Aie Ai Aie ! Molly est sacrément dans la panade n'est-ce pas ? J'aime toujours autant la mettre dans des situations peu banales, mais elle trouve toujours une solution pour se sortir des mauvais pas. J'espère que cette fois-ci, la situation ne fera pas exception. J'ai vu l'épisode 1 de la saison 4… Et oh bon sang de bois ! Je ne dirai rien, pour ne spoiler personne. Je vous laisse avec ce nouveau chapitre les copains !

CHAPITRE VINGT-CINQ

Je ne voyais absolument rien et ma tête me faisait atrocement souffrir. Ma respiration était saccadée et je n'étais en rien aidée par les cordes qui me maintenaient prisonnière contre la chaise. Je remuais péniblement mes poignés en grognant de rage et de douleur. La gorge serrée, je gardais la tête baissée. J'inspirais profondément en sentant l'air remplir mes poumons.

Il ne fallait pas que je panique. Ca ne servirait à rien. Juste faire le point. J'étais ligotée, ce qui n'était pas un bon point. J'étais totalement sonnée ce qui ne l'était pas non plus et pour finir je ne savais comment, où et par qui j'avais été emmené dans ce qui s'apparentait à un entrepôt désinfecté.

Je levais mon visage en distinguant difficilement ce qui m'entourait.

Quelle originalité ! Bon sang même si les kidnappeurs se basaient sur les clichés des films de notre époque je me demande s'il savait vraiment ce qu'il était en train de faire. Ma tête roula dans tous les sens dans l'espoir de trouver un puits de lumière, une bouche d'aération, n'importe quoi qui pourrait me permettre de m'échapper de cette odeur immonde qui saturait l'air. Je secouais légèrement mon visage en plissant mon nez dans l'espoir que l'odeur cesse de pénétrer mes narines.

— Merde ! grommelais-je en m'agitant tandis que la corde cisaillait ma peau. Ce empeste la mort, ici !

— Oh chérie, entendis-je siffler.

Je cessais de gesticuler dans tout les sens en sentant un courant d'air froid dévaster mon échine. Je me redressais sur le champ, droit comme un piquet. Mes yeux se plissèrent dans l'espoir de discerner une silhouette. Raclant ma gorge, je tentais de conserver la voix la plus calme et la plus posée. Je n'avais aucune envie qu'il pense que j'étais une pauvre petite chose apeurée. J'en étais une, mais je ne voulais pas qu'il le sache. Je passais ma langue sur mes lèvres pour les humidifier lorsque je me rendis compte à quel point elles étaient dessécher.

— Qui est là ? Qui êtes-vous ?

En parlant plus fort, je me rendis compte que ma voix était comme engourdit. Mon débit de parole était lent et épuisant. Je bougeais péniblement ma mâchoire en ayant l'impression qu'elle était engourdit. Des picotements désagréables se répandirent le long de ma gorge alors que la voix raisonna dans la pièce.

— Un admirateur. Molly Hooper. Mais aussi un ami.

Immédiatement après, deux projecteurs s'allumèrent. Ils étaient braqués sur moi et ressemblaient à deux phares d'une voiture en pleine nuit. Je laissais un gémissement s'échapper de mes lèvres lorsque je détournais le regard avec rage. J'avais l'impression que deux piques s'étaient enfoncés dans mes yeux. Je grognais alors qu'un rire éclatait.

— Oh petit chaton, ronronnait-il.

— La ferme, marmonnais-je en espérant qu'il n'entend pas.

Je papillonnais des yeux tandis que le flou disparaissait peu à peu. Plus je clignais des yeux, plus ma vision devenait nette. Je regrettais immédiatement d'avoir les mains attachés tant j'aurai aimé pouvoir appuyer mes doigts contre mes paupières. Lorsque je relevais mon visage, je vis un homme de taille moyenne en costume cravate. Il était brun, ses cheveux étaient courts et rabattu en arrière. Ses chaussures étaient noires et vernis et lui donnait l'impression d'être comme un de ses hommes que j'avais déjà vu dans les films de gangster.

Un type s'inclinait cérémonieusement devant moi, un sourire idiot plaqué sur son visage. Étrangement, son visage me disait quelque chose. Je l'avais déjà vu quelque part. Il ne me fallut pas longtemps pour me souvenir où est-ce que je l'avais vu.

Oh.

Bordel.

Moriarty.

Je peinais à déglutir lorsque je sentis mon souffle se couper dans ma gorge.

— Je suis enchanté de pouvoir enfin te parler en tête à tête, ronronnait-il d'une voix rauque.

— Vous êtes bien le seul, dis-je en serrant les dents alors que je tirais désespérément sur mes liens.

Il éclata d'un rire franc tandis qu'il dodelinait distraitement de la tête.

— Je suis désolée pour la manière dont vous avez du m'être présentée. Mes hommes ne sont pas délicats. Ils sont si rustre, soupira-t-il d'une façon qui me parut presque sincère.

— J'avais cru le remarquer lorsque l'un d'eu m'a assommé. J'avoue avoir eu un doute sur le moment, mais maintenant c'est vrai que tout est limpide, ironisais-je en encaissant un pique de douleur au crâne.

— Charmante. Tout à fait charmante. Je comprends davantage l'intérêt que vous porte Holmes.

A l'évocation de Sherlock je contractais davantage ma mâchoire tandis que mon cœur rata un battement. Maudite réaction. Je remuais un peu sur le siège en bois en écartant légèrement mes doigts qui étaient moites.

— Je ne vois pas où vous voulez en venir.

Il secoua la tête visiblement désabusé.

— Voyons ma chère. Je ne suis pas du genre à gober ce genre de réparti. Nous savons, vous comme moi à quel point c'est ridicule de le nier.

— De nier quoi ?

Il se penchait en avant pour me faire face tout en sortant une cigarette de sa veste de costume. Il m'en tendit une d'un geste assuré. J'arquais un sourcil en signe de refus tandis qu'il haussait ses épaules. Je fronçais des sourcils en remarquant qu'il portait une veste avec du rembourrage au niveau de ses épaules. Il n'avait pas une structure aussi carré que je l'avais cru au début.

— Comme vous voulez.

— Nier quoi ?

Il ne répondit pas tout de suite. Il sortit un briquet d'une des poches intérieur de sa veste et alluma sa cigarette sans me lâcher du regard. Il tirait une latte d'un air songeur en m'inspectant de la tête aux pieds. Malgré moi, je me sentis rougir lorsqu'un des coins de sa bouche se relevait et que son regard fut appréciateur.

— L'affection qu'il a pour vous.

— Vous n'êtes pas sérieux ? demandais-je avec stupéfaction.

— Votre petit jeu ne sert à rien. Nier ne sert à rien.

Ce fut à mon tour d'éclater de rire.

— Pour un ennemi juré vous le connaissez mal. D'ailleurs est-ce que ça existe vraiment ça, les ennemies juré ?

Moriarty roula des yeux tout en plantant sa cigarette entre ses fines lèvres.

— Je suis son pire ennemi et ça ne changera pas. En revanche vous ma chère, vous êtes quelque chose d'aussi important pour moi.

— Ah oui ? Et pour quelle raison ?

Il plaquait ses mains sur les accoudoirs de mon siège, mettant son visage à la hauteur du mien. Je crispais ma mâchoire devant sa proximité. Il puait la poudre et le poivre. Je me retiens de justesse de reculer mon visage en ne souhaitant pas me défiler devant sa provocation.

— Vous avez une chance de vous en sortir.

— Laquelle ? l'interrogeais-je avec méfiance.

Bien sûr.

— Donnez-moi les codes.

— Des codes ? Quels codes ? demandais-je en feignant l'ignorance.

Ses doigts se crochetèrent aux accoudoirs pour les serrer avec force.

— Queeeeels cooodes, chantonna-t-il en ricanant. Ceux de votre frère.

J'allais ouvrir la bouche pour lui répondre, mais il secouait sa main devant son visage avec dédain.

— Évitons de jouer la partition de l'amnésique que je dois torturé pour avoir ce que je désir. Je n'aime pas attendre. Oh ça non. Maman, m'a toujours dis : « Jimmy tu es toujours trop pressé. » Alors donnez les moi que je puisse avoir un merveilleux feu d'artifice. Aimer vous les feux d'artifices petit moineau ?

Je plissais mon nez avec mépris tandis que je m'enfonçais dans mon siège.

— Vous êtes complètement taré.

— Merci pour le compliment. Donnez-moi ses codes et tout ceci ne sera plus qu'un vague souvenir.

— Pourquoi mon frère était dans vos trafics ?

— Des trafics ? répéta-t-il faussement outré. Ce que je fais très chère, ce ne sont pas des trafics. C'est de l'art.

— Voler et tuer ?

— Oh Molly, soupira-t-il avec drame avant de tirer une latte de sa cigarette. Molly, Molly, Molly… Vous n'êtes pas le genre de femme à être si réductrice. Votre frère était ambitieux. Il voulait devenir quelqu'un de grand.

— Plus grand que vous ?

— Difficile, chaton, ricana-t-il avant de souffler une grande quantité de fumé. Il n'était pas si ambitieux que ça. Je suis navré pour ça mort.

— Bizarre, mais j'ai du mal à vous croire.

Il roulait ses yeux au ciel en jetant sa cigarette qu'il écrasa de son talon.

— Je n'aime pas votre suspicion, chaton. Nous sommes un peu de la même famille.

— Vous plaisantez ? grognais-je en haussant mes sourcils.

— Donnez-moi ses codes, Molly. Cela nous évitera un tas d'ennuis. C'est vrai, qui a envie de perdre son temps avec les ennuis ?

— Ouais, les flics ce n'est pas trop votre truc de ce que j'ai cru comprendre.

Il esquissait un nouveau sourire.

— Dois-je comprendre que vous vous êtes intéressez à ma personne.

— J'ai fais des recherches.

Son sourire étirait davantage ses lèvres en une horrible grimace dérangeante.

— Je suis flatté. Mais je le serai davantage si vous me. Donnez. Les. Codes.

— Aller vous faire foutre, crachais-je en tournant la tête.

— Vous savez ce que vous risquez ? fit-il en grimaçant.

Pour me donner de la contenance, j'haussais rapidement des épaules comme une enfant qui refusait d'obéir à un ordre. Pourtant à l'intérieur de moi je frémissais de peur. J'étirais mes doigts le long du bois de la chaise tandis que je semblais fondre sur place.

— Fascinant… Tout à fait fascinant.

— On me le dit souvent, ironisais-je tandis qu'il me détailla comme une bête sauvage.

— Je comprends mieux ce que vous trouve Sherlock. Du caractère. De la douceur et de la fidélité. Parfait pour un animal de compagnie. Vous êtes son petit toutou qu'il mène à la baguette. Il se sert de vous Molly. Depuis le début. Vous a-t-il déjà remercié ? Vous a-t-il valorisé ? Je paris que non. Il vous rabaisse sans cesse. Il vous regarde comme une solution a son enquête, non comme une femme.

Malgré mon dégoût pour ce type, je sentis ses paroles vicieuses s'infiltrer en moi comme un poison. Lentement mais surement. Voyant mes barrières se fissurer, il tournait autour de moi comme un animal prêt à bondir. Il se stoppait dans mon dos et plaçait ses mains sur mes épaules. Les pressent de manière amical, il se penchait vers mon oreille. Il y collait ses lèvres fines. Je pouvais sentir l'odeur de cigarette s'échapper de son souffle.

— Vous êtes une femme intelligente Molly. Brillante même. Le genre de femme pour laquelle tout homme digne de se nom ne laisserait pas partir.

— Je ne suis pas un objet, sifflais-je dans un murmure.

— Non. Bien sûr que non. Ce que je veux vous dire, c'est qu'il vous a blessé de la pire des manières. Il s'est servit de vous.

— Il m'a manipulé…

— Oui. Il vous a humilié Molly. Il ne vous a pas retenu. Vous a-t-il déjà aimé ?

Me dévissant le cou, je levais mon regard vers lui et sentis une partie de moi admettre qu'il avait raison sur toute la ligne en ce qui concernait ma relation avec Sherlock. M'avait-il aimé rien qu'un peu ? Il avait été jaloux, possessif et aussi indifférent, hautain et blessant. Tout à la fois.

— Je ne veux pas parler de ça, murmurais-je en baissant mon regard, bien trop troublée.

— C'est douloureux, n'est-ce pas ? Je sais ce que s'est Molly. Etre seul alors qu'une floper de gens gravite autour de nous. Je peux vous aidez Molly. Etre votre ami, comme je l'es été pour Peter. Je pourrais vous offrir une nouvelle vie. Tout recommencer.

— Une nouvelle vie ?

— Oui loin de toute cette agitation. Loin de Sherlock, de vos parents. Vous pourriez travailler avec moi. Vous seriez protégée et appréciée à votre juste valeur. Qu'en dites-vous Molly ?

Je baissais les yeux alors que les chaussures de Moriarty se déplacèrent pour se positionner devant moi. Je me mordis l'intérieur de la lèvre lorsque je sentis mon cœur bondir de ma poitrine.

— Ce que j'en dis…

Je relevais mon regard vers lui avec un sourire sardonique gravé sur les lèvres. Mes yeux me piquaient moins et ils dardaient Moriarty.

— …C'est que vous pouvez vous carrer vos codes là où je pense.

Son visage se transformait et le sourire sournois qu'il affichait s'ébranlait légèrement lui donnant un aspect bien plus démoniaque. Il resserrait le nœud de sa cravate tandis qu'il jetait un regard derrière lui.

— Parfait. Nous allons donc, malheureusement nous séparer maintenant. Mais j'aimerais que Sherlock sache que je pense à lui, souvent.

Je fronçais des sourcils en sentant ma tension artérielle montée en flèche.

— De quelle manière ?

Un sourire cynique étira ses lèvres alors qu'il dégaina son téléphone portable.

— Molly. Ma chère Molly, chantonna-t-il en sortant son cellulaire avant de taper sur le clavier de son téléphone. J'ai fais une promesse à notre détective préféré.

Je peinais à déglutir lorsque son regard tantôt amusé se durcit en un regard sadique. Jimmy s'était barré et je me retrouvais qu'avec Moriarty.

— Vous mourez d'envie de savoir laquelle n'est-ce pas mon lapin, ricana-t-il en plaçant l'appareil à son oreille. Je lui ai promis de lui brûler son cœur. Et tu, dit-il en me pointant du doigt, tu es ce qui va le permettre.

— Je ne vais pas vous-

— Où est-elle ? entendis-je hurler à travers le téléphone.

Sherlock. Je me mis à gesticuler dans tout les sens en sentant l'espoir naître en moi.

— Il à l'air de mauvaise humeur, se moquait Moriaty à mon intention. Sherlock ! Mon cher ! Avec Molly nous sommes tout les deux en train de discuter et j'ai eu soudainement envie de vous appelez. Nous sommes en haut parleur. Molly vous entends. Dites « bonjour ».

— Sherlock ! hurlais-je en tirant sur les liens. Il est complètement taré !

— Vous lui manquez Sherlock. Elle est si délicieuse. Si vous la voyez, ronronna-t-il en haussant ses sourcils.

— Laissez-la en dehors de ça !

— Nope, déclara-t-il en faisant claquer sa langue contre son palais. Je vous ai promis une chose à la piscine Sher'. Et je suis un homme de parole.

— Quand je vais vous retrouvez, je vous tuerais.

— Bien sûr Sher', bien sûr. Cela est une de vos réactions ridicule. Il vous reste donc, dit-il en levant sa manche de costume pour observer sa Rolex. Trois heures. Trois heures avant que notre Molly nous disent bye-bye.

Mes yeux s'écarquillèrent. Comment ça trois heures ?! Et comment ça bye-bye ?!

Je me remuais davantage en gémissant de douleur alors que mes liens me cisaillaient la peau. Je sentis les larmes de panique grimper jusqu'à mes yeux tandis que je me secouais dans tout les sens dans l'espoir que la corde se relâche, mais cette dernière tenait sacrément bien.

— Comment ça ? demanda fébrilement Sherlock.

Je n'avais jamais entendu la voix du détective vibrer de cette façon et cela eu le don de me tétaniser sur place. Je sentais mon sang bourdonner dans mes tempes et ma gorge se serrer au point de me donner une sensation d'asphyxie. Je me mis à tousser bruyamment en sentant une brûlure investir ma gorge.

Bordel ça faisait un mal de chien ! Je fermais violemment mes yeux pour les rouvrir aussi vite. Ma vision se troublait à plusieurs reprises alors que la brûlure s'intensifiait. Non seulement ça envahissait ma gorge, mais aussi mes poumons. J'eu soudainement chaud tandis que mes mains devenait de plus en plus moites.

— J'ai malencontreusement injecté un sérum à Miss Hooper. Cette fois-ci, il n'y aura pas d'énigme à résoudre où encore de devinette. A si peut-être une, s'exclama-t-il. Vas-tu la trouver avant deux heures et cinquante-huit minutes ?

Sans en dire davantage, il jetait son téléphone au sol et ôtait mes liens pour me laisser tomber au sol comme un poids mort. Je n'avais même pas la force de bouger. Chacun de mes muscles semblaient paralysés alors que la douleur montait d'un cran chaque seconde. Je me cambrais au sol tandis que je ne pouvais pas m'empêcher d'hurler de douleur.

