Auteur : jharad17
Titre original : Whelp qui signifie le petit d'un animal, généralement du chien donc en français Chiot.
Traducteur : Dyneen
Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K.Rowlings. Les autres intervenants de l'histoire sont à jharad17.
Genre : Relation père/enfant SR/HP
Rating : M pour violence sur enfant.
Remarques : C'est ma première traduction. Elle fait 27 chapitres et j'ai bien évidemment l'autorisation de l'auteur pour la traduire en français.
Traduction effectuée jusqu'au chapitre 26, enfin presque… (bientôt la fin !)
Chiot
Chapitre 25
Mais s'il vous plaît, essayez de bien vous comporter aujourd'hui. »
« Promis ! » répondirent-ils, et ils se comportèrent bien jusqu'au début de l'après-midi.
« Peeves ! » Le cri de Severus résonna contre les murs du couloir du troisième étage. Une jambière vola vers lui et lui frappa la poitrine. Il gronda et se précipita vers le poltergeist flottant, qui était apparemment autant le fléau des étudiants à cette époque qu'il l'avait été quand Severus était élève.
« Ha, ha ! Je t'ai eu, Sevy chéri, » caqueta Peeves.
Les morceaux d'une armure s'étalaient dans le couloir, et Severus dut se jeter sur le côté pour éviter un haume volant. Il se prit les pieds sur une cuissarde et évita de justesse de s'étaler face la première contre le sol. « Sors d'ici maintenant, Peeves, ou je te jure que le Baron en sera averti dès mon départ ! »
S'assagissant immédiatement, le poltergeist disparut à travers un mur voisin. Un halètement se fit entendre à quelques mètres, et après que Severus se soit agrippé au mur pour ne pas tomber, il jeta un regard par la porte ouverte. Une tête blonde, et une couverte de cheveux noirs emmêlés jetèrent un coup d'oeil à l'armure, et le regardèrent inquiets.
« Harry. Drago. Venez là. »
Le visage rouge, les deux garçons s'approchèrent, en traînant les pieds cependant.
« Tout de suite ! »
Harry courut à ses côtés, obéissant immédiatement, bien que ses épaules minces tremblaient comme il dérapait en s'arrêtant. Drago fut seulement plus lent d'une seconde. Severus tendit la main pour aider le garçon à reprendre son équilibre, mais Harry leva son bras pour se protéger la tête et se baissa subitement.
Severus jura silencieusement. Au lieu de dire quelque chose, cependant, il se dirigea à l'emplacement vide où l'armure s'était tenue. « Explications. »
Regardant fixement ses pieds, Harry s'était reculé hors d'atteinte de bras et se tenait très raide, visiblement embarrassé par sa réaction. « Je l'ai renversé, monsieur. J'suis désolé. »
Étonné, Severus dévisagea le garçon. Harry avait tous les signes de culpabilité pour cet incident – que Nelli lui avait rapporté il y a quelques minutes – et cela avait prit un peu de temps mais ses quelques questions lui avaient permis d'obtenir directement la vraie histoire, d'après Severus. Mais sa patience avait déjà été mise à rude épreuve aujourd'hui, et il avait beaucoup de travail à faire après la longue réunion du personnel de ce matin. Son ton était donc plus tranchant qu'il l'aurait aimé quand il dit, « Dis-moi la vérité, Harry. »
Harry recula seulement une nouvelle fois, en voûtant ses épaules.
Severus regarda directement Drago et haussa un sourcil, l'invitant à donner sa version de l'histoire, mais le garçon blond regarda au loin, choisissant visiblement d'ignorer la situation.
Jetant un coup d'oeil vers lui, Harry dit encore, « Je l'ai renversé. C'est ma faute. »
Grinçant des dents, Severus dut se forcer à rester calme. Bien qu'il se soit rendu compte que Harry s'était accusé pour épargner son ami, il savait également que le garçon serait blessé si la situation inverse se présentait et que Drago ne fasse pas la même chose, et il voulait donner à Drago une chance de se racheter. Mais Drago ne se saisit pas de l'occasion, et Severus grogna, « Est-ce que vous jouiez près de l'armure ? En courant dans les couloirs ? Que s'est-il passé ? »
« Je… » Harry lança un regard à son ami, puis baissa une nouvelle fois les yeux sur ses chaussures.
