Chapitre 25

Une lueur dans les ténèbres

Laissez-moi sortir ! exigea le blessé.

- Pas question ! rétorqua l'infirmière.

Celle-ci mit un bras en travers du chambranle de la porte pour empêcher son patient de prendre la poudre d'escampette. Celui-ci s'exclama :

- Je suis votre hokage et je vous ordonne de me laisser sortir de cet hôpital !

La jeune femme secoua ses cheveux roses et répliqua fermement :

- Vous êtes peut-être notre Hokage mais vous êtes avant tout mon patient et il est hors de question que je vous laisse filer dans votre état. Surtout avec tout le mal que je me suis donné pour vous retaper. Allez, mangez !

Minato poussa son assiette d'un air dégoûté. Sakura croisa les bras sur sa poitrine et reprit :

- Ne faites pas l'enfant ! Mangez avant que je ne m'énerve !

- Qu'est-ce-que c'est que cette mixture ? Ô ramen bien aimés, où êtes-vous ?

- On croirait entendre Naruto, grommela Sakura. Allons, vous n'êtes plus un gamin de six ans, soyez raisonnable ! Mangez !

- C'est pas bon, bouda Minato.

- Oh, vous avez sûrement connu pire en mission, s'exclama Sakura sans nier que le repas n'était effectivement pas terrible.

- Ouais, je le reconnais, admit Minato avec réticence. Allez, filez-moi cette satanée assiette. Pas étonnant que les hôpitaux soient toujours pleins. Vous y rentrez pour un petit bobo et vous y restez quinze jours de plus pour votre estomac. Vous savez faire des affaires, vous les médecins !

- Je vous dispense de vos commentaires, et vos blessures sont loin d'être un petit bobo !

- Ce que vous êtes irritable, en ce moment, Sakura.

- C'est vous qui vous montrez insupportable !

- Et bien, Papa. Tu fais enrager les infirmières ? se moqua Naruto en entrant dans la chambre.

Il passa à côté de Sakura sans lui adresser le moindre mot, la saluant d'un vague signe de tête. Il s'assit sur le bord du lit et s'adressa à son père :

- Alors, qu'as-tu-à dire pour ta défense ?

- Je veux rentrer à la maison mais elle ne veut pas !

- Elle a raison :tu n'es pas encore rétabli.

- Le village a besoin de son hokage ! Je ne peux pas continuer à me tourner les pouces !

- Tu as eu de la chance qu'on soit arrivés à temps, sinon, tu ne serais pas là à brailler comme un veau. Les deux anbus qui gardaient ta chambre ont été retrouvés assassinés dans la réserve de l'étage. Tu n'es pas complétement guéri. Il vaut mieux que tu restes ici sous bonne garde. Cette pièce est la plus sécurisée du pays. Il faut une signature chakra pour pouvoir entrer et Sakura est la seule habilitée à décider si tu peux sortir ou non.

- Tu sors avec elle, non ? Tu pourrais lui parler en mon nom.

- Actuellement, je suis bien le dernier en position de le faire, répondit Naruto sur un ton très sec.

Il se détourna de son père et sortit sans ajouter un mot.

- Vous êtes en froid ? demanda Minato à la jeune femme.

Celle-ci sourit tristement :

- Il a rompu.

Minato se redressa subitement, étouffant aussitôt un cri de douleur dû au mouvement brusque :

- C'est insensé ! Pourquoi ?

- On a eu un désaccord.

- C'est n'importe quoi ! On ne rompt pas pour une simple dispute !

- Ça dépend de la dispute, soupira la medic-nin.

- Mais…

- Grande nouvelle ! s'écria Ino qui entra dans la chambre comme un ouragan, suivie de Naruto. Kakashi-sensei est revenu à lui ! Il voudrait parler à Maître Minato.

- Je viens.

- Kakashi-sensei ne vous demanderait pas de venir si cela n'était pas super-urgent, déclara Sakura. Alors d'accord, mais je viens avec vous et vous y allez en fauteuil roulant.