— Je vous laisse un téléphone.

Il souriait de toutes ses dents avant de me faire un clin d'œil.

— Au revoir petit moineau. C'est vraiment dommage que vous ayez choisis la loyauté à sens unique.

J'étais stupide. Aussi stupide que ce bon vieux Jack qui n'était pas monter sur la porte pour laisser la place à celle qu'il aimait. Bon sang, je ne me serai jamais cru aussi romantique. Au point que j'allais certainement mourir.

Je tentais de faire glisser le portable dans ma direction et je m'étirais jusqu'à sentir une brûlure féroce malmener mes muscles. Roulant au sol, une douleur fulgurante éclatait le long de mon flanc. Mes doigts effleuraient la coque en plastique du cellulaire en espérant le ramener vers moi.

La douleur était intenable et me rendait la tâche encore plus ardue. Après quelques essaies, je m'emparais du téléphone pour tenter de sélectionner les derniers numéros appeler pour vite retourner vers le combiner. Je tendis l'oreille vers l'appareil en priant que ça fonctionne.

— Allo ?

La voix de John me fit un effet bœuf et je sentis des larmes de joie prête à jaillir. Ouvrant la bouche péniblement, je lâchais dans un couinement :

— John… John c'est moi Molly.

— Jésus ! Molly, où es-tu ? Est-ce que tu vas bien ? Tu es blessée ?

Bon sang si ma situation n'avait pas été aussi mal en point, je lui aurais dis que la compagnie de Mary ne l'aidait pas à rester calme dans les situations d'urgence.

— Je ne sais pas où je suis John. Tout ce que je sais c'est que sa sens mauvais et que j'étais ligotée à une chaise.

Je l'entendis pestée puis hurler quelque chose. La fatigue et la perte de sang ne me laissait que peu de temps pour rester consciente. Je toussais un grand coup. Mes poumons étaient en feu.

— Je suis avec Lestrade et Sherlock. Mycroft est aussi sur le coup.

Sa m'aurait étonné.

— John, l'appelais-je alors que ma gorge se sera. Je crois…

— Attends, je…

— Molly ?

Je me figeais sur place. La voix profonde et rauque de Sherlock me fit l'effet d'une bombe. Si j'avais eu les mains en parfait état de marche, je me serai accrochée au combiné comme une bouée de secoure. Je sentis les larmes couler le long de mes joues tandis que ma toux s'accentuait.

— Molly ?!

— Sherlock.

— Molly, je suis là. Je vais te retrouver.

— Je vais mourir ?

Ma demande n'en était pas vraiment une. Je le savais. Allongée au sol de cet entrepot, je comprenais clairement que les choses n'allait pas s'améliorer.

— Non, tranchait Sherlock de sa voix de baryton.

— M-Mais j'ai mal.

— Tu ne mourras pas, Molly Hooper. Je le jure.

Je voulu mordre l'intérieur de ma joue, mais ma mâchoire était engourdit tout comme mes jambes et beaucoup d'autres choses. Clignant des yeux, je tentais de rester inscrite dans le moment présent, mais l'effort me paraissait sur humain. La voix de Sherlock me parut encore plus lointaine qu'au début de la conservation. J'entendis sa voix, pourtant je n'arrivais pas à discerner les mots qu'il prononçait.

— Sher-Sherlock je-je ne me sens vraiment… Pas bien.

— Molly, je vais tirer un coup et tu vas me dire si tu l'entends d'accord ? Je veux déterminer la distance qui nous sépare.

— D'accord…

J'entendis le son du coup retentir à travers l'appareil et attendis. Soudain, un bruit sourd retendit et je m'exclamais rudement :

— Je viens de l'entendre.

— Très bien…

— J'ai-j'ai envie de dormir, dis-je sans réfléchir.

— Ecoute ma voix, reste connecter avec ce que je te dis. Je vais devoir recommencer.

J'entendis de faible bruit de voix à travers l'appareil et le bruit une nouvelle fois retentir.

— Je l'ai encore entendu.

— Parfait Molly. Maintenant on va modifier un peu les choses. Je tire et tu comptes jusqu'à ce que tu l'entends de ton côté, d'accord ?

— J'ai mal au ventre Sherlock…

— Je t'en pris Molly ! Un dernier effort, me suppliait-il.

— Je-Je vais essayée.

1… 2 …3 …4… BANG !

