Bonsoir! Bonsoir!
Tout d'abord, je vous souhaite une bonne année 2016, que cette nouvelle année vous apporte joie, bonheur, fortune, santé et réussite! :) J'espère aussi que vous avez eu un magnifique Noël et que vous avez eu pleins de cadeaux! :)
Voici la suite de l'histoire. A vrai dire, je suis un peu déçue car j'avais beaucoup d'idées et en fin de compte j'ai dû faire un tri. J'espère, tout de même, qu'elle continuera à vous plaire. :)
A bientôt! Et bonne lecture!
Chapitre 24:
Les rayons du soleil traversaient les rideaux lorsqu'Eir se réveilla. La jeune femme sentit le torse froid de son fiancé contre son dos. Elle s'étira et poussa un gémissement plaintif. Elle ouvrit paresseusement les paupières tandis que Carlisle était en train masser les endroits où elle avait mal. Elle se retourna afin de pouvoir contempler son visage angélique et ses magnifiques yeux dorés. Il avait une expression soucieuse. Inquiète. L'humaine fronça les sourcils puis jeta un coup d'œil sur son corps. Carlisle avait pansé les morsures qu'il avait fait pendant la nuit.
"_ Comment te sens-tu?
_ Bien.
_ Ne me mens pas, Eir.
_ Je n'ai jamais été aussi heureuse... Mais..."
Elle marqua une pause et hésitait à continuer de parler. Carlisle frotta le dos de sa compagne afin de l'encourager. Ce qui marchait toujours avec elle.
"_ Je m'en veux que tu aies dû passer par là pour... Me prouver que tu m'aimais. Tu as brisé un de tes principes: ne pas boire du sang humain. Et tu viens de le faire. J'ai l'impression... Que je t'ai fait devenir un monstre. Je suis désolée, Carlisle."
Le médecin fut touché par les paroles de son aimée. Elle savait la détermination et la volonté qu'il y mettait pour contrôler sa bête noire. La jeune femme avait une mine sincèrement désolée. Le vampire la plaqua contre lui tout en ronronnant. Puisque ce simple fait pouvait éloigner les nuages dans le ciel vert de son aimée, il le ferait. Rien que pour elle. Il caressa le visage de l'humaine, très délicatement. Il eut envie de l'embrasser encore une fois. De la tenir contre lui pour l'éternité mais Eir le fit rapidement revenir à la réalité.
"_ Ne devons-nous pas rejoindre les autres?
_ Si."
La mortelle se leva, prit des vêtements au hasard et claudiqua jusqu'à la salle de bain sous le regard à moitié amusé de l''immortel. Il huma l'air et grogna fortement pour que sa fiancée l'entende. Il écarta la couverture afin de mettre son corps en évidence.
"_ Qu'est-ce qu'il y a, Carlisle? Demanda Eir, la brosse à dent dans la bouche."
La jeune femme n'était pas complètement habillée. Elle ne portait qu'une fine lingerie en dentelle et en soie qui mit les sens du vampire en ébullition. Il fit un autre grognement plus rauque. Il la voulait maintenant.
"_ Encore? Devina l'humaine en écarquillant les yeux."
Le médecin opina de la tête avec un petit sourire mesquin. Il se leva, et en moins de quelques secondes, il était derrière elle. Le vampire posa ses mains sur la taille de sa compagne et glissa ses doigts entre la peau et le tissu. Il sentit la peau satinée frémir sous son emprise. Elle se cambra sous ses caresses et émit un soupir rempli de désir et d'amour.
"_ Ne fais-tu pas tout ce que tu peux pour me rendre fou? Ronronna-t-il dans le creux de l'oreille de son aimée."
Eir se tourna vers lui avec son habituel sourire taquin. Cela confirmait ses dires. Elle se rinça rapidement la bouche puis se colla un peu plus contre le torse de son amant. Elle enroula ses bras autour du cou du vampire et murmura d'une voix malicieuse:
"_ Ne l'es-tu pas un tout petit peu?"
