Les solos sous les draps.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Shonen-ai, tromperie, dupage, viol, romance. Songfic
Couple : EnvyXRoy
Disclaimers : Mis à part Ophélie qui m'appartient ainsi que les parents de Roy et Allan qui appartient à Harukane, les personnages de cette fic sont à Hiromu Arakawa, moi je les tortures juste. Inspirée de la chanson « Les solos sous les draps » de la comédie musicale « Mozart l'opéra Rock »
Chapitre 25 : Célébration.
Roy dormait paisiblement, une semaine avait passé depuis leur retour à Central. Le soleil brillait dehors mais il n'était pas chaud. Il était fatigué d'avoir tout réaménagé. Envy n'avait pas fait beaucoup. Roy le lui pardonnait entièrement, après tous jusqu'à présent, il était toujours en état un peu déprimé.
Cependant Envy faisait le ménage et tout, puisqu'il restait à la maison dès qu'il était déprimé. Si les nouveaux subordonnés de Roy s'en plaignaient et avançaient qu'Envy le faisait exprès pour sécher le boulot.
Ils se demandaient d'ailleurs s'il ne devait pas être viré. Mais Roy et Envy savaient tout deux que s'il était toujours en service, c'était bel et bien du sort de Dante et Pride qui désirait le garder à porter de main.
Ce matin, alors que Roy faisait un rêve particulièrement érotique, avec comme acteur principale son beau vert qui le faisait temps rêver et qu'il adorait cajoler, un « poids » lui « tomba » dessus. Roy se réveilla en un sursaut.
-Mon cœur ! Grogna Le Lieutenant-Général endormi.
- Il fait beau, on va dehors ? Oh oui ! Je veux un dîner romantique et puis aussi…
C'était un flot de parole ininterrompu, Roy tourna le visage vers le réveil. Il se figea en voyant qu'il n'était que cinq heures du matin.
-Envy c'est pas vrai ! Laisse-moi dormir, on fera ce que tu veux dans 10h00 !
Le vert grogna et repartit. Le brun n'eut le loisir de dormir, Envy faisait trop de bruit en bas. Il se leva quand même à 15 heures. Il prit dans la commode une petite boîte et alla faire tout ce que désirait Envy repas romantique etc.
Lorsqu'ils sortirent du restaurant. Et ils décidèrent d'aller se promener. L'ambiance était excellente. En effet :
Le soleil était presque couché. Envy et Roy se baladait dans le parc. Envy l'avait demandé. Central lui avait manqué, il avait vécu tant d'année dedans qu'être à West City et même South City lui avait été douloureux.
Le vert se mit à greloter, et ça ne plaisait pas trop au brun qui le voulait en bonne santé. Ils étaient en Juin mais il ne faisait pas encore très chaud, un été froid s'annonçait et Envy se baladait toujours avec ses tenues aussi courtes, ses tenues qu'ils portaient pour que les gens se retournent sur son passage, pour sentir l'envie des gens emplirent sa tête.
Le brun s'arrêta, le vert le remarqua, l'imita et se tourna vers lui. Le tout récemment promu, Lieutenant Général sourit à l'envie et lui mit son manteau. Il lui remit une mèche en place.
- Je ne voudrais pas que tu prennes froid. Lui dit doucement Mustang.
Envy le remercia par un sourire.
- Il faudrait vraiment que tu penses à t'acheter un manteau…
- J'ai envie d'une glace. Le coupa Envy.
- Une glace par ce temps ? Interrogea le brun suspicieux.
- Oui, j'ai envie. Appuya l'homonculus.
- On peut passer par un supermarché. Dit Roy, ne pouvant rien refuser à l'amour de sa vie.
Le vert sourit. Roy s'avança vers lui et le serra dans ses bras, en profitant pour prendre quelque chose dans la poche de son manteau qu'il venait de donner à Envy. Il l'enlaça un moment avant de s'éloigner de lui d'un pas.
Le soleil se couchait toujours, la lune commençait à se montrer, les rares oiseaux chantaient, le vent soufflant dans les feuilles provoquaient une douce mélodie. Roy se mit à genoux et ouvrit un écrin de velours noir qu'il venait de prendre dans le manteau. Le vert papillonna des paupières sans comprendre.
Le brun lui prit la main gauche dans la sienne, il offrit un doux sourire à l'envie qui le dévisageait toujours, commençant petit à petit à comprendre.
