Salut tout le monde :D
Voici la suite de cette histoire avec un chapitre un peu particulier… mais tout est dans le titre !
Encore une fois, merci beaucoup à tout ceux qui me lisent :D et à tout ceux qui prennent le temps de me donner leur avis !
Tipiland : non, non, « elle » ce n'est pas Bellatrix (bien que moi aussi je la déteste lol)… Mais merci beaucoup ;) et oui, la suite réserve de nombreuses surprises !
ErylisxJazz : lol, mais non je ne suis pas sadique ! Tu vois bien, puisque je poste la suite :D ! Hum, je ne dirais rien sur « elle »… tu le découvriras par toi-même !! ;)
Chka : merci beaucoup !!! La voici, la suite ! Bisous ;)
Nounou : merci :D
Mimi72 : hum… bien deviné ! Mais est-ce vraiment nécessaire ? Hum, non, sans doute pas lol ! Mais tu as bien du remarqué que je fais rarement dans la simplicité lol ! Et puis les Cullen sont puissants, alors il fallait bien quelques difficultés supplémentaires, non ? Lol, oui, je promets qu'il y aura de l'espoir… mais d'abord, de la colère ! Bises ;)
Voltéa : Wouah ! Ca c'est de la reviews lol ! Je crois que j'ai bien fait de te réclamer des compliments lol, parce que je ne me lasserais jamais de lire tes si gentilles reviews ! :D Pour Bella, c'est vrai que je vous montre une autre facette, mais il y a forcement un côté fragile en elle, et cette fois je ne l'ai pas épargnée ! Mais bon, tu vas voir qu'elle va vite redevenir elle même… Merci vraiment, du fond du cœur, et je suis ravie de réussir à te faire partager aussi bien cette histoire (et à te faire rêver !!) ! Merci ;) et à très vite !
Lul : Lol ! Non, non, je n'ai pas honte, et je suis vraiment (pas du tout) désolée que tu doives attendre pour me lire lol ! (vive le suspens hihihi). Bon, sinon, je prends note : faire attention à mes arrières… hum, mais ca ne serait pas très gentil de me tuer (ou me kidnapper lol), ce n'est pas de ma faute à moi… non, non, tout est à cause de mon imagination lol ! Je n'y peux rien !! Sinon, bonnes vacances et à bientôt ;D
Isabellamisa1 : Merci beaucoup !! Hum, moi je suis amoureuse de ce genre de reviews lol ! Et oui, c'est vrai que ton pseudo me disait bien quelque chose : l'OS sur la st Edward c'était bien moi ! Alors merci aussi pour cette histoire ;) et bisous vampirique à ma fan n°1 ! ;D
Voilà, voilà, je vous laisse maintenant…
Mais avant de vous souhaiter une bonne lecture, je voulais juste préciser quelque chose (et surtout pour Joe Potter-Black) : oui, je sais, le mot « pétage » n'existe pas, mais c'est mon histoire et je fais qu'est-ce-que je veux lol !
Bises ;)
Haley
25 – Pétages de plombs
Edward ne dit pas un mot en accompagnant Bella jusqu'à son appartement, mais ne lâcha pas sa main pour autant. Elle sentait la tension en lui, et jugea préférable de ne pas parler tant qu'ils ne seraient pas enfermés, à l'abri des oreilles indiscrètes.
Et il sembla avoir eu la même idée… Bella grimaça un peu quand il referma la porte derrière eux, et insonorisa le salon de l'appartement, mais son cœur sembla se briser quand Edward lâcha sa main et la fixa. Cette fois, ses yeux étaient pleins de tristesse et de colère, et sa voix était suppliante mais sèche quand il lança :
- Maintenant tu vas m'expliquer ce que tu comptais faire tout à l'heure.
Elle ferma les yeux et passa ses mains sur son visage avant de le regarder :
- Je n'ai pas réfléchit, Edward. J'ai revu ses horribles images dans ma tête et … je te l'ai dit, je me sacrifierais pour chacun d'entre eux.