- En fauteuil-roulant, pour quelques mètres ?

- C'est à prendre ou à laisser : ou vous y allez en fauteuil roulant ou vous n'y allez pas du tout. À vous de voir.

- Vous êtes dure en affaire, Sakura, abdiqua Minato. D'accord, allez le chercher votre fichu fauteuil.

Minato profita de ce que Sakura était partie chercher son véhicule pour questionner Naruto.

- Dis-moi un peu ce qui t'as pris de rompre avec Sakura.

- Elle veut rentrer dans notre monde et moi…. Moi, j'en n'ai pas envie.

- Ah.

- Je sais qu'elle a raison, j'ai encore des choses à accomplir là-bas. Tant qu'Obito et Madara sont encore en vie, Konoha est en danger. Dieu sait ce qu'ils ont déjà pu faire ! Après tout, ça fait deux mois que Obito nous a envoyé ici. En déportant l'hôte de Kyubi dans une dimension d'où il ne risque pas de revenir, il affaiblit Konoha. J'ai peur qu'il soit déjà passé à l'attaque. D'un autre côté, je l'ai pas mal amoché, le loustic. Alors peut-être qu'il m'a transféré pour avoir le temps de se soigner. Qui sait ? Et Tsunade compte sur moi pour prendre la relève. Elle est malade. Elle veut m'introniser avant qu'il soit trop tard.

- Si elle a raison, pourquoi avoir rompu ?

- Mais ici, il y a toi et Emiko ! Tu comprends, j'ai toujours rêvé d'avoir une vraie famille. Et maintenant que j'en ai une, je ne peux pas me résoudre à l'abandonner. D'autant plus que la situation ici n'est pas terrible non plus. Ma tête et mon cœur se livrent une lutte acharnée et je n'arrive pas à me décider.

- Tu sais, tous les enfants finissent par quitter leur famille un jour ou l'autre : ils partent travailler ailleurs, ils se marient…C'est la vie. Quoique tu choisisses, tu resteras toujours mon fils bien-aimé. Ce n'est pas abandonner sa famille que de vivre sa vie, Naruto. Quelques soient l'endroit où tu te trouves et les choix que tu feras, nos cœurs seront toujours auprès de toi.

- C'est à peu de choses près ce que m'a dit Emiko.

- Elle et moi, nous fonctionnons de la même manière. Maintenant très égoïstement, je préfèrerais que tu restes et que tu me succèdes.

- Alors pourquoi tous ces discours « Ce n'est pas abandonner sa famille que de vivre sa vie » ?

- Je suis ton père et je veux le meilleur pour toi. Et si le meilleur, c'est ailleurs alors vas-y. Tu as ma bénédiction. Si tu décides de rester, nous en serons ravis et nous t'aiderons à t'intégrer. Il n'y a que toi qui puisses savoir ce qui est le mieux pour toi. Mais quoi que tu décides, je veux que tu te souviennes de ceci : je t'aime mon grand. Hé, ne pleure pas !

- Voilà votre carosse ! s'exclama joyeusement Sakura avant de remarquer les larmes sur le visage de Naruto. Quelque chose ne va pas ? demanda-t-elle, alarmée.

- C'est rien. Je suis juste content que mon père aille mieux c'est tout. C'est grâce à toi. Merci, Sakura.

Tout en parlant, Naruto s'était approché de Sakura et lui avait frôlé la joue du dos de la main. Celle-ci sentit son cœur chavirer à ce geste de tendresse et attrapa la dextre de son ex pour accentuer le contact. Comme malgré elle, elle chuchota :

- Je t'aime, Naruto. On trouvera une solution. Ne me quitte pas. Je t'aime.

Les derniers mots avaient été gémis, comme une supplique. Naruto fit glisser sa main sur la nuque de la jeune femme et plaqua son visage contre son cœur.

