Shall : Patience O_o Alexiel ? Pourrais-tu faire tourner un ou deux cachets? Lol
MEL : Quelle brutalité Enfin, un peu de tenue O_o Sans John plus de slash lol.
Ticoeur : La première française sur Atlantis : youhouu. Hum bon pas pour des raisons pacifistes… mais on en est plus là O-o. Je sens que tu vas emporter du matériel, style pack de C4 (gracieusement prêté par MEL) et autre. Parce que John va pas tout de suite arrêter de faire l'idiot….
Clio : CLIOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!! Merci d'avoir pris de ton temps pour me reviewer !!! (oui j'ai aussi eu un peu de difficulté à me faire à leur nouveau système O_o). R1 : Je me suis bien éclatée à l'écrire cette partie de poker lol. Quant à John et Evan…. Dans les couples, la plupart, il y un dominant et un dominé… et le dominé excuse la plupart du temps le dominant… Mais est-ce vraiment John le dominant… ? (on se croirait dans un documentaire animalierO_o). Pour Teyla : heureusement qu'elle est là oui O_o.
R2 : Déjà : oui il y aura un happy end. Si on peut plus rêver à travers les fics… où va-t-on ? Pour la scène de rupture : je l'ai écrite d'un trait en me mettant en condition (non j'ai pas rompu avec personne, juste… vive la musique triste O_o). Et je suis très contente qu'elle t'ait plue !! Et, encore une fois, oui si John reprend un semblant de vie d'avant c'est pour retrouver une stabilité qu'il ne trouvait plus dans son « couple » : être juste ami avec un homme ! Et Liz… ça me fait mal de l'écrire comme ça… en sorte de bouche trou. Mais le ship sert le slash et en prenant un personnage connu j'espère instaurer plus de tension entre les personnages que si j'avais pris la première blonde venue O_o.
Et voici la suite en espérant qu'elle vous plaise encore O_o
Et lorsqu'elle y entra….
… ses yeux s'agrandirent de stupeur. Les quartiers du militaire étaient impeccablement rangés, ce qu'elle avait toujours cru impossible, et les portes fenêtres ouvertes laissaient entrevoir un coin de table.
Cachant son trouble du mieux qu'elle pouvait, elle entra un peu plus dans la pièce et regarda autour d'elle. Ce n'était pas la première fois qu'elle pénétrait dans ses quartiers, mais cette fois c'était différent. Elle ressentait quelque chose qu'elle avait déjà ressenti il y a plusieurs années quand ils avaient discuté de leur possible retour sur Terre, oui, mais en bien plus intense.
« Docteur Weir, si vous voulez bien me suivre, lui sourit John en marchant à reculons vers le balcon. »
Elizabeth le suivit en espérant une chose : qu'il ne remarque pas le rose qu'elle savait colorer ses joues.
Une fois sur le balcon, la dirigeante s'aperçut que la table avait été dressée pour deux. Pas de chandelles… Elle ne put s'empêcher d'être un peu désappointée, mais se fit la morale en se disant que c'était mieux ainsi !
C'est galamment que le colonel se positionna derrière la chaise destinée à son invitée. Il la tira. Elizabeth le gratifia d'un sourire avant d'y prendre place.
John la contempla une seconde de dos. Une pensée lui vint. Il la chassa de son esprit et vint prendre place en face d'elle.
« J'ai pris la liberté de dévaliser le mess. Alors si le chef cuisinier vient vous faire un rapport demain…
- Je dirais que c'est Rodney, acheva la jeune femme en secouant la tête. »
John acquiesça, son regard sondant celui d'Elizabeth. La soirée s'annonçait bien…
Ooooooooooooooooooo
« Et ma famille s'est installée dans cette ville, conclut Evan en prenant la bière qui lui tendait Teyla.
- Vous êtes très proche des vôtres je me trompe ?
- En effet, nous sommes très liés, convint le major en buvant une gorgée. »
Deux heures. Cela faisait pas moins de deux heures que le Terrien et l'Athosienne discutaient. Au début réticent à se confier à la jeune femme, le militaire avait fini par céder devant sa gentillesse et sa capacité d'écoute hors norme.
« Vous savez que vous pouvez demander des congés au Docteur Weir pour retourner sur Terre et les voir.
- Je sais. Mais je ne veux pas quitter la cité. Je veux être là en cas de problème.
- Major, vous êtes toujours là en cas de problème. Je ne connais pas un homme qui n'ait fait plus que vous pour Atlantis. »
Teyla s'apprêtait à ajouter quelque chose, mais s'abstint. Ils avaient déjà évoqué le « sujet Sheppard » et il avait été si malheureux de lui confier comment les choses avaient empiré… comment il avait fait comprendre au colonel qu'un « eux » était impossible et, enfin, comment son supérieur n'avait pas eu l'air triste ni même déçu de cette rupture.
« C'est gentil, mais j'en connais beaucoup qui ont fait plus que moi pour cette cité. Un surtout, murmura-t-il les yeux perdus dans le vague. »
Teyla jeta un bref coup d'œil aux canettes traînant au sol. Elle s'était contentée de deux bières. Lui… en était à sa quatrième. Elle n'aurait pas dû lui donner la dernière.
« Major…
- Non, ça va, lui sourit-il. »
La jeune femme lui sourit faiblement. Non, ça n'allait pas…
« Etes-vous certain de vous ? demanda Teyla après une hésitation. Je veux dire…, vous étiez en colère, vous avez tous deux dit des choses que vous regrettez forcément.
- J'ai peut-être voulu faire un test… de ses sentiments, mais j'ai eu la réponse. Je préfère arrêter les dégâts tant qu'il est temps. Il va retourner à sa vie de tombeur et moi… à mes peintures, soupira-t-il en contempla les toiles plus lugubres les unes que les autres qui ornaient les murs de sa chambre.
- Je connais le colonel Sheppard. Plus il réagit violemment plus le sujet lui tient à cœur.
- Je vous crois. Mais à toute règle il y a des exceptions, dit-il en buvant une nouvelle gorgée. »
Teyla soupira. Rien de ce qu'elle ne tentait n'aboutissait. A croire qu'il n'avait plus la force de se battre. Il avait tout donné dans un combat qu'il pensait avoir perdu. Ca l'avait affaibli, pour ne pas dire anéanti.
« Evan, promettez-moi au moins de réfléchir à votre situation après une bonne nuit de sommeil, lui demanda-t-elle en posant une main sur son bras. »
Le militaire tourna la tête vers elle.
« J'essaierai, lui sourit-il faiblement. »
L'Athosienne lui rendit son sourire.
Ils se contemplèrent tous deux un petit moment…
Les lumières étaient tamisées, l'alcool échauffait les sangs, leur complicité nouvelle les avait rapprochés…
Ce qui devait arriver arriva.
Evan se pencha lentement vers Teyla, posant une main sur sa hanche. Il pencha la tête et, devant l'absence de réaction de la jeune femme, l'embrassa doucement.
Elle ne réagit pas tout de suite, surprise par le geste du militaire. Ses lèvres avaient le goût d'alcool, mais ce qu'elle nota avant tout fut leur douceur.
Soudain, comme si elle avait été jusqu'à présent étrangère à son corps, elle se détacha.
« Major, non… »
Evan ferma les yeux et se redressa avant de se lever. Il posa sa bière sur la table et passa sa main dans ses cheveux.
« Je suis désolé, je n'aurais jamais dû ! Vous êtes là à m'écouter depuis des heures, à me conseiller, et moi je… pardonnez-moi, acheva-t-il les yeux fixés au sol. »
Teyla fronça les sourcils et se leva à son tour.
« Ce n'est rien. Tout le monde a un moment d'égarement.
- Je ne devrais pas boire tant d'alcool, ça ne me réussit jamais. »
La jeune femme s'approcha de lui et lui sourit pour le rassurer.
« Major, ça va, ce n'est rien. Ne laissons pas un baiser tout gâcher. »
Evan hocha la tête.
« Ne vous méprenez pas… J'ai… apprécié. Mais je suis votre amie avant tout.
- Oui, je sais… Merci pour ce soir Teyla.