« Et regarde-moi quand je te parle. »
Harry déglutit. « Oui, monsieur. » Il tira sa lèvre inférieure entre ses dents et la mordilla. « J'étais en train de courir. »
« Pourquoi ? »
« Je… » Il jeta un coup d'oeil à l'extrémité du couloir, où Severus avait déjà trouvé les restes de ce que Nelli avait indiqué comme étant un sac de compost plutôt grand, jeté sur les garçons par Peeves.
« Parle plus fort, Harry ! »
La tête de Harry se retourna vivement vers lui. Ses yeux étaient larges et dilatés. « Oui, monsieur. Désolé, monsieur. J'ai vu un… Drago dit que c'est un fantôme ? Peeves, monsieur ? Et j'ai couru, et je ne regardais pas où j'allais et j'ai trébuché et j'ai renversé le soldat. »
« Est-ce qu'il y'a autre chose que vous souhaiteriez me dire ? » Parle s'il te plaît, Drago, pensa Severus. Montre à Harry que tu es digne d'être son ami.
Mais seul Harry bougea, et seulement pour dénier de la tête. « Non, monsieur. »
Il allait devoir être direct. « Drago ? »
Drago sursauta comme s'il avait été giflé, puis releva la tête, avec de grands yeux innocents. « Oncle Sev ? »
« As-tu quelque chose à ajouter ? »
Le garçon lança à Harry un rapide regard en biais, Harry secoua sa tête, juste un tout petit peu, tellement peu que si Severus ne l'avait pas observé, il ne l'aurait pas noté. « Non, monsieur. Mais c'était un accident. »
« Très bien, Drago. Harry, va dans ta chambre. Maintenant. »
« Oui, monsieur. » Observant de nouveau ses pieds, Harry partit moitié sautant, moitié courant, et Severus soupira. Sa tête était douloureuse. Il pinça l'arrête de son nez, pensant qu'il n'arriverait probablement pas à commencer ses potions pour l'infirmerie aujourd'hui.
« Oncle Sev ? »
La colère monta en lui avec tellement de force et en seulement quelques secondes qu'il était sûr que s'il se retournait, il dirait beaucoup de choses qu'il viendrait à regretter par la suite, et il avait déjà fait suffisamment d'excuses à cet enfant. Sans regarder le garçon, il dit, « Drago, retourne dans l'appartement. Ne pense même pas à en partir. »
« Oui, monsieur. »
Severus entendit la perplexité dans la voix de Drago, mais ça n'avait pas d'importance. « Allez, j'ai dit ! »
Drago sursauta, et courut après son ami. Severus appela Nelli et lui demanda de garder un oeil sur les garçons, et qu'ils n'avaient pas le droit de quitter leur appartement. Puis il lança un Reparo sur l'armure et alla directement au bureau du Directeur.
Une fois à l'intérieur, après avoir refusé le thé et les bonbons acidulés, il fit les cents pas devant le bureau d'Albus. « Ca ne va pas. »
« Qu'est-ce qui vous arrive, cher enfant ? »
« Je ne suis pas fait pour être père. »
« Nous avons déjà discuté de ça. J'imagine que nous devrons en reparler jusqu'à ce que vous vous sentiez plus confiant dans votre rôle. Mais où est-ce que Harry irait autrement si vous le rejetiez ? »
C'était seulement une des nombreuses questions qui tourmentait Severus en ce moment. Une autre était, « Dites-moi comment faire pour m'empêcher de le blesser ? Je ne peux visiblement pas m'empêcher de l'effrayer toutes les fois que j'élève la voix. Et je ne suis pas accoutumé à être civil tout le temps. »
Albus sourit gentiment. « Je ne m'attendais pas à ce que vous le soyez. Mais je le répète, vous êtes le seul espoir de sécurité pour Harry. »
« Albus, je – »
« Je n'ai pas fini. Bien que vous soyez la seule personne qui peut le protéger des disciples de Voldemort, » Severus se tendit devant la façon désinvolte dont Albus utilisait ce nom, « vous n'êtes nullement le seul à avoir la responsabilité de prendre soin de lui. Vous n'êtes pas seul, mon cher garçon. J'ai pris la liberté d'affecter deux elfes de maison supplémentaires à vos appartements, pour aider Nelli, et j'ai invité quelqu'un à venir ici qui je crois pourrait vous offrir des conseils sur le fait d'être parent. Ils seront ici demain, pour se présenter, et nous verrons une date pour qu'ils puissent venir et rester pendant une ou deux semaines. »
« Oh ? » Severus était soulagé, pour Nelli sinon pour lui-même, au sujet des elfes de maison supplémentaires ; courir après ces deux garçons était simplement trop pour qu'elle s'en occupe seule, et elle était vraiment fatiguée. Presque autant que lui. Mais il parcourut une liste mentale de 'mentors' possibles, et il n'aimait pas les options qui se présentaient à lui. Néanmoins, il ne pouvait pas vraiment dire quelque chose, bien qu'il méprisait vraiment ce genre de manipulations. « Et qui est-ce que ce sera ? »
« Molly Weasley, naturellement. Elle est un membre de l'Ordre, et a évidemment beaucoup d'expérience, comme je suis sûr que vous en conviendrez. » Albus rit intérieurement de l'expression de Severus. « Oh, ne vous faites pas de soucis. Elle a un fils de l'âge de Harry et de Drago, et elle amènera Ron avec elle. »
Severus ferma les yeux. Son mal de tête s'était transformé en tourmente. « Ah. Parfait. »
« Oncle Sev n'a pas dit que je ne pouvais pas venir dans notre chambre, » indiqua Drago pendant qu'il entrait et s'asseyait sur son lit. « Il a juste dit que je devais rester dans notre appartement. »
Du coin où il s'était caché, accroupi sur ses talons en attendant d'être puni, Harry essaya de sourire, mais il était vraiment effrayé. Il avait menti à son père, et pire que ça, Père le savait. Drago avait été celui qui avait renversé l'armure, mais Harry ne voulait pas qu'il soit renvoyé chez lui, ne voulait pas que son ami soit blessé, et donc il s'était accusé à sa place. Mais quand il avait regardé dans les yeux de Père, il avait su que Père avait pu voir dans son esprit.
Mordillant sa lèvre, il se demanda si son père le frapperait cette fois. Oncle Vernon détestait les mensonges, mais semblait aimer les excuses, même pour les choses qui n'étaient pas de la faute de Harry. Mais c'était difficile de savoir ce que Père préférait.
« Viens, » dit Drago. « Jouons aux échecs. » Il sortit son jeu de sa malle et commença à l'installer.
Malgré le poids dans son estomac, Harry se releva et se dirigea vers le lit de Drago. « Pouvons-nous les faire se battre encore ? »
Drago hocha la tête. « Mais essayons de jouer en premier, d'accord ? Puis ils pourront se battre après. »
« Okay. » Harry suivit les gestes de son ami en installant les pièces et commença à les encourager à faire ce qu'il voulait. Après une douzaine de mouvements, il était évident que Drago avait l'avantage, bien que Harry ait fait mieux que la dernière fois. Naturellement, cette fois il ne gaspillait pas ses pièces.
