Hello! On approche de plus en plus de la fin, hein? :p
Merci encore pour toutes vos reviews, je n'ai pas toujours le temps d'y répondre, mais je les lis toutes et je vous adore toutes (: (et s'il y a des garçons parmi l'assemblée, je vous adore tous aussi, rassurez-vous!)
On continue notre vol à destination de la fin de cette fic, mais notez quand même qu'au départ, elle n'aurait dû faire que 6 chapitres! (et je m'étais dit, pas plus de 30 chapitres, bah devinez, elle ira sans doute un peu plus loin que 30 chapitres...pas organisée que je suis, vous avez le droit de le dire!)
Bref, sans plus de blablas, amusez-vous (:
Lisa n'avait pas répondu à la demande, à la supplique, de son mari. Que pouvait-elle bien répondre ? Aucune réponse ne pourrait convenir. Dean lui faisait d'abord du mal en allant voir ailleurs, voilà que maintenant il lui demandait de ne pas le laisser partir. La peintre avoua intérieurement ne plus savoir quoi penser de son mari. Se moquait-il encore d'elle, ou alors était-ce elle qui avait un problème ? C'était après tout elle la femme enceinte, et pas lui…et heureusement ! Lorsque Dean leva les yeux pour voir ce que dirait sa femme, il sembla surpris de la voir se lever sans lui dire quoi que ce soit. D'ordinaire, elle lui aurait parlé, ou elle l'aurait au moins giflé pour lui montrer son mécontentement, mais là…aucune réaction qu'il attendait.
-Lisa ? interrogea-t-il, la suivant alors qu'elle prenait le chemin de l'étage.
-Que veux-tu, Dean ? soupira-t-elle simplement, las…et fatiguée par le poids dans son ventre !
Ce petit être allait sûrement tenir de son papa…quelle poisse ! Elle pria intérieurement pour qu'il n'ait pas le mental du père, ça pourrait très bien être catastrophique…
-Je te l'ai dit, chérie. Je veux que tu m'assommes si j'essaye de partir, finit par lui répéter Dean avec un sourire qui se voulait rassurant, mais qui était tout sauf sincère.
Son cœur se déchirait de minute en minute. Castiel ou Lisa, Lisa ou Castiel, Castisa ou Listiel…zut, voilà qu'il se mélangeait en plus d'avoir le cœur en bouilli !
-Dean, écoute, on sait tous les deux que tu ne vas pas tenir longtemps, et que quoi qu'il arrive, tu ne pourras plus jamais repartir en arrière. Ça te poursuivra toujours, cette obsession pour Castiel est déjà en train de te détruire ton imbécile de cerveau pervers !
-Lisa ! se plaignit-il.
Bon, ce n'était pas parce que sa charmante femme était enceinte qu'elle devait insulter un cerveau aussi brillant que le sien, non mais ! Pourtant, il dut bien se forcer à admettre que pour cette fois, sa petite Lisa avait raison…il était imbécile, même s'il n'était pas pervers !
-Qu'est-ce que tu veux que je te dise, Dean ?! Parce que tu es un Winchester, parce que tu es torturé et que tu as besoin de nouveautés, je devrais te pardonner ? Ou alors je devrais t'attacher à cette maison et te voir jouer avec moi ? Non, je…avant je le faisais, mais plus maintenant. Je ne sais pas ce qui t'a autant aidé à te lier avec Castiel, mais je dois l'accepter. C'est tout, il n'y a rien d'autre à dire, compléta Lisa, bien que dire ces mots lui faisait un mal fou.
Dean eut l'air de s'en rendre compte. Tête baissée depuis que sa femme avait blessé son amour propre, il la releva quand le ton de Lisa changea. Castiel ou Lisa, Lisa ou Castiel...son esprit ne répétait que ces deux prénoms, il ne savait plus comment s'en sortir, ni où aller. Lisa était sa femme, celle qui l'avait aidé à s'en sortir après la mort de son petit frère. Castiel était son miroir, un reflet brisé qui avait besoin qu'on lui tende une main, qui devait être sauvé. Tous deux étaient des anges, comment quitter deux anges lorsque le psychiatre les aimait avec la même intensité ? Même si Castiel n'avait pas un ventre arrondi comme celui d'un cachalot…surtout, ne pas dire ça devant Lisa.