- Envy, mon cœur. Je ne jure plus que par toi, je t'aime comme un fou, une journée peut être morne et détestable, elle s'illumine sitôt je te vois. Je ne respire plus que parce que je te connais. Sans toi, je ne suis rien. J'ai envie de t'avoir pour toujours à mes côtés. Mon cœur, veux-tu m'épouser ? Interrogea Roy.
Le vert écarquilla les yeux et eut le souffle coupé une petite seconde. Il observa Roy, de la détermination dans le regard mais surtout de l'amour. Il observa un instant la bague, mais son regard se reposa rapidement sur le brun.
- Vivre entravé ? Interrogea Envy. Avec toi, sans hésiter, c'est oui. Répondit le vert, il s'abaissa pour être la hauteur de Roy et l'embrassa doucement.
Le Lieutenant Général, se releva, faisant se relever également Envy. Il répondit à son baiser en le collant à lui. Le baiser fut court. Le brun prit la bague dans l'écrin et il la passa à l'annulaire gauche de son cher et tendre.
- Seulement…c'est pas permis. Dit Envy.
- C'est rien, un jour ça le sera. Je le permettrais quand je serais Généralissime d'ailleurs.
- Alors j'ai encore plus hâte. Souffla Envy en observant la bague.
Une merveille, une pure beauté. Une bague en or pur, un anneau d'environ un centimètre ou deux, le haut avec des espèces de gravures qui entouraient une grosse améthyste de forme ovale, comme accrochée dans l'or par de petit crochet, et deux rubis sur le côté des gravures.
- Je voulais un joyau capable de refléter la beauté de tes yeux, mais ça semble impossible, tes yeux sont des joyaux unique.
- Merci, Roy. Rougit le vert. On rentre ? Proposa l'envie, oubliant la glace, une idée derrière la tête.
Le brun hocha la tête. Il prit la main de son fiancé et le ramena à la maison. Sitôt furent-ils rentré qu'Envy referma ses mains sur celle du Lieutenant Général.
- Tu viens avec moi ? Interrogea Envy en se dirigeant à reculons vers les escaliers.
Mustang hocha la tête et tout deux montèrent les escaliers. L'envie entraîna l'alchimiste vers la chambre. Une fois dedans tout deux, Envy ferma la porte du pied. Il offrit un doux sourire à l'humain.
- Tu sais…je sais…Ô combien tu as envie…sans cesse…Ca va faire onze mois…je suis prêt à te rendre heureux.
- Je n'ai pas besoin de ton corps pour être heureux, Envy, juste d'être avec toi.
Envy se dirigea vers le lit, il s'y installa en position assise et tendit la main à Roy. Celui-ci ferma la porte et vint le rejoindre, il prit la main d'Envy à présent portant une bague. Il lui baisa la main, faisant sourire le vert qui se blottit dans ses bras. Roy lui embrassa la joue.
-Je suis si heureux que tu aies accepté ma demande. Souffla le Lieutenant Général à son oreille.
- Il faudrait être fou que pour te dire non ! Rétorqua Envy avec un petit sourire.
Le brun passa ses doigts sur sa joue, observant le vert.
-Tu es d'une beauté. Dit-il avant de lui embrasser les lèvres.
- Merci, Mein Liebling. Souffla Envy, ravi.
L'envie fit passer ses doigts sous la chemise de Roy.
-Que fais-tu ? Interrogea le brun.
- Depuis le temps que tu en as envies… Souffla Envy.
- Tu ne devrais pas te forcé pour moi, Envy.
Le vert s'allongea sur le lit et attira Roy sur lui. Le brun passa ses mains de chaque côté de ses bras, se pencha et lui embrassa amoureusement les lèvres.
-Ne te force pas ! Lui souffla-t-il.
- Je me sens prêt… Roy et puis…il y a trois mois, ça avait bien failli arriver. Je t'aime, et je sais que tu ne me feras aucun mal. Répondit Envy.
Roy cessa de débattre avec son amoureux. Il en avait envie en plus, c'était vrai, il en avait mortellement envie, ils s'aimaient, et c'était sans conteste une excellente occasion, après onze mois. Roy avait appris d'Envy qu'avant son viol par l'homme qu'il aimait comme un fou il était fort porté sur la chose. Mais Pride l'avait fait en être dégoûté et Roy ne désirait pas lui faire ce mal.