Un des chevaliers de Drago prit la tour de Harry et pendant que les morceaux de la tour étaient balayés du plateau, Drago dit, « C'était stupide, tu sais. »
Harry se renfrogna, pour sa tour, et les mots. « De quoi faire ? »
« De dire à ton père que c'était toi qui avait renversé l'armure. Pourquoi l'as-tu fait ? »
« Je ne voulais pas que tu ais des problèmes. Je veux que tu restes là, et je ne voulais pas qu'il te renvoie chez toi. » Est-ce que Père renverrait Harry ? Est-ce qu'un mensonge était pire qu'un calmar ? Fronçant les sourcils en observant le plateau, Harry envisagea de jeter d'autres pièces sur le chemin du chevalier de Drago, juste pour les voir se faire détruire. Mais à la place il soupira.
« Enfin, merci. » Drago sourit encore. « Il ne t'enverra certainement pas ailleurs. Il est ton père. Il ne peut pas. »
Drago n'y connaissait rien. Il avait déjà perdu une Maman et un Papa, et Oncle Vernon et Tante Petunia voulaient se séparer de lui depuis un moment, et maintenant ils l'étaient. Il était facile de se débarrasser de personnes si vous le vouliez vraiment.
Ce n'est qu'après le dîner – durant lequel Père fut presque silencieux, excepté pour demander à Harry de reposer sa fourchette sale sur l'assiette au lieu de la table – que Harry fut appelé dans le bureau de Père. La porte se ferma derrière Harry, laissant Drago dans le salon avec des ordres stricts à savoir, « Lis quelque chose ou repose-toi, comme tu veux. Mais reste sur le canapé. »
Père montra une chaise vers son bureau et tandis que Harry s'asseyait sur elle, Père pointa sa baguette magique sur la porte et murmura un sort dans un souffle.
Harry tremblait. Ses mains étaient moites. Celle blessée lui faisait mal, et il l'a frotta anxieusement.
« Est-ce que ta main te blesse ? »
« Non, monsieur. »
« Pourquoi la frottes-tu alors, »
Harry haussa une épaule. « Elle me fait un peu mal. »
« Tu ne considères pas qu'elle te blesse ? »
Regardant toujours fixement ses mains, Harry fronça les sourcils, étonné. « Non, monsieur. »
Un soupir. « Harry, regarde moi. » Mordant sa lèvre, il obéit. Père était dans sa chaise de bureau, sa baguette magique posée un peu plus loin, et son front était plissé.
« Désolé, mons – heu, Père. »
« Merci de t'en souvenir. » Le visage de Père était très calme, même lorsqu'il parlait, et ses yeux semblaient fatigués. Il ne semblait pas fâché, juste … déçu. Encore.
« Je suis désolé, Père. »
Père resta silencieux pendant longtemps avant qu'il n'ouvre un tiroir de son bureau et n'en sorte une bouteille mince qui était large au fond et étroite au dessus. Il la déboucha et la tendit à Harry. « Bois cela, s'il te plaît. »
Harry la tint serrée, bien que le verre frais était glissant dans sa main. Il regarda fixement le liquide rose-clair à l'intérieur, puis revint sur Père. Il avait menti. Allait-il recevoir une leçon pour apprendre à surveiller sa langue ? Dans sa main, la bouteille trembla. Il ne voulait pas boire ça. Il ne voulait pas encore être blessé ; entre hier et le lac, sa gorge commençait juste à aller mieux. Est-ce que la potion le ferait vomir ou le brûlerait-elle juste ? Est-ce qu'elle ferait se tordre l'intérieur de son ventre comme des serpents sinueux ?
Mais Père avait dit qu'il ne voulait pas le blesser, n'est-ce pas ? Il l'avait dit.
« Harry… »
La note d'avertissement brisa sa résolution. « S'il vous plaît, Père, je suis désolé ! Je ne mentirai plus, je le promets ! Je suis désolé, s'il vous plaît ne me faites pas boire ça ! »
Le visage de Père s'effondra et il se couvrit le visage d'une main. « Oh, Harry. » Il secoua sa tête et reprit la petite bouteille. Alors que Harry l'observait, il prit une gorgée, comme il l'avait fait à l'Impasse du Tisseur, pour les premières potions qu'il avait données à Harry. Lui donnant de nouveau la bouteille, il dit, « C'est pour la douleur. Bois la potion s'il te plaît. »
Les mains tremblant toujours, Harry obéit, en fixant continuellement son père. En quelques secondes, la douleur disparut de sa main, et du côté où le calmar l'avait meurtri. Sa poitrine le blessait toujours, mais c'était juste par peur, raisonnait Harry. « Merci, » chuchota-t-il, se sentant honteux et stupide. Bien évidemment que Père ne voulait pas le blesser comme ça.