Elle avait osé le provoquer. Eir fut prestement sur l'épaule de Carlisle comme un sac à patates. La jeune femme était morte de rire face à la réaction de son fiancé. Il la jeta lestement sur le lit et plongea sur elle. Il savait s'imposer quand il le fallait. Il grondait gentiment sur l'humaine. Juste pour lui dire qu'elle était à lui. Il perçut les mains de sa fiancée se débarrasser de sa petite lingerie et cela lui provoqua des vagues de supériorité. Elle s'était offerte à lui. Elle lui faisait confiance et l'immortel appréciait cela à sa juste valeur. Elle leva ses bras en sa direction comme pour l'inciter à venir à elle. Carlisle s'allongea enfin sur la mortelle et elle soupira, comme si elle était soulagée de sentir ce puissant corps contre elle. Leurs lèvres se baladèrent sur la peau de l'autre, provoquant des ondes de chaleur, électriques sur leurs deux corps.
"_ Carlisle, soupira Eir."
Ces ondes, ces secousses de bien-être qu'ils se procuraient se transformèrent en un volcan qui allait entrer en éruption. Les bras du docteur se fermèrent sur le corps fragile de l'humaine tout en ronronnant à son oreille.
"_ Je t'aime, ma douce.
_ Da garout a ran, Aelez, souffla-t-elle." (Je t'aime, Ange)
Eir employait toujours des mots en breton lorsqu'elle était émue. Cela ne faisait que renforcer le charme de sa déclaration. Elle y mettait tout son amour dans ses mots. Toute sa sensibilité. Et Carlisle le sentait.
Le médecin l'aida à se relever puis la guida dans la salle de bain. Il la poussa sous la douche une fois que l'eau fut tiède et la rejoignit. Il prit son temps pour malaxer, masser et caresser les muscles de sa bien-aimée. Il fallait qu'elle se détende. Que son corps se relâche de toutes les tensions. Elle grimaça. Sans doute à cause des courbatures mais elle gardait le sourire. Ce même sourire joyeux et heureux qui illuminait son visage et dont Carlisle en était tombé amoureux dès qu'il l'avait croisé dans les couloirs de l'UBO. Certes, il l'avait déjà vu enfant mais ce n'était pas pareil. Eir n'avait pas encore terminé sa croissance lorsqu'il l'avait trouvé dans la forêt.
Le médecin ne pouvait jamais oublier ce jour où leurs vies se sont scellées dans un même moule, dans un même filament. Avant même de l'avoir vu, il avait été envoûté par sa voix. Sa douce voix sucrée et veloutée. Pleine de légèreté et de gaieté. C'était vraiment un plaisir pour ses oreilles d'immortel. Même la voix d'Esmé lui paraissait moins harmonieuse que dans ses souvenirs. Puis il avait senti son parfum. L'odeur des acacias, du miel et des embruns. Il se souvenait de la douleur qu'il avait ressentit dans sa gorge à cause de la soif. Il avait failli se jeter sur elle pour avoir son sang. Il avait dû utiliser toute sa volonté pour passer auprès d'elle sans la mordre. A ce moment-là, Carlisle n'avait pas encore fait le rapprochement entre la fillette qu'il avait retrouvé dans la forêt et cette jeune femme pleine de vie.
"_ A quoi tu penses, Carlisle?
_ A la première fois que je t'ai vu."
