Ici ShunKickShunKers. Je suis DESOLEE pour le retard, j'espère que ça ne se reproduira plus ^^" En attendant, merci pour vos reviews, et voici la suite !


Chapitre 25

"Tout le monde va bien?" demanda Harry en se tournant vers ses trois compagnons.

"Je crois que oui," lui répondit Luna, en jetant un œil attentif à Ginny et Lockhart. "Mais pas Norbert." Elle se pencha pour ramasser le Ronflak Cornu que Harry lui avait offert pour Noël et souleva la petite créature qui ressemblait à un cochon à présent raide comme du bois.

"Il est blessé ?" demanda Harry, inquiet. Il ne voulait même pas penser combien il serait difficile de remplacer Norbert.

Luna le toucha expérimentalement.

"Je pense qu'il est juste pétrifié. Tu as du philtre de Mandragore sur toi ?"

"Comment s'est-il fait pétrifier ?" demanda Harry en plongeant une main dans son manteau pour en sortir un flacon et le donner à Luna.

"Je suppose qu'il a regardé dans le miroir que Ginny a posé par terre," dit Luna.

"Mais qu'est-ce qu'il t'a pris de mettre un miroir par terre ?" questionna Harry.

Ginny rougit. "Oh, eh bien, je m'inquiétais d'être tentée d'entrevoir un combat épique et je ne voulais pas me faire tuer alors j'ai sorti mon miroir, pour que au cas où je croise accidentellement les yeux du Basilic, je n'en meure pas et tout irait bien."

"Vous savez, triste est le jour où se faire pétrifier est largement considéré comme 'bien aller'..." songea Harry.

"En parlant de pétrification, Norbert va très bien et il se sent encore mieux," Luna s'écria vivement, en regardant Norbert se réveiller.

"Je dois te dire, Luna, j'étais assez surpris quand vous avez continué d'imprimer des choses sur les Ronflak Cornus dans le Chicaneur, maintenant que tout le monde sait qu'ils existent," déclara Harry nonchalamment, en attendant que le Philtre prenne effet.

"Eh bien, papa et moi avons eu une longue conversation à ce sujet et nous sommes finalement arrivés à la conclusion que, même si nous n'avons plus besoin de se battre pour la reconnaissance de l'existence du Ronflak Cornu, c'est encore une espèce découverte très récemment dont nous ne savons presque rien, donc il y a toujours quelque chose à en dire. D'ailleurs, Norbert est adorable et nous avons fait de lui notre mascotte officielle. Une histoire à succès régulière du Chicaneur contre le pouvoir de la presse permet de surmonter l'ignorance bien répandue des lecteurs," expliqua Luna fièrement.

"Tant mieux pour toi, Luna," dit Harry, sincèrement heureux pour elle.

"Bien sûr," continua Ginny, ignorant complètement la discussion sur Norbert. "C'était avant que je ne me rende compte que ce combat épique serait fondamentalement juste composé de tricherie et de l'aide d'un coq."

"Hey," Lockhart commença avec véhémence. "De ce que j'en sais, il n'y a pas de 'règles' pour tuer les Basilics. Et même si c'était le cas, vous devriez juste être reconnaissantes que nous vous ayons sauvées et pas déçues que nous n'ayons pas répondu à vos fantasmes préadolescents sur les comportements héroïques."

Ginny leva les yeux au ciel.

"Bien sûr, Harry nous a sauvées; Harry sauve toujours tout le monde."

Lockhart regarda Harry d'un air approbateur. "Cette manie d'être appelé personnellement à chaque fois que quelqu'un se retrouve pétrifié a relativement bien marché pour vous, n'est-ce pas ?"

"Quand ce type nous a enlevé, j'ai pensé 'ouah ça craint, mais au moins j'aurais une bonne histoire à raconter aux autres quand Harry m'aura sauvée', mais nooooooon. Mon histoire va se résumer à 'Harry laissa héroïquement le Basilic s'approcher à 60 mètres de lui et puis relâcha un coq, le tuant instantanément','' se plaignit Ginny, manifestement très agacée que rien de bon ne sorte de son enlèvement.

Harry et Lockhart échangèrent un regard.

"Vous savez que ce n'est pas ce que nous allons dire aux autres, n'est-ce pas ?" demanda Harry avec hésitation.