Il s'approcha d'elle, les yeux suppliants, et murmura :
- Je ne peux pas vivre sans toi, Bella.
Elle le regarda, désolée, les larmes prêtes à refaire surface, et répondit tout aussi bas :
- Moi non plus Edward… mais…
- Mais tu préfère mourir pour eux !
Il s'était relevé et avait serré les poings pour ne pas laisser éclater sa colère. Bella comprit alors et se leva sans réfléchir avant de se caler dans ses bras :
- Tu ne comprends pas Edward. Je ne contrôle pas cette part de moi, je suis… comme faite, pour protéger les gens que j'aime, c'est comme ça. Je ne veux pas qu'ils meurent…
- Ils mourront, un jour ou l'autre.
C'était bas, mais il n'avait pu s'en empêcher, et attendait sa réponse en scrutant ses prunelles vertes.
- Je le sais, ça. Mais je veux qu'ils aient une longue vie, remplie de bonheur. Qu'ils se marient, qu'ils aient des enfants, et des petits enfants. Je veux qu'ils quittent ce monde quand ils seront de vieux sorciers édentés, heureux de la vie qu'ils auront vécue.
Mais ces paroles furent à double tranchant, car il demanda :
- Ne veux-tu pas ça pour toi aussi ?
Il s'était détaché d'elle et la regardait avec insistance, attendant sa réponse. Mais elle soupira fortement avant de répliquer :
- Non, pour moi je n'ai jamais vu que la mort, Edward. Peu importe la forme qu'elle prend.
Elle n'avait pas pesé le poids de ses mots, et se mordit lèvre quand elle vit Edward fermer les yeux : son visage était crispé par la colère, et ses poings si serrés qu'ils semblaient plus blancs encore que le reste de sa peau.
Quand il rouvrit les yeux, il se tourna vers elle et la foudroya du regard avant de se mettre à crier :
- Rien ne compte pour toi, mis à part ce que Tu veux ! T'arrive-t-il de penser à ce que peuvent ressentir les gens qui t'entourent ? Penses-tu à Sirius ? À Hermione ? À Molly ? Comment ils réagiraient, eux, si tu te suicidais, hein ? (et moi ! Pensa-t-il très fort)
Ses paroles lui firent plus mal que jamais, mais elle se mit à hurler à son tour :
- Tu n'as pas le droit de me juger ! Tu ne peux imaginer ce qu'est mon destin, Edward ! Tu ignores ce qu'il signifie, pour moi ! Crois-tu vraiment que j'aime ça, hein ? Tu ne peux pas te mettre à ma place ! Tu es immortel, toi ! Moi, je sais depuis toujours que je devrais me sacrifier pour sauver ce putain de monde magique ! Que veux-tu ? Que je laisse tomber ? Que je les laisse tous mourir sans m'en préoccuper ? On m'a faite ainsi, et je pensais que toi au moins tu l'avais compris !
Il écarquilla les yeux alors qu'elle quittait l'appartement comme une furie, et claquait la porte derrière elle. Alors il se laissa tomber dans le canapé, et soupira : avait-il été trop loin ? Oui, sans doute… mais il avait si peur aussi… oui, lui répondit sa conscience, mais il aurait tout aussi bien pu lui faire comprendre sans lui hurler dessus…
xXx
Bella était folle de rage ! Elle ne supportait pas qu'on la juge, et que ce soit Lui qui le fasse était pire que tout. Elle lui avait expliqué pourtant ! Et là, il la traitait carrément d'égoïste !
Elle marcha d'un pas furieux vers le parc, sans vraiment regarder devant elle, mais au moment où elle arriva vers le grand chêne, elle remarqua que les autres jeunes l'attendaient de pied ferme. Elle soupira, et tenta de faire demi tour, mais Alice se leva d'un bond et s'exclama :
- Ha non ! Tu restes là, Bella !
