Milou: Tout baigne et toi ? Et oui, tout le monde avait un peu deviné ce qu'il allait se passer ^^. Mais j'allais pas laisser Yuffie moisir. Et pour les robes, ben c'est pour passer Noël avec l'homme de sa vie quand même ! Et pour les références, en effet Tifolle vient de banale fantasy que j'ai regardé dernièrement (on regarde les mêmes trucs visiblement). Mais pour le coup du téléphone, je n'ai pas vraiment pris l'idée autre part que dans mon esprit, ou juste parce que dans le film, Cloud ne rappelle jamais Tifa quand elle lui laisse des messages. Sinon, pour les fautes, euh j'ai rien changé ^^

Ps: J'y penserais la prochaine fois x).

Ps2: Je suis d'accord, sauf quand c'est votre chat qui décide de s'y jeter.

MonaYsa: Merci beaucoup :)

Mia: Merci ^^.

noxxia: Moi, mes CPE sont pas aussi cools. Enfin bon. C'est sûr que nous, pour trouver quelqu'un, il nous faut faire un peu de sport, alors qu'elle, elle tombe dessus sans rien demander. La vie n'est pas juste. Et pour ton état cérébral, c'est pas grave, j'ai le même ^^.


Chapitre 25 :

Je ne reconnus pas vraiment la route que nous empruntâmes cette fois ci. La neige tassée dans le coin des trottoirs étaient étalée sur la route la dernière fois. Les larges bâtisses et les immeubles de qualités témoignaient de l'aisance du quartier. Assise sur le siège passager, cachée sous mon bonnet, je ne savais pas vraiment où poser mon regard. Il était irrésistiblement attiré par le chauffeur du véhicule. Manche retroussée jusqu'à ses coudes, ses yeux rouges plantés sur la route, un demi sourire aux lèvres à chaque fois qu'il me voyait détailler l'extérieur d'un coup d'oeil rapide, il conduisait le plus calmement du monde. J'aimais bien le voir concentré sur autre chose que sur son tableau, ses mains crispées sur le volant. J'aurais bien aimé qu'il le soit un peu plus sur moi. Cette seule pensée me fit rougir. Cachant ma gêne en trouvant un intérêt soudainement énorme pour les lampadaires qui défilaient à l'extérieur, je n'osais plus poser mes yeux ailleurs. J'allais passer mes vacances avec cet homme, et si j'étais dans l'incapacité totale de le regarder sans bouillir, j'étais mal. Vraiment mal.

- On arrive, me fit savoir Mr Valentine en tournant la tête vers moi.

J'aimais bien ces regards qu'il m'accordait. Il ne les accordait pas aux autre élèves. Juste à moi. Ils étaient plus tendres, moins agressifs. Et bien qu'il ne me dispense pas de ses remarques glaciales et de ses expressions dénuées d'émotions lorsque nous étions en cours, je savais qu'en réalité, il n'était pas comme cela. Il resté certes fidèle à lui même, un homme calme et posé, mais il n'était plus le congélateur ambulant auquel il nous habituait. Je comprenais ce changement de comportement. Il ne pouvait pas se permettre de me parler comme il le faisait hors de l'école. Je restais toujours son élève, bien que je veuille être plus. Enfin, son élève. D'habitude, on invite pas son élève à venir faire de la colocation pendant les vacances de Noël.

- Je ne me souvenais pas que c'était comme ça, lâchai-je quand la voiture se gara.

- En même temps, t'es venue qu'une fois, et pas en très bon état, répliqua Mr Valentine en ouvrant sa portière.

Oui, bon, ça va, je sais. Pas la peine d'en rajouter. Et puis ce n'était quand même pas de ma faute si Tifa avait un chat plus dérangé que la moyenne, qui décidait de fuguer en pleine, et de se payer le luxe qu'on le poursuive. Pour ensuite nous perdre et nous laisser pour morte au milieu d'une rue. Un animal toujours très charmant à mes yeux. Même si c'était plus Tifa que j'avais cherché à rattraper, il restait le principal fautif de ce malheureux incident.

Lâchant un soupir, je me dirigeai vers le coffre, les mains crispées par le froid, tout en regardant la façade du grand immeuble. Non pas qu'il soit captivant où que je voue un quelconque culte à l'architecture moderne. Mais ça m'évitait juste de le regarder lui. C'était dur d'aimer quelqu'un et de ne pas pouvoir se délecter de son apparence. Enfin, me direz vous, ce n'est pas mes rougissements qui m'empêchaient de le reluquer pendant les cours, mais cela me donnait la vague impression d'aimer à l'aveugle. Certains trouveraient ça amusant. Moi je trouvais juste ça ridicule et stupide.

- Allez calamité, viens récupérer ton enclume, me lança Mr congélo depuis l'arrière de sa voiture.