Le brun l'embrassa amoureusement et le vert répondit au baiser. Il fit passer une de ses jambes de l'autre côté du corps d'Envy pour être plus à l'aise. Il ne tarda pas à cesser le baiser et porta son regard sur le corps de son amant. Il était tellement beau.
Il fit passer ses mains sur ses joues et son cou. Le vert sourit doucement et lui déboutonna sa chemise lentement en scellant leurs lèvres. Envy eut tôt fait de se débarrasser de la chemise, Roy lui préférait s'attarder dans des baisers.
-Tu es sûr de toi ? Tu ne m'arrêteras pas ? Interrogea doucement Roy.
- Oui ! Je suis prêt ! Assura Envy avec beaucoup de conviction.
Roy se pencha et l'embrassa, il fit glisser une de ses mains dans le dos du vert pour le coller à lui, le vert l'avait déjà débarrassé de sa chemise depuis un petit moment.
Mais s'il brulait de déshabillé son amant pour goûté à nouveau ce corps qu'il n'avait eut qu'une fois, il attendit quand même. Il voulait être sûr que son vert ne fasse pas d'erreur en lui offrant son corps.
Le baiser se stoppa bientôt. Roy descendit sa bouche sur la gorge d'Envy, assez sensible et la stimula par des pressions de sa bouche ou des coups de langue. Il sentait le corps de son amoureux se détendre dans ses bras.
Avec douceur et précaution il lui ôta son haut, il prit un temps pour caresser la peau de marbre dénudée. Il souffla alors à Envy combien il était magnifique, les murmurant à son oreille.
Envy souriait, comblé par les mots, charmer et même envoûter. Il déboutonna doucement le pantalon du Lieutenant-Général. Il ne lui retira pas immédiatement, laissant le suspense entre eux, laissant la tension grimper.
-Je t'aime mon cœur ! Souffla Roy en lui embrassant les lèvres maintes fois.
-Ja, Ich liebe dich auch, Mein Liebling ! (1)
Depuis le temps, Roy savait ce que ça voulait dire. Il sourit et l'embrassa franchement, le serrant contre son corps. Avec prudence, il glissa ses doigts sous le short-jupe d'Envy et le fit lentement glisser.
Il regardait le visage de son beau, cherchant à voir s'il était prêt à subir ça. Visiblement ça allait. Il eut malgré tout la gentillesse de le préparer. Ainsi… il s'humecta les doigts avec sa propre salive.
Une fois satisfait de l'effet rendu et presque sûr que ça n'occasionnerait aucune douleur à son vert il fit glisser ses doigts vers son anus et en entra au prime abord un tout doucement.
Il sentit le vert se contracter un peu et pour l'aider à se détendre, il l'embrassa tendrement. Répondant au baiser, doucement, Envy se détendit. Roy attendit un signe d'Envy et quand il l'eut, il entra doucement un deuxième doigt.
Cette fois-ci Envy ne se tendit pas et Roy put donc glisser un troisième. Il les bougea ensuite tout trois doucement et précautionneusement, jusqu'à faire gémir doucement son partenaire.
-Tu es prêt ? Interrogea doucement le Lieutenant-Général.
Envy hocha la tête. Roy enfila un préservatif qu'Envy avait préparé pendant que Roy l'embrassait. D'ailleurs le polymorphe c'était étonné de la présence de préservatif. Est-ce qu'il espérait où c'était en prévision à cause de ce qui c'était passé il y a un moment ? Le vert l'ignorait mais n'avait pas osé le demander.
Le brun cerna le visage de son beau et le pénétra tout doucement, il sentit une réticence traduite par une contraction de l'anus de son partenaire. Si c'était une sensation qui se révélait exquise, le Lieutenant-Général préférait mettre ce qui lui plaisait de côté pour s'intéresser aux sensations du vert. Après tout, ce qu'il avait vécu devait être mis en cause en ce moment.
Et c'était vrai que le vert ne se sentait plus aussi à l'aise. Des flashs de ses cauchemars et de ce que lui avait fait Roy lui revenait en tête. Pourtant il savait que Roy ne lui ferait aucun mal, du moins voulu. Et deux mots interroger d'une voix inquiète et un peu triste le lui prouvèrent encore plus.
-Ca va ?