Les joues d'Eir s'empourprèrent rapidement. L'humaine devait comprendre que s'il commençait sur cette voie-là, elle était certaine qu'ils resteraient au lit jusqu'à ce que le vampire se décide de la lâcher. L'immortel la contempla tendrement et l'embrassa avec passion. L'Avalonienne frissonna de plaisir. Maintenant qu'elle s'était habituée aux étreintes charnelles de Carlisle, son corps n'arrêtait pas d'en redemander. Et cela paraissait plaire à son compagnon. Elle rougit un peu plus. Sachant que son fiancé sentait ce qui la travaillait déjà mais avant qu'il ne commence ses cajoleries, Eir se releva prestement et fit d'une voix autoritaire tout en chassant les mains baladeuses du blond:
"_ Plus on les fera attendre, moins ils nous laisseront nous isoler pour ce genre d'attention."
Leurs yeux se croisèrent et comme d'habitude, ils s'y noyèrent. Le médecin eut un sourire taquin et tapota le matelas de sa main. Presque instinctivement, Eir se réinstalla sur le lit auprès de Carlisle, le sourire aux lèvres.
"_ Tu sais que j'aime lorsque tu utilises cette voix-là..."
Nouveau tressaillement de la part de la mortelle. Le désir se propageait à nouveau dans son corps. La chaleur envahissait peu à peu chacun de ses membres. Elle savait le meilleur moyen pour se débarrasser de ça. Le sourire de Carlisle n'arrêtait pas de s'élargir. Les mains du vampire reprirent le chemin de la peau chaude de l'humaine mais elle s'esquiva d'un mouvement brusque. Elle lui tira la langue, ramassa sa petite lingerie et s'enferma à double tour dans la salle de bain tandis que le pauvre médecin, frustré, dû s'occuper comme il le pouvait avant de s'habiller. Il savait que s'il ne se débarrassait pas de cette envie, cette pulsion allait le suivre jusqu'à ce qu'il soit seul avec Eir. Et ça pouvait être n'importe où, du moment qu'il était ensemble...
Une fois que le couple fut prêt à partir, Carlisle s'était approché de sa compagne et lui murmura en encerclant sa taille de ses bras:
"_ Je te promets que cette nuit, tu ne pourras pas dormir.
_ Dans ce cas... Dépêchons-nous de les rejoindre et ils nous laisseront tranquille plus tôt, déclara astucieusement sa fiancée."
Le médecin ne put que rire de la réaction de son aimée. Elle aussi commençait à dépendre de lui. Cela n'avait pas l'air de la déranger. D'ailleurs, il se demandait si elle en prenait peu à peu conscience.
Arrivés à l'établissement de Robin et Erwan, Eir et Carlisle furent chaleureusement accueilli par Sorah et le reste des Avaloniens à l'exception de Kay, les Cullen et les Denali. Alice enlaça tendrement son amie, suivit de Jasper qui lui fit une petite accolade amicale, puis vint Emmett et Rosalie. La belle blonde regardait Eir d'une manière méfiante mais elle ne lui était pas hostile. Puis elle osa un timide sourire à l'humaine. Quant à ce grand gaillard, il ne pouvait que sourire face à la vue que la mortelle lui offrait. Carlisle venait de retirer le manteau de sa bien-aimée. Et effectivement, le médecin avait choisi ses vêtements afin de mettre les morsures en valeur. Pour que tous les immortels sachent qu'elle lui appartenait. La jeune femme était habillée d'une robe bleue électrique à volant. Ses bras étaient dénudés, laissant une magnifique vue sur ces plaies fraîchement ouvertes. Carlisle tenait sa fiancée par la taille, indiquant à ses autres congénères qu'elle était sa possession, son objet et que quiconque venait lui enlever recevrait son courroux.
Le vampire végétarien était l'un des vampires les plus pacifiques qui existent. Mais il ne ferait aucun cadeau pour celui ou celle qui mettrait la vie de son aimée en danger.
Les retrouvailles se terminèrent par Bella et Edward. Le télépathe glissa quelques mots à son "père" et le visage du docteur s'assombrit subitement. Eir lui jeta un coup d'oeil et elle comprit que quelque chose n'allait pas. Instinctivement, elle posa sa main sur le bras de l'immortel afin de lui apporter son soutien et du réconfort. Il glissa son regard sur sa future femme et lui fit un sourire rassurant cependant, l'humaine voyait bien qu'il y avait une tension au niveau de ses traits. Il semblait être inquiet pour une personne. Était-ce elle? Ou... pour Esmé?