Posant mon énorme valise au sol pour que je la ramasse, c'est avec mes deux petites mains gelées que j'empoignais mon bagage. Il m'aurait fallu une force titanesque pour la soulever réellement, si bien que je la traînais comme je le pouvais sur le chemin qu'il nous restait à parcourir vers l'immeuble.

- Bon, je vais te dire un truc qui va pas forcément te réjouir, m'annonça mon prof en se plantant devant la porte, ses clés à la main.

Quoi ? Ta copine est là, c'est ça ? T'inquiète, je m'en doutais déjà mon grand. C'était pas vraiment un plaisir, mais je savais que j'allais devoir supporter poil de carotte. Ou tout du moins, je m'en doutais.

- J'habite au treizième étage, reprit-il. Et l'ascenseur est en panne.

Tout mais pas ça. Mes épaules s'affaissèrent sans que je puisse les retenir. En fait, j'avais trouvé pire que poil de carotte et Mr Valentine réuni, qu'une cuite à la neige ou que la fin du monde. Vraiment pire. Regardant la façade avec de toutes petits yeux, sourcils froncés dans un rictus de chagrin plus que dramatique, je lâchai un énorme soupir.

- Bon ben quand faut y aller, marmonnai-je en me plantant devant la porte vitrée.

- Au moins, l'escalier est chauffé, me rassura Mr Valentine en ouvrant.

- C'est déjà ça, grognai-je en traînant ma valise à l'intérieur.

J'avais déjà toutes les peines du monde à la faire rouler, alors la soulever sur treize étages, cela relevait du miracle. C'était tout bonnement impossible. J'étais démoralisée rien qu'à cette pensée. Retirant mon bonnet, je libérais mes cheveux, et le posai sur le dessus de mon bagage.

- Faudra vraiment que j'apprenne à voler un jour, maugréai-je en posant un pied sur la première marche.

- Attends, m'interpella Mr Valentine. Je te propose quelque chose.

Sans en dire plus, il me tendit son sac, tout simplement ridicule à côté du monstre que je transportais. Ne me laissant pas le temps de réagir, il me le glissa entre les mains, et saisit la poignée de ma valise. Enfin, si à ce stade on pouvait toujours appeler ça une valise. Mon prof lâcha un rire en soulevant légèrement mon enclume.

- En même temps, elle doit être plus lourde que toi, alors comment tu veux la porter, s'exclama-t-il. Allez, monte, je te rattrape.

Je hochai la tête et entamai la longue ascension de ces escaliers, une petite pensée pour ce pauvre homme resté en arrière pour galérer avec mon horreur de valise. Je n'y avais pourtant mis que mon nécessaire de survie en territoire inconnu. Et j'avais très certainement oublié des choses. Montant les marches avec une rapidité étonnante, j'atteignis le treizième étage sans une seule goutte de sueur. Je tournai la tête vers les marches, pour me rendre compte que j'étais toute seule. Mr congélateur devait être encore quelques étages plus bas.

Passant une main dans mes cheveux, je m'adossai au mur en face. Je remarquai alors que l'étage ne comportait que deux portes. Celle de mon prof, et celle de quelqu'un d'autre. Intriguée, je ne pus m'empêcher d'imaginer qui pouvait bien partager le palier de Mr Valentine. Un homme ? Une femme ? Âgé ? Jeune ? La tête embrumée de questions stupides, je manquai de crier de surprise lorsque l'une des deux portes s'ouvrit. Avec une étonnante violence, au passage. Le regard toujours cloué au sol, figée dans ma position actuelle, je ne vis que des pieds nus. Relevant peu à peu la tête, je tombais face à un très beau visage souriant, encadré de boucles rousses.

- Salut !s'exclama la jeune femme en me claquant une bise sur la joue.

Ses grands yeux verts pétillaient de joie, ses couettes couleur carotte se balançaient au rythme de ses mouvements. Je ne la reconnaissais que trop. Poil de carotte en personne venait de me faire la bise. Et elle était encore plus belle que je ne l'aurais pensé. Une silhouette finement taillée, un jean serré moulant habilement ses jambes, un t shirt on ne peut plus basique laissant l'attention se porter sur son visage. Elle était un peu plus grande que moi, mais visiblement tout aussi énergique.

Reculant de quelques pas, je lui adressai un regard méfiant.

- C'est que t'attendrais Vince toi ?me demanda-t-elle en se penchant au dessus de l'escalier.

- Vince ?m'étonnai-je.

- Vincent Valentine, rectifia-t-elle en souriant.

- Oui, c'est lui que j'attends, lui répondis-je. Mais je sais pas si il va réussir à soulever ma valise.

La rouquine lâcha un rire et se jeta sur moi pour me saisir les mains.

- C'est que tu vas rentrer dans l'appartement de Vince en personne ?!s'exclama-t-elle.

- Et c'est même pas la première fois, m'écriai-je à mon tour.