Ginny cilla.

"Mais ... c'est ce qui s'est passé," dit-elle, comme si cela avait un quelconque rapport.

"Pour l'instant," convint Lockhart. "Mais vraiment, des histoires comme ça ne vendent pas de livres. Nous aurons besoin de raconter autre chose."

"Vous allez écrire un livre à ce sujet ?" demanda Ginny, l'incrédulité évidente dans sa voix. "Mais ... il ne s'est rien passé !"

"Au contraire, nous avons tué un Basilic," corrigea Harry. "Nous ne l'avons tout simplement pas fait d'une manière très excitante. Par contre, vous savez ce qui serait intéressant ? Professeur Lockhart a réussi à crever les yeux du basilic avant que celui-ci ne lui morde l'épaule, et j'ai profité de la distraction pour tuer héroïquement le Basilic avec l'épée de Gryffondor."

"Mais ce n'est pas ce qu'il s'est passé !" Ginny semblait vraiment butée sur ce point.

"Mais il n'y a pas de preuve, d'une manière ou d'une autre," souligna Lockhart. "Nous n'aurons qu'à poignarder les yeux du Basilic pour soutenir la version d'Harry, et ça en diminuerait légèrement la valeur et en rendrait le transport plus sûr. Alors je pense que nous devrions nous aligner avec la version d'Harry comme elle nous dépeint tous deux de façon positive. Certes, je préfèrerais être le seul à terrasser le Basilic, mais laisser un mineur et un de mes étudiants se faire mordre par un Basilic et servir de distraction serait hautement irresponsable et pourrait gravement endommager ma réputation."

"Si l'un d'entre vous s'est fait mordre par le Basilic, alors pourquoi êtes-vous encore en vie? Ils sont très toxiques après tout. Et il n'y a aucune trace de morsure !" souligna Ginny.

Harry leva les yeux au ciel.

"Évidemment, nous l'avons guéri avec un flacon contenant des larmes de phénix que j'ai toujours sur moi depuis que l'on a appris l'existence du Basilic." Il fit une pause, et considéra ce point. "Elle n'a pas tort sur ce manque de traces cependant. Diffindo !"

"Hey !" protesta Lockhart quand sa manche gauche se déchira. "Ce sont de bonnes robes !"

"Elles ont également été exposées à une crasse millénaire vu que personne n'a nettoyé quoi que ce soit, vous vous souvenez ?" demanda Harry en agitant sa baguette et faisant disparaître la manche.

"Je suppose que vous avez raison…" soupira Lockhart. "Ah, ces sacrifices que je fais, je vous jure …"

"Des sacrifices ?" balbutia Ginny. "C'est une manche ! Et vous n'avez même pas l'épée de Gryffondor, alors comment allez-vous expliquer ça ?"

"Tu sais," lui dit Harry, agacé. "Tu parles un peu comme Hermione là tout de suite. Et ne t'inquiètes pas. J'ai chipé l'épée depuis des mois du bureau de Dumbledore." Il tira l'épée miniature de sa poche, lui rendit sa taille normale, puis la passa à travers la bouche du Basilic pour l'enduire de venin et donner l'impression de la rendre responsable de la mort du Basilic au cas où ce sujet devait ressortir.

"Mais comment vas-tu expliquer comment vous avez obtenu l'épée ?" demanda Ginny. "Sauf si tu admet l'avoir volé ?"

Harry la dévisagea, l'air choqué.

"Bien sûr que non; ce serait mauvais pour mon image. Je vais prétendre que le Choixpeau me l'a donné. Le Choixpeau a déjà fourni des objets nécessaires à des gens qui en avaient besoin en temps… de crise, alors Dumbledore devrait manger le morceau." Harry leva la main pour anticiper sa prochaine question. "Et avant que tu ne demandes, j'ai donné à Peeves trois caisses de Bombabouses un peu plus tôt dans l'année avec le sous-entendu qu'il en recevrait six de plus s'il récupérait le Choixpeau à la minute où il y aurait un blocage et me le transmettait dès que possible."

Ginny pâlit.

"T'es vraiment sûr que c'est une bonne idée ?"

Harry haussa les épaules.

