Bonsoir tout le monde !
Et voici un nouveau chapitre qui vous plaira, j'espère.
Encore merci pour vos review, je n'y ai pas répondu cette fois encore, honte à moi ! En tout cas, j'apprécie vraiment vos avis, et j'espère tenir compte des petites recommandations que vous pouvez formuler.
Je remercie encore et toujours Eli et Caro, j'adoooore vos commentaires ;) ;)
Bonne lecture.
24-
EDWARD POV
Je reviens d'une chasse dans les environs, un bouquet de fleurs exotiques dans les mains (N/Caro : c'est trop mimi), mais je reste figé devant celle qui m'attend sous le porche de la maison. Bella est assise sur le petit banc en bois, un châle typique de la région sur les épaules. Quand elle m'entend arriver, elle me tend un sourire magnifique.
_ Tu t'es bien amusé ?
_ Ça peut aller.
Je l'embrasse, et m'assois près d'elle. Sa peau est chaude, et bronzée.
_ C'est pour toi. De la part de ton mari dévoué.
Elle rit, et les prend contre elle.(N/Caro : Dévoué...tu m'étonnes.)
_ Merci. Dit-elle, le nez dans les fleurs.
_ Alors, comment a été ta journée ?
Je l'attire contre moi. Son odeur m'a manqué.
_ Calme. Je n'ai pas envie de partir. Avoue-t-elle en relevant les yeux sur moi.
_ Moi non plus. Souris-je en embrassant son front.
_ Tu crois que si on fait semblant d'avoir loupé l'avion...
_ Alice viendrait nous chercher à la nage. Grimacé-je. (N/Caro : elle en est capable la bougresse ! lol)
Elle pouffe de rire dans mon cou, puis s'écarte.
_ Alors il est temps que je range mes affaires.
Elle se lève, et alors qu'elle entre dans la maison, je vois son ventre plus arrondi que dans mes souvenirs. Je reste un instant sous le choc. Je ne suis parti que depuis ce matin, et la différence est flagrante. Elle a sûrement pris une nouvelle taille.
Dire que j'ai peur serait faux. Seulement, c'est perturbant. J'envie les autres qui ont neuf mois pour se faire à l'idée d'être père. Moi j'ai...Quelques semaines ? (N/Caro: ouais tu vas t'y faire papa)(N/Eli : C'est court mais on est vite dans le bain une fois qu'il débarque !)
_ Edward, où as-tu laissé nos vêtements, en partant ? Interroge Bella depuis la salle de bain.
Je souris, pour la rejoindre. Je m'appuie en silence contre le chambranle de la porte, les bras croisés et je l'observe s'affairer près du bac à linge. Sa petite robe beige dessine ses courbes avec soin, et ses jambes sont magnifiquement découvertes. Il faudra qu'elle porte plus de tenues de ce genre, dorénavant.
_ Edward ! Crie-t-elle et je fais un pas vers elle. Ah ! Tu m'as fait peur.
Elle pose une main à l'emplacement de son cœur et je l'attire à moi, mes mains dans son dos. Son ventre rond entre nous.
_ Ce n'était pas mon intention. Mais tu es vraiment très, très jolie, alors...
_ Pervers ! Tu n'as pas honte ! Elle me frappe le torse doucement, et j'attrape sa main au vol (N/Caro : honte pourquoi ? Nan mais elle est folle)
Je dépose un baiser sur chacun de ses bouts de doigts, et soude mon regard au sien.
_ Aucune honte, non. Mais beaucoup d'idées. (N/Caro : bah tu vois^^)
_ Edward...Elle est gênée, et le rouge lui monte aux joues. (N/Eli : Profite Bella …t'as un mari en or)(N/Spuffy: Non, Eli, en diamant *sifflot *)
Je ris, aimant sentir son ventre et notre enfant à l'intérieur, entre nous deux, protégé.
_ Les vêtements que tu demandes sont juste là. Je lui indique le fil à linge derrière la maison.
_ Merci.