Bella se tourna à nouveau vers eux, le visage fermé et les yeux bouillonnant de colère, mais Alice n'y prêta même pas attention.
- Assieds-toi, dit-elle
- Je suis bien debout. Qu'est-ce qu'il y a, Alice ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? Répéta la petite brune. C'est une blague ?
Bella serrait les dents et ses yeux envoyaient des éclairs, si bien qu'Hermione lança, d'une petite voix :
- Je crois que ce n'est pas le moment, Alice.
En fait, tous semblaient bien être de l'avis d'Hermione, mais Alice ne se dégonfla pas :
- Moi je veux savoir, maintenant, ce que tu comptais faire tout à l'heure !
- Ha non ! Tu ne vas pas t'y mettre aussi ! Va demander à ton frère, je lui ai déjà expliqué !
- Mais te rends tu comptes que tu n'avais aucunes chances, Bella !
- Oui, Alice ! Oui, je le sais ! Mais essaye juste d'imaginer une seconde : si tu étais humaine, et si Jasper, Rose, Emmett… étaient en danger… si tu savais qu'ils allaient mourir, tu resterais là ? A attendre que des gens qui ne comprennent rien à ton destin prennent la décision la plus… sure ?
Elle marqua un point, sans conteste, mais Alice ne se laissa pas démonter pour autant :
- Je prendrais le temps de réfléchir à la meilleure option !
Bella rit tout en hochant la tête, avant de foudroyer Alice du regard une nouvelle fois et de lancer :
- Tu ne sais pas de quoi tu parles !
- Si, Bella, je…
- Non ! Coupa Bella. J'en ai assez ! Jugez-moi tant que vous voulez, mais foutez-moi la paix !
Et elle retourna vers le château, encore plus énervée qu'en y sortant.
xXx
Hermione soupira mais Alice voulu se défendre :
- J'ai eu si peur, Hermione ! Je l'aime, tu sais…
- Je sais, répondit la brune. Mais tu t'y es mal prise… Bella se braque si on lui hurle dessus !
- Ouai, approuva Ron, et j'ai comme l'impression qu'Edward en a fait les frais !
Tous se tournèrent vers la fenêtre de l'appartement de Bella que Ron pointait du doigt, et découvrirent Edward qui regardait vers eux.
- Il a l'air secoué, lança Jasper.
Hermione soupira de plus belle mais écarquilla les yeux, comme les autres, quand elle vit Edward sauter par la fenêtre pour les rejoindre. Heureusement, la majorité des élèves étaient encore à Pré-au-lard à cette heure, et personne ne le vit faire… et quand les autres découvrirent sa tête, ils ne pensèrent même pas un instant à lui reprocher son saut.
Il se laissa tomber près d'eux sans un mot, mais Hermione ne put s'empêcher de lui demander :
- Pourquoi était-elle si en colère ? Que lui as-tu dis, Edward ?
Il soupira et la regarda un instant, les yeux emplis de regrets et de tristesse, avant de répondre :
- En gros… qu'elle est… égoïste.
- Quoi ? S'exclama Hermione.
Les autres aussi étaient scotchés ! Alors qu'Alice regrettait soudain ses paroles envers Bella, Hermione, elle devint rouge de colère :
- Non mais c'n'est pas vrai ! Egoïste ? Pas toi, Edward ! Elle aurait pu supporter ça de n'importe qui, mais pas de toi !