"Eh, je m'en fiche. Il m'aime bien. Il m'appelle une 'force chaotique positive' et ainsi de suite. D'ailleurs, c'était la seule façon par laquelle je pouvais obtenir le Choixpeau sans que son absence soit remarquée trop en avance, ou que sa présence soit remarquée alors que je suis censé l'avoir avec moi."

"Comment vas-tu expliquer l'obtention du Choixpeau, alors ?" Ginny commençait à être à court de questions, ce dont Harry était reconnaissant. Il avait déjà travaillé tous les détails depuis des semaines et commençait à regretter (un peu, bien sûr) d'avoir refusé la proposition de Lockhart de simplement lui effacer la mémoire et affirmer qu'elle avait été inconsciente tout du long.

"Fumsec, le phénix de Dumbledore sur qui il ne peut garder un oeil tout le temps, me l'aura apporté pour me récompenser de ma loyauté envers Dumbledore," dit Harry doucement.

"... Quoi ?"

"C'est le genre de chose qui le fait courir," expliqua Harry. "Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?"

Ginny avait l'air déchirée. C'était une bien meilleure histoire, mais les Weasley l'avait élevée pour être raisonnablement honnête, et donc elle hésitait encore.

Lockhart mit sa main sur l'épaule de Harry.

"Laissez-moi m'en occuper. Cinq pour cent."

Ginny eut l'air surpris. "Pardon ?"

"Vous obtiendrez cinq pour cent des bénéfices que nous ferons pour la vente des livres sur le Basilic," élabora Lockhart. Il lança un regard à Luna. "Cela vaut pour vous aussi, bien sûr."

"Oh chouette !" dit Luna. "Toutes ces chasses aux créatures rares qu'on va pouvoir financer !"

"Eh bien, euh, d'accord," Lockhart eut l'air un peu perturbé. "Alors qu'en pensez-vous, Miss Weasley ?"

"Êtes-vous sûr que le Professeur Dumbledore vous laissera vendre le Basilic? Il appartient techniquement à Poudlard après tout," souligna-t-elle.

"Puisque Voldemort et moi sommes les deux seuls Fourchelangues en Grande Bretagne en ce moment, il ne serait pas en mesure d'entrer dans la Chambre et s'il tente de se servir de moi pour entrer et utiliser le Basilic, je refuserais, clamant 'traumatisme'. D'ailleurs, le professeur Lockhart s'est déjà arrangé pour la prise en charge. Tout ce qu'il nous reste à faire c'est envoyer le Basilic mort à son préservateur tel quel," et Harry agita sa baguette et le cadavre du Basilic s'évanouit "et là, hors du territoire de Poudlard, bonne chance pour prouver où nous l'avons obtenu."

"D'accord …" Ginny accepta à contrecœur. "Mais seulement si vous ne dites rien à mes parents."

"Pourquoi pas ?" demanda Lockhart. "Il n'y a techniquement rien d'illégal à vous donner une part des bénéfices, même si nous sommes fondamentalement en train de vous soudoyer, parce que nous pouvons affirmer que c'est votre présence ici qui nous a poussés à nous débarrasser de lui."

"Si mes parents l'apprennent, ils me le feront mettre à la banque et m'interdiront d'y toucher jusqu'à mes dix-sept ans," expliqua Ginny. "Je ne dis pas que je veux tout dépenser maintenant, mais ce serait bien d'avoir un peu d'argent de poche."

"Nous acceptons les termes," dit Harry rapidement avant qu'elle ne puisse changer d'avis ou demander une plus grosse part. "Luna ?"

"Hm ?" elle détourna les yeux de Norbert, avec qui elle jouait par terre. "Oh, ça devrait aller. Cela n'a pas vraiment d'importance si mon père le découvre, cependant. Il a toujours cru en l'existence de la Chambre des Secrets, vous savez."

"Je ne peux que l'imaginer," sourit Harry. "Tu n'es pas satisfaite de raconter une version beaucoup plus héroïque des événements, Ginny ?" Sans oublier une version qui était presque identique à l'originale, alors ce n'était même pas vraiment mentir. Sauf pour la participation de Lockhart, mais au vu de sa présente implication, c'était inévitable.

"Comment repartons-nous ?" demanda Luna.

Harry fronça les sourcils.