La jeune fille en face de moi parut admirative, et leva soudainement un doigt en signe de réflexion. Je ne savais pas vraiment pour quoi elle m'avait agressé ainsi. Si elle n'avait pas été poil de carotte, je crois que je l'aurais presque qualifié d'adorable. Mais là, c'était au delà de mes capacités.

- Mais dis moi, tu serais pas...reprit-elle, songeuse.

- Vanille, fiches lui la paix, la coupa la voix de mon prof de maths, faisant irruption sur le palier, ma valise à la main.

- Vince, ce serait pas la fille que tu m'as demander de changer en pleine nuit l'autre jour ?demanda la rouquine sans faire attention à la demande de Mr Valentine.

Quoi ? Alors c'était poil de carotte qui m'avait déshabillé pour me mettre une chemise à Mr Valentine sur le dos. Finalement, j'aurais préféré que cela soit mon prof qui s'en charge, et pas sa copine. Cela dit, ils ne me faisaient pas vraiment penser à un couple, maintenant que je les voyais ensembles. Ils ressemblaient plus à un frère et une sœur entrain de se chamailler comme des gamins.

- Oh mon dieu !cria la jeune fille en m'attrapant par les épaules. Dis moi ton nom !

- Yuffie Kisaragi Sir !m'exclamai-je.

- Vanille, soupira Mr Valentine.

- Son exploit mérite d'être vanté, se justifia la rouquine. Enfin, elle a finit à deux reprises dans l'appartement du frigide Mr Valentine ! Et pas que volontairement.

- En fait, les deux fois c'était sur invitation, rectifiai-je.

- Oh mon dieu !s'écria la belle rousse. Depuis le temps que j'attends qu'il me ramène une fille ! Il l'a fait ! Et en plus, elle est trop mignonne. Dis moi que tu vas venir me voir hein ? Je suis sûre qu'on va trop bien s'entendre et ….

- Oui, aucun problème, la coupai-je.

- Roh c'est trop génial !jubila la demoiselle. Bon, je vais vous laisser hein !

Un énorme sourire aux lèvres, qui me rappelait étrangement les miens, elle recula vers sa porte devant l'oeil assassin de mon prof de maths. Moi, je ne comprenais plus grand chose. Je ne savais plus du tout quoi penser.

- Allez, décampe, lui lança Mr Valentine en la voyant tirer sa porte.

Dans un dernier élan, la rousse passa la tête dans l'entre bâillement et lui tira la langue.

- Mais qu'elle est pénible, soupira mon prof en secouant la tête.

- Dit il alors qu'il est très content de me trouver pour faire le taxis quand il oublie ses clés, rétorqua la jeune fille depuis sa porte.

- Dit elle alors qu'elle passe sa vie chez moi quand elle a la flemme d'aller faire des courses, répliqua mon prof.

J'avais envie de rire. Vu de l'extérieur, il avait vraiment l'air de parler à une porte. Je savais bien qu'il y avait quelqu'un derrière cette porte, mais la situation était tout de même peu commune. Mr Valentine secoua la tête sans prêter attention à la nouvelle réponse de la dénommée Vanille, et me fit signe d'entrer dans son appartement. Sans me faire prier, je fuis l'agitation étonnante de ce petit palier. Je me souvenais bien de l'intérieur du logement. Moderne, et sans aucunes photos.

- Excuse Vanille pour son accueil un peu brutal, lâcha Mr Valentine en refermant sa porte.

- Je vais pas me plaindre de trouver quelqu'un qui me ressemble, souris-je en avançant dans le salon.

- Faut avouer que vos caractères farfelus sont assez semblables, soupira mon prof.

Je devais bien le reconnaître. L'excentricité de cette fille n'avait d'égale que la mienne, même si sur le moment, elle m'avait un peu surprise. De part cette image que je m'étais faite d'elle, et aussi par cette énergie qui me rappelait trop la mienne.

- Vanille est ma voisine de palier et meilleur amie depuis six ans maintenant, m'expliqua Mr congélo. En fait depuis que je suis là.

Meilleur amie. Elle était sa meilleur amie. Je me sentis stupide sur le coup. Cette fille, je l'avais haït pendant des semaines. Et tout ça pour qu'elle ne soit que sa meilleur amie. Un peu comme moi et Reno, ils étaient proches au point qu'on confonde leur relation. Et cette relation inexistante m'avait pourri la vie. Mon prof n'était sorti de sa voiture que parce qu'elle l'avait déposé à son lieu de travail à cause d'un oubli de clé. Il ne lui avait fait la bise que part amitié. Je n'avais qu'une envie. Me frapper le front contre un mur ou m'enterrer. Au choix. Je n'arrivais même pas à croire que j'avais pu confondre une telle chose. L'amour rendait vraiment aveugle. Quelle saloperie. Je me sentais vraiment bête. Leçon apprise. Toujours avoir des preuves avant de se ruiner le morale.