Elle s'apprête à sortir les chercher, mais je la devance. En une dizaine de secondes, elle peut les ranger dans la valise. Je resterais bien avec elle, mais je dois moi aussi rassembler quelques affaires, alors j'embrasse sa nuque dégagée de tous cheveux, et m'éloigne dans le salon. Je récupère l'appareil photo, les différentes cartes mémoires, et CD que j'avais pris. Le tout entre dans un sac dédié et bientôt, nous nous retrouvons dans la chambre. Bella traine une autre valise sur le lit, et quand elle voit mon regard inquiet, elle me sourit, et me lance un baiser de la main. Je ne dis rien, je sais qu'elle m'en voudrait. Mais Dieu sait que je ne supporte pas l'idée qu'elle se blesse, et même si elle fait la courageuse, je sais que certains mouvements sont douloureux. (N/Caro : Zen Edward...respire...enfin fais semblant. mdr)
Sans un mot, je viens m'asseoir près d'elle, et je l'aide à ranger tous les cadeaux que nous rapportons.
_ Hum...Tu veux le mettre comment, celui-ci ? Hésité-je, un ensemble de produits de beauté dans les mains.
Le paquet est volumineux, et je sais qu'Alice sera hystérique avec ça entre les mains.
_ Là, il y a de la place.
Bella me montre du doigt, mais je ne vois toujours pas. Elle rit, me prend le paquet des mains et le cale où il faut.
_ Je crois que tu n'es pas si parfait que ça, finalement. Elle me regarde du coin de l'œil.
_ Ah oui ? Tu trouves ?
Je la tire sur mes genoux, l'emprisonnant entre mes bras. Elle éclate de rire, ses bras autour de ma nuque.
_ Attends que je te montre.
En un rien de temps, la valise et les cadeaux sont au sol, et Bella est allongée sur le lit. Je la surplombe. Elle est à bout de souffle alors que je m'approche de sa bouche. Je la vois entrouvrir ses lèvres, attendant mon baiser. Mais je me contente de les frôler, posant les miennes sur son nez. Son cœur a un raté, contre mon estomac, je sens les petits coups que notre enfant donne dans le ventre de sa mère. Je pose une main apaisante dessus, et tout en laissant mon nez courir sur la mâchoire de Bella, je commence à murmurer sa berceuse. Le bébé se calme, et ses pensées timides me parviennent. Il est juste étonné des réactions du corps de sa mère. (N/Caro : C'est parce qu'il ne connait pas encore papa. xD. Mais quel homme cet Edward.)
Alors je me reconcentre sur Bella. Ma langue taquine son lobe d'oreille. Elle gémit, une jambe s'enroule autour de mes hanches. Ses doigts s'enfoncent dans mes cheveux. L'odeur de son excitation m'atteint et je me force à ne pas assouvir mes besoins. Pas tout de suite. Je dépose des filées de baisers dans son cou, savourant son goût et les gémissements qui lui échappent.
_ Edward...
Elle tourne la tête vers moi, ses lèvres cherchent les miennes, et comme elle bascule son bassin vers le mien, je sens son humidité. Je cède à la tentation avec le plus grand délice.
Sa petite langue demande l'accès à ma bouche, et c'est dans un grognement que je le lui accorde. Ma main, qui était sur son ventre, caresse ses flancs, soulevant millimètres par millimètres sa robe. Je dessine alors son ventre de sept mois passés de grossesse, le galbe de ses cuisses, la courbe d'un sein tendu. La bataille que mènent nos langues devient plus sensuelle à chaque instant, et ses doigts s'attaquent à ma chemise. Le contraste de température me fait frémir. Je serais essoufflé si j'avais besoin d'air pour vivre.
Quand Bella m'a ôté ma chemise, je la soulève, m'appuyant sur mes genoux, et passe sa robe par-dessus ses bras. Elle est uniquement en culotte, merci à sa grossesse qui lui rend les soutien-gorges insupportables. Ses bras se tendent vers moi, et elle s'installe sur mes genoux, un petit sourire coquin sur les lèvres. Mes mains caressent ses épaules, et son dos, la positionnant plus encore sur la bosse de mon boxer. Elle se mord la lèvre, une fine pellicule commence à apparaître sur son visage. Je pose ma bouche sur un sein, câlinant l'autre avec soin. Bella crie mon nom, s'arquant sous ma caresse. Son corps est en flammes sous mes mains, son cœur bat au grand galop.