-Avant, on aurait pu s'en sortir ensemble, hein ? demanda-t-il avec une soudaine timidité, comprenant enfin certaines choses.
-Oui, quand tu ne mentais pas. Mais c'est allé trop loin, tu comprends ? Je ne sais même pas ce que vous avez pu faire tous les deux, et honnêtement, je m'en fous. Qu'il te bécote ou que tu le bécotes, m'en fous complétement, parce que je ne peux pas te garder pour moi seule indéfiniment, et parce que les hommes pensent d'abord avec leur stupide queue qu'avec leur cerveau censé avoir des cellules grises…
-Lisa, ton langage ! se plaignit encore une fois Dean.
Entendre sa peintre préférée et exaspérante parler avec un tel vocabulaire, mon dieu, que c'était horrifiant et terrifiant ! Il préférait encore quand elle parlait son langage artistique…
-Je ne vais pas te retenir plus, Dean. Tu t'es trop éloigné pour revenir, je crois que tu le sais autant que moi, soupira finalement tristement la femme, après s'être calmée.
Stupides nerfs à vive !
-On aurait pu en parler avant et essayer de tout arranger, je sais…et je sais aussi que je suis un gamin. Je voulais partir au début, et maintenant, je te conjure presque à genoux de m'emprisonner à tes côtés, ça doit te chambouler, et je sais que tu l'es, mais ce n'est pas facile pour moi, avoua-t-il en essayant de paraitre le plus assuré possible.
Pas question de chialer comme une gonzesse devant une femme enceinte qui prenait le rôle de maman pour lui, son propre mari !
-Sans blague ?! ironisa-t-elle en retour, croisant les bras sur sa poitrine.
-Je sais qu'on s'est fait du mal mutuellement, mais je ne peux pas arrêter de penser à Castiel, tout comme je ne veux pas te quitter.
-Et si c'est moi qui le fais ? Il faudra bien qu'on trouve une solution, après tout…, finit par songer Lisa, serrant les poings pendant qu'elle parlait.
L'idée qu'elle n'avait jamais osé évoquer car elle n'en avait nulle besoin, maintenant la seule idée possible qui lui venait à l'esprit. Un divorce pour que Dean cesse de se torturer les méninges à choisir entre elle et Castiel. Un divorce pour qu'elle cesse de croire qu'il pourrait lui revenir, car il ne pouvait plus être son mari depuis qu'il aimait une autre personne.
-Non, Lisa, non, l'interrompit-il alors.
-Ce n'était qu'une proposition, mais il faudra bien un jour que tu acceptes un compromis qui nous aille à tous. N'oublie pas que dans cette histoire, nous sommes deux…trois avec ton patient, mais dans notre vie privée, il y a toi, le foutu mari qui hésite, et moi, la femme enceinte qui en a ras la couche d'avoir les nerfs surmenées ! Maintenant, je vais au lit, et si tu veux en reparler, d'accord, mais si tu en parles, je considérerais que tu as pris une décision. Si tu me demandes encore de t'empêcher de partir, alors tu devras arrêter de penser à Castiel. Si tu veux encore penser à lui, je ne pourrais pas t'en empêcher. Mais il faudra choisir, et toi seul peut le faire, monologua la brune.
Puis, sans un mot de plus, sans même un regard de plus, elle quitta la pièce, allant se réfugier dans sa pièce de travail pour ne pas à devoir dormir avec Dean. Ce dernier resta debout devant les marches d'escalier quelques instants, les bras ballants et les yeux brillants. Un instant après, ses fesses se posèrent sur les marches, sa tête s'enterrant entre ses bras. Quel stupide, imbécile, idiot, crétin, salopard, bref tous les noms lui passant par la tête à ce moment-là. Il était l'homme le plus con de la galaxie, voire de l'univers. Et ce n'était que maintenant qu'il le comprenait.
