Auteur : Hiyoru
Rating : K+
Disclaimer : L'univers de Bleach et ses personnages appartiennent à Tite Kubô. L'histoire et Ayame m'appartiennent.
Paring : Néant
Note : Bon, je vous le dit tout go, ce chapitre est le dernier. C'est notamment pour ça qu'il a été si long à paraitre (je m'en excuse d'ailleurs) : de un, je ne voulais pas le finir, et de deux... il en a fait qu'à sa tête ! Le résultat n'est pas du tout celui attendu au départ.
Mais trêve de blablas, enjoy :)
Les Oubliés
Chapitre 24 : Dessous les masques.
[…]
- Jyuushiro-Sempai…
- Ayame-chan.
- Laisse-moi passer.
- Je ne peux pas.
- Qui le saura ?!
- Moi, déjà.
- Toi et ton stupide sens de l'honneur ! Laisse-moi passer, personne ne le saura jamais !
Il secoua tristement la tête.
- Malheureusement je ne peux pas. Je dois me soumettre aux ordres.
- … Je ne veux pas me battre contre toi.
- Je n'aime pas non plus à avoir me battre mais je n'ai pas le choix.
- Très bien… Dans ce cas, je suppose que je vais devoir le libérer… BAN-KAI !
Sans plus s'encombrer de détails, Ayame planta son zanpakutô dans le sol, la main sur la garde. De grandes flammes s'élevèrent, la cachant à la vue de son adversaire qui leva un bras devant ses yeux pour ne pas être ébloui. Lorsqu'elles s'estompèrent, Jyuushiro eut une vue directe sur le Bankai de la jeune femme. Le tachi* de son Shikai avait viré au blanc incandescent et le nom de l'arme s'était inscrit sur la lame en deux kanji noirs. Les flammes de son Shikai avaient grandi, dépassant sa garde pour s'enrouler autour de son bras en une chaine brulante avant de s'évaser dans son dos en un mur de flammes au milieu duquel flottaient ses longs cheveux retenus en une queue de cheval.
- Fushi Seika*, annonça Ayame.
Ukitake ne se laissa pas démonté par l'apparence tapageuse de son Bankai et prit l'initiative de l'attaque, Shikai en main. Aussitôt, Ayame se porta au contact et les deux lames se croisèrent avec un bruit de ferraille. Jyuushiro fut déstabilisé par le regard haineux qu'elle lui porta mais réussit à repousser ses attaques. Le combat fut bref, comme l'un était en Bankai et l'autre persistait à rester en Shikai. Cependant, Ukitake s'en tira pas mal, grâce à la capacité de son arme, jusqu'à ce qu'Ayame n'y mette un coup d'arrêt. Il se rendit compte, trop tard, que toutes les flammes du Bankai s'étaient concentrées dans la lame. Jyuushiro voulut reculer mais…
- Taku*.
L'explosion le souffla. Il atterrit durement sur le sol et ne put plus que lutter pour rester conscient. […]
.*.
Ukitake se réveilla en sentant que ça n'allait pas être un bon jour. Il se sentait faible et un sombre pressentiment planait au-dessus de sa tête, lui glaçant les sangs. Jusque-là, son instinct ne l'avait jamais trompé – même s'il aurait parfois aimé qu'il le fasse – et c'est donc avec appréhension qu'il débuta la journée. En premier lieu, il alla vérifier qu'Ayame était toujours là où il l'avait laissée. Il entrouvrit le shôji de la chambre et y jeta un rapide coup d'œil, rassuré de voir qu'elle était toujours au lit. Quelques fois – souvent même, il s'interrogeait à propos de ce bout de femme. Son comportement était parfois si étonnant qu'il ne s'avait pas comment réagir, et il avait beau dire, ni lui ni son vieil ami Shunsui, ou même Unohana, ne se souvenait complètement de l'époque où ils étaient Capitaines, elle et ses amis.
Il s'apprêtait à refermer le shôji lorsqu'un doute le prit. Il allait faire un pas dans la chambre lorsque deux « Capitaines ! » simultanés se firent entendre. Jyuushiro soupira et referma le battant avant de se tourner vers ses deux subordonnés qui accouraient en se poussant pour être le premier.
- Que se passe-t-il ?
- Capitaine ! Le Capitaine-Commandant a demandé une réunion d'urgence !
Le Capitaine fronça les sourcils, soucieux. Les réunions imprévues annonçaient toujours de graves évènements.
- Bien, j'y vais, dit-il, interrompant les deux phénomènes en pleine dispute.
Ils se stoppèrent net avant d'échanger un regard gêné.
- Qui a-t-il ?
- C'est-à-dire que…
- Airyuu est aussi demandée, Capitaine !
- Ne me coupe pas la parole, copieuse ! aboya Kotsubaki, poing levé.
- C'est toi le copieur, tu n'avais qu'à le dire plus vite ! rétorqua aussitôt Kotetsu.
- Très bien, fit Ukitake.
Il rouvrit le Shôji donnant sur les appartements du Vice-Capitaine sous les regards éberlués de Sentarô et Kiyone – qu'allait-il faire chez Kaien ? – et alla droit au futon.
- Ayame-chan, appela-t-il en la secouant, Ayame-chan !
Il n'eut aucune réponse mais soudain un oreiller roula hors de la couverture, révélant la supercherie : Ayame était partie de bien longtemps. Un vilain juron parvint aux oreilles des deux troisièmes sièges qui avaient passé la tête par le shôji ouvert.
.*.
Ayame mit sa main en visière et regarda vers le ciel aux couleurs de l'aube, un sourire aux lèvres. Aujourd'hui, elle faisait un trait définitif sur le passé elle pouvait enfin redémarrer du bon pied en toute bonne foi : adieu faits et plus aucun regret, ou presque, derrière, elle se décidait enfin à repartir de l'avant. La veille, tandis qu'elle allait parler avec Ashido puis Ukitake, Kurosaki s'était rendu chez le Capitaine en chef pour obtenir l'autorisation expresse pour retourner à Karakura. Si tout c'était bien passé, il était parti en même temps qu'elle, mais en grandes pompes dans son cas – l'occasion idéale pour déserter donc.
À ses côtés, Ashido semblait moins enthousiaste. Il s'était rendu compte, lorsqu'ils avaient passé la porte Nord du Seireitei, que son ancien Capitaine et lui ne partaient pas vraiment en toute légalité. Cependant, maintenant qu'il avait accepté de la suivre, il ne pouvait pas décemment la laisser seule… Il jeta un regard en coin à Ayame qui semblait définitivement de bonne humeur et ajusta son maigre bagage sur son épaule sans un mot.
Alors qu'ils marchaient sous la frondaison des arbres de la forêt bordant les premiers districts, Ayame perdit soudainement son air joyeux et fronça les sourcils.
- Je crois, dit-elle, que tout ne s'est pas passé comme prévu.
Cependant, elle n'accéléra pas l'allure ni ne fit rien pour se cacher, ce qui intrigua son compagnon. Il se concentra alors et repéra très rapidement l'énergie spirituelle de Kurosaki Isshin qui se dirigeait droit vers eux. Moins de deux minutes plus tard, il était à leurs côtés.
- Kurosaki, qu'est-ce que tu fais là ? Tu ne retournes pas dans le monde réel ?
- Si, si, mais… Airyuu, il faut absolument que tu rentres au Seireitei !
Un instant, Ayame le considéra avec stupeur, puis la colère la prit :
- Et pourquoi ça, espèce de gros mollusque visqueux ?! J'ai enfin trouvé une porte de sortie, ce n'est pas pour me la claquer sous le nez, abruti atrophié du cerveau !
- Airyuu, il faut que tu le fasses, la pressa Isshin. Il faut vraiment que tu viennes !
- Et pourquoi je ferais ça, hein, tu peux me le dire, crétin des alpes dégénéré ? s'exclama-t-elle avec véhémence.
- Tu risquerais d'être vilainement surprise.
- Qu'est-ce que c'est que ces devinettes encore ?!
- Viens avec moi, tu verras ! Si ça ne te convient pas, tu pourras toujours faire ce que tu avais en tête !
Il semblait de plus en plus fébrile, ses yeux brillants d'une vive émotion. Ayame lui jeta un regard suspicieux.
- C'est encore une magouille du Vieux ? demanda-t-elle, crachant le dernier mot.
Elle n'avait pas encore digéré ses entourloupes, à celui-là, et c'était l'un des moteurs de sa décision de fuir le Seireitei, mais non la Soul Society.
- Non ! Enfin si, mais non ! Du moins pas vraiment.
- Exprime-toi clairement au nom du ciel, Kurosaki !
- Je ne peux pas il faut que tu viennes voir par toi-même.
- Alors ça ne m'intéresse pas, dit-elle avant de se détourner.
- Dans ce cas, tu le regretteras pour le restant de tes jours.
Piquée dans sa curiosité, Ayame lui refit face.
- Que veux-tu dire ?
- Viens voir.
Elle céda, le maudissant jusqu'à la vingtième génération pour ça – et elle, qui ne savait pas résister, avec – mais elle céda.
- Je te préviens, Kurosaki, si c'est une de tes combines foireuses, à toi ou au Vieux, tu ne t'en sortiras pas vivant ! Et pour de bon !
Sur ces mots, elle disparut en shunpo, laissant là les deux hommes. Ashido ne savait plus quoi faire et regarda Isshin.
- Tu devrais venir aussi, gamin. Ça pourrait te concerner également.
- Bien, acquiesça-t-il avant de suivre Kurosaki.
.*.
Au Seireitei, c'était l'ébullition. La discipline semblait s'être complètement évanouie et nombre de shinigamis s'étaient regroupés par petits groupes pour discuter vivement à l'aide de grands gestes. Ayame, qui sautait de toit en toit à l'aide du pas éclair, fronça les sourcils : si une attaque survenait maintenant, les défenses du Seireitei risquaient d'être balayées comme de vulgaires fétus de pailles, avec une telle désorganisation ! Elle secoua la tête. Mais pourquoi se souciait-elle de ça, ce n'était plus ses affaires !
- Bon, où faut-il aller ? demanda-t-elle à ses compagnons qui venaient de la rejoindre.
- Dans la salle de réunion des Capitaines.
Ayame pila net.
- Il faut aller où ça ? C'est une mauvaise blague j'espère, Kurosaki ! Je m'efforce de quitter les shinigamis et toi tu veux que je me dans la gueule du loup ?!
- Il n'y a pas de loup par ici, marmonna Ashido.
- C'est une expression terrienne, lui expliqua Ayame avant de se tourner à nouveau vers Isshin. Il est hors de question que j'y aille, Kurosaki, tu m'entends ? Je suis revenue au Seireitei parce que je pensais que tu avais quelque chose d'intéressant à me montrer, pas pour me faire de nouveau mettre aux arrêts !
- Ce n'est pas ce que tu crois, Airyuu…
- M'en fous ! Je reprends mon plan initial ! Je me barre !
Isshin soupira, l'air grave, avant de poser son ultimatum :
- Préfères-tu aller de toi-même là-bas ou être escortée par des Capitaines, Airyuu ?
- Quoi ?! Tu m'as piégée espèce de… ! enragea Ayame.
- Holà, holà, on se calme, on se calme ! dit Isshin en agitant les mains, une grosse goutte de sueur sur la tempe.
- Si tu crois que je vais me calmer… ! cria la femme, son énergie spirituelle flamboyant sous la colère.
Si elle ne se calmait pas bientôt, elle risquait d'exploser – comme avec Kurotsuchi – et ça allait faire mal…
- Airyuu… tenta encore Kurosaki.
- La ferme !
- Capitaine... fit Ashido.
- Quoi ? aboya-t-elle.