Envy hocha la tête avec un faible sourire. Même s'il ne se sentait plus prêt, il ne pouvait pas faire ça à Roy. Il ne pouvait plus le priver de ça maintenant que le gland du brun était en lui et que son envie bouillonnait à un tel point qu'Envy aurait jugé inimaginable.
Roy l'embrassa encore de manière à le détendre. Sentant que ça allait, le brun s'enfonça un peu plus profond avant de bouger doucement. Il se réglait sur les gémissements de son amant pour savoir s'il pouvait augmenter un peu le rythme ou la profondeur.
Tout cela se faisait doucement, et il ne comptait plus le temps depuis lequel il habituait son beau pour enfin lui faire l'amour en son sens le plus propre.
A force de patience, de crescendo dans ses coups de boutoirs et de tendresse-aussi bien caresse que mots doux- Envy devint plus réceptif. Roy pris la liberté de lui faire l'amour à sa guise, bien que cernant toujours ses impressions. Seulement, visiblement, ça allait maintenant.
Envy, qui jusque là était allongé au lit et assez frigide, se releva légèrement et colla son corps à celui de Roy qui fit passer ses bras sous le corps de son vert pour le coller parfaitement à lui, comblant le vide entre leurs corps, le serrant fort par la même occasion. Ne faisant vraiment plus qu'un avec lui.
Envy l'embrassa doucement, bien qu'ils perdaient halène tout deux en se donnant l'un à l'autre. Le plaisir d'Envy remplissait la pièce de doux sons. Roy enfoui sa tête dans le cou du vert et le lui embrassa doucement.
Le lieutenant-Général ignora si c'était grâce à ça ou pas. Mais le polymorphe jouit entre leur corps, dans un petit gémissement qui, mêler à la contraction du corps du vert, refermant l'étau de chair autour de lui, le fit jouir également.
Le brun le serra un peu contre lui avant de le rallonger avec respect et douceur. Il se retira de lui, lui caressant la joue. Il se débarrassa du préservatif et se coucha auprès de son amant qui attrapait une sucette dans la commode.
Sous le regard captivé du militaire, Envy déballa la friandise et l'enfourna en bouche. Il sentit seulement comme un liquide sur ses fesses. Dans le doute, malgré que l'odeur semblait lui arriver au nez, il effleura son anus, captant ce liquide sur ses doigts. Il les ramena à ses yeux et une expression d'horreur passa sur le visage de son amant.
-Excuse-moi ! Souffla Roy en voyant le liquide rouge qui n'était autre que du sang.
- C'est rien ! C'est moi, j'étais trop tendu.
Comptant changer les draps le soir même, Envy n'eut aucun scrupule à s'essuyer les doigts sur le tissu blanc. Roy se redressa et retira la sucette de la bouche de son vert. Il l'embrassa doucement. Il adorait quand Envy venait de sucer une friandise, les lèvres de son beau acquérait alors un petit goût originale mélangeant le goût de fraise usuelles des lèvres du polymorphe et, dans ce cas, la cerise de la sucette.
Roy grogna en entendant la sonnette de la porte d'entrée retentir. Il embrassa encore une fois les lèvres de son homonculus. Il se leva ensuite et enfila un pantalon avant de descendre.
Ne voyant pas Roy revenir après quelques minutes, Envy enfila une chemise appartenant à Roy ainsi qu'un slip à lui. Si c'était un visiteur importun, il l'aurait déjà renvoyé pour venir le rejoindre. Envy attrapa un t-shirt à Roy et descendit pour le lui donner. La friandise avait retrouvé le chemin de sa bouche, après l'avoir récupéré avant que Roy ne quitte la chambre.
-…C'est vraiment important, c'est pour ça que j'ai voulu entrer ! Assis-toi Roy !
Envy reconnu la voix d'Allan, il se dirigea vers le salon. Au moment où il rentrait, la réponse tomba lourdement, installant un silence froid dans la pièce.
-Papa à eut un accident de voiture à cause d'un infarctus ! On l'a emmené à l'hôpital de Central après les premiers soins…après tout, c'est le meilleur hôpital n'est-ce pas ? …Je savais aussi que tu étais ici, on te mute si souvent à central car tu es « si doué » ! Siffla Allan sur la fin.
Le vert entendant le ton venimeux d'Allan et remarquant que son amant était choqué, entra pour de bon dans la pièce.
-Suffit ! Annonça acide le vert.