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Portable allumé après s'être à son tour réfugié dans son petit bureau, le blond tentait un énième appel sur le portable de Castiel. Il faisait peut-être nuit, mais il savait que son ami et actuel souci de ses pensées n'était pas encore couché. Sans doute était-il allongé sur son lit, la télévision en face de lui, à regarder une saga avec des sabres lasers. Cette pensée redonna le sourire au psychiatre pendant quelques instants, avant qu'il ne disparaisse aussi vite qu'il était apparu. Castiel ne lui répondait pas. La septième fois ! C'était la septième fois au moins qu'il appelait, et aucune réponse. Il tenta finalement les SMS.
« Castiel ? »
Aucune réponse. Après plusieurs autres tentatives en vain, l'homme abandonna, l'âme en peine et ayant une étrange envie de se bourrer la tronche pendant toute la nuit pour oublier tous ses soucis. Avant de perdre le contrôle et de s'abandonner aux bienfaits temporaires d'une bonne bouteille de scotch, il attrapa le dossier de Castiel Novak, un dossier dissimulé sous une pile de papiers. La cachette parfaite pour empêcher les femmes trop curieuses d'approcher de son trésor. Dans ce dossier, il y avait les quelques lettres échangées entre les deux hommes, des informations, un dossier médical plus complet. Balthazar avait fini par cracher tout le morceau, et maintenant, Dean avait enfin une bonne mine de renseignements sur son patient boudeur.
Lorsque son regard tomba sur une photo du photographe, son cœur manqua un battement. Cette photo lui faisait toujours autant de l'effet. Pas de papillonnements dans le ventre ou d'envie de se soulager, bien sûr ! Non, cette photo était seulement…belle…Castiel lui avait dit que c'était sa préférée. Sa mère et sa fiancée posant devant des arbres, le ciel dégagé derrière elles. Elles étaient belles toutes les deux, l'une au regard malicieux et l'autre au regard maternel. L'une d'à peine 25 ans et l'autre n'ayant pas l'air de dépasser les 40 ans. S'il n'avait pas su qui étaient ces deux femmes, Dean aurait eu le réflexe de les mater un peu plus, Lisa ou pas Lisa. Mais en les voyant sourire à l'objectif, devant des couleurs parfaitement assorties, le psychiatre ne pensa à rien de pervers, ni à rien d'autre d'ailleurs. Il pensait juste à ces deux femmes, l'une morte et l'autre qui allait bientôt mourir elle aussi. Le frère de son patient lui avait confié qu'il allait la faire débrancher dans très peu de temps. Une semaine et deux ou trois jours, Dean avait un peu perdu le compte. Mais il savait que Castiel allait venir, allait-il seulement accepter la décision de Balthazar, ça, c'était autre chose…
-L'une de vous ne pourrait pas se réveiller de son sommeil pour botter le cul de ce photographe sociopathe…, pria-t-il en fixant intensément la photo.
Aucune réponse ne lui parvint, évidemment. Qui pourrait faire reprendre ses esprits à l'homme brisé qui lui avait, en quelque sorte, avoué qu'il l'aimait aussi ?
-C'est peut-être à cause de ta perte qu'il ne veut pas s'engager, songea-t-il à voix haute, son regard posé sur Meg.
Après tout, elle était la fiancée du cadet des Novak. Peut-être ne voulait-il pas la trahir ? Un léger espoir revint souffler dans le cœur en artichaut du psychiatre, avant de disparaitre lui aussi. Et puis quoi encore ? Débarquer chez Castiel en lui faisant la morale pour lui dire que Meg serait heureuse de le voir avec un autre ? L'embrasser et l'obliger à l'aimer même si Castiel n'accepterait pas ? Plutôt écouter Marv et ses délires pornographiques de plus en plus dégoûtants ! Le dernier rêve de celui qui se prenait pour le Scribe de Dieu ? Dark Vador et une dentiste pseudo bureaucrate habillée en dauphin faisant une danse languissante devant lui, et venant ensuite le satisfaire…suffisant à le faire rire puis à le faire vomir, d'ailleurs. Au moins, malgré sa maladie, Marv arrivait à lui redonner un sourire ! Même si ça se finissait en général par un séjour aux toilettes…
-Qu'est-ce que je peux faire, Dieu ? Vous m'avez déjà enlevé mon petit frère et mes parents, vous pourriez peut-être me laisser parler à Castiel ? Au moins lui redonner l'usage de la parole, que je sache si je dois abandonner ses beaux yeux bleus pour ceux de Lisa ? D'accord, je ne divorcerais jamais, mais…et je ne tromperais jamais Lisa non plus, zut alors ! Mais je les aime tellement tous les deux, ça ne m'était jamais arrivé avant…et puis je vais avoir un bébé avec ma femme, comment je pourrais la quitter pour rejoindre ce type borné qu'est Cas' ? En plus, il porte malheur ! Non, merde, il ne porte pas malheur, c'est moi qui porte malheur, je le sais ! monologua intelligemment le pauvre blond, se passant plusieurs fois les mains dans les cheveux.
Même sans alcool, il pouvait faire fort en effet.
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Un, puis deux, puis trois jours de plus passèrent après ces différentes confrontations. Dean allait au bureau, machinalement, et traitait avec ses patients en essayant de les aider, mais son esprit restait bloqué sur deux visages. Lisa ne lui avait pas reparlé, attendant que ce soit lui qui fasse le premier pas, ce qu'il se refusait à faire. Elle l'évitait même, en fait. Et Castiel faisait la sourde oreille, ne répondant à aucun message. Il n'ouvrait même pas les mails que le psychiatre lui envoyait !
Ce fut donc après trois jours d'attentes qu'une chose inattendue se produisit. Lisa, consignée chez elle pour une peinture qui demandait de la concentration selon ce qu'avait compris son époux, entendit la sonnette retentir. Personne n'ayant été invité, elle fronça vite les sourcils, se demandant qui allait venir la gêner pendant sa pause crème glacée mélangée au coca. Délicieux mélange, soi-dit en passant.
La sonnette retentit une nouvelle fois.
-J'arrive ! grommela-t-elle, emmenant son pot de glace avec elle.
Quelle fut sa surprise lorsqu'elle vit, devant elle, face à elle, un visage qui ne lui était pas inconnu, mais un visage qu'elle n'aurait jamais souhaité connaitre non plus. Que…que…de surprise, elle en lâcha son dessert favori. Le visiteur se hâta de le rattraper par un réflexe parfait. Il lui tendit le pot avec un léger sourire, un sourire timide parfaitement arrangé avec les joues rouges qu'il arborait.
-Mr Novak ? faillit s'étouffer la brune, reprenant prudemment son pot.
Un hochement de tête lui fit office de réponse. Ah, oui, le pauvre était muet. Une voix qui pouvait encore revenir, lui avait-on dit, et elle espérait que le jeune homme allait quand même retrouver la capacité de parler. Castiel la regardait avec un certain air triste. Une femme qui mangeait un pot de crème, une femme enceinte qui s'empiffrait de crème, c'était une femme qui n'allait pas bien émotionnellement. Il comprit instantanément pourquoi elle était triste, cette femme qui lui rappelait presque sa mère. Pas sa fiancée, Megan n'avait jamais eu d'enfant. Mais Naomi, en revanche…oui, il y avait un très léger air de ressemblance entre les deux brunes, sauf que l'une avait des cheveux longs, et l'autre en avait moins. L'une avait les yeux bleus, l'autre les yeux noisettes.
-Que puis-je faire pour vous ? demanda une Lisa abasourdie par cette visite.
« Puis-je entrer ? J'aimerais parler avec vous. » inscrivit-il sur l'interface de son portable, le montrant ensuite à la femme enceinte.
Lisa hésita un long instant. Voilà qu'après lui avoir volé son nounours alias son crétin de mari qu'elle adorait quand il n'était pas con, voilà que Castiel venait lui demander à elle de parler avec lui ! Mais la réponse ne mit pas longtemps à venir.
-Entrez avant de prendre froid.
Saloperies d'instincts maternels ! Lorsque le photographe hésita à son tour à passer la porte d'entrée, la peintre prit l'une de ses mains, timidement, et l'amena d'elle-même à l'intérieur. Ils avaient des choses à se dire !
Parce que l'avis de Lisa compte aussi! S'il vous plaît, même si vous ne la portez pas dans votre cœur (ce que je peux comprendre), essayez de ne pas l'insulter non plus, je compte sur vous (:
A la semaine prochaine pour un nouveau chapitre (:
