinçais l'arête du nez. Je fermais les yeux et nous revit, un quart de secondes, dans les toilettes pour femmes de l'aéroport Sea-Tac.

- Je ne te demanderais qu'une seule chose Edward. Je ne te demanderais pas de me verser les pensions alimentaires que tu me dois depuis plus de deux ans. Je te demanderais juste d'être présent pour elle. Je pensais pouvoir accomplir le rôle pour deux, mais elle m'a réclamé un père.

- Je serais là pour elle. Mais uniquement pour elle. Je la fixais droit dans les yeux, pour qu'elle comprenne bien de quoi il en retournait. Ecoute-moi bien, il est hors de question que tu te serves de Laura comme d'un moyen pour que l'on se remette ensemble. J'ai refait ma vie depuis notre séparation.

- Tu me crois vraiment capable de ça ? Demanda-t-elle d'une voix blanche. Je vais me réinstaller à Forks. Pour qu'elle soit proche de toi, et de mes parents. J'ai posé un CV à l'hôpital, et ils veulent me rencontrer.

- Vous allez vivre où ?

- Chez mes parents, pour l'instant. Je vais me chercher un appart dans le coin plus tard. Ecoute, je comprends si ça te fait trop de découvertes pour toi à la fois. Je reviendrais après-demain, et on parlera tous les trois au calme. Laura a encore du mal à comprendre qui tu es, et elle est assez introvertie. Elle doit tenir ça de son père. Elle se releva pour rejoindre la grande pièce. Je la suivis mollement.

Esmée était toujours assise à la table de la cuisine, Laura assise sur ses cuisses. Elle sauta à terre quand elle vit Heidi arriver.

- Maman ! Elle se pencha pour prendre sa fille dans ses bras. Elle la hissa à ma hauteur. La petite me regarda une demi-seconde, avant de caler sa tête dans le cou de sa mère.

- On peut se revoir tous les trois sur l'aire de jeu en centre-ville après-demain à 15 heures ? Je hochais la tête. Elle lâcha ma fille le temps de mettre son manteau. Esmée se dirigea vers son sac à main et en sortit son chéquier. Elle remplit rapidement le bout de papier, le déchira et le tendit à Heidi.

- Tenez, pour vous deux. Vous pourrez tenir une bonne quinzaine de jours avec ça.

- Gardez votre argent Mrs Masen. Je ne suis pas venue ici en quémandeuse. Et j'ai largement de quoi nous faire vivre, ne vous en faites pas. Laura, tu dis au revoir ma chérie ? Elle la réaggripa dans ses bras. Elle me fit un léger signe de main que je lui rendis.

- A'revoir ! Esmée lui rendit son signe de main et essuya une larme qui avait roulé le long de sa joue. Ayant besoin de faire le point sur moi-même et sur ma situation, je m'échappais de la cuisine où Esmée déchira son chèque. Je crus voir le montant de 500 dollars sur le papier.


Je n'osais pas lui parler. Je mangeais sans faim, préférant regarder mon assiette où s'entassaient les carottes et la viande saignante. Je savais à peu près ce qu'elle pensait. Et affronter ce regard lourd de reproches me faisait trop mal. Je me forçais à tout avaler pour éviter de la vexer plus qu'elle ne l'était déjà. Elle se leva, alors qu'elle n'avait pas avalé la moindre nourriture et me tourna le dos pour vider le contenu de son assiette dans la poubelle.

- Bon sang, parle-moi ! Je fis frapper mon poing sur la table. Toute la vaisselle présente dessus s'ébranla, et je rattrapais d'une main habile la bouteille d'eau qui allait tomber. Elle ouvrit le frigo et en sortit un yaourt au chocolat.

- Pour te dire quoi ? Oh, c'est mal Edward, tu as eu des relations sexuelles avec une fille sans mettre de protection ! Je t'ai fait la morale des dizaines de fois, et je pensais que ce qui m'est arrivé, ça t'aurait servi de leçon ! Jure-moi que tu n'étais pas au courant que tu avais une fille ?

- Tu me crois capable de faire ça ? Non, je n'étais pas au courant. On était ensemble à Seattle, ça a duré 6 mois, et elle m'a plaqué pour aller vivre à New-York. Et elle s'est bien gardée de me dire qu'elle était enceinte de moi et qu'on avait une fille. Je sais quel enfer c'est, de vivre sans père, et crois-moi, je n'aurais pas laissé ça se reproduire. Son regard se baissa et je crus voir un éclat argenté sortir de sa paupière. Je disais pas ça pour toi maman ! Attends ! Elle reposa son yaourt sur la table et partit en courant vers sa chambre. N'ayant pas le cœur de la rattraper, je la laissais filer.

Je m'assis sur une chaise, face à la table de la cuisine et me prit la tête dans les mains. Tout allait bien. Tout allait très bien. Jusqu'à ce qu'elle débarque dans nos vies. Quelque chose vibra contre ma cuisse, me ramenant brutalement à ma réalité. Bella. Mince, comment lui annoncer ça ? Je l'ai oublié depuis que j'ai appris que j'avais une fille. Elle ne risque pas de le prendre avec calme. PUTAIN !

Je n'ai pas eu de nouvelles de toi depuis la fin de ta garde. Tu es sur que tout va bien ? Je m'inquiète pour toi.

Je ne peux pas lui balancer ça comme ça, par un simple texto ! Je ne suis pas un lâche ! Je pris mon courage à deux mains et appuyais sur la touche répondre à l'aide de mon pouce.

Tout va bien, je te rassure. J'ai revu des amis chez moi, je n'ai pas eu le temps de te répondre, je suis désolé. J'ai envie de te voir et d'avoir pour moi pour un tête-à-tête. Demande à ton père si je peux venir te chercher demain à 18 heures 30. Je t'emmènerais au Port Angele's restaurant. Je te ramènerais pour 22 heures chez toi, dernier carat !

Je tachais de ne pas trop l'affoler. Dans son état, mieux vaut limiter le stress, et la connaissant, elle allait se faire des cheveux blancs pour rien toute la nuit, ne pas dormir et se faire disputer par les deux hommes de la famille. J'attendis plus de dix minutes sa réponse, me rongeant méticuleusement les ongles uns à uns. Oui, je sais que c'est dégueulasse.

Tu ne vas pas me croire, mais mon père a dit oui ! 22 heures tapantes de retour ici, tu le connais, il est très à cheval sur les horaires.

A demain, j'ai vraiment hâte de te voir seul à seule.

Je t'aime.


Esmée n'avait pas dormi de la nuit. Elle avait des cernes comme des valises sous les yeux, la mine fatiguée et surtout, triste et déçue. Je détestais cela, car je savais que c'était de ma faute si elle était dans un état pareil. Je déteste faire souffrir les gens que j'aime. Elle triturait mollement sa brioche entre ses doigts, n'ayant visiblement pas envie de la manger. Elle contemplait sa tasse de café comme si elle voulait disparaitre à l'intérieur de celle-ci.

- Mange maman. Tu n'as pas diné hier soir. Tu risques de tomber si tu n'avales rien. Je pris une nouvelle tranche de brioche, étalais du beurre et de la pâte au chocolat dessus et la lui tendis. Elle la regarda d'un œil terne mais l'attrapa du bout des doigts pour la manger.

Me sentant plus rassuré, je débarrassais la table du petit déjeuner et commençais à la laver. Je l'entendis disparaitre à l'étage pour aller se préparer. J'essuyais et nettoyais toute la vaisselle et partit d'office à l'hôpital, ayant quelqu'un à voir. Je le trouvais heureusement dans le hall, en train de parler avec un de ses internes. Je les rattrapais et le coupais dans sa conversation.

- Docteur Cullen, est-ce que je peux vous parler ? Il tourna la tête vers moi et congédia le futur chirurgien.

- Bien sûr. C'est personnel ou professionnel ?

- Un peu des deux. Je vous demanderais d'accomplir un service personnel dans votre domaine professionnel. Vous avez reçu le CV d'une infirmière, Heidi Voltero.

- C'est exact. Comment es-tu au courant de ça ? Il fronça les sourcils et devint tout à coup méfiant à mon égard.

- C'est une amie à moi. Ne me demandez pas pourquoi, mais il fait qu'elle ait ce travail. S'il vous plait. C'est important. Il ouvrit sa serviette et en sortit un dossier. Il y jeta un œil rapide avant de le refermer.

- Je dois la recevoir en entretien dans mon bureau à 16 heures. Et, d'après ce que je vois, elle a d'excellentes références, et même une lettre de recommandation de la part de son ancien chef de service ainsi que du chef des infirmiers de l'hôpital central de New-York. Ca ne devrait pas poser de problème, on manque d'effectif en ce moment, et une recrue formée à New-York et ayant l'habitude de travailler dans des situations stressantes, c'est l'idéal !

- Merci beaucoup… Carlisle ! Je tapais délicatement son épaule pour le remercier.


- 22 heures, je la veux dans mon salon, c'est bien clair ? Pas de geste déplacé, ni de surprise dans une chambre d'hôtel. Vous allez au restaurant, vous dinez, et vous rentrez !

- Monsieur Swan, je peux vous donner le numéro du restaurant, et ils pourront vous confirmer que j'ai bien réservé une table pour deux à 19 heures au nom de Masen. Je n'ai pas pour habitude de trahir la confiance de quelqu'un. Tenez, pour que ce soit plus clair, je vais vous donner le numéro du restaurant et celui de mon portable. Comme ça, vous pourrez nous joindre à tous moment. Je sortis la petite carte du restaurant et y inscrivis rapidement mon numéro. S'il n'y a que ça pour rassurer beau-papa, autant pousser la protection de Bella à son extrême !