- J'ai été égoïste, reprit-elle. Je n'avais pas compris à quel point tu te sentais déchiré. Je n'aurai pas dû te parler comme ça. Tout ce qui compte pour moi, c'est que tu sois heureux. Alors prends ta décision, je serais toujours à tes côtés mais je t'en supplie, ne me quitte pas. Cette dernière semaine a été horrible. Vivre sans toi, c'est comme mourir à petit feu. Je t'en prie, reviens vers moi. Ne me quitte pas.

- Je me suis comporté comme un crétin. Quand tu as dit que tu rentrais, mes vieux démons ont repris le dessus. Je me suis dit que tu ne m'aimais pas vraiment puisque tu envisageais sans broncher de me quitter pour rentrer. Je me suis rappelé ce qu'on m'a dit pendant toute mon enfance : que j'étais un monstre, que je n'étais pas digne d'amour etc. Mais là, tu vois, mon père et ma sœur viennent de me dire qu'ils m'aiment, et toi aussi…Alors, j'ai envie d'y croire. À notre prochaine dispute, je te promets de ne pas me montrer aussi con.

- Alors, tu reviens ?

- Je reviens, ouais. Je t'aime, ma douce.

- Dites, je ne voudrais pas vous interrompre dans vos roucoulements mais j'ai l'impression de voir un feuilleton à l'eau de rose. On a un blessé qui réclame notre visite, je vous le rappelle.

Mikoto Uchiwa ouvrit la porte d'entrée et laissa entrer Emiko après un bref salut. Les yeux rouges d'avoir pleuré, les traits tirés par l'angoisse, la mère de Sasuke faisait peine à voir. Emiko se tourna vers elle et demanda la raison pour laquelle les Uchiwa lui demandaient de venir.

- Tu étais l'une des dernières à voir Salina. Nous aurions besoin de te poser quelques questions.

- Je comprends.

- Viens t'assoir. On sera mieux pour parler.

Emiko suivit Mikoto dans le salon où se trouvait déjà Fugaku. Emiko salua celui-ci, s'assit et demanda :

- Où sont Itachi et Sasuke ?

- Itachi s'informe auprès des autres ninjas susceptibles d'avoir aperçu Salina. Sasuke est parti explorer les environs du village pour trouver des traces de sa sœur. Mikoto et moi irons le rejoindre dès que nous aurons fini de te parler.

- Que voulez-vous savoir ?

- Ou était Salina quand l'attaque a commencé ?

- Dans l'arène avec moi et son adversaire, un type de Kumo. Dès que l'attaque a eu lieu, le genin de Kumo s'est empressé de déguerpir. Je m'en souviens parce que je l'ai bousculé en m'élançant vers papa. Shikamaru, Sakura et Naruto m'ont rejoint immédiatement.

- As-tu vu ce qu'elle a fait quand l'attaque a commencé ?

- Non, désolée. Dès que l'explosion a eu lieu, je me suis précipitée vers mon père. Je n'ai plus pensé à rien d'autre. Tout ce que je peux dire, c'est qu'elle n'était pas avec nous quand le bouclier a été mis en place.

- Elle a donc quitté l'arène avant la bagarre. Cela ne lui ressemble pas.

- Elle a pu estimer qu'elle serait plus utile à combattre l'ennemi dans le village, réflechit Emiko.

- Possible. Tout ce que je peux dire à cet instant , c'est qu'elle ne se trouve ni parmi les morts ni parmi les blessés. Sauf si elle se trouve sous les décombres et qu'on ne l'a pas encore retrouvée. C'est ce qu'Itachi vérifie avec Tokuma Hyuga. Il en profite pour interroger tous les ninjas qu'ils croisent. Il y a une deuxième possibilité, encore plus inquiètante.

- L'enlèvement ?

- Oui. Salina est une Uchiwa, et nous savons que le village de Kumo est prêt à tout pour s'emparer des dojutsu des pays voisins. Et Oroshimaru lorgne sur le Sharingan depuis des années. Il a même essayé de dévoyer Sasuke, en vain heureusement.