— Sa y est ! m'exclamais-je avant de tousser comme une forcenée. Sherlock !

— Parfait, maintenant, parle moi, qu'est-ce que tu vois ? Ça me permettra de te localiser dans les quatre kilomètres qui m'entoure. On essaye de te localiser grâce au téléphone.

Je papillonnais des paupières alors que la fraicheur du sol me gelait les os. Il faisait noir, mais mes yeux eurent un paquet de temps pour s'habituer à l'obscurité. Je me rendis compte qu'il n'y avait rien d'autre hormis des tuyaux.

— Molly ?

— Je-je v-vois un réseau de tuyaux. C'est tout ce que je vois. J'ai vraiment envie de dormir.

— Il y a bien une salle, Molly.

— Quoi ?

— Il y a bien une salle, Molly, répéta-t-il le souffle court.

Il devait courir. Il était vraiment beau lorsqu'il courait.

— Je ne comprends pas, fis-je faiblement.

— Je t'ai créé une salle dans mon palais des esprits depuis que je te connais.

— Sherlock, je ne te suis pas…

— Ecoute, ce que je veux dire, c'est que je t'ai créé cette pièce car je n'arrive jamais à te cerner… J'accumule toutes les informations qui te concernent et je les mets dans cette pièce. Je fais ça pour… tout ce qui est important. Tu es importante, Molly. Pour moi.

J'étais sidérée.

— Tu dis ça parce que je vais mourir ?

Il y eu un silence. Il n'y avait que le bruit de sa respiration saccadée qui faisait écho.

— Je crois vraiment que je vais dormir… J'ai les paupières qui sont vraiment… lourde.

— Non ! Molly il faut que tu restes éveiller d'accord ? BON SANG LESTRADE DEMARREZ CETTE PUTAIN DE VOITURE.

— Ne lui cris pas dessus, le réprimandais-je faiblement.

Gémissent je gigotais de telle manière que la douleur atroce que je ressentais cesse de se propager dans tout mon corps. Je m'arquais violemment tandis que les battements de mon cœur menaçaient de le faire jaillir hors de ma poitrine.

— Molly ?!

Pourquoi fallait-il qu'il se met à crier ? Sur le dos, je tentais de contrôler les pulsations de mon cœur tandis que la voix de Sherlock semblait de plus en plus loin.

— Molly ?! Rester éveiller. Bon sang !

— Ne… Ne me… Ne donne pas d'ordre idiot, grognai-je.

Les mots étaient de plus en plus compliquer à prononcer au point que ma gorge semblait être en feu. Je clignais difficilement des yeux alors qu'un bruit de moteur s'échappa du combiner. Les dérapages incessant que j'entendais, brouillais totalement la voix de Sherlock, ne laissant que des sons désagréables raisonner dans l'immense pièce sombre où je me trouvais.

A bout de force, je sentais tous mes muscles se contracter violement m'arracha un énième cri de douleur. Sa y est. Ca allait être la fin. C'était comme si j'étais entrain de glisser dans un sorte d'immense cocon en coton qui m'isolait du reste du monde. Seule la voix paniquée de Sherlock arriva à le percer. A y repenser, Sherlock n'avait jamais réellement paru paniqué.

— Molly ? Molly ?

— ou…i

— Molly accroche-toi, John vient de te localiser. Nous ne sommes plus très loin. Je suis là dans une minute.

— Je n'avais pas l'intention de faire quoique…ce soit.

Ma langue était devenue si lourde que chaque mouvement devenait pénible. Presque inhumain. Je remuais difficilement ma bouche pour pouvoir continuer à articuler.

— Il est nécessaire que tu conserves toute ton attention sur ma voix.

— Bon sang…

— Quoi ?

— Tu es vraiment… imbu de toi-même… Tu- Tu devrais t'entendre….parler.

Je l'entendis dire quelque chose qui était incompréhensible pour moi. Je mâchonnais dans le vide tandis que je sentais mes dernières forces me quitter.

— Sherlo-Sherlock ?

— Je suis bientôt là, répéta-t-il avec conviction.

— Sherlock ? l'interpellais-je avec le peu de force qui me restait tandis que mes yeux se fermèrent d'eux-mêmes.

Je l'entendis m'appeler plusieurs fois, même me supplier de lui répondre, mais je n'y arrivais pas. C'était trop difficile. Je poussais un dernier gémissement plaintif lorsque je me sentis glisser dans les bras de Morphée.

Les avis sont merveilleux.