- N'hésitez pas à venir me voir si vous voulez encore parler, d'accord.
- D'accord. »
La pégasienne le prit dans ses bras et le serra contre elle.
Evan ouvrit la porte de ses quartiers.
Oooooooooooooo
Quelques minutes plus tôt….
« Je crois que j'ai mangé plus en une soirée qu'en 3 ans, soupira Elizabeth en reposant sa serviette sur la table.
- Une petite dance pour digérer ? »
La dirigeante regarda l'homme assit en face d'elle et qui arborait un petit sourire charmeur, celui qu'elle lui connaissait si bien. Celui auquel elle ne résistait jamais très longtemps… sauf quand la fatigue prenait le dessus, comme maintenant.
« Peut-être une autre fois.
- Il y aura donc une autre fois ? demanda John en se levant. »
Que répondre à ça ? C'était une expression… qu'il avait prise au pied de la lettre…. Pourquoi… ?
Ne sachant que répondre, Elizabeth se leva à son tour et se dirigea dans les quartiers du militaire. La fraicheur de la nuit commençait à se faire sentir.
John la suivit et referma la porte-fenêtre avant de rapidement la rejoindre à la porte de ses quartiers.
Elizabeth se retourna.
« Merci pour cette soirée. Elle m'a détendue. J'en avais besoin.
- On remet ça quand vous voulez, lui dit le colonel avec le même sourire qui ne le quittait plus depuis un bon moment déjà.
- J'en prends bonne note. »
Les deux atlantes se regardaient maintenant plus intensément, toujours à quelques centimètres l'un de l'autre.
« Bon, et bien je vais y aller. Bonsoir John.
- Bonsoir Elizabeth. »
La jeune femme tourna le dos au colonel, ouvrit la porte et fit un pas dans le couloir. Mais un seul. Le temps qu'une main prenne la sienne et la fasse se retourner.
Elizabeth ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Pourquoi ? Parce que les lèvres de John venaient de couvrir les siennes.
Et c'est cet instant précis que choisirent Teyla et Evan pour sortir des quartiers du major…
L'Athosienne fut la première à s'apercevoir de ce qui se passait. Sans un bruit elle fit volte face dans le but de refermer la porte des quartiers d'Evan sous son nez. Mais elle se heurta au militaire qui la suivait de près.
« Teyla, ça va ? »
Cette question fit se détacher John et Elizabeth aussi vite que possible, mais pas assez pour empêcher les yeux du major de balayer le couloir et de tomber sur eux. La dirigeante et le chef militaire étaient trop près l'un de l'autre pour que leur échange puisse laisser le moindre doute.
Evan ferma les yeux pour contenir l'étourdissement qui le gagnait.
Elizabeth, le rouge aux joues, fit un pas en arrière. Son regard chercha celui de Sheppard, mais celui-ci était fixé sur Teyla et Evan. Des sentiments aussi divers que variés traversaient son cœur : l'étonnement, le mal aise, la peur, mais aussi et surtout… la jalousie. Que faisait Teyla dans ses quartiers à cette heure tardive… ? Sans doute la même chose qu'Elizabeth dans les siens… il avait vite tourné la page !
La dirigeante ne sut quoi penser de ce regard que lançait son chef militaire au major. Cependant ce n'était pas le temps des questions mais celui de l'action.
« Major, Teyla, je vous souhaite une bonne nuit. »
Son sourire forcé trouva écho dans ceux des deux atlantes.
C'est plus rapidement qu'une bonne conscience ne l'aurait commandé que la leader tourna l'angle du couloir.
Les yeux d'Evan étaient restés fixés sur la partie du corridor que venait d'emprunter la femme qui l'avait bien vite remplacé. C'est une main de Teyla sur son épaule qui le fit revenir à la réalité.
« Evan… »
Le visage de John se tendit. Elle l'appelait par son prénom maintenant ?!
Toujours dans le couloir, le colonel ne pouvait détacher son regard des deux atlantes. Non seulement il l'avait laissé tomber, mais en plus il le remplaçait si vite ?! C'était son rôle d'habitude !! C'était lui qui laissait tomber les femmes et qui allait voir ailleurs ! Cet homme détruisait toutes ses bases, établies depuis bien longtemps !