- Mais elle n'a pas développé le sharingan…Elle ne leur servirait à rien !

- Le sharingan s'éveille sous le coup d'une émotion violente, généralement dans une situation critique. La plupart des Uchiwa ont développé leur sharingan suite à la blessure d'un co-équipier, voire d'un ami. Salina n'a aucun lien particulier avec les autres genins, donc pas de réaction émotionnelle. Le fait de se faire enlever pourrait bien susciter son sharingan.

- Je vois. Je…

Emiko fut interrompue par Sasuke qui rentrait. Celui-ci passa la tête par la porte et répondit à la question muette de ses parents :

- Rien. J'ai rien trouvé. Je vais dormir deux heures et j'y retourne.

- Prend plutôt une bonne nuit de sommeil. Je te relaie, déclara Mikoto. T'as pratiquement pas dormi depuis la bataille.

- J'ai pas le temps. Des nouvelles d'Itachi ?

- Non, pas encore.

- Je monte me coucher.

- Tu ne veux pas manger avant ? demanda Mikoto.

- Un truc vite fait alors.

- Ne bougez pas Mikoto, je m'en occupe, proposa Emiko.

- Merci Emiko. Il y a des ramen instantanées dans le placard de droite.

- D'accord.

Emiko se dirigea vers la cuisine suivie de Sasuke. Elle dénicha les ramen à l'endroit indiqué et mit en route la bouilloire. Sasuke s'écroula sur une chaise de cuisine et s'affala sur la table de la cuisine, la tête entre les bras. Emiko lui posa une main sur l'épaule et lui demanda :

- Ça va, toi ?

Sasuke se redressa d'un coup et serra la jeune femme entre ses bras, posant la tête au creux de son estomac.

- Mais où elle est ?

Emiko n'avait aucune réponse à cette question aussi entoura-t-elle Sasuke de ses bras en une étreinte réconfortante. Elle se pencha vers lui et murmura :

- Je suis avec toi. Je serai toujours avec toi.

- Merci Emiko.

- Pourquoi tu me remercie ? C'est normal. Tu es important pour moi.

- Important comment ?

- Important comme…les ramen !

- Les Namikaze et leurs ramen ! ça doit être inscrit dans vos gènes.

- Toi, tu as le sharingan, moi les ramen. Chacun son truc !

Elle alla chercher la bouilloire et remplit le récipient contenant les ramen. Ceci fait, elle s'assit à côté de Sasuke et lui prit la main. Le jeune homme semblait parti dans ses pensées. Le silence s'installa, à la fois réconfortant et teinté d'angoisse.

Sasuke sembla émerger de ses pensées et demanda, d'un ton lointain :

- Tu te souviens du jour où Ino est tombée dans la rivière ?

-Tu parles ! C'est moi qui l'avais poussée.

-Je n'ai jamais su pourquoi tu avais fait ça. Vous étiez déjà amies à l'époque, non ?

-Elle était tellement collante avec toi. Impossible de s'en débarrasser. Et moi, j'aurai bien voulu avoir mon meilleur ami pour moi toute seule, de temps en temps. Surtout ce jour-là.

-C'était ton anniversaire. Je t'avais offert une bague.

-Je l'ai toujours, déclara Emiko en tirant sur sa chaine de cou et exhibant un anneau doré surmonté d'une petite pierre bleue.

- Je t'avais demandé en mariage.

- …

- Tu avais refusé.

- On avait dix ans, protesta-t-elle, ébahie qu'il ressorte cette vieille histoire. Elle se remémora ce qu'Itachi lui avait dit un jour : Un Uchiwa n'est pas rancunier, il n'oublie jamais une vacherie, nuance.

- Pourquoi t'as dit non ?

- Je voulais finir l'Académie en un seul morceau.

- Juste pour ça ?

- Juste pour ça.