- Je sais, Hermione…
- Oh non, tu ne sais pas ! Jamais elle n'avait fait confiance avant toi ! Je sais qu'elle t'a dit certaines choses que jamais elle ne nous dira, aussi bien à nous qu'à Sirius. Tu es le seul à la connaître vraiment ! Le seul avec qui elle est Bella, et non la survivante, l'Elue, celle qui doit sauver le monde ! Parce que ça, c'est ce qu'elle est obligée d'être le reste du temps ! Je pensais que tu l'avais compris, que vous l'aviez tous compris (en regardant Alice) : Bella vit depuis toujours avec la certitude que ses parents se sont sacrifiés pour qu'elle vive : Lily est morte à cause d'elle, parce qu'elle était l'Elue. Plus jamais elle ne permettra que quelqu'un ne meure pour elle…
- Elle a une dette envers la vie elle même, reprit Ginny alors que les larmes d'Hermione montaient. Et une mission. Qui lui appartient, à elle seule. Elle nous permet de nous battre à ses côtés, en nous formant, faisant de nous des combattants près à affronter les mangemorts… mais quand la bataille finale arrivera, elle s'avancera tête haute vers Voldemort et se sacrifiera, pour nous tous, pour nous sauver. Elle vous l'a fait comprendre, elle a toujours su que la Prophétie laissait clairement entendre sa mort : mais quelle choix a-t-elle ? Mourir et nous faire tous vivre, ou vivre et nous laisser mourir ?
Les Cullen, et en particulier Edward et Alice, étaient en état de choc face à ses paroles, mais Ron en rajouta une couche :
- C'est en elle, c'est ce qui fait d'elle cette Elue. Bella ne pourra jamais cesser de protéger ceux qu'elle aime, même si sa vie en dépend.
- Elle m'a sauvée, reprit Ginny. A l'époque, je n'étais que la petite sœur de son meilleur ami ! Et elle a affronté un basilic et l'esprit de Voldemort, pour me sauver.
- Elle m'a obligé à aller affronter un troll, continua Ron, alors qu'on n'avait que 11 ans !
- Pour sauver Hermione, commenta Ginny.
- Elle s'est jetée au devant d'une centaine de détraqueurs, reprit Hermione, sans même savoir si elle réussirait à lancer le patronus. Pour sauver Sirius…
Si Alice et Edward auraient pu pleurer, leurs yeux ne seraient plus que deux geysers d'eau à cet instant. Les autres Cullen, eux, paraissaient moins désolés, mais étaient tout aussi touchés par leurs paroles.
Ce fut alors Rosalie qui prit la parole :
- Comment peut-on arranger les choses ? Je pense qu'en ce moment, elle a besoin de soutien…
Edward foudroya soudain sa sœur du regard, mais elle soupira et déclara :
- Oui, Edward, je pense que lui hurler dessus n'était pas la bonne solution. On a passé assez de temps avec elle pour la connaître, et ce n'était pas malin. Mais je ne veux pas te le reprocher, et ce n'est pas de ma faute si tu lis dans mes pensées !
Edward se renfrogna et elle reprit, d'un ton bien plus doux :
- Je sais combien tu l'aimes, mon frère. Je n'ose imaginer quelle torture tu vis, sachant son destin. Je sais aussi pourquoi tu ne veux pas qu'elle devienne comme nous, et ça je le comprends. Mais…
- Elle croit que toi tu ne le veux pas, termina Drago.
Le fait que la réplique vienne de lui les surprirent tous, vampires comme sorciers, mais il continua :
- Nous avons pas mal parlé, et elle est persuadée d'une chose : c'est Bella humaine que tu aimes. Ce qu'elle ignore, c'est si tu aimeras aussi Bella vampire.
- Mais… commença Edward.
- Tu ne cesses de lui répéter qu'elle ne sera plus la même ! Termina Drago.
Edward était bouche bée : alors peu importait à Bella de vivre parce qu'elle pensait qu'il ne la voulait que vivante ? Non, elle ne pouvait pas penser ça…
xXx
En rentrant à nouveau dans le Château, Bella avait pesté en apercevant Carlisle, mais le vampire avait eu la présence d'esprit de ne pas l'approcher quand il avait croisé son regard de braises.