C'est en leur jetant un dernier regard de mépris qu'il rentra dans ses quartiers.
Mais sitôt dans sa chambre, son visage se contracta et les larmes lui vinrent aux yeux. Il les ferma pour les empêcher de couler. Il serra les dents.
« Et merde ! murmura-t-il. »
Le major avait mis un temps avant de tourner la tête, espérant que son supérieur ne soit plus là. Et tel fut le cas, à son grand soulagement. Car sinon…sinon il aurait remarqué son air perdu, son regard vide… mais n'aurait sans doute pas pu voir son cœur brisé.
« Major…, répéta Teyla presque autant sous le choc que lui. »
Elle ne savait pas quoi dire. Ce qu'elle avait vu… elle n'osait y croire. Elle ne voulait y croire.
« Ca va, répondit enfin Evan d'une voix à peine audible avant de se retourner et d'entrer dans ses quartiers. Bonne nuit, acheva-t-il en fermant la porte. »
L'Athosienne contempla la porte close. Un pressentiment étrange s'empara d'elle. Etrange et… mauvais.
Oooooooooooooooooooooooooo
« Comment va-t-il ? demanda Cadman à Carson alors qu'il sortait de l'infirmerie pour rendre compte de l'état de son patient à ses amis.
- Eh bien, mis à part une épaule déboîtée qu'il lui faudra du temps avant de pouvoir bouger comme avant, il souffre d'un poignet cassé ainsi que d'une fracture au niveau de la cheville. »
A l'entente de ses énumérations, Evan, adossé au mur, frappa sa tête contre la paroi, attirant l'attention du reste de son équipe ainsi que du médecin.
« C'est ma faute !!
- Monsieur, commença Laura, nous ne pouvions pas savoir que le peuple de ce village était hostile. Nous ne savions même pas qu'il y avait un village.
- Nous l'aurions su si j'avais laissé Radek faire le nécessaire pour le savoir ! Au lieu de ça je l'ai envoyé dans cette grotte pour faire le plus vite possible ! Résultat, il est là ! Dans cette infirmerie ! »
Personne n'avait jamais vu le militaire dans une telle colère. Pas même contre les membres de son équipe quand ils commettaient une faute. Il faisait toujours en sorte de les excuser, de leur faire apprendre de leurs erreurs, quand bien même elles avaient des conséquences bien pires que celle d'envoyer l'un d'entre eux à l'infirmerie. Mais là, en cet instant…c'était à lui-même qu'il en voulait, à lui qui ne commettait jamais d'erreur, à lui qui réfléchissait toujours à tout pour garantir la sécurité de son équipe. Il avait faibli pour la première fois et sa colère était à la hauteur du sentiment de culpabilité qui l'habitait.
« Ecoutez major, il va s'en remettre. »
Evan ferma les yeux et se détacha du mur.
« Je vais faire mon rapport, excusez-moi. »
Le militaire partit sous le regard attristé de Carson et du reste de son équipe.
« Je ne l'ai jamais vu comme ça, murmura Laura.
- Moi non plus, concéda le médecin. Qu'est-ce qui lui arrive ces derniers temps ? »
Cette question ne trouva aucune réponse.
Oui., qu'est-ce qui lui arrivait ces derniers temps ? Il était morne, triste, solitaire… et, peut-être pire que tout, il commettait des fautes à répétition, faisant courir de plus en plus de risques à ses coéquipiers.
Ooooooooooooooooo
« Colonel, vous avez quelque chose à dire ? demanda Elizabeth en le fixant de son regard sévère.
- Ce chef m'a cherché !! répondit le militaire les poings serrés.