_ Edward...S'il-te-plait...
Elle tire ma tête vers elle, et mordille ma lèvre. Je sens ses mains s'attarder sur ma boucle de ceinture, puis ouvrir ma braguette. Mes mains ne sont pas en reste, une sur sa cuisse, je laisse glisser l'autre sur sa culotte trempée. Je grogne, elle gémit. Ses doigts prennent mon pénis et commencent de merveilleux mouvements. Je me sens durcir plus encore et en oublierais presque de lui rendre la pareille. Je me penche sur ses lèvres, et l'embrasse tout en passant mes doigts sous son vêtement pour l'arracher, frôlant son intimité. Son bassin vient à ma rencontre. Je pose mon pouce sur son clitoris et soude mon regard au sien. Les prunelles noisette sont plus foncées que jamais. J'aime la voir aussi libre et sure d'elle-même.
Quand je m'apprête à passer la barrière de ses lèvres, elle fait 'non' de la tête, et arrête sa caresse. Lentement, elle s'écarte, et je reste immobile, me demandant ce qu'elle compte faire.
En tout cas, je ne m'attendais pas à ça.
Elle se tourne, et vient s'installer sur moi, son dos collé à mon torse. Elle prend mes mains et les fait passer sur son ventre, puis glisser jusqu'à son intimité. Elle tourne alors la tête vers moi, et cherche mes lèvres.
En silence, j'accède à sa demande. Nous nous embrassons avec fièvre puis je tiens ses hanches un peu surélevée pour placer mon sexe à son entrée. Son cœur s'arrête une seconde, et je retiens ma respiration. Elle s'empale elle-même sur ma longueur, en poussant un long gémissement.
_ Bella !
J'ai presque le souffle coupé, la prendre dans ce sens n'est pas commun. Mais bon dieu ! Je trouve ma place facilement, et sans d'autres mots, je l'arrache à sa position, pour recommencer la manœuvre. Bella pousse des gémissements de plus en plus forts, et je me laisse emporter par les sensations qui me parcourent. Ma bouche se pose sur son épaule, mes mains s'installent sur un sein et sur son clitoris. Nous nous unissons dans un ensemble de chuchotements et gémissements. Je baisse les yeux sur notre point de rencontre, accélère mes mouvements et grogne tout en même temps.
Dans un dernier va-et-vient, Bella tend les bras derrière sa tête, pour attirer la mienne vers elle. Je trouve son oreille, et nous venons ensemble dans notre jouissance.
Les derniers spasmes de nos corps se répercutent encore un moment, pendant lequel nous restons dans la même position. Nos mains posées les unes sur les autres sur son ventre.
Puis, sans un mot, je me retire de son antre, et l'aide à se placer sur le dos. Je suis sur le ventre, à ses côtés, plus amoureux que je l'aurais cru possible de cette femme si belle qui s'offre à moi. Elle sourit, caresse du bout du doigt mes lèvres, et se laisse emporter par Morphée. Finalement, je suis quand même jaloux de ce Morphée, il entraine Bella à tout moment, sans qu'elle puisse lutter contre.(N/Eli : Adversaire coriace !)
OoOoOoOo
L'ambiance est...Étrange. Carlisle et Esmée sont venus nous chercher à l'aéroport de Chicago, et les quelques minutes nécessaires à retourner chez Bella sont chargées d'une tension indéfinissable. (N/Caro : va y avoir du sport !)
_ Alors, Bella, comment te sens-tu ? Demande Carlisle au bout d'un moment.
_ Parfaitement bien !
Je souris en entendant la pointe d'agacement dans sa voix. Nous serrons nos doigts unis.