- Votre énergie spirituelle doit être ressentie à des kilomètres à la ronde, dit-il calmement. Si vous voulez passer inaperçue, c'est mal engagé.
- Hein ? Merde !
Ayame entreprit de la dissimuler aussitôt, se calmant par la même occasion, et Kurosaki coula un regard admiratif vers Ashido. Ce gamin était vraiment doué !
- Kurosaki… dit Ayame.
Isshin réprima un mouvement de recul.
- Euh… Oui ?
- Je veux que tu me jures que peu importe ce qui m'attend, je pourrai en ressortir libre de mes mouvements – et pareil pour Ashido !
- Airyuu…
- Jure ! Sur ton contrat avec ton zanpakutô !
Kurosaki resta longtemps silencieux puis :
- Je te promets que tu seras libre de partir si tu le veux. Et Ashido aussi.
Elle hésita encore quelques instants puis se décida :
- Très bien. Je viens.
.*.
Ayame s'attendait, vu que c'était là que Kurosaki l'avait emmenée, enfin lui puis Sasakibe en personne, que la salle de réunion des Capitaines soit comble. Or, il n'en était rien, bien au contraire elle était même vide, sans même Yamamoto, excepté trois personnages qui se tenaient dans l'ombre, au fond de la salle, près du fauteuil du Capitaine-Commandant, et elle avec Ashido, puisque Sasakibe s'était retiré. Ayame en fut troublée, d'autant plus qu'elle ne ressentait pas du tout l'énergie spirituelle de ces trois-là, ce qui était pratiquement impossible à moins que, comme elle, ils n'aient atteint le Renkai – et ça, c'était impossible.
L'un d'eux s'avança. Grand, les yeux marrons, les cheveux noirs noués en une queue de cheval qui lui descendait jusqu'aux hanches, il avait un visage sévère sans l'ombre d'une barbe et, Ayame se glaça d'effroi à cette vue, il portait l'uniforme de la Garde Royale comme les deux autres, rien de moins ! Pas étonnant, dans ces conditions, qu'elle n'arrive pas à repérer leur énergie spirituelle, après tout, la Garde était un degré « au-dessus » du Gotei 13 c'était la promotion des Capitaines les plus méritants. Mais que diable faisaient-ils ici ?!
- Airyuu Ayame ? demanda-t-il, plus comme une affirmation qu'une interrogation d'ailleurs.
Raide, Ayame acquiesça sèchement de la tête et le Garde se tourna vers Ashido.
- Vous pouvez partir, le congédia-t-il froidement.
Aussitôt, la convoquée le prit en grippe. Non mais il se prenait pour qui, avec ses grands airs ?
- Non, il peut rester, contra un de ses compagnons sans esquisser un geste.
- Très bien, s'inclina le premier à sa grande surprise.
Ayame reporta alors son attention sur les deux autres, ceux qui se tenaient en retrait, et constata que leurs traits étaient masqués. Des bourreaux ? s'interrogea-t-elle avec une pointe de panique avant de se dire que, si Ashido restait, ça ne pouvait pas être ça… Du moins, l'espérait-elle. Elle jeta un œil vers la porte de la salle.
- Airyuu Ayame, reprit leur interlocuteur d'un ton solennel. La Garde Royale souhaite vous faire une proposition que vous ne pourrez pas refuser.
Comment ça, qu'elle ne pourrait pas refuser ? Ce salopard de Kurosaki lui avait promis que… L'autre reprit la parole :
- Joignez-vous à nous.
Ayame en fut saisie et ne put émettre qu'un très distingué « hein ?! » de stupéfaction. À ses côtés, Ashido n'en menait pas plus large qu'elle, tout aussi hébété.
- Le Gotei 13 ne voudra plus vous compter dans ses rangs du fait de votre puissance et de votre indiscipline. Il s'agit-là d'une offre très généreuse.
Vu sa tête, il n'agréait pas vraiment ladite offre mais se faisait fort de la présenter tout de même.
- C'est une opportunité qui ne se refuse pas, termina-t-il à contrecœur.
Le visage dissimulé dans l'ombre, Ayame resta silencieuse quelques instants avant de relever la tête.
- Non.
- Nous vous… Pardon ?!
- Non. C'est très sympathique à vous mais non. Je ne veux pas intégrer la Garde Royale. Je préfère visiter Soul Society tiens.
Son interlocuteur en resta muet de consternation. Cependant, un rire retentit dans la salle et l'un des deux autres gardes royaux s'avança près de son homologue, posant une main sur son épaule.
- Ne fais pas cette tête, Nakamura-kun, nous t'avions dit qu'elle refuserait !
Pour la seconde fois en quelques minutes, elle se fit la réflexion qu'elle connaissait cette voix.
- Comment le saviez-vous ? demanda Ayame d'un ton où perçait la méfiance.
- Parce que nous te connaissons bien, Ayame-chan !
- Quoi ?
- Il est temps de faire tomber le masque, tu ne crois pas ? demanda-t-il en s'adressant au dernier des gardes resté en retrait.
Celui-ci acquiesça d'un signe de tête, puis s'avança. Nakamura, quant à lui, se recula jusqu'à se trouver derrière ses compagnons. Ces deux derniers ôtèrent leur masque d'un même geste, provoquant la stupéfaction d'Ayame et ses compagnons. L'un, celui qui avait parlé, possédait une tignasse de cheveux blonds qui tombait en désordre entre ses omoplates, un visage rieur et des yeux bleus, l'autre, en réalité une femme, portaient ses cheveux plus courts – jusqu'à l'épaule – et les avaient repoussés derrière son oreilles. Ses yeux étaient couleur noisette et son visage doux … Ils n'avaient pas changés d'un pouce.
- Ha… Ha… Ha… Haru…Harumi-chan ? Ryô…Ryôsuke-kun ? J'y… J'y crois pas ! Ce n'est pas possible ! Vous êtes m… Vous êtes morts ! s'exclama Ayame.
- On a bien failli, c'est vrai, dit Ryôsuke en posant la main sur son torse avec une grimace, mais nous ne le sommes pas, comme tu le vois.
- Mais… Mais…
- Je suis désolée que vous ayez pensé que nous étions morts, Ayame-chan, normalement, Isshin-kun et toi, vous auriez dû rejoindre la Garde Royale bien plus tôt mais vous vous êtes enfuis.
Ayame tourna la tête vers Harumi, qui venait de parler, puis vers Ryôsuke, puis de nouveau vers Harumi. Elle se rapprocha de quelques pas, incertaine.
- Ce n'est pas vrai… C'est impossible…
- Tu vois bien que si, acquiesça calmement Ryôsuke.
L'ancienne Capitaine les considéra encore quelques instants puis, brusquement, se jeta sur eux, en pleurs. Derrière Ashido considérait la scène, stupéfait. Nakamura, lui, observait les retrouvailles d'un air blasé.
- Comment est-ce possible ? demanda Ayame, ébahie, les yeux encore humides, après avoir examiné ses amis sous toutes les coutures pour vérifier qu'ils étaient bien réels.
- Après notre combat, expliqua Harumi, Ryôsuke-kun et moi nous sommes réveillés dans une infirmerie qui nous était inconnues. On nous a expliqués qu'on nous avait transférés dans la division royale, et que vous alliez bientôt nous rejoindre, Isshin-kun et toi. Mais vous n'êtes jamais arrivés.
- Ces imbéciles, commenta Nakamura. Quelques heures et il vous aurait été annoncé que votre peine de mort était commuée, mais il a fallu que vous fassiez de votre nez !
- Et comment pouvait-on le deviner ?! aboya Ayame, qui le trouvait antipathique. On n'allait pas se laisser abattre comme des chiens alors qu'on avait rien fait !
- Tch !
- Nakamura-kun, ce n'est pas la peine de se mettre dans cet état.
Le susnommé grommela quelque chose d'indistinct avant de poursuivre à haute voix :
- De toutes manières, nous allons repartir, puisque Airyuu a refusé de nous accompagner.
- Hein ?! intervint cette dernière. Mais... Non ! Non !
- Donc tu révises ta décision ?
- Ano*… dit Ayame en se grattant la tête, je peux y réfléchir ?
- Non ! trancha, intransigeant, Nakamura.
Ayame le regarda de travers.
- Pardon ? Vous exigez que je balance ma décision, comme ça, sans réfléchir ?
- Exactement.
- Alors non.
Les mots avaient jailli sans qu'elle ne s'en rende compte, et elle ne mesura leur impact qu'en voyant la tête de ses amis après qu'ils aient franchi ses lèvres.
- Tu refuserais d'accéder à la division royale ? demanda, incrédule, Ryôsuke.
- Franchement, je… Je n'en sais rien ! Qu'est-ce que j'en aurais eu à battre de la division royale alors que je ne l'ai jamais vue, hein ? Et puis, là-dessus, vous débarquer la bouche en fleur alors qu'on vous croyait mort et tout et tout ! Putain, mais vous vous rendez compte du choc ?
- Oui, dit froidement Nakamura. Ta décision ?
Ayame se mordilla la lèvre, hésita, regarda vers ses amis qu'elle avait cru perdu puis vers Ashido…
- Et Ashido ?
- Quoi, Ashido ?
- Il n'est plus à sa place nulle part, après avoir passé tout ce temps isolé au Hueco Mundo.
- Il n'est pas assez puissant, affirma aussitôt Nakamura.
- Ashido a toujours été très fort, s'insurgea aussitôt Ayame qui n'aimait pas que cet homme antipathique s'en prenne à son ancien subordonné. Et il a dû progresser encore énormément progresser au Hueco Mundo !
- Je suis désolée, Ayame-chan, mais ce n'est pas à nous de décider cela, se désola Harumi.
- Mais si tu nous accompagnes, on te promet de tout faire pour qu'il soit accepté, déclara Ryôsuke, l'air sérieux.
Nakamura eut l'air sur le point de protester, puis se ravisa et croisa les bras, l'air renfrogné, pour manifester sa désapprobation. Personne n'en eut cure.
- Je… hésita encore Ayame. C'est merveilleux de vous revoir, bien sûr, mais…
- Mais quoi, Ayame ? Ne nous dit pas que tu es passée poule-mouillée en notre absence ! s'exclama Ryôsuke en laissant tomber le suffixe.
Ladite poule mouillée le trucida du regard.
- Bien sûr que non, et puis quoi encore !
- Alors pourquoi tu hésites ? Tu n'as rien à perdre à venir avec nous ! À moins que tu ne vises toujours un certain Capitaine, persifla-t-il, l'air entendu.
- Qu'est-ce que tu me chantes là, imbécile invétéré ?! Bien sûr que non ! La preuve, je viens avec vous ! répliqua aussitôt Ayame avant de se rendre compte dans quel piège elle venait de tomber.
- Bien, alors c'est réglé ! s'exclama-t-il avec un énorme sourire sur son visage.
- Soit maudit, toi et ton sourire idiot, marmonna Ayame, s'apercevant par la même occasion qu'il avait bien eu raison d'agir ainsi parce qu'elle était incapable, maintenant qu'elle était sûre et certaine de les avoir retrouvés, de les laisser partir sans elle une seconde fois…
*Petit Dico Japonais-Français*
*Tachi : Pour rappel, le tachi (大刀) est un sabre possédant une lame courbe d'environ 70 cm, précurseur du sabre japonais classique. C'est principalement une arme de cavalerie (cfr Wikipédia).
*Fushi Seika : Littéralement, « Feu Sacré Immortel ». Il s'agit du nom du Bankai d'Ayame.
*Taku : Embrase.
*Ano : Euh
On se retrouvera pour la dernière fois pour l'épilogue, qui devrait paraitre... un de ces jours... D'ici là, bonne fin de vacances/bonne rentrée scolaire !
