Titre de la fiction : Double vie

Auteur : Azerty au rapport

Beta lectrice : Sermina

Genre : Yaoi - romance-humour-hors univers

Disclaimer : Les personnages du manga Naruto sont l'oeuvre de Masashi Kishimoto, l'univers et Annia sont de moi. Quand aux quatre folles, elles n'appartiennent qu'à elles même.

Réponse aux coms :

Contente d'être restée fidèle au personnage MrsSimply !

Ne t'inquiète pas cc, je t'enverrai la vidéo du lemon ! Et pour l'anagramme, c'est normal que tu n'ai pas compris, il y a des choses dedans qui n'existent pas dans la réalité et qui ne pouvaient être trouvées que par les perso de la fic.

Y'a aucun mal à être addict au yaoi Mee !! C'est juste un tout petit peu (beaucoup) dangereux pour la santé mental, rien de plus ! XD

De rien Yukimai-chan, je me suis bien amusée avec ce chapitre !

Un grand détective yaoi-no-ongaeshi ? Je vois bien Naruto avec un chapeau et une vieille pipe déclarer « élémentaire mon chez Sasuke ! » ! XD

Chapitre 25 : pris au piège.

23H15 : Hot club.

Identification des personnes présentes : cent pour cent

Vérification du micro C28 : ok

Niveau sonore : suffisant.

Luminosité : douze pour cent

Ce dernier point était encore trop élevé. Trop risqué de se lever, et même de faire quoi que se soit sans une couverture d'ombre suffisante. Sasuke soupira, rabaissant le clapet de son téléphone portable. Multi capteur, processeur haute puissance, connexion Internet sécurisée haut débit et mémoire de plus de 200 giga. Une vraie merveille oui. Cet appareil l'aurait bien aidé d'ailleurs lors de son dernier contrat où il avait faillit se faire pincer seulement parce qu'il n'avait pas su vérifier à temps l'identité de ce qui s'était révélé plus tard être un agent des forces spéciales de police.

Mais quoi qu'il en soit et malgré les avantages de la technologie, il n'y a qu'à son instinct et à son expérience que l'Uchiwa faisait confiance. Ainsi, il avait apprit à observer non seulement le décor et ceux qui l'occupaient, mais aussi les habitudes et les tics. C'est fou ce que la race humaine manque d'imagination, s'enfermant d'elle-même dans une routine aussi imbrisable que stupide. A condition de l'avoir côtoyé environs cinq jours, Sasuke pouvait prévoir toutes les réactions d'une personne donnée, dans une situation quotidienne. C'était sa plus grande arme : ce qui lui avait toujours permis d'arriver à ses fins. Toujours.

Flash back :

L'horloge blanche, au fond de la pièce, restait de marbre. Il avait eu l'impression idiote pendant un instant qu'elle allait faire tourner ses aiguilles plus vite, ou alors les bloquer à l'heure exacte de son acte, pour renseigner la police, punir le malfaiteur d'un crime dont elle était le seul témoin. Mais voila : les horloges ne témoignent jamais de ce qui se passe devant elles pendant qu'elles se laissent emporter par la course du temps. Pourquoi l'avait il décrocher du mur alors ? Pourquoi l'avait il enterré dans un coin du parc désert, dans la terre craquelée par le givre ? Parce qu'il n'était encore qu'un gamin peut être, un grand gamin de quinze ans qui venait de faire un grosse bêtise, en toute connaissance de cause et sans même siller. Alors il avait bien droit de péter un peu les plombs non ? Juste pour cette fois. Sa première fois. Les suivantes passeraient mieux.

Fin du flash back.

C'était allé mieux. Il n'avait plus jamais enterré d'horloges après ça, ni quoi que ce soit d'autre. On s'y habitue vite à ce boulot, aussi horrible que ça puisse paraître ; ça finit même par devenir lassant. Mais ce n'était pas le moment de penser à ça. Sasuke avait le droit de s'ennuyer, et il ne s'en gênait pas. Mais pour la première fois depuis son entrée au Hot club, il ne laissa RIEN attiré son attention. Pas les furies, ni les saoulards, ni même Naruto. Il ne le regarda pas : ne tentons pas le diable. Ce soir, il devait être lucide.

23H30 :

Makiko était ce qu'on appelle plus communément un flemmard. Il avait prit la mauvaise habitude de ne décoller du bar qu'avec d'interminables soupirs, faisant le tour de la salle en lançant un uniforme « qu'est ce qu'on vous sert ? » à tous dans l'ordre exact où venaient les tables et non en se basant sur la quantité de liquide qu'il restait dans les verres. Puis, lorsqu'il avait fait tout le tour de la salle, il revenait au bar, prenait tout d'un seul coup et distribuait. Il restait ensuite dans son coin et recommençait toutes les demi-heures. Cette attitude avait plus d'une fois énervée Jiraya qui avait à plusieurs reprises menacé de le renvoyer, mais il se rattrapait par sa mémoire faramineuse et son habileté unique qui faisait de lui un phénomène de foire, suffisant à lui-même. Il était capable de faire tenir une vingtaine de verres sur le même plateau sans faire tomber une seule goutte sous le regard admiratif des clients.