- Papa, je t'en prie, arrête ! Je me tournais pour voir ma belle descendre de l'escalier. Elle ne portait qu'une simple chemise rose avec une jupe en jean, elle était rayonnante. Rosalie l'avait maquillé et coiffé, la rendant plus en beauté (bien qu'elle n'en ait nullement besoin !).

- Tu es sublime, ne pus-je m'empêcher de m'exclamer. Charlie eut un soufflement réprobateur. Je pris son manteau accroché dans l'entrée et l'aidais à le mettre. Elle alla embrasser la joue de son père avant de me prendre la main pour pouvoir rejoindre ma voiture.

Le trajet jusqu'au restaurant fut court, à peine un petit quart d'heure. Nous restâmes dans la voiture à nous embrasser longuement. Je tentais de me concentrer sur la douce caresse que Bella déposait sur mes lèvres, mais je ne pouvais m'empêcher de voir Laura derrière mes paupières, agrippée au cou de sa mère. La dernière image que j'ai d'elle.

- Ça va ? Demanda Bella en se séparant de moi. Je te sens tout stressé. C'est mon père qui te met dans cet état ? Elle passa délicatement sa main dans mes cheveux.

- Un peu, mais ne t'en fais pas. On devrait y aller, il va bientôt être dix-neuf heures, et puisque notre temps est compté, autant en profiter ! Je sortis de la voiture en premier et allais ouvrir la portière de Bella pour qu'elle en sorte. Elle noua sa main à la mienne. Un serveur nous conduisit à notre table rapidement. Je tirais la chaise pour qu'elle s'asseye, et prit place face à elle. Il y avait déjà du monde dans la salle, mais le brouhaha permettait les conversations.

On nous demanda ce que nous voulions comme apéritif. Je commandais une simple coupe de champagne et Bella, un cocktail de fruits. J'avais besoin de courage, et seul l'alcool était capable de m'en donner. Mais, vu que j'allais conduire, je me limitais à un alcool léger.

- Le champagne ? C'est quoi ? Demanda-t-elle tout en déchiquetant du bout des doigts une boule de pain.

- C'est un alcool léger. C'est ce que l'on boit les jours de fêtes !

- Et aujourd'hui, c'est un jour de fête ? Elle eut un sourire qui me fit complétement fondre.

- Pas vraiment. Je pris plusieurs longues respirations pour tenter de me calmer. Sans succès apparent. Mon cœur battait la chamade, et j'eus du mal à respirer. Je dénouais un bouton de ma chemise pour faciliter ma respiration. Mais j'ai quelque chose à t'annoncer.

- Vous êtes là ? Me demanda une voix que je ne connaissais que trop bien. Mes yeux s'écarquillèrent et je me retournais lentement vers mon chef de service et ma mère.

- Docteur Cullen, maman. Qu'est-ce que vous faites ici ? Ma mère avait la même mine que ce matin. Défaite, fatiguée. Mais elle tentait de faire bonne figure devant son petit ami.

- Comme vous, on vient diner ici ! On ne va pas vous déranger plus longtemps. Passez une bonne soirée !

- Vous aussi, répliquai-je en même temps que Bella. Ils partirent vers le fond de la salle. Je ne pus m'empêcher de les regarder s'installer. Le serveur arriva et déposa nos boissons sur la table. J'attrapais la coupe du bout des doigts et trinquais avec elle.

- Je peux gouter ? Demanda-t-elle après que j'en eu avalé une petite gorgée. Je hochais la tête et lui donnais la coupe. Elle en but une minuscule gorgée avant de me faire une moue de dégout.

- BEURK ! J'ai la gorge en feu ! Elle avala une longue gorgée de sa boisson pour faire disparaitre le mauvais gout. Alors, tu voulais me parler de quoi ?

Je fermais les yeux et comptais jusqu'à dix dans mon esprit pour tenter de m'apaiser. Je contrôlais ma respiration et mes tremblements le plus possible avant de revenir avec elle. Bella avait pali, et je voyais sa gorge et sa poitrine couverte de sueur.

- Eh, tu te sens bien ? Je posais ma main sur la sienne. Elle était glacée.

- C'est… la lumière ! Elle est trop forte, elle me fait mal aux yeux. Elle ferma ses paupières. Sa tête partit en arrière et elle commença à trembler. Oh merde, tout mais pas ça !

- CARLISLE ! Hurlai-je dans la salle. Elle tremblait de plus en plus, et je pris l'initiative de l'allonger sur le sol. Des pas précipités se firent entendre derrière moi et mon chef m'aida à l'allonger en lui attrapant les chevilles.