Père récupéra la bouteille vide et la posa sur son bureau. « Merci à toi, Harry. Je sais que la vie est différente ici, et que tu n'as pas l'habitude de cela, ou l'habitude de ma façon de faire. Mais comprends-moi. Je ne te frapperai pas, ni te donnerai jamais quelque chose à manger ou à boire qui pourrait te faire souffrir. Je ne t'empêcherai pas non plus de manger et je ne t'enfermerai pas dans un placard. Je ne t'enchaînerai pas dans la cour, et je ne t'enverrai pas ailleurs. » Il fit une pause et bougea un peu comme s'il voulait prendre la main de Harry, mais finalement il reposa sa paume sur son bureau à la place.
Harry hocha la tête. « Oui, Père. »
Une lueur de quelque chose apparut dans les yeux de Père, mais partit rapidement, puis, « Je m'attends à ce qu'il soit nécessaire de te répéter ces choses plusieurs fois. Un jour, j'espère que tu me croiras. »
Une partie de la tension collait à la poitrine de Harry comme une sangsue. Il ne savait toujours pas comment il allait être puni.
Père l'observa remuer, et bien qu'il soit mal à l'aise, Harry maintint son regard sur le visage de Père. De longues autres minutes passèrent en silence, pendant lesquelles Harry mordillait sa lèvre. Finalement, Père déplaça sa main, pour prendre très lentement la joue de Harry dans sa paume, et de son pouce, il retira la lèvre d'entre ses dents. Harry y appuya sa tête.
« Je sais que tu attends d'être puni pour m'avoir menti sur qui a renversé l'armure, mais tu as déjà été assez puni, en passant l'après-midi dans ta chambre au lieu de pouvoir te promener librement. »
Harry redressa la tête. « Je l'ai déjà été ? »
« Oui. » Père grimaça comme s'il venait juste de se rappeler quelque chose. « En outre, je veux que tu saches que je comprends pourquoi tu as pris le blâme à la place de Drago. Tu avais peur de ce qui arriverait s'il devait retourner chez lui. »
Harry ouvrit la bouche pour protester, mais finalement donna juste un simple signe d'assentiment. Père savait, ça n'avait aucun sens de continuer à mentir.
« J'admets, » continua Père, « que je suis heureux que tu ne m'ais pas dit que Drago était le seul qui avait renversé l'armure, parce que dénoncer ses amis n'est pas la meilleure manière de les garder. Tu es fidèle à ton ami, et je n'ai que peu de problème avec cela, excepté quand une telle fidélité n'est pas réciproque. »
Harry fronça les sourcils, sans vraiment comprendre.
« Tu n'as pas d'ennui, Harry, » dit Père, en observant son visage. « Je ne suis pas en colère ou déçu de toi. »
Le froncement de sourcils de Harry s'approfondit. « Père ? »
« Je suis déçu que Drago ne t'ait pas offert la même dose de fidélité que tu lui as montré. Rappelles-toi, Harry, de ce que nous avons discuté au sujet des Malefoys. »
Un poids apparut à nouveau dans sa poitrine. Père ne pouvait pas penser cela ! « C'est que nous devions être prudents, mais Père, Drago est mon ami. »
« Je sais qu'il l'est. Mais il ne regardera pas toujours tes meilleurs intérêts. Quand ses propres intérêts sont plus importants pour lui, comme cet après-midi, il pensera à lui, pas à toi. »
« Non ! Il ne ferait pas ça ! » Mais dans un petit coin au fond de son esprit, il savait ce que Père voulait dire, et il voyait pourquoi Père pensait que Drago ne ferait pas attention à lui, parce qu'il n'avait pas admis l'accident. Mais ce n'était pas ça. Seulement, Harry ne voulait pas qu'il soit blessé, pas quand il pouvait l'empêcher.