- Il y a beaucoup de chefs qui vous cherchent ces derniers temps ! »
Rodney, Teyla et Ronon s'échangèrent un regard entendu. C'était un fait que leur colonel s'emportait assez… rapidement ces temps-ci. Pour un rien : un mot, un geste ou une attitude. Et à chaque fois c'était la même chose : le dialogue de paix était rompu et les atlantes rentraient bredouille sur Atlantis, tentant de trouver une explication pour ne pas mettre John dans de sales draps. Malheureusement, ils n'avaient presque jamais l'occasion de parler en premier ; le militaire arrivant dans la salle de réunion et commençant par ces mots qui avaient de plus en plus l'air d'un refrain : « On est encore tombé dans un piège ! ». Alors, au bout du quatrième « piège », Elizabeth avait commencé à se poser des questions, d'autant que les autres membres de l'équipe de son chef militaire ne semblaient pas vraiment partager son point de vue, même s'ils s'efforçaient de donner le change.
« Oui, qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ?! répliqua Sheppard en regardant partout sauf dans les yeux de la jeune femme. »
Elizabeth ferma les yeux et soupira avant de se lever.
« La réunion est terminée. »
Il n'en fallut pas plus à Rodney, Ronon et Teyla pour prendre congé, laissant les deux Terriens entre eux.
Lorsqu'il fut certain qu'ils étaient seuls, John tourna enfin la tête vers la dirigeante.
« Il m'a vraiment cherché Liz !! »
La jeune femme frémit à ce surnom, mais n'en laissa pas moins paraître sa colère.
« Je ne veux pas le savoir John ! Tu es le chef militaire, le chef de son équipe, tu te dois de rester maître de la situation en toute circonstance !
- C'est pas moi le diplomate de la bande !
- Non, je vois ça ! »
Le colonel ferma les yeux et soupira.
« Qu'est-ce qui t'arrive depuis trois semaines ? reprit la jeune femme d'une voix plus douce.
- Rien, dit John en se levant.
- Si… depuis… le soir dans tes quartiers… tu es différent. »
Le militaire regarda ailleurs et secoua la tête pour empêcher de douloureux souvenirs de remonter à la surface.
« Non, c'est rien je suis juste crevé. »
Elizabeth hocha la tête et tourna les talons pour rejoindre la porte de la salle.
« Liz, attends. »
La jeune femme stoppa mais ne se retourna pas. Ce fut John qui dut se placer en face d'elle.
« Un petit dîner tous les deux ce soir ? Ca te dirait ?
- Non John, j'ai autre chose à faire, dit-elle en le dépassant.
- Excuse-moi pour tout à l'heure, reprit-il en la rattrapant par le bras.
- Tu t'excuses ? Toi ? demanda-t-elle, visiblement surprise.
- Eh oui tout arrive, lui sourit-il faiblement. Ecoute, je suis désolé si en ce moment je fais tout foirer avec les traités de paix et tout… c'est juste…
- Juste quoi ?
- Je suis fatigué.
- Alors couche-toi plus tôt.
- Je préfèrerais me détendre avec toi. »
La dirigeante rougit à ces mots. Tout comme John qui venait seulement de réaliser le double sens de ses paroles.
« Enfin… si tu peux m'accorder un peu de temps ça serait… sympa. Enfin non pas sympa, ça me ferait plaisir. »
Un fin sourire étira les lèvres de la dirigeante.
« Bon… disons que je pense que je pourrais me libérer pour ce soir… mais pas plus d'une heure, j'ai une pile de traités de paix à reformuler pour réparer les bêtises d'un certain militaire.
-D'accord, répondit John en faisant la moue.
- A ce soir ?
-A ce soir. »
Il se pencha vers elle, mais, au dernier moment, lui donna un baiser… sur la joue avant de sortir de la salle, arborant un air faussement énervé pour donner le change.
Elizabeth, elle, réfléchissait. Il ne l'avait pas embrassée sur les lèvres. Depuis trois semaines maintenant il ne l'embrassait plus que sur la joue…ou le front. Depuis trois semaines il était plus... distant. Elle avait mis ses principes de côté parce qu'il avait enfin fait le premier pas, pas qu'elle n'espérait plus….et maintenant… elle ne savait plus. Peut-être qu'il était vraiment fatigué… ou peut-être le fait que quelqu'un les ait surpris le faisait se tenir sur ses gardes…. Ou peut-être qu'il y avait autre chose…
TBC