- Je t'aurai protégé tu sais.

- Je sais.

- Alors ?

- On était trop jeune.

- Et si je te le redemandais maintenant, tu répondrais quoi ?

Emiko le regarda, estomaquée. Il plaisantait ?

- Franchement Sasuke, tu as un humour très douteux.

- Je suis sérieux.

Emiko resta sans réaction, comme assommée. Sasuke ricana doucement et lui caressa les joues de ses pouces. Il reprit doucement :

- Je t'aime, idiote !

Emiko retint un sourire. Il n'y avait vraiment que lui pour insérer une déclaration d'amour et une insulte dans la même phrase. Mais c'est comme ça qu'elle l'aimait. Son gros dur au cœur tendre.

- Je t'aime, bâtard !

Mikoto referma doucement la porte de la cuisine et retourna dans le salon.

Une petite lueur dans ces ténèbres.

Kakashi était allongé sur le ventre, le visage tourné vers la porte de sa chambre. Sa blessure au dos le faisait moins souffrir dans cette position mais ce n'était pas très confortable. Trois petits coups discrets le firent ouvrir les yeux. Naruto pénétra dans la pièce et maintint la porte pour laisser le passage au fauteuil roulant contenant son père. Sakura poussa Minato jusqu'au pied du lit et alla rejoindre Naruto qui l'enlaça par derrière.

- Alors Kakashi, racontez-moi comment vous avez été blessé.

- C'est pour ça que je vous ai demandé de venir. J'ai des révélations importantes à vous faire.

- Allez-y.

- Quand Orochimaru, vous a attaqué, je me suis battu avec un de ses hommes. Son but était de m'éloigner de vous pour vous laisser vulnérable. Il a réussi à me faire quitter l'enceinte de l'arène. J'ai réussi à le vaincre et je revenais vers vous quand j'ai aperçu Salina. Elle se battait avec le type qui a affronté Sakura à l'examen. Il essayait de la convaincre de rejoindre Orochimaru. Ce type était clairement de niveau junin alors je suis venu en aide à Salina. Pendant que j'affrontais ce type, quelqu'un m'a planté ce kunai dans le dos. Je n'ai pas vu qui.

Un silence, puis il reprit :

- Je crois que c'est Salina. Il n'y avait qu'elle aux alentours.

- Mais pourquoi ? s'exclama Sakura.

- Je ne sais pas.

Minato soupira :

- Il faut prévenir Fugaku. Si Salina a blessé Kakashi, c'est un acte de trahison. Je devrais la porter sur le bingo book.

- On n'est sûr de rien, papa. Tu devrais attendre un peu.

- Bien sûr que je vais attendre. Mais Danzo ? même par interim, il est toujours hokage jusqu'à ce que je puisse reprendre mes fonctions.

- Kakashi-sensei, en avez-vous parlé avec quelqu'un avant nous ?

- Non, j'ai préféré vous en parler d'abord.

- Bonne initiative, approuva Minato. Gardons ça pour nous. Pour le moment.

Fugaku s'affala sur le sofa. Mikoto porta les mains à sa bouche, horrifiée. Itachi serra les dents. Sasuke crispa le poing.

La nouvelle était tombée comme une masse, assommant les membres de la famille Uchiwa. Naruto se dit qu'il aurait préféré dynamiter Ichiraku que d'annoncer la possible trahison de Salina à sa famille. Sasuke cracha comme un chat sauvage :

- C'est impossible ! Elle est complètement idiote mais pas à ce point.

- Tu crois vraiment qu'Orochimaru aurait pu la convaincre de le suivre ? demanda Mikoto à son mari dans le vain espoir d'être rassurée.

- Qui peut savoir ce que cette enfant a dans la tête ?

- Si elle a fait ça, s'exclama sombrement Itachi, il faudra l'éliminer.

- Et ce sera à nous de le faire, renchérit Sasuke.

Un silence de plomb succéda à cette affirmation.

Tout était dit.