- Ne restez pas là, elle a besoin d'air et d'espace ! Il fit fuir les autres clients qui regardaient la scène d'un œil effrayé. Un serveur les fit s'éloigner. Esmée, va dans le coffre de ma voiture, j'ai ma mallette de médecin. Il lui donna ses clefs de voiture et maintenu ses chevilles au sol de force. Pour ma part, je maintenus ses mains.

- Faut-il appeler une ambulance ? Demanda un serveur tout en sortant son téléphone.

- Non, ce n'est pas la peine. Elle est amnésique et son cerveau vient de se rappeler d'un souvenir. Il hocha la tête. Esmée arriva au pas de course et donna la mallette à Carlisle. Bella commençait à se calmer, et je la lâchais quand elle ne trembla plus.

- Bella, tu es de retour parmi nous ? Carlisle posa délicatement sa main sur son avant-bras. Elle ouvrit lentement les yeux et jaugea son environnement.

- Pourquoi est-ce que je suis allongée ? Elle tenta de se relever mais je l'en empêchais. Je pris ma veste et lui fit un oreiller pour qu'elle soit plus à l'aise.

- Ne bouge pas. Il sortit une petite lampe et contrôla la dilatation de ses pupilles.

- Quel était ton souvenir ? Demandai-je. Carlisle entreprit de prendre sa tension.

- J'ai revu l'annonce du mariage d'Emmett et Rosalie. Je sais pas où on était, surement chez eux, à Seattle. Je les ai vus heureux, et j'ai vu mon frère déboucher une bouteille de champagne. C'est surement le gout qui m'a rappelé quelque chose.

- Tu pourrais donner une durée de ton souvenir ?

- Peut être deux, maximum trois minutes. Il contrôla les battements de son cœur ainsi que sa respiration.

- Je vais te ramener chez toi. Il faut que tu te reposes.

- Je vous accompagne. Je dois expliquer ce qui s'est passé à Charlie. Je suis ton médecin, ne l'oublie pas ! Je me penchais sur elle et l'attrapais dans mes bras. Elle était molle comme une poupée de chiffon. Ma mère fouilla les poches de ma veste pour trouver les clefs de ma voiture. Elle nous accompagna dehors et m'ouvrit la portière arrière pour que j'y installe Bella. J'attrapais la couverture qui était sur les sièges arrières et la mis sur elle.

- Esmée, tu te sens de conduire la BMW ? Je préfère faire le voyage avec Bella, par mesure de précaution.

- Je vous suis, ne vous en faites pas. Ils s'embrassèrent rapidement avant que Carlisle s'installe à coté de Bella, qui s'était déjà endormie.

- Au fait, ton 'amie' à eut le poste, chuchota-t-il quand je sortis du parking.


Carlisle POV

Je contemplais Esmée à mes côtés, endormie, dans un sommeil paisible. En moins d'un mois, elle a réussi à me redonner confiance en la gente féminine. Ce qu'elle est belle. Parfois, je me demande pourquoi je ne l'ai pas rencontré quand j'avais 20 ans. Elle est tellement douce, aimante, belle, sensuelle, désirable… Elle aurait fait une mère parfaite pour mes enfants. Enfants que je n'ai jamais eus. A cause de cette sorcière de Carmen. Non non non, stop, ne pense pas à elle ! Une nuit par semaine à ses côtés, c'est trop peu. Bien trop peu.

Je lui caressais délicatement le bras pour la réveiller tout en douceur. Elle eut une moue adorable et tenta tant bien que mal de rester dans les bras de Morphée.

- Carlisle ? Murmura-t-elle d'une voix ensommeillée. Il est deux heures du matin, tu exagères ! Ne me dis pas que tu as été bipé en urgence.

- Non, ne t'en fais pas. Je n'arrive pas à dormir. Je suis inquiète pour toi. Hier soir, tu m'as appelé et je t'ai entendue pleurer au téléphone pendant plus de vingt minutes. Je me fais du mouron pour toi. Tu devais me dire ce qui se passait ce soir, mais tu n'en as pas eu le temps. Mon amour, s'il te plait. Elle rosit. Elle adore quand je la surnomme comme ça. Si tu ne veux pas m'en parler, je comprendrais, mais dis-moi au moins que ni toi ni Edward n'êtes atteints d'une maladie grave.

Des larmes roulèrent le long de ses joues rebondies. Je le serrais d'office dans mes bras et caressais son dos en de lents allers retours pour l'apaiser. Elle hoqueta pendant plusieurs secondes avant de murmurer d'une voix blanche à mon oreille.

- C'est Edward. Il a une fille ! Mais, je crois que la mère de l'enfant lui a menti.


Tout n'est pas si noir au final ! Si ?

A la semaine prochaine.

Bisous ^^