Pourtant, il avait aussi du prévenir Sirius, car elle n'eut même pas le temps d'arriver à sa salle de classe (hors de question de retourner dans l'appart…), qu'il arrivait en courant.
- Bella, attends ! Il faut qu'on parle
Elle lui tournait le dos, et ne se retourna même pas pour répliquer :
- J'n'ai pas envie de parler.
S'il avait vu ses yeux, à cet instant, Sirius aurait sans doute agit différemment… mais ces paroles eurent l'effet d'une bombe :
- Et bien tu va m'écouter, Isabella Lily Black ! Parce qu'il est temps que tu apprennes à réfléchir avant de foncer tête baissé ! Que croyais-tu que tu pouvais faire, toute seule, face à un vampire et Voldemort ? Je refuse de te voir mourir, Bella !
Il s'arrêta, soudain conscient qu'elle semblait plus figée qu'une statue. Soudain, il se rappela Lily… ne jamais lui hurler dessus : c'était la première règle pour ne pas la mettre en colère…
Alors il se radoucie, et décida seulement de lui faire comprendre ce qu'il ressentait (trop tard) :
- Je n'ai que toi, Bella.
Quand elle se retourna vers Sirius, le cœur de l'ancien maraudeur se brisa : il y avait dans les yeux de sa fille tant de rage, de tristesse et de peur, qu'il voulut la serrer contre lui. Mais elle recula brusquement, et alors qu'elle ouvrait la porte de sa classe, elle lâcha d'une voix rauque :
- Je finirais par mourir.
Sans même le regarder, elle claqua la porte derrière elle et la ferma par magie, grâce au sort de protection le plus puissant qu'elle avait.
Et tout y passa… à grand coup de poings ou de pieds, elle détruisit les tables, le bureau, les panneaux d'affichage, les fenêtres, et tout le matériel, faisant un vacarme qui s'entendit jusque dans la grande salle.
xXx
Dans le parc, Edward avait perçu, au travers des pensées de Sirius, la conversation qu'il avait eu avec Bella, et il s'était figé à la dernière réplique de la jeune fille.
Mais avant qu'il ne puisse s'expliquer, un grand fracas les fit sursauter.
- Merde ! Lança Ron alors qu'il sautait sur ses pieds.
Ils venaient de voir passer une chaise au travers d'une des fenêtres de la salle de l'AD.
- Sirius a enfoncé le bouchon, lança juste Edward.
Tous se mirent aussitôt à courir vers le château.
Quand ils arrivèrent devant la salle de classe, ils découvrirent Sirius qui tambourinait à la porte et Carlisle qui le regardait avec inquiétude. D'ici, ce qui pouvait se passer de l'autre côté de cette porte paraissait encore plus effrayant : ils entendaient Bella hurler de rage avant chaque coup qu'elle donnait, et Edward réalisa aussi une chose importante :
- Elle saigne, lâcha-t-il.
Carlisle sursauta et se concentra un instant avant de regarder ses enfants :
- Alice, emmène Jasper loin d'ici. Edward…
- Non ! Je saurais me contrôler !
Carlisle regarda gravement son fils mais Edward lança, sur un ton des plus tristes :
- De toute façon elle ne voudra pas me parler…
Alors Sirius réagit soudain et se tourna vers lui :
- Tu lui as crié dessus, n'est-ce-pas ?
Edward acquiesça silencieusement.
- Moi aussi, lança Alice avec regrets avant d'entrainer Jasper loin du sang de Bella.
Sirius soupira avant de murmurer :
- Je comprends maintenant…
Il arrêta de frapper sur la porte, et se frotta le visage, tentant de trouver une solution pour la calmer.
- J'ai déjà essayé, lança-t-il à Hermione quand il l'a vit lancer des sorts sur la porte.
- On ne va pas la laisser là dedans ! Répliqua Hermione.
Rosalie s'était elle aussi approchée de la porte et dit soudain :
- Elle saigne vraiment beaucoup, il faut faire quelque chose.
- Je vais chercher Dumbledore ! Lança Ginny avant de partir en courant.
Edward la regarda partir mais se tourna vers son père en disant :
- On n'a pas le temps d'attendre Dumbledore.
Tous se regardaient, sans trop savoir quoi faire, mais Emmett s'avança soudain :
- Je n'ai jamais eu besoin de magie pour passer une porte !
- Elle va pas aimer ça, grimaça Hermione.
- Elle ne m'en veut pas, répliqua-t-il. Si je n'arrive pas à la calmer, entre aussi. Mais les autres restent dehors. Elle a vraiment l'air en rogne, j'ignore ce que je vais me prendre en entrant…
- Tu sauras trouver les mots, dit Rosalie en lui caressant la joue.
Elle le connaissait mieux que quiconque, et elle savait que lui aussi c'était beaucoup attaché à Bella. Même si pour elle, cela avait pris un peu plus de temps, Bella était déjà comme leur sœur, et ses cris de rage les révoltaient autant que Sirius ou Hermione.
Emmett sourit avec amour à Rosalie, avant de tous les faire reculer, puis il n'hésita pas : d'un grand coup de pied, il fit valser la porte à l'autre bout de la salle.
Bella se figea alors et tourna son regard noir de colère vers lui. Il dégluti difficilement quand il aperçu les flots de sangs qui coulaient des mains de la sorcière, mais il s'approcha quand même, et lui sourit même avant de lancer :
- Je peux me joindre à toi ?
xXx
Dans le couloir tous, sauf Rosalie, écarquillèrent les yeux. Alors la blonde sourit et murmura :
- Il sait ce qu'il fait. Je crois qu'il l'a très bien comprise, depuis le début.
Ils ne furent pas vraiment convaincus, mais personne ne répliqua, attendant la réponse de Bella.
xXx
Comme elle ne disait rien, Emmett ajouta :
- Quoique tu sembles bien t'en sortir toute seule ! J'aime la nouvelle déco !
Bella ferma les yeux un instant avant de faire le tour de la pièce en un regard. Toutes les fenêtres étaient brisées (et un certains nombres d'éclats de verre étaient d'ailleurs bien incrustés dans ses mains), et elle n'avait rien épargné dans la salle, rien, sauf une armoire qui tenait encore debout.
Alors elle regarda à nouveau Emmett, qui lui souriait tristement, avant d'éclater en sanglots et de tomber à genoux (dans les éclats de verre, bien sur).
Aussitôt, il se précipita vers elle et, malgré l'odeur infernale de son sang, la serra contre lui :
- Vas-y pleure, Bella. Ca fait du bien… et ça ne fait pas de mal…
Pendant cinq longues minutes, Bella pleura ainsi, colée contre le torse d'Emmett. Ce dernier ne dit rien, se contentant de lui caresser les cheveux, et de ne surtout pas regarder le sang qu'elle perdait sur sa chemise blanche. Mais elle dut soudain s'en rendre compte, car elle se sépara de lui en sursautant.
- Bella ?
- Je… je saigne…
- J'avais remarqué !
Il avait espéré la faire sourire, mais son visage était toujours aussi triste. Alors il murmura :
- Je peux appeler Carlisle ?
Elle hocha seulement la tête, mais il n'hésita pas :
- Carlisle !
Dans le couloir, ce fut un profond soulagement, alors même que Dumbledore venait d'arriver avec Ginny.
Carlisle insista pour entrer seul et fut stupéfait quand il découvrit l'ampleur des dégâts, mais surtout l'état dans lequel était Bella.
Il approcha doucement d'elle, et eut vraiment mal quand il vit les deux émeraudes emplies de larmes se lever vers lui.
- Oh Bella, murmura-t-il.