Allan se calma face à Envy qui faisait toujours aussi peur quand l'envie lui prenait. Ce dernier s'approcha de Roy et s'installa à son côté dans le grand fauteuil blanc pour le soutenir. Il lui donna le t-shirt et se serra un peu contre lui pour lui apporter sa présence.
-Ca va aller ? On peut aller le voir tu sais !
Envy releva la tête vers l'autre brun.
-On peut aller le voir maintenant ?
Le frère de Roy répondit par un hochement de tête et n'eut le temps d'ouvrir la bouche pour dire quelque chose qu'Envy se concentrait déjà à nouveau sur Roy.
-Tu vois…on y va ?
Roy hocha la tête et se leva. Il monta, suivit d'Envy, ils s'habillèrent tout deux rapidement et allèrent ensuite avec Allan jusqu'à l'hôpital et directement après vers la chambre. Le Lieutenant-Général rentra seul. Envy s'adossa négligemment contre le mur. Allan remarqua sa bague.
-Il t'a demandé en mariage ?
- Aujourd'hui ! Annonça Envy tout sourire.
Ce n'est qu'en regardant l'heure que le vert tilta qu'il était 8 heures du matin. Combien de temps avait-il forcé Roy à patienter, finalement ?
-Toujours à s'amuser quand il y a un problème ! Pesta Allan.
- Tu te trompes ! Roy n'était pas au courant et triste de savoir pour l'accident ! T'es peut-être le chien de tes parents mais…
- Roy est le chien de l'armée ! C'est mieux ? Interrogea le brun, le coupant.
-Tu ne connais rien de lui !
- Peut-être plus que toi ! Rétorqua sèchement et froidement Allan.
Envy grogna et aurait bien frappé l'insolant brun mais à cet instant Roy quitta la chambre. Le vert lui fit un faible sourire en rangeant son poing derrière son dos.
-Mon cœur ?
- Je suis là ! Répondit Envy.
- Il voudrait te voir…
- Seul ?
- Oui !
Envy déglutit difficilement. Patrick l'avait frappé la dernière fois et la perception avait été telle qu'il avait cru à un viol.
Après une accolade de Roy, Envy soupira et rentra dans la pièce. Patrick était légèrement redressé dans le lit. Il remarqua Envy et tâcha de lui adresser un sourire. Visiblement, il avait un bras et une jambe cassée, quelques contusions à la tête, mais malgré tout ça, il semblait aller bien.
Patrick tendit sa main valide, la droite, à Envy pour la serrer. Le vert hésita un peut et pris sa main pour consentir à la serrer. Lorsque l'homonculus voulut récupérer sa main, Patrick la tint fermement.
-Ainsi, c'était vrai ! Vous êtres fiancer, je sui navré !
- Nous ne sommes pas homosexuels ! Enfin moi si ! Nous nous aimons, c'est tout !
- Non, je suis navré parce que je n'aurais pas de petit enfant… et puis je sens bien que je n'aurais pas la joie d'assister à votre mariage !
Envy le regarda étrangement. Patrick émit un petit rire.
-Cet accident m'a ouvert les yeux ! Pour mon vieil âge, il me force à rester ici 4 mois, 4 mois de vie perdue. Ainsi, eux, seront sûr que je suis bien « réparer » ! J'ai aussi vu toute mas vie défilé devant mes yeux. Je me suis rendu compte de ce que j'étais… je compte bien me racheter. Je voudrais être un bon père, un bon grand-père…je n'aurais pas de petits-enfants de toi et Roy et mon autre fils…ah je n'y pense même pas car…
- Vous savez quoi ? Demanda séchement Envy, le coupant.
- Non ?
- Vous n'êtes qu'un égoïste, et je suis bien placé pour le savoir ! Vous n'avez pas changer ! Vous êtes le même ! Un connard qui croit mieux que les gens et qui exige ce qu'il veut ! Vous êtes une ordure ! Je vous déteste et je répugne à vous avoir pour beau-père. Mais Roy n'y peut rien, alors je supporterais mon lien obligé avec vous !
- Je veux changer !
- Alors faites-le !
- Je ne peux pas !
- Pourquoi ? Moi j'étais un tueur sanguinaire…
- J'ai lu le journal oui ! Le coupa Patrick.
- J'ai changé, pour lui ! Je suis toujours moi…mais je suis différent aussi…si vous voulez…vous pourriez !
Sur ces mots Envy sortit de la chambre, il s'approcha de Roy et s'assit sur une chaise.
-Il te l'a dis ? Demanda Roy.
- Quoi ?
-Qu'il avait changé !
- Il le croit, mais ce n'est pas le cas ! Roy s'il…
-Il a dit aussi qu'il était heureux de t'avoir pour genre ! Coupa Roy.
- Et je ne le crois pas ! Je vais à la maison, demain je travail ! Annonça Envy avant de rentrer des plus énervé.
Ce n'est pas parce qu'il était à l'hôpital qu'Envy ferait des tas de pirouettes. Il le détestait toujours autant, si pas plus !
Le lendemain, Envy se préparait, Roy n'était rentré qu'à minuit et le vert n'accepta de le réveiller que quand il n'eut plus d'autre possibilité. Il c'était préparé, avait fait le repars, préparé les affaires de Roy.
Quand enfin, le Lieutenant-Général se mit à table, il mangea le teint plus pâle qu'à l'usuel. Envy le surveillait inquiet. Le repas finit, Roy alla se préparer mais lorsqu'il se dirigea vers la porte, il manqua de tomber, Envy le rattrapa de justesse. Il lui lança un regard inquiet.
-Roy, Mein Liebling, reste à la maison, s'il te plaît !
- Envy, mon cœur, je DOIS travailler pour monter en grade !
-Mais tu vas finir malade ! C'est mieux peut-être ? Tu ne travailleras pas pendant au moins une semaine, tu préfères ? Tenta de le raisonner Envy.
Roy soupira et céda. Envy le remercia d'un baiser, Roy lui donna beaucoup d'indication. Envy hocha la tête en l'écoutant avant de filer au travail. Il entra dans la pièce sans perdre son temps et s'exprima ensuite, face à tous.
-Le Lieutenant-Général me fait vous dire que pour cause de malaise il ne travaillera pas aujourd'hui, mais j'ai du travail pour vous.
Envy opéra à la distribution puis s'installa auprès de Jean et de Riza. Il leur montra sa main.
-On t'a demandé en mariage ? S'étonna Riza.
-Mystère…
-…Et boule de gomme ! Termina Havoc.
- Elle est sublime ! Souffla Hawkeye.
- Qui t'a épousé sans mon autorisation ?
-« Ton autorisation » ? Interrogea Envy surpris.
- Parfaitement, t'es un peu comme le petit frère que j'ai jamais eut ! Sourit Jean.
Envy répondit à son sourire.
-En tout cas ! Félicitation ! Sourit Riza.
- Les miennes aussi et à ton mystérieux inconnu ! Plaisanta Jean.
On frappa à la porte et tous les regards se tournèrent vers la porte qui s'ouvrait. C'était Sloth. Elle avait un air grave peint sur le visage. Cet air qu'Envy n'avait jamais aimé, même lorsque la femme était dans son camp.
-Envy ! Viens !...Je t'en prie !
Le vert serra les dents « je t'en prie ». Ca ne présageait rien de bon. Il eut un tremblement de terreur, Jean et Riza le remarquèrent. Elle lui murmura quelques mots rassurants et Havoc lui fit une accolade pour le soutenir.
Finalement, Envy se vu forcé de se lever. Il sortit de la pièce et Sloth l'emmena jusque chez Pride, ils s'arrêtèrent devant le bureau de ce dernier.
-Il n'est pas là ! Lui souffla la paresse.
C'était sans doute pire, le polymorphe déglutit difficilement. Il rentra enfin dans la pièce. Ce dont il se doutait s'avérait réel. Il était en présence de Dante.
-J'ai à te parler ! Annonça-t-elle lorsque la porte fut fermée.
Envy connaissait le principe, il fit place dans les fauteuils de Pride qui le répugnait au plus haut point. Dante lui dit Ô combien elle désirait l'avoir dans son camp à nouveau. Après une longue discussion :
-Donc tu acceptes si tu peux vivre chez Mustang et que lui et tous les habitants du Devil's nous les laissons tranquille ? Interrogea Dante.
- Oui ! Répondit le plus posément possible Envy.
- Soit, mais je veux te voir une fois la semaine !
- Une fois le mois, et il n'y a pas de marchandage, je l'ai fait en tête, c'est ça où rien !
Dante grogna, elle l'avait décidément trop bien élevé.
-Bien !
- Et la montée en grade de Roy étant réglo de mon côté, je ne veux pas te triche !
- J'accepte ! Soupira Dante, excédée.
Ils se serrèrent la main pour passer l'accord. Dante se figea. Sa main était entrée en contact avec le métal froid et ses yeux se braquèrent dessus avec rage. Pourquoi lui avait-il droit aux honneurs qu'Hoenheim ne lui avait jamais donné ?
-Il t'a demandé en mariage ? Articula-t-elle furibonde.
- Oui ! Répondit le vert, ignorant le ton de sa « mère ».
- Tu n'auras jamais la vie que tu veux ! Roy est humain donc mortel et toi pas ! Et puis tu es l'envie ! Tu veux tout ce que les autres ont ! Ce qui explique pourquoi tu désires Greed ! Pourquoi tu te lasses de Roy ! S'écria Dante, venimeuse.
-Alors…pourquoi j'ai pris sur moi pour lui offrir mon corps…après tout ce que ton chien m'a fait ! « Maman ».
Dante siffla.
-Tu te trompes sur moi ! Continua Envy. Tu crois tout connaître mais ce n'est pas le cas.
A présent, Dante bouillonnait. Elle serait fort sa main sur une sonnette. Pourquoi lui avait-il le droit d'avoir tout ce qu'il voulait ? Pourquoi, alors qu'elle attendait désespérément le retour de l'homme qu'elle aimait.
-Oh ! Tu sais que tu ne me feras pas cédé ! Tu bouillonnes mais je resterais moi et plus aussi servile qu'avant !
-Je m'en doutais…mais…moi…j'ai Pride…et tout le monde…sait que tu en…as peur !
La colère déformait sa voix et saccadait ses phrases. Envy l'ignora et se dirigea vers la porte pour sortir. Il entendit Dante, la colère dans la voix, lui donner permission. Envy ignora ça également, il n'avait pas besoin de permission.
Il retourna au bureau, presque content d'avoir fait rager sa pauvre « mère ». C'était un plaisir si rare. Lorsqu'il entra dans le bureau, Envy demanda à Jean et Heymans Breda de faire un récapitulatif du travail achever.
Il faisait ça pour ne pas avoir à passer lui-même dans les bancs. Après tout, s'être donné à Roy ne l'empêchait pas de craindre tout autre contact. Plonger dans ses pensées, le polymorphe entendit quand même la voix de Kain Fuery lui parvenir :
-Ah oui Envy ! Ophélie est passée, elle voudrait te voir !
Le vert soupira. Foutu procès. Il était las de bouger au gré des envies des gens. En particuliers aujourd'hui, il aurait été un humain normal, il était persuadé qu'il aurait les pieds en compote.
Il allait se diriger vers la porte dans le but d'aller voir Ophélie quand le téléphone sonna. Second soupir et il alla décrocher ce foutu téléphone qui faisait un bruit atroce.
-Allô ? Soupira-t-il énervé.
-Ca va ? Tout se passe bien ?
Envy se retint de prendre ton jovial et essaya d'en avoir un professionnel. Il pouvait entendre la voix de Roy, ce qui lui mettait du baume au cœur.
-Oui, merci !
-Il faudrait travailler sur l'affaire Hords !
-O.K.
- Je t'aime, mon cœur ! Souffla doucement et amoureusement Roy.
- Oui, je le pense aussi !
- Quel professionnalisme ! S'époustoufla Roy amusé.
Il rigola un peu dans le combinet. Envy se retint de sourire.
-Merci et rétablissez-vous bien Lieutenant-Général !
Envy raccrocha et remarqua les regards rivés sur lui.
-Bein quoi ? Je ne veux pas faire la secrétaire des semaines encore ! Arrêtez de rêvasser et travailler ! Je veux un rapport sur l'affaire H.O.R.D.S. quand je reviens !
Envy sortit sur cet ordre. Il entendit les râlements des autres. Beaucoup était plus gradé que lui- toujours Sous-lieutenant - et refusait de l'écouter.
Le vert alla voir Ophélie. Elle l'interrogea deux longues heures. Discuta avec lui des frais et de l'avocat qu'il devait avoir pour un entretien à venir.
Cela fait, elle se permit de faire un commentaire :
-Jolie bague !
Décidément tout le monde le remarquait aujourd'hui, et étrangement, ça mettait du baume au cœur du vert de savoir que tout le monde savait qu'il était fiancé. Même s'ils ne savaient avec qui. Ca l'enchantait de recevoir les diverses félicitations.