Tout d'un coup, un grognement se fit entendre. Eir tourna la tête et eut juste le temps de voir une vampire aux cheveux aubruns se jeter sur eux. Et plus précisément sur elle. Carlisle se mit automatiquement devant la mortelle afin d'utiliser son corps comme d'un bouclier, grogna férocement pour donner un avertissement à la vampire et poussa Eir pour l'éloigner de lui. Elle glissa et tomba sur le sol, le souffle coupé. Mais elle se releva rapidement tout en jetant un regard quelque peu soucieux pour son compagnon. Sorah se positionna devant Eir, furibonde. Elle tremblait de rage et feulait à chaque fois qu'Esmé faisait un mouvement pour aller vers la mortelle. L'humaine ne cessait pas de regarder cette immortelle qui lui voulait la peau. Certes, la peur était là, dans ses veines, tétanisant ses muscles. Et cette peur de perdre Carlisle était revenue au galop. Après tout, si Esmé était revenue jusqu'ici, c'était bien pour Carlisle. Et Eir savait qu'elle ne pourrait rien faire contre ça. Son cauchemar était sur le point de se réaliser... Une vague froide la fit trembler de tout son être. Elle savait bien qu'elle ne pouvait pas la battre. Même si Carlisle l'avait marqué... Cela ne disait rien sur ce qui allait se passer.
A l'étage, Aro, Caius, Marcus, Athenodora, Robin et Erwan s'étaient levés et observaient l'altercation avec intérêt. Leurs iris flamboyantes brillaient de sévérité et de colère si jamais Esmé osait nuire à la vie d'Eir. Le roi des rois italiens était prêt à faire signe à Alec et Jane pour intervenir. Lui non plus, il n'appréciait pas la tournure des événements.
"_ Comment oses-tu le toucher, humaine? Cracha l'ex-femme du médecin, haineuse."
Sorah grogna férocement à l'attention d'Esmé. Personne ne touchera à Eir tant qu'elle sera en vie. Et elle ferait ce qu'elle devait faire en tant que Prêtresse de Ceridwen.
"_ Comment peux-tu avoir des sentiments pour cette Volturi? Reprit-elle en fixant Carlisle des yeux. Ne vois-tu pas qu'elle te manipule pour avoir ce qu'elle veut? Dès qu'un humain apprend notre existence, tout ce qu'il souhaite c'est d'avoir l'immortalité."
D'autres vampires émirent des feulements, des chuintements de colère. Eir tourna les yeux vers ces protestations et vit qu'Alice et Jasper n'étaient tout à fait d'accord par les dires de la vampire. Carlisle lança un coup d'œil vers sa fiancée et lui souriait tendrement en signe d'apaisement. Eir fut tout de suite calmée. Carlisle était un homme juste et droit. Il savait ce que son ancienne compagne essayait de faire et il n'appréciait vraiment pas sa façon dont elle s'y prenait. Et même, il aimait Eir. Ses sentiments étaient tous tournés vers l'humaine. Et bien qu'il sentait la crainte d'Eir, il ne l'abandonnerait pas sous aucun prétexte. Le médecin fit rapidement un bon en arrière afin de se tenir auprès de sa future femme tandis que tous les Cullen avaient encerclés Esmé. Ils ne cherchaient pas à la combattre mais juste à l'intimider.
Sur cette attaque verbale, Eir écarquilla les yeux. Comment? Esmé insinuait qu'elle manipulait Carlisle pour devenir immortelle? Elle se sentait horriblement humiliée et blessée. Mais avant que l'humaine eut l'occasion de répondre, ce fut une autre voix qui s'éleva dans les airs, froide et autoritaire.