_ En tout cas, ça a l'air. Tu es très belle, ma chérie. Insiste Esmée ce qui vaut à l'intéressée de lever les yeux au ciel.
_ Je ne suis pas sûr d'être du même avis. La contredit-elle, gênée.
_ Bella...Soupiré-je.
J'ai l'impression de vivre cette conversation à l'infini. Son ventre est le plus beau qui soit, et la lueur que cela fait briller dans ses yeux est celle que je préfère.
Elle hausse les épaules et se contente d'observer les maisons et immeubles qui se succèdent dehors.
Quelque chose me dit qu'il s'agit d'une discussion sans fin. Constate Esmée. (N/Caro : c'en est une ! Mdr)
Si elle savait !
Enfin, nous arrivons. Les banderoles s'accumulent sur la porte. Bella s'arrête net en lisant les félicitations et autres petits mots de bienvenus.
_ Alice. Grogne-t-elle.
_ Détrompe-toi, votre fille y a tenu. Esmée s'amuse, passant un bras autour de ses épaules, et la guidant jusqu'à la porte.
_ BIENVENUS ! ! ! S'écrient-ils tous une fois que nous sommes dans l'entrée.
Bella fait un pas en arrière, se collant à moi. Je passe mes bras autour des siens, la serrant bien contre moi.
Emmett éclate de rire, et suit le mouvement entamé par Renéesmée pour nous embrasser.
_ Bienvenus à la maison. Souffle-t-elle en nous prenant tous les deux dans ses bras, sa tête entre les nôtres.
_ Merci, ma chérie.
_ Tu m'as manqué maman.
Elles s'embrassent une fois de plus, puis nous recevons les accolades, plaisanteries et autres du reste de ma famille. De notre famille, rectifié-je pour moi-même.
Jasper me donne une tape sur l'épaule. Emmett réfléchit aux conneries qu'il peut sortir. Alice et Rose entraînent déjà Bella au salon pour lui poser toutes les questions qui leur passent par la tête.
_ Alors, vieux, tu l'as eue au final ! Insinue Emmett, avec un regard éloquent.
_ Bien sûr qu'il a gagné ! Alice nous aurait fait une crise depuis longtemps dans le cas contraire. Intervient Jazz.
Ian se contente de sourire, et je fais comme lui. Je me tourne pour observer les filles dans leurs discussions. J'entends toutes les questions posées à Bella. Tant sur les paysages que notre nuit de noces...Je secoue la tête. En quoi cela les concernent-elles ?
_ Ah ! D'ailleurs, Emmett. S'exclame Bella en se tournant vers nous, les yeux partagés entre haine et résignation.
_ Ma chère belle-soeur, que puis-je pour toi ? Sourit-il en s'appuyant au dossier du fauteuil de Rose.
Quelque chose me dit qu'il a repéré le ton courroucé de Bella. Dans la tête d'Alice, je vois ce que Bella projette de faire à mon frère. Je ris.
Elle est furax. M'informe Jasper, mais je l'avais compris.
_ Peux-tu me dire ce qui t'est passé par la tête quand tu as eu cette foutue idée d'offrir un appareil photo numérique dernier cri à Edward pour notre mariage ? !
Elle n'a pas fini sa phrase quand Renéesmée m'interroge par la pensée et que Emmett éclate de rire. En guise de réponse, il s'assoit face à elle, sur la table basse. Il la fixe dans les yeux, et je serre les dents, prêt à m'interposer.
_ J'espérais qu'il pourrait prendre quelques photos entre deux...Activités...Pour les souvenirs. (N/Caro : Salopard ! lol)(N/Eli : Mais non, c'est chouette, les souvenirs ! Surtout certains)
Elle rougit, elle aussi a entendu le type de photo particulier auquel il pense.
_ La Patagonie est si belle, parait-il. S'enfonce-t-il avec un clin d'œil.
Bella perd ses couleurs. Rose a un hoquet de stupeur, alors qu'Alice lève les yeux au ciel.
Il est pire que je ne le pensais.
_ Obsédé ! S'insurge Bella.