"Vous savez, je n'ai pas vraiment pensé à ça. Je suppose que nous pourrions revenir vers l'entrée est et je pourrais remonter les gens à tour de rôle sur mon balai."

"Si tu pouvais faire cela, pourquoi m'avoir poussé plutôt que de me transporter en premier lieu ?" Lockhart lui lança à nouveau un regarda agacé.

"Nostalgie," déclara simplement Harry et refusa d'élaborer.

Ils étaient sur le point de sortir lorsqu'ils entendirent des gémissements provenant du côté de la statue. Harry aurait pu se botter les fesses. Il avait oublié Pettigrow ! Encore une fois ! Bon Dieu, Sirius allait le tuer.

Harry sprinta rapidement vers Pettigrow et sortit sa baguette, visant à l'assommer. Pettigrow fut plus rapide cependant et prit sa forme d'animagus. Harry plissa les yeux. Il ne laisserait aucune chance à Pettigrow de se tirer. Après tout, quel était l'avantage de remonter dans le temps si c'était pour laisser Pettigrow s'enfuir et faire revivre Voldemort de la même manière ?

Harry laissa tomber sa baguette et assuma sa propre forme d'animagus, ignorant les cris de surprise de Lockhart et Ginny. Il se jeta sur Pettigrow (en remerciant le ciel que le rat ne se soit pas aventuré trop loin car il y avait beaucoup de rats ici. Quoiqu'il ignorait comment Pettigrow pensait pouvoir s'échapper de la chambre. Peut-être que Lockhart avait raison à propos des escaliers. Quoi qu'il en soit, Pettigrow n'était pas un Fourchelangue et donc il ne pouvait pas être en mesure de s'en servir) et l'attrapa dans sa gueule. Il glissa vers ses compagnons (bien sûr, sa forme d'animagus était un serpent) et observa leurs réactions. Ginny et Lockhart le fixaient, choqués, tandis que Luna, naturellement, semblait être complètement imperturbable. Ce n'était pas surprenant. Ce qui devint surprenant fut lorsqu'elle sortit un bocal, retira Pettigrow de la bouche de Harry, et le plaça dans le bocal avant de visser le couvercle.

"Tu es sûre que ça va le contenir ?" demanda Harry une fois qu'il redevint humain.

"Outre le fait que s'il essaie de se transformer il se coupera sur le verre et, très probablement se tuera lui-même, oui. Mon père a créé ce pot anti-animagus au cas où j'en rencontre un que je souhaite conserver." expliqua Luna.

"Et ... vous transportez ça sur vous partout ?" lui demanda Lockhart.

"Bien sûr," dit-elle tranquillement. "On ne sait jamais quand on va tomber sur un animagus qui veut s'échapper."

"Eh bien ... c'est pratique," dit Harry, un peu confus.

"Presque aussi pratique que tu aies tout à coup une forme d'animagus," répliqua Ginny.

Harry balaya ses suspicions.

"Oh, je t'en prie, ça fait des années que je suis un animagus."

"Tu es seulement en deuxième année," protesta-t-elle.

"Qu'est-ce que tu veux ? Je suis très talentueux," déclara Harry modestement.

Ginny grogna.

"Pourquoi tu ne l'as jamais dit ?"

"Parce que c'est illégal d'être un animagus quand on est pas encore majeur," expliqua Harry comme s'il s'agissait d'une évidence. Ce qui était vrai. Surtout pour quelqu'un dont le père travaille au ministère. "Maintenant, si tu as fini…" Il regarda Ginny, s'attendant clairement à ce qu'elle trouve un autre problème.

Elle ne fit que soupirer.

"Allons-y, alors."

Mimi était un peu déprimée quand ils revinrent. Non seulement ils étaient tous encore en vie (elle en fut reconnaissante lorsque Harry souligna que s'il était devenu un fantôme et avait traîné avec elle, elle n'aurait jamais pu obtenir la paix à cause de ses tendances à chercher l'attention des autres) mais Peeves n'avait cessé de la tourmenter en attendant Harry pour lui donner le Choixpeau. Quand Harry lui remit les six caisses de Bombabouses promises, Ginny eut l'air plus terrifiée des prochains jours que de son expérience en tant qu'otage de Journal!Jedusor.