-Merci ! Lui répondit pourtant simplement le vert, avant de partir.
Il retourna dans le bureau et eut l'occasion d'entendre nombre médisances sur lui. En particuliers celle d'Howard Cole. Ce dernier se leva. C'était un vieil homme au crâne dégarni, avec des rides partout. Il était encore assez grand et avait une certaine prestance. Il parlait toujours d'un ton autoritaire.
Il ne tenait pas Envy en affection et, selon Vato Falman, c'était parce qu'il aurait désiré ce qu'Envy faisait, à savoir être toujours de missions avec Roy, recevoir des louanges. Aider Roy, recevoir ses félicitations. Selon Heymans, il c'était juré de faire viré Envy pour la moindre infraction.
Envy n'en avait que faire de tout cela, souvent, ils s'étaient parlé tout deux, quand il était à West ou South. Le polymorphe notait le gros des rapports par son biais.
Howard lui donna le rapport qu'il avait demandé et le vert repris sa place face à Riza et à côté de Jean.
Le service finit, Envy rentra avec un peu de travail pour Roy qu'il lui confia rapidement avant d'aller s'enfermer dans sa cuisine pour passer un coup de fil. Se donnant comme excuse la confection d'un repas.
-Allô ? Résonna une fois dans le combinet.
- C'est moi !
- Ah 'Vy, tu veux quoi ?
- J'ai une bonne nouvelle !
- Tu as plaqué ton Général de Division ?
- Il est Lieutenant-Général maintenant !
- Y m'énerve à changer de grade, juste quand je dis le bon grade, il change !
- Bientôt il sera Généralissime, il ne pourra plus monter en grade et tu ne te tromperas plus !
- Et cette nouvelle ? Soupira doucement Greed.
- Il m'a demandé en mariage ! Dit le vert excité comme une puce.
- C'est…c'est vrai ?
- Oui, hier…puis on a fait l'amour et… et bein après Allan est venu nous faire chier parce que Patrick a eut un accident !
- Félicitations et qu'il crève ! Je tiens à m'occuper de ton enterrement de vie de garçon quand vous vous marierez !
- T'inquiète ! Rigola Envy.
Ils se dirent au revoir et raccrochèrent. Une fois encore, ils n'avaient pas parlé du baiser, d'un certain côté, c'était déjà oublié.
Le lendemain.
Roy était dans le bureau du Généralissime pour une entrevue. Il le maudissait du regard et cela amusait Pride qui le remarquait. Il s'amusait d'autant plus que Roy restait professionnel.
-Monsieur le Généralissime. En raison du nombre trop important d'homme sous ma juridiction, j'ai besoin de quelqu'un pour m'assister !
Roy tandis la main lorsque Pride voulut parler.
-Permettez-moi de ne pas vous donner la parole, Monsieur. Mais j'ai déjà choisi mon homme. Cependant, son grade est trop faible. Il est Sous-lieutenant et 50% de mes hommes sont au moins Lieutenant ou Commandant. Ainsi, ils refusent de l'écouter.
-Je comprends votre problème ! Acquiesça Pride.
Roy remarqua une petite photo sur le bureau. Ce n'était pas comme les autres. Lui et sa femme ou lui et son fils. Ou encore une photo de famille avec ou sans lui. Ici il s'agissait d'Envy pendu au cou d'un très bel homme qui devait avoir environ 30 ans. Roy se laissa penser qu'ils avaient quelques traits de ressemblances l'un et l'autre.
Il reprit son attention sur Pride. Celui-ci semblait s'impatienter.
-Qui est cet homme et quel grade voulez-vous lui donner ?
- Et bien… Howard Cole, mon Lieutenant-colonel se voit en fort litige avec l'homme que j'ai choisi.
- Le rang de Colonel vous siéra-t-il ?
- Cela sera parfait, monsieur !
- Pour qui ?
- Le Sous-lieutenant Envy Elric.
Pride l'aurait parié, il hocha la tête, posa son regard sur la photo, attrapa un papier et nota rapidement.
-Accordez !
Roy le salua et pris le papier qu'on lui tendit. Il alla le donner à la personne qui devait l'avoir, puis alla voir son beau pour lui annoncer la nouvelle.
(1) Oui, je t'aime aussi, mon chéri.