Mais le point le plus intéressant aux yeux du pseudo garde du corps, c'était que toutes les boisons se trouvaient au même endroit, au même moment. Tout se passait comme prévu : il avait commandé une tequila et après une halte aux trois tables précédentes, Makiko la lui apporta, posant son plateau un instant et lui décochant un sourire aguicheur. Puis il reprit sa route. Surtout, ne pas le fixer des yeux, c'aurait été suspect. La suite pendant trois tables n'avait aucune sorte d'importance. C'est à la quatrième table au fond que Sasuke se permis un regard. Un petit sourie satisfait étira ses lèvres lorsqu'il vit que chacun avait commandé exactement ce qu'il avait prévu. Un verre fin remplit d'un liquide doré, surtout, l'intéressait. Makiko l'avait remis sans se douter de rien, répondant d'une voix suaves aux sous-entendus sexuels des clients. Pour plus de sécurité, l'Uchiwa posa de nouveau son regard sur son pseudo téléphone, comme pour consulter un message. En réalité, c'est un GPS ultra précis qui remplit l'écran, indiquant avec une minutie sans faille l'emplacement de tous les micros de la salle. Ceux qu'il avait intégrés dans les pieds de dizaines de verres se distinguaient du lot. Oui, tout été en place. Restait à attendre l'élément déclencheur, le clou de son plan : son magnifique et si utile petit ami. Dans quatre minutes Kyuubi monterait sur scène. Dans quatre minutes tout commencerait.

Le verre fut entièrement vidé cul sec. Sasuke hausa les sourcils : la cible n'avait pourtant pas pour habitude de boire aussi vite. Ça pouvait poser un problème … Il jeta un coup d'œil a sa montre puis laissa échapper un soupir tendu. Ça allait être juste, mais la marge d'erreur serrait utilisée à bon escient. Surtout que l'effet de la drogue devrait être d'autant plus virulent ! Il activa le micro et posa discrètement un écouteur sans fil au creux de son oreille.

- … Ne tiens pas bien l'alcool ce soir dis moi !

- Je ne comprends pas humm… je me sens vraiment pas bien !

- Puis qu'on te dit que t'es bourré Deidara !

- Mais je n'ai bu qu'un seul verre ! Burk …

- Laisse moi deviner : t'as prit de la drogue avant ! C'est radical ça, même pour toi !

- Mais non !

- Bien sûr que … ET OH MAIS CA VA PAS NON ?? JE TE PREVIENS SI TU DEGEULE C'EST DANS LES CHIOTTES, PARCE QU'AVISE TOI DE TOUCHER A MES CHAUSSURES ET JE TE BUTE !

Cette phrase là, il l'entendit même sans le micro tant elle fut gueulée fort. Des éclats de rire retentirent dans toute la salle, se noyant dans les gorges lorsqu'on sentit le regard haineux, meurtrier du saoul. Il se leva difficilement, chancela, puis se traîna d'un pas hésitant vers les waters. Ça allait trop vite.

Sasuke jeta un regard rapide à la scène : le dernier danseur venait de rejoindre les coulisses. Il y aurait un battement allant de trente-quatre secondes à une minute quatre avant le début du prochain. Son cerveau se mit à calculer les risques à toute vitesse : il n'avait pas le temps d'attendre que le nouveau danseur ait captivé tous les regards. Lorsque la lumière s'abaisserait, deviendrait diffuse et tamisée de sorte que l'on ne voit plus dans la salle à moins d'un mètre en dehors de la scène. Lorsque la voix dans le haut parleur annoncerait le clou de la soirée. Oui, là ça pouvait aussi marcher. Se lever tout doucement, sans attirer l'attention par un mouvement brusque, dans le coin du champ de vision. Il sentit le regard pesant d'Orochimaru lorsqu'il se redressa. D'un simple froncement de sourcil, l'Uchiwa le rappela à l'ordre : faire comme d'habitude, ne pas lui prêter plus d'attention qu'à l'ordinaire. Le serpent dirigea aussitôt ses yeux vers la scène.