Finalement, Harry, Lockhart, Ginny, Luna, et le Pettigrow capturé entamèrent leur chemin vers le bureau de Dumbledore où ils retrouvèrent Dumbledore, Arthur et Molly Weasley, Xenophilius Lovegood, Minerva McGonagall, Severus Rogue, Rita Skeeter, et un homme qu'Harry supposa être son parrain.

"Nous sommes en vie," annonça Harry joyeusement.

"Oh Ginny !" s'écria Molly, les larmes aux yeux, prenant sa fille dans ses bras. "Tu vas bien ? Qu'est-il arrivé ?"

"Je vais bien, maman," lui assura Ginny. "Quant à ce qui s'est passé ... eh bien, peut-être que je devrais laisser Harry et le professeur Lockhart expliquer tout ça."

"Tu t'es bien amusée, Luna ?" demanda Xenophilius après l'avoir examiné pour déterminer la présence de blessures cachées.

"Oh que oui," dit Luna. "Je n'ai pas beaucoup aimé me faire kidnapper ou Norbert se faire pétrifier, mais à part ça le sauvetage a été très intéressant."

"Y a-t-il une raison pour laquelle vous ressenti le besoin de partir en mission de sauvetage suicidaire sans en informer un adulte responsable d'abord ?" Demanda Rogue à Harry en fusillant du regard Probablement!Sirius, envers qui il semblait avoir développé une aversion immédiate. Harry était persuadé de l'innocence de Probablement!Sirius dans l'affaire.

"J'avais un adulte responsable," déclara Harry innocemment. "Le professeur Lockhart est un professeur de Poudlard et le professeur Dumbledore ne l'aurait pas embauché s'il n'avait pas entièrement confiance en lui."

McGonagall toussa délicatement mais ne dit rien pour le contredire.

"Alors, M. Malfoy, est-il vrai que-" commença Rita Skeeter.

"Je crains que vous ne me confondiez avec quelqu'un d'autre," s'excusa Harry. "Je suis Harry Potter." Il fit une pause. "Et oui, je suis descendu dans la Chambre des Secrets."

Il fallut vingt minutes avant la pièce ne soit suffisamment calme pour permettre à Harry de raconter les évènements (et s'en tenir à la version dont ils avaient convenu et l'embellissant un peu) et Harry était satisfait de constater que Rita avait sa Plume à Papotte afin de rendre les choses encore plus époustouflantes. Et puisque Rita était, pour une raison impie, une journaliste très respectée, tout le monde croirait sur parole que les choses s'étaient déroulées comme Harry l'affirmait.

"Et Peter ?" C'était la première chose dont Probablement!Sirius s'enquit.

Harry grimaça.

"Je ... eh bien, je l'ai en quelque sorte oublié."

"Qu'est-ce que tu veux dire 'en quelque sorte oublié' ?" Tout-à-fait!Sirius eut un regard meurtrier.

"Heureusement, il s'est réveillé avant que nous puissions partir et nous l'avons attrapé," Harry s'empressa de le rassurer.

"Donc tu ne l'as attrapé que par un coup de chance ?" Sirius n'était pas très content.

"Contente-toi du fait qu'on l'ait attrapé ," lui conseilla Harry.

"Qu'entendez-vous par vous avez attrapé Peter ?" demanda Dumbledore. "Qui est ce 'Peter' ?"

Luna répondit avant que Harry ne le puisse.

"Peter Pettigrow, rat animagus illégal et espion Mangemort extraordinaire," dit-elle avec le ton d'un commissaire-priseur en sortant le bocal.

"Oh, bien vu Luna," Xenophilius rayonnait de fierté quand il reconnut le pot.

Luna ôta le couvercle et plaça Pettigrow délicatement sur le sol. Avant qu'il ne puisse tenter une sortie, Sirius avait sorti sa baguette et lui lança un sort pour le forcer à retourner à sa forme humaine.

"Peter Pettigrow ?" McGonagall eut le souffle coupé, l'identifiant pour Ginny qui avait été un peu sceptique. "Mais ... vous ... et Black, il …"

"Vous avez dit que vous vouliez me voir, Dumbledore ?" demanda Fudge en ouvert la porte du bureau de Dumbledore à la volée, suivi - pour une raison quelconque - par Lucius Malfoy. "Peter Pettigrow ? N'avez-vous pas explosé ?"

"Il se trouve que je ne vous ai pas appelé Cornelius," dit Dumbledore cordialement, en encaissant tout dans la foulée. "Mais c'est une bonne chose que vous soyez ici. Nous étions sur le point d'interroger M. Pettigrow à propos de sa… survie, dirons-nous ? Severus ? Voulez-vous ?"

Rogue hocha la tête et se dirigea vers un Pettigrow paniqué pour lui administrer du Veritaserum.

"Je ... Je voulais vous le dire," déclara Pettigrow, désespéré. "Que j'étais en vie. Mais j'avais peur. Sirius voulait me tuer et j'étais, euh, si déprimé après ce qui s'est passé avec Lily et James que je voulais juste, euh, me perdre."

"Donc, vous avez choisi d'être un rat ?" demanda Lucius, incrédule. "Mon Dieu, vous êtes vraiment un idiot, n'est-ce pas ?"

Pettigrow ouvrit la bouche pour répondre et Rogue saisit cette opportunité pour forcer les gouttes de Veritaserum dans sa gorge.

"Je vais m'en occuper, si cela ne vous dérange pas, Cornelius ?" demanda Dumbledore poliment. Ne rencontrant aucune objection, il continua, "Quel est votre nom ?"

"Peter Pettigrow."

"Pourquoi n'avez-vous pas dit à personne que vous étiez en vie ?" commença Dumbledore.

"J'avais peur," répéta Pettigrew.

Harry décida que l'interrogation prendrait trop de temps si l'extraordinairement patient Dumbledore restait en charge et il voulait innocenter Sirius avant que l'effet du Polynectar ne s'épuise.

"Avez-vous tué ces Moldus après que Sirius vous ait confronté au sujet de la mort de mes parents ?"

"Oui."

Tout le monde eut l'air assez choqué. Enfin, à l'exception de Luna et son père qui n'étaient jamais vraiment choqués par quoi que ce soit et Lucius, qui savait probablement depuis le début.

"Êtes-vous un Mangemort ?" enchaîna Harry rapidement.

"Oui."

"Sirius est-il un Mangemort ?" Harry termina ses questions.

"Non."

"Eh bien, voilà," dit Harry, croisant les bras. "Donc, quand est-ce que le pardon se fera ?"

"Je ... Pardon ?" demanda Fudge, perplexe.

"Eh bien, naturellement," Harry hocha la tête. "Et je me dépêcherais avec ça. Autrement, quand Rita écrira cet article et que tout le monde entendra que vous avez refusé de laisser un homme innocent-" Rogue grogna à ces mots "-être acquitté, l'opinion publique va vous dépecer."

"Je …" Fudge semblait perdu.

"Est-ce qu'il va se grouiller ?" demanda Sirius. "Je ne suis pas du tout d'humeur."

"Comme l'actrice le déclara à l'évêque," dit immédiatement Harry.

Sirius parut confus. "Euh ... d'accord …"

"Juste pour te rappeler que nous sommes Anglais," déclara Harry joyeusement. "Vu que tu l'aurais apparemment oublié."

Sirius leva les yeux au ciel.

"Bon sang, Harry, je suis allé à Las Vegas, je n'ai pas demandé un changement de citoyenneté." Il sourit. "Bien que 'c'est ce qu'elle a dit' sort tellement plus facilement de la bouche."

"Très bien, je vais le faire," décida Fudge avant que Harry n'eut la chance de jeter un sort à son parrain.

Harry leva les yeux au ciel. Dumbledore avait apparemment passé les cinq dernières minutes à faire appel à la cote d'approbation de l'opinion publique sur Fudge et même si Lucius avait l'air furieux, il semblait avoir réussi.

"J'ai juste besoin de retirer les documents et-" commença Fudge.

"C'est fait !" l'interrompit Harry, en présentant un pardon officiel pour Sirius qu'il avait obtenu en soudoyant quelques personnes. "Signez ici, s'il vous plaît. Oh, et vous aussi, professeur."

Un peu déboussolé, Fudge s'exécuta. L'air incroyablement amusé et pas du tout préoccupé par la façon dont laquelle Harry avait eu accès au pardon en premier lieu, Dumbledore l'imita.

"Liberté ! Enfin ! applaudit Sirius au moment où le Polynectar prit fin.

"Les évènements tournent toujours en ta faveur ?" demanda Ginny d'un air incrédule tandis que Fudge serrait sa poitrine en état de choc et essayait (et échouait) de ne pas avoir l'air terrifié.

"Plus ou moins, oui," affirma Harry.

Lucius eut l'air dégoûté de la scène et déambula vers la porte, sans doute résolu à trouver un nouveau pantin à soutenir comme Ministre de la Magie qui serait moins influencé par Dumbledore. Harry crut voir Dobby rôder près de la porte et décida de tenter sa chance en espérant que cela fonctionne.

"Eh, M. Malfoy," appela-t-il.

Lucius se retourna pour lui faire face. "Quoi ?" dit-il sèchement.

"Attrapez," dit-il, tirant les gants en peau de dragon de sa poche et les lui lança.

Lucius les attrapa à quelques centimètres de son visage et les jeta de côté, ricanant sans dire un mot.

Harry observa avec amusement que Dobby avait plongé à mi-chemin dans le couloir pour récupérer les gants.

"Allez, Dobby," commanda Lucius, remontant le couloir sans vérifier si Dobby le suivait. Finalement, quand Lucius essaya de frapper la tête de Dobby avec sa canne pour se sentir mieux après les terribles évènements déroulés dans le bureau, il remarqua que Dobby n'avait pas bougé. Il tenait les gants probablement-toxiques de Harry comme s'ils étaient des trésors inestimables.

"Le Maître a donné des gants à Dobby," dit Dobby, émerveillé. "Le Maître les a donné à Dobby."

"Quoi ?" cracha Lucius. "Qu'est-ce que tu as dit ?"

"Dobby a une paire de gants," déclara Dobby, incrédule. "Le Maître les a jetés, et Dobby les a attrapés, et Dobby- Dobby est libre."

Lucius Malfoy resta figé, les yeux rivés sur l'elfe. Puis il se jeta sur Harry.

"Tu m'as fait perdre mon serviteur !"

Mais Dobby cria:

"Vous ne ferez pas de mal à Harry Potter !"

Une forte détonation résonna, et M. Malfoy fut projeté en arrière. Il s'écrasa le long des escaliers, trois à la fois, et atterrit comme un tas chiffonné sur le palier.

Il se leva, le visage livide, et sortit sa baguette, mais Dobby souleva un long doigt menaçant.

"Vous partez maintenant," dit-il farouchement, toisant M. Malfoy. "Vous ne toucherez pas à Harry Potter. Vous partez maintenant. Et Dobby pense que vous devez savoir que la raison pour laquelle les gens rient quand vous ne regardez pas, c'est parce qu'ils pensent que méchant Maître Draco n'est pas votre fils."

Les yeux de Lucius Malfoy brûlèrent d'indignation, mais Dobby ne lui laissait pas le choix. Avec un dernier regard furieux adressé au duo, il enveloppa son manteau autour de lui et se précipita hors de leur vue, sans doute pour poser à Narcissa des questions très embarrassantes.

Harry ne pouvait pas croire qu'après tout ce temps, Lucius avait finalement entendu les rumeurs et que c'était Dobby qui lui avait révélé. Il l'aurait fait lui-même bien avant, mais il avait promis à Draco de se retenir. Enfin, en quelque sorte. Et d'ailleurs, Harry savait que la révélation aurait plus de poids venant de Dobby.

Il retourna vers le bureau de Dumbledore, d'où une dispute entre Rogue et Sirius se faisait valoir haut et fort.

"Tu as essayé de me tuer !" hurla Sirius.

"Nous étions en guerre !" se défendit Rogue.

"Ca m'avait l'air assez personnel," répliqua Sirius.

"Tu as prouvé que tu n'étais qu'un tueur sanguinaire quand tu n'avais que seize ans !" rétorqua Rogue sèchement.

Molly et Arthur eurent l'air perturbés à ces mots Sirius répondit rapidement:

"Ce n'était pas si terrible, vraiment. Et d'ailleurs, tu dois apprendre à laisser ces choses couler. Entretenir plus d'une décennie de ressentiment ne peut pas être bon pour toi."

Harry renifla. Hypocrite.