_ Oh ! Avoue, tu as aimé ! La tente-t-il en riant.
Bella bondit, mais c'est Renéesmée qui la venge. Une série d'images toutes plus désagréables les unes que les autres apparaissent dans l'esprit de mon frère. Je me dépêche de rompre au maximum le lien entre nos cerveaux.
Je grimace un moment, alors que Bella, Renéesmée et Rosalie discutent du sort d'Emmett, comme Alice parlerait d'un bout de tissu.
Hey ! Râle-t-elle à la comparaison qu'elle me voit faire.
Elle me tire la langue, et je hausse les épaules.
C'est comme si nous avions besoin de ce signal pour que les conversations reprennent, plus calmes. Je m'assois près de Bella, et elle se cale contre moi. Je passe mon pouce sur sa paume alors que des projets de chasse sont faits, tant que des récits de cette semaine passée.
_ Alors, tu as encore séché les cours, cette semaine. Gronde Bella en se tournant vers notre fille.
_ Non ! Je suis revenue hier après les cours, seulement. Et j'y retourne pour lundi. Sourit-elle, mais une tension est visible dans ses prunelles.
Bella la fixe un instant de plus, et l'interroge sur la vie du campus.
Moins une. Se félicite Ian, avant de croiser mon regard.
Du calme. Intervient Jasper en captant les inquiétudes de Ian. (N/Caro : Arg ça va chauffer dur !)(N/Eli :Pour mettre la puce à l'oreille d'Edward, y a pas mieux)
_ Pourquoi moins une ? Demandé-je, et cette fois, la pièce entière s'emplit d'une vague de froid.
Bella me regarde avec étonnement, les sourcils froncés.
_ Quoi quoi ? Le défend Renéesmée et je sens que je ne vais pas aimer.
Tous détournent les yeux et s'efforcent de vider leurs esprits de toutes pensées. (N/Eli : C'est le moment, je m'installe, popcorn à la main)
_ Que se passe-t-il ?
Je pose mon regard sur Bella. Ce qui me rassure, c'est qu'elle est aussi perdue que moi. Nous tournons notre attention sur les autres. Je sens l'excitation d'Alice, elle fait en sorte de ne pas penser à ce qu'elle est en train de penser, et ça m'inquiète encore plus. Renéesmée se contente de regarder Ian, et Carlisle et Esmée sourient.
_ Renéesmée...Commence Bella, rompant le silence.
Notre fille tourne la tête lentement vers sa mère. Je fouille les esprits autour de moi, et c'est la demi image qui apparaît dans le crâne de Ian qui éclaire la conversation. (N/Caro : Oups...)(N/Eli : Ouais…re-oups)
BELLA POV
_ Plaît-il ? ! s'écrie Edward en se levant à moitié. (N/Caro : et c'est parti !)(N/Eli : Tous au abris….)
Il a les mâchoires serrées, et ses yeux sont plus noirs que jamais.
Personne n'ose parler, et pourtant, je sens que quelque chose de crucial se passe. Je lance un regard à Alice, espérant voir un indice sur son visage. Mais à part la joie...
_ Oh ! Edward, pas la peine d'en faire un plat ! C'est plutôt...
_ Alice, s'il-te-plait. C'est à ma fille que je parle. (N/Caro : *pars se cacher pour compter les points* J'suis pas immortelle moi)(N/Eli : j'te suis Caro)
Sa voix est si sèche, cassante. Je sens une légère panique s'insinuer en moi. Je lance des regards à tout le monde. À part cette opposition entre Renéesmée et Edward, rien d'autre ne m'intéresse alors. Je les observe une seconde avant de comprendre qu'ils discutent par la pensée. Edward est plus pâle qu'à l'ordinaire. Je ne l'avais pas vu aussi tendu depuis la fois où James ou Aro s'étaient tenus devant nous. (N/Caro : Aie c'est mal barré...cours Ian, cours !)
_ Edward ? Appelé-je, lentement.
J'entrecroise nos doigts, ses yeux se posent sur moi une seconde, avant de retourner sur...Ian.
_ Quelqu'un va-t-il enfin me dire ce qu'il se passe ou je dois vous tirer les vers du nez ? M'agacé-je.
Une veine sur la tempe d'Edward est en train de battre furieusement. C'est Renéesmée qui se détache de lui pour me répondre. Elle tient la main de Ian.
_ Maman, papa en fait juste un plat. (N/Caro : euh...j'suis pas sûre de la manière Ness.)
Edward grogne. Ils se mesurent du regard, et c'est enfin Ian qui fait un geste. (N/Eli : Téméraire….je t'aimais bien, Ian)
_ Renéesmée et moi attendons un enfant. (N/Caro : et voilà ça c'est fait...)(N/Eli : Attend fébrilement l'orage…la tempête qui va éclater)
Plus aucun bruit ne se fait entendre. Ma respiration se coupe à mi-chemin dans mes poumons.
Les dernières minutes se repassent dans ma tête. Je vois Ian tenir Renéesmée contre lui. Je vois la colère sur les traits d'Edward.
Le souffle quitte ma poitrine, et je fixe les prunelles de ma fille. Elle soutient mon regard, la lueur y est claire, épanouie. Derrière elle, Ian la protège.
Mon sourire se forme sur mes lèvres. Je ne veux pas réfléchir. Je ne veux pas penser aux conséquences que cela va avoir sur ses projets. Je sais juste le bonheur que ma fille ressent à cet instant précis. Mêlé aux craintes. (N/Caro : C'est ça une maman)
Sans un mot, je me lève, et vais la prendre dans mes bras. Elle cale son visage dans le creux de mon épaule. Nous nous berçons en silence. Je savoure d'avoir retrouvé ma fille. Ma petite fille. Je passe les mains dans ses cheveux défaits. Comme quand elle était petite, il n'y a que nous dans cette minute, le seul lien entre une mère et une fille.
Et puis, les images apparaissent. Ses poings se serrent dans mon dos. Elle a peur. Edward réagit trop fortement, elle ne s'y attendait pas. (N/Caro : elle pouvait s'en douter quand-même vu le caractère^^) La peur qu'elle a eu quand elle s'est aperçue de ce petit être en elle. Ce lien si fort qu'elle vit avec Ian.
Je souris encore, sentant une larme rouler sur mes joues. J'embrasse sa joue, nos regards se soudent l'un à l'autre.
_ Ne fais pas attention à lui.
J'essuie les larmes sur ses joues. Elle doute, jette un œil vers son père, puis revient sur moi.
_ C'est une excellente nouvelle, ma chérie.
Et juste comme ça, les autres viennent à leur tour les féliciter, ils font preuve d'énormément de bonheur. J'entends même quelques plaisanteries grivoises. Je m'en désintéresse.
Edward est aussi figé qu'une statue. Dans certaines conditions, j'aime le voir ainsi. Mais ses traits figés, fermés sont les pires. J'avance vers lui, prends son visage entre mes mains.
Ses yeux se posent sur moi. Il est perdu. Il panique. Je souris, dépose un baiser léger sur ses lèvres.
Soudain, ses doigts s'accrochent à mes hanches. Il me serre contre lui, son front contre le mien. Il reprend ses esprits. Je caresse, d'un air absent, ses cheveux si savamment défaits. Nos regards sont noyés l'un dans l'autre. Je vois le combat en lui.
Celui du père bientôt grand-père. (N/Caro : c'est vrai ça fait beaucoup...tout ça à 17 ans Mdr!) (N/Eli : et le tout en quelques mois…c'est normal qu'il soit déboussolé.) Mais celui du père protecteur de sa petite fille.
Je sais combien cela peut être dur pour lui. Il a loupé tant de choses avec Renéesmée. Et même ces quelques mois passés ensemble n'ont pas permis de tout rattraper. Sa fille est une femme depuis longtemps. Sa fille va être mère.
Il tourne le regard sur notre gauche. Je sens Renéesmée à mes côtés. Ses yeux brillent de douleur.
_ Papa. Dit