Le corbeau laissa filler un imperceptible soupir. Il avait de nouveau perdu quelques précieuses secondes. Mais surtout, ne pas presser le pas. Calmement, sans la moindre trace visible de tension, il se dirigea vers les toilettes. Il était temps : lorsqu'il poussa la porte, il tomba face à face avec sa proie, légèrement verdâtre mais apparemment de nouveau capable de marcher et désireux de revenir dans la salle. Mais ça il ne le pu pas.

Ses yeux s'agrandirent de stupeur lorsqu'il sentit le canon glacé d'un neuf millimètres sur sa tempe. Sa bouche s'entrouvrit mais ne lâcha aucun son : la balle avait déjà détruit son cerveau. D'un geste souple, Sasuke rattrapa le corps d'une main, plaquant de l'autre une compresse sur la plaie. Le tissu s'imbiba de sang, devenant en quelques secondes seulement totalement tinté de rouge. Mais ça s'arrêta là : c'était étudié pour. Pas une seule goutte d'hémoglobine ne toucha le sol, pas une. Aucune trace, presque aucun bruit échappant au silencieux, le tout couvert par la musique qui était repartie de plus belle. La première partie du plan s'était exécutée sans dommage aucun, exactement comme il l'avait minutieusement imaginé.

Mais ce n'était que le début. Les gens s'imaginent que lorsqu'un tueur élimine sa proie, la seule chose qu'il lui reste à faire c'est de récupérer son argent sans se faire descendre à son tour. Mais c'est beaucoup plus subtil que ça. On ne tue pas n'importe comment, n'importe où. Il ne faut rien laisser qui puisse permettre qu'on nous retrouve, et surtout pas un corps. Non, le travail n'était pas fini.

Lorsqu'il s'était enfermé aux toilettes pour se remettre de la chaleur qui l'envahissait à chaque danse de Kyuubi, Sasuke avait remarque plusieurs choses : d'un, personne ne manquait le spectacle que donnait le chouchou des lieux, même s'il fallait pour ça se retenir un peu : les waters, dès que ce nom était annoncé, se trouvaient désertées. De deux : il y avait là, à un mètre cinquante de sol, un soupirail de verre dépolis tout en largeur qui donnait directement sur la petite cour extérieur, derrière le bâtiment. Après avoir minutieusement bandé la plaie, les mains préalablement recouvertes de gants en plastique, Sasuke ouvrit la petite fenêtre et hissa difficilement le corps en travers. Ça c'était fait. Il repartit tranquillement rejoindre sa place au près de son employeur.

Dans exactement une minute et vingt huit secondes, une camionnette de nettoyeurs spécialement employées par le vicieux serpent investirait la petite cour et trouverait le « déchet » qu'ils étaient payés pour faire disparaître bien à l' abri derrière les poubelles que l'Uchiwa avait prit la peine de disposer très précisément dès son arrivée, le soir même. Tout avait été calculé par ses bons soins. Tout sauf ça :

- Au fait, où est Tobi ?

Il passait près de la quatrième table au fond où une place était désormais vide.

- Il ne sait pas apprécier ce qui est beau ce gamin ! Il est resté dehors …

Puis, avec une grimace dégoûtée :

- Sa nouvelle lubie c'est de fouiller les poubelles !

Sasuke se figea brusquement. Oui, il avait tout prévu sauf ça. Il effectua un demi-tour complet, lutant de toutes ses forces contre l'instinct primaire qui lui criait de se jeter sur la porte de secours. Il y en avait deux dans la pièce, sans compter l'entrée principale et les coulisses. Cela, il l'avait remarqué à la seconde même où il était entré dans cette salle, la première fois. Ça faisait partit des règles de survit élémentaires. L'autre donnait sur une petite ruelle, celle là directement sur la fameuse cour. Le chemin lui paru interminable alors qu'il tentait de maintenir son allure et de ne pas trop se faire remarquer. Une fois la porte ouverte, la fugitive lueur d'un projecteur éclaira un instant le dallage irrégulier, insuffisante cependant pour bannir tous les coins d'ombres impénétrables. Sasuke n'y prêta pas attention, se glissant directement vers un tas d'ordures empilé dans des sacs plastics plus ou moins éventrés. Il poussa un soupir soulagé en voyant que rien n'avait bougeait. Enfin en apparence.

- Vous cherchez quelque chose ? susurra une voix inconnue, moqueuse et cinglante dans son dos.

L'Uchiwa tressaillit : il était attendu.

Il s'était fait avoir.

En beauté.

Fin du chapitre 25 : pris au piège.

Sasuke : ça sens mauvais !

Azerty : Evidemment on est à côté des poubelles !

Sasuke -.-' … affligeant !

Naruto : Tu vas quand même pas tuer Sasuke-kun hein ?

Azerty : Mais naaaaaaaaan ! Ca serrait pas mon genre !

Sasuke et Naruto : Houla on a du soucis à ce faire nous !