"_ Il me semble que tu es mal placée pour dire ce que Eir veut réellement. Et je peux te dire que ma fiancée n'est pas en train de me manipuler pour être transformer, fit amèrement Carlisle. Eir ne me manipule pas comme ce que tu es en train d'essayer de faire. Je ne me retournerai pas contre elle.
_ Ce n'est pas parce qu'elle n'en parle pas, qu'elle n'en pense pas moins. Après tout, Edward et Aro ne peuvent lire dans son esprit. Tu ne peux rien savoir d'elle. De ce qu'elle pense réellement.
_ Tout comme Bella, trancha le médecin tout aussi acerbe. Je suis certain que si Eir était avec un autre vampire que moi, cela ne t'aurait pas dérangé de lier une amitié avec elle. Mais tu aurais certainement compris qu'Eir n'est pas ce genre de personne.
_ C'est une Volturi, répéta Esmé. Aurais-tu oublié ce qu'ils voulaient faire à Renésmée et à notre clan?
_ Sauf qu'ils ne l'ont pas fait, rétorqua Carlisle toujours aussi froidement. Eir n'est pas une Volturi et n'a pas été éduquée chez eux. Elle est juste la descendante directe de Caius. Pourquoi vis-tu dans le passé alors que tu m'as clairement dit que tu te lassais de notre mode de vie? Pourquoi es-tu revenue alors que tu m'as dit que tu avais trouvé un autre compagnon plus intéressant, plus talentueux que moi?"
Eir s'était pétrifiée sur place. Son visage avait brusquement pâlit. Pourquoi Esmé lui avait-elle dit cela? Carlisle était... Le meilleur amant et conjoint qu'elle connaissait. La mortelle fut meurtrie parce que Carlisle ne lui avait jamais vraiment raconté leur rupture.
"_ N'as-tu pas dit que tu en avais marre d'être la mère de nos enfants adoptifs? N'as-tu pas dit que tu en avais plus qu'assez de jouer la comédie? Que tout ce que tu souhaitais était de planter des crocs dans la chair des humains? Crois-tu vraiment que j'ai oublié tout ce que tu m'as balancé quand tu m'as abandonné? Crois-tu sincèrement que je vais tirer un trait sur ce passé et te pardonner aussi facilement? Je veux bien être compréhensif mais ne me fais pas croire que tes paroles sont sincères envers moi."
Eir sentait que Carlisle avait été profondément blessé. Elle hésitait à le consoler mais elle trouvait que si elle le faisait, elle n'allait qu'envenimer la situation. Et elle souhaitait l'éviter.
"_ Ne comprends-tu pas que cette mortelle causera ta perte? Notre perte à tous? Si elle ne se rend pas aux Roumains...
_ Parce que tu es là pour ça? Intervient Alice, furieuse. Pour les Roumains? Pour l'emmener à eux?
_ Qu'est-ce qu'ils t'ont donné en échange de cela? Interrompit Carlisle. T'ont-ils menacé?"
Cette fois-ci, il tremblait vraiment de colère. Eir ne l'avait jamais vu ainsi et cela lui fit peur. Était-il en colère contre Esmé ou juste parce que les Roumains l'avaient menacé?
"_ Menacé? Bien sûr qu'ils l'ont fait, reprit Esmé toujours aussi agressive. Ils m'ont dit que si je revenais pas avec l'humaine, ils iraient s'en prendre à Rénesmée et aux Quileutes."
Bella, Rosalie et Alice émirent des exclamations choquées tandis que Jasper, Edward, Carlisle et Emmett grognèrent. La jeune humaine déglutit difficilement sa salive. Puisqu'ils n'avaient rien eu de la part des Volturi, les Roumains voulaient faire pression sur les Cullen. Et ils allaient s'en prendre à des innocents. Instinctivement, ses yeux croisèrent ceux dorés d'Edward. Elle se demandait s'il pouvait toujours lire dans ses pensées. Le vampire cligna des paupières, surpris, et fronça les sourcils. Autant tenter le tout pour le tout. Or de question qu'elle soit responsable de la mort de Rénesmée et de ces Quileutes.
"Edward, va chercher ta fille et les autres. Il vaudrait mieux qu'ils viennent nous rejoindre afin de présenter un front uni. Ainsi les Roumains auront moins de chance d'atteindre Renésmée. Nous essayerons de gagner du temps afin qu'ils ne vous gênent pas trop en cours de route."
Le télépathe eut un triste sourire et acquiesça lentement de la tête. Il caressa tendrement la colonne vertébrale de Bella qui leva les yeux vers son époux. Eir ne put lire sur ses lèvres. Ni entendre ce qu'ils disaient mais le regard que Bella lui lança voulait tout dire. Elle lui était reconnaissante.
"_ Y a-t-il un impératif de temps? Demanda sérieusement Eir."
Esmé l'observa comme si elle voulait lui faire comprendre que l'humaine n'avait pas le droit de lui adresser la parole. Carlisle crut à une future attaque et préféra se mettre devant Eir afin de la protéger.
"_ Et en plus de cela, je constate que tu l'as marqué..., siffla l'ancienne compagne du médecin.
_ Parce que je sais qu'elle ne me trahira jamais.
_ Tu devrais savoir qu'il ne faut jamais dire jamais, riposta Esmé, doucereuse. Qui sait? Peut-être qu'elle fera pire que moi."
Eir en avait assez de se faire insulter. Elle s'éloigna silencieusement de son vampire afin d'aller derrière le comptoir. Elle se servit un verre de diabolo au caramel au beurre salé et revint comme si de rien n'était. Mais il lui était de plus en plus difficile de se contrôler. Elle n'avait qu'une chose en tête: mettre K.O Esmé. Il y avait juste un tout petit problème...
Elle était humaine. Mortelle. Et fragile. Autant dire qu'elle ne ferait pas grand chose de la vampire. Et en plus de cela, Carlisle serait dans une colère monstrueuse par son emportement et son impulsivité. Eir voulait à tout prix éviter de recevoir le courroux de son fiancé à cause de sa mauvaise conduite.
"_ Vous ne me connaissez pas, Esmé, répondit la mortelle froidement. Vous ne savez strictement rien de moi.
_ Effectivement, c'est vrai. Je ne connais rien de toi et de tes Avaloniens. Mais vois-tu, un grand nombre de vampire savent que les Avaloniens ne respectent pas leur parole. Dès que les lycanthropes seront hors d'état de nuire, vous nous attaquerez.
_ Alors là..., commença Bran en craquant ses jointures.
_ ... Elle va trop loin, pesta Katell."
Eir bouillonnait à l'intérieur d'elle et pourtant, elle devait leur dire de rester calme. Elle trépignait de colère. Elle voulait lui faire sa fête. Oh oui, elle le voulait. Jamais Eir n'avait autant voulu tuer une personne de sa vie. Et pourtant, par ces mots, elle s'était sentie souillée. Son âme, sa conscience demandaient réparation. La jeune femme lança un regard vers Jasper afin qu'il utilise son pouvoir sur eux. Ce qu'il fit dans la seconde. Et tous les humains furent apaisés...
"_ Laissez.
_ Mais Eir... Elle a touché à notre honneur! S'exclama Sorah.
_ C'est ce qu'elle souhaite, appuya Celiburn. Elle n'attend que ça, Sorah."
Mais le don de l'empathe ne marcha qu'à moitié. Les Avaloniens regardèrent Eir, patientant un ordre de celle-ci. Mais l'ordre ne vint pas.
"_ J'ai d'autres choses à faire que d'écouter les jérémiades d'une immortelle, reprit Eir, impassible. Celiburn, peux-tu me conduire à Kay? Et en même temps, tu m'expliqueras ce qui s'est passé avec cet idiot de malheur."
Celiburn et Eir passèrent tout près d'Esmé qui l'observait avec étonnement. La fiancée de Carlisle jeta un coup d'œil à Edward et lui envoya un petit message télépathique: "Soyez prudents. Ils ne vous feront pas de cadeau." Le vampire avait un regard résigné et acquiesça une nouvelle fois comme pour remercier l'humaine. "Oh! J'oubliais! Sorah a un ami qui travaille à l'aéroport de Brest-Guipavas. Il peut rapidement vous trouver un avion pour Seattle." Cette fois-ci, l'homme aux cheveux cuivrés eut un sourire étincelant.
Eir monta les dernières marches de l'escalier et fut rejoint par Carlisle, Alice et Jasper tandis que Bella et Edward s'avançaient vers Sorah.
"_ Carlisle! Appela une voix masculine."
Le groupe s'arrêta et se tourna d'un même mouvement vers l'interlocuteur. C'était Eléazar. Le médecin fit un signe à Eir de rejoindre Kay au dernier étage. Ce qu'elle fit sans rechigner. Alice et Jasper à sa suite. Au moins, Eir était en sécurité avec eux.
"_ Surveille Eir, déclara l'espagnol sérieusement.
_ Comment ça?
_ J'ai un mauvais pressentiment la concernant."
Si Carlisle avait encore son humanité, son cœur palpitant, il se serait affolé. Au lieu de cela, il fronça les sourcils. Ses traits du visage, tirés d'inquiétude. C'est tout ce qu'il pouvait faire. Tout ce qu'il pouvait montrer.
"_ Dis-moi le fond de ta pensée, mon ami.
_ Je n'en suis pas sûr à cent pour cent... Mais il y a quelque chose qui tourne autour d'Eir. Et tout me fait penser que ce n'est pas bénéfique pour elle, ni pour son entourage."
Au loin, Marcus n'avait pas perdu une miette de cet échange. Et ce qu'il venait de voir dans les liens n'étaient pas aussi solides qu'avant. C'est comme si quelque chose s'était interposé entre Eir et les personnes qui lui étaient proches. Mais le lien qui avait le plus pâti, c'était bien celui qu'elle partageait avec Carlisle. Et cela lui provoquait des frissons dans tout son être. Il tourna ses yeux vers Esmé mais elle ne semblait pas intéressée par ce qui se passait. A vrai dire, elle était surveillée de très près par Félix, Démétri, Emmett et Santiago. Donc cela ne venait pas d'elle autrement Eléazar l'aurait vu et avait mis Carlisle au courant. Ce qui n'était pas le cas...
Ce n'était pas une personne du bar. C'était surement une personne extérieure. Qu'Eir a croisé inconsciemment. Un de ces lycanthropes? Peut-être. Aro n'avait rien pu voir lorsqu'il avait utilisé son pouvoir sur Esmé. Tout ça parce qu'elle avait été dans le camp des loups-garous. Cependant elle devait détenir d'importantes informations. Peut-être qu'Edward pourrait les aider. Ou au moins, aider son père à protéger sa dulcinée.
Aro fut intrigué par le comportement de Marcus, se rapprocha de lui et lui murmura afin qu'il n'y ait que Marcus qui puisse l'entendre:
"_ As-tu décelé quelque chose d'intéressant par rapport... A cette constatation de la part d'Eléazar?
_ Oui. Rien de bien bon pour Eir et Carlisle."
Le leader des Volturi se pinça les lèvres.
"_ Est-ce en rapport avec moi? Demanda-t-il, perplexe."
Marcus secoua négativement de la tête. Et Aro parut soulagé et éclata de rire. Mais son beau-frère sentait qu'il masquait son inquiétude pour le couple.
"_ Cela vient de l'extérieur, ajouta l'époux de Didyme en se tournant vers son congénère."