Elle ne dit rien et réagit à peine quand il attrapa ses mains. Avec stupeur, il constata qu'elle avait, en tout, six phalanges et cinq doits de cassés, et que beaucoup d'éclat de verres s'étaient incrustés dans sa peau.
- Ca va faire mal, Bella. Je dois faire sortir les morceaux de verres en premier.
Elle haussa les épaules et murmura :
- Je l'ai mérité.
Ça, les Cullen l'avaient déjà entendu, lors de la chasse qui avait mal tournée. Alors à ce moment là, Edward comprit qu'elle ne lui en voulait pas, et qu'elle s'en voulait à elle.
Sans attendre d'avantage, il entra alors dans la salle de classe mais se figea quand il en découvrit l'état. Stupéfait, il se tourna vers Bella, et là, il crut mourir à nouveau… Peu lui importait l'odeur de son sang à cet instant : seule la souffrance qu'il lisait dans ses yeux le touchait.
Bella serrait les dents pour ne pas hurler de douleur alors que Carlisle faisait sortir les morceaux de verres un par un, mais elle sentit soudain Edward entrer… Alors elle tourna les yeux vers lui et ne put s'empêcher de se remettre à pleurer.
- Non, ma Bella, ne pleure pas pour moi, murmura-t-il alors qu'il était déjà à ses côtés.
Il attrapa son visage de ses mains et l'embrassa doucement. Peu lui importait la présence de son père et d'Emmett, ni même cette odeur qui lui brulait la gorge. Elle seule comptait.
- Je suis désolé, souffla-t-il à son oreille.
Elle ferma les yeux un instant. Lui seul comptait.
- Moi aussi, murmura-t-elle.
Il lui sourit doucement, mais se plaça derrière elle quand Carlisle les ramena à la réalité :
- Je dois replacer les os maintenant, Edward soutiens là, ça va vraiment faire mal.
Bella serra à nouveau les dents, et ferma les yeux quand elle sentit le menton d'Edward se poser sur le haut de sa tête… mais elle ne put s'empêcher d'hurler de douleur quand Carlisle lança son sort.
Edward et Emmett grimacèrent, et les autres ne purent s'empêcher de les rejoindre, Sirius en tête.
Mais Bella ne les regarda pas, elle ne le pouvait pas : quand Carlisle eut finit avec ses mains, elle le remercia d'un regard et sortit sa baguette avant de se lever.
De façon informulée, elle lança d'abord un sort qui nettoya tout le sang (y compris sur la chemise d'Emmett), puis répara les fenêtres, mais quand elle se tourna vers la porte, elle se figea.
- Albus ?
Tous se figèrent.
Rogue venait de passer la porte (détruite) de la salle de classe, et regardait les lieux en ouvrant la bouche de stupeur.
- Tout mais pas lui, murmura Bella en soupirant.
Rogue la foudroya du regard, et s'apprêta à parler, mais Edward le coupa juste à temps :
- Répare la porte, Bella. Il sait.
Elle écarquilla les yeux et leva sa baguette sans attendre, mais au moment où elle allait lancer son sort, Alice et Jasper passèrent l'ouverture.
Les deux jeunes filles se regardèrent un moment en silence avant qu'Alice ne dise :
- Je suis désolée, Bella
- Ne le sois pas.
Le ton de Bella était plein de tristesse et elle enchaina :
- Entrez, que je referme cette porte.
Les deux vampires s'exécutèrent, et aussitôt que Bella eut réparé la porte, Rogue se mit à hurler en regardant Dumbledore :
- Vous être malade ! Des vampires ! Je ne voulais pas y croire quand il me l'a dit, mais quand je vois ça !
- C'est moi qui ait fait ça, le coupa Bella avec hargne.
Rogue se tourna vers elle, stupéfait, mais se régala du regard triste de la sorcière : un sourire narquois se dessina alors sur son visage et il lança :
- Hum… pas contente que votre chéri se révèle être un montre ?
Edward se figea, mourant d'envie de sauter à la gorge du professeur, mais Bella lâcha sa main, et ne se priva pas… en envoyant une droite monumentale dans la mâchoire de son professeur de Potion.
Rogue en tomba à la renverse, mais se releva aussitôt, l'air plus menaçant que jamais :
- Vous allez me payer ça, Black !
- J'aimerais bien voir ça ! Répliqua Bella
- Suffit ! Cria Albus. Bella, montre ta main à Carlisle, à nouveau, et toi Severus, assieds-toi.
- Hors de question ! Cette sale morveuse ne va pas s'en sortir comme ça ! Hurla-t-il en sortant sa baguette.
Bella n'eut même pas le temps de réagir à la réplique, et quand elle se tourna à nouveau vers Rogue, elle découvrit les cinq jeunes Cullen qui le menaçaient de leurs dents blanches et aiguisées.
Elle le vit lâcher sa baguette de peur, mais elle soupira et lança :
- Arrêtez, ça vaut pas la peine. Je suis sur qu'il doit avoir un gout horrible, en plus.
- Bella… souffla Edward.
- Je sais, ce n'est pas drôle. Par contre, moi ça fait cinq ans que je veux lui dire le fond de ma pensé, alors laissez moi ce plaisir.
- Et après ça tu seras calmée ? Demanda Emmett
Elle leva les yeux au ciel mais n'eut pas le temps de répondre : Rogue se remettait à crier :
- Vôtre statut d'Elue ne vous donne pas tout les droits, espèce de salle petite prétentieuse !
Les vampires montrèrent à nouveau les dents, mais Bella répliqua :
- Vous êtes dans Ma salle de classe, et vous allez m'écouter ! Parce que je me fou pas mal de ce que vous pensez de lui, ou de moi ! Oh, oui, je m'en contre fou ! Je me fou aussi que vous me détestiez, parce que moi je vous haie ! Je vous méprise à tel point que j'ai envie de vous tuer de mes mains ! Parce que tout est de votre putain de faute ! C'est vous qui avait tué ma mère ! Vous qui avait fait de moi cette survivante ! Vous qui avait révélé cette prophétie ! Je me fou de savoir que vous êtes un espion depuis le temps, Elle, elle est morte ! Vous l'avez tué ! Vous avez détruit ma vie ! Et vous avez fait de moi ce que je suis !
Des larmes, de rage, coulaient à présent sur les joues de Bella alors qu'elle foudroyait Rogue du regard. Mais seul Edward eut réellement conscience de l'impact de ses mots sur le si redouté maitre des cachots. Et malgré la tristesse lisible qui avait envahie son regard sombre, Bella ajouta :
- Je vous tuerais sans hésiter si vous mettez en danger leur secret.
Sans un mot de plus, elle se dirigea vers la porte et sortit de la salle sans se retourner. Alors tous fixèrent Rogue qui semblait dans un autre monde, et Albus lança :
- Tu l'as cherché trop longtemps, Severus. Elle a lu le journal de Lily, et elle savait très bien où frapper pour faire mal.
- Elle le pense vraiment ! Cracha Ron en regardant Rogue avec mépris.
- C'est aussi ce qu'il pense, lâcha Edward.
Rogue le fixa, surpris, mais Edward ne dit rien de plus. Il regarda seulement son père avant de quitter la salle de classe à son tour. Carlisle soupira avant de se tourner vers Albus :
- Tu es sur qu'on peut lui faire confiance ?
- Oui, Carlisle, j'en suis sur.
Alors Carlisle s'expliqua, mais garda délibérément le silence sur les dons d'Alice et Edward. Rogue encaissa (non sans mal), et leur révéla à son tour ce que Voldemort lui avait appris…
Hum, et oui, je sais, je vous laisse encore sur votre fin !
Mais la suite arrivera bientôt, et en attendant j'espère bien avoir votre avis !
Bises ;)
Haley Black