Père secoua sa tête, et il y avait une tonalité étrange dans sa voix quand il parla de nouveau. « Tes idéaux sur l'amitié sont, j'imagine, plus absolus que d'autres personnes. Tu es déjà si confiant envers Drago. Merlin sait comment après tout ce qui t'es arrivé. Je sais que tu veux faire confiance à Drago. Mais Harry, s'il te plaît reste prudent. »
L'expression sur le visage de Père plus que tout autre chose incita Harry à faire une pause avant de continuer. Il semblait si triste. Voir son père comme ça lui faisait mal à la poitrine, bien plus que ses inquiétudes pour Drago. Harry glissa de sa chaise et se déplaça jusqu'à ce qu'il touche les jambes de Père. Harry lui tapota sur l'épaule, comme Père faisait pour lui. « Ne soit pas triste, Papa, » chuchota-t-il. « Je serai prudent. »
Les yeux brillant – est-ce qu'il pleurait ? – Père ouvrit ses bras, et Harry se laissa envelopper dans une étreinte. Il ferma ses yeux quand Père lui embrassa le front, avant de reposer sa joue sur la tête de Harry. Il ne savait pas quoi penser de Drago mais pour le moment, il prendrait juste de la force et du réconfort dans les bras de son père.
Cette nuit, quand Harry fit des cauchemars, il réussit un Silencieux pour ne pas que Drago se réveille. Mais il envoya également un message de lumière à Père, qui vient rapidement et ainsi Harry pouvait s'accrocher à son cou et pleurer doucement contre son épaule. Tandis que Père tenait Harry et le berçait, il chuchotait à plusieurs reprises que tout irait bien, et aussi comme il était fier, que Harry lui ait finalement demandé de l'aide.
Le matin, pendant le petit-déjeuner, Père leur dit qu'il y aurait un autre garçon pour jouer avec eux aujourd'hui. Sa mère et lui devaient arriver en fin de matinée.
« Un autre garçon ? Qui, Père ? »
« Son nom est Ron. Il est de votre âge. J'attends de vous que vous lui fassiez bon accueil. »
« Oui, monsieur ! »
Père sourit à Harry puis jeta un coup d'oeil à Drago, qui se renfrognait sur ses oeufs. « Drago ? »
« Les échecs se jouent seulement à deux, oncle Sev. »
« Oui. Mais j'ai un set, aussi, ainsi si vous tournez un peu, ou si vous trouvez un quatrième joueur, vous pourrez avoir deux plateaux. »
Avec une pointe de mécontentement, Drago répondit, « Très bien, c'est bon. »
« Nous pourrons aller rendre visite à Hagrid ! »
Père leva une main. « Vous resterez très loin du lac si vous vous aventurez dehors. Et si vous allez dehors, Nelli ou un des autres elfes de maison devra être avec vous, et vous écouterez leurs instructions. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ? »
« Oui, monsieur ! » dirent ensemble les deux garçons.
Ron arriva par Cheminée avec sa mère dans le Bureau du Directeur. Un autre garçon arriva également après eux. Ils avaient tous les mêmes cheveux roux, et Ron avait des tâches de rousseur de partout sur ses bras et son visage. Le deuxième garçon n'était pas beaucoup plus grand que Ron, mais Ron faisait quelques centimètres de plus que Drago.
Harry soupira. Ils étaient tous plus grands que lui. Il fit de son mieux pour ne pas se renfrogner, particulièrement quand il fut présenté à Mme Weasley, et elle s'avança vers lui en ouvrant grands les bras, comme si elle essayait de rassembler des chats. « Harry, mon chéri ! »
Harry se cacha derrière la jambe de Père, et fut heureux quand Père le laissa faire.
« Severus Rogue ! Qu'avez-vous fait à cet enfant ? » Sa voix était moins aiguë que celle de Tante Petunia, et elle ne semblait pas aussi aigrie que la tante de Harry, mais elle était apparemment furieuse au sujet de quelque chose. « Il n'a que la peau sur les os, et regardez comme il est pâle et craintif ! »
Père croisa ses bras sur son torse – et Harry aurait voulu faire pareil. « Qu'est-ce que j'ai fait à mon fils ? Je l'ai sauvé et ai préparé une maison pour lui. Est-ce que c'est ce que vouliez dire ? » Il continua pour le Directeur, « Je vous assure, Albus, que je n'ai besoin d'une telle aide. »
« Severus – »
« Je refuse d'être considéré dès le début comme négligent. Mettons quelques petites chose au point, Madame, » dit Père, et il se tourna de nouveau vers Mme Weasley. « J'ai accepté d'écouter votre avis sur la façon d'élever un enfant, mais en aucun cas je ne tolérerai d'ingérence dans la façon dont j'élève mon fils. »
D'où il était derrière la jambe de Père, Harry pouvait voir Mme Weasley dévisager Père de haut en bas. Son visage avait rosi, mais pas vraiment comme celui d'Oncle Vernon pouvait l'être. Puis, soudainement, elle sourit, et il y avait une lueur presque malicieuse dans ses yeux. « Bien entendu, Severus. Je ferais tout ce que je peux pour vous aider. »
Père s'avança d'un pas vers elle, mais Harry saisit sa robe, ne voulant pas le laisser partir, et ne voulant pas que quelqu'un se batte pour lui, ou au sujet de lui, ou de n'importe quoi d'autre. Tandis que Père jetait un coup d'oeil vers lui et touchait son épaule dans un signe de compréhension, Mme Weasley s'accroupit devant lui. À sa surprise, elle était juste au niveau des yeux de Harry, et son sourire était beaucoup plus chaleureux. Gentil, en réalité. Il lui donna une ébauche de sourire en échange.
« C'est un bon garçon, » dit-elle, et elle n'essaya pas de le toucher une nouvelle fois. Puis elle montra les deux autres garçons. « Harry, voici deux de mes garçons, Ron, mon plus jeune, » elle fit un geste en direction du garçon avec toutes les taches de rousseur. « Il a sept ans, comme toi. Et voici Charlie. Charlie est un peu plus vieux que toi, il est déjà à Poudlard, dans l'équipe de Quidditch, aussi – »
« Ehh, Maman, arrête, » Se plaignit Charlie tandis ses oreilles devenaient rouges et qu'il penchait sa tête.
« Quoiqu'il en soit, mon chéri, » et elle hérissa les cheveux de Charlie, « il sera capable de garder un œil sur vous trois aujourd'hui, avec Nelli, je crois ? »
Le Directeur hocha la tête. « En effet. Je crois qu'elle attend en bas, si les garçons veulent aller jouer… ? »
Harry leva la tête vers Père, dont la bouche s'était encore pincée depuis l'ennui avec Mme Weasley. Mais quand il hocha la tête, Harry sourit à Drago, qui était resté près de la porte pendant tout le temps. « Allons-y ! Drago, nous pouvons tous aller voir Hagrid ! » Il dévala les escaliers en emmenant les autres garçons.
Derrière eux, il entendit Mme Weasley dire, « Oh, laissez les y aller, Severus. Tout se passera bien. »
A SUIVRE
Petit mot de la traductrice :
Un long, long chapitre… En fait, les trois derniers ne sont pas les plus courts à traduire apparemment !!
MERCI à :
Isatis, nanie nouche, Flore Jade, schiezca, serenity444, stormtrooper2, Aurelie Malfoy, Eni, yaone-kami, lise261, petite grenouille, titmo.
La première suite : Whelp II -- The Wrath of Snape ou Whelp II – La colère de Rogue, pour les non anglophones : ) fait pour l'instant 19 chapitres.
A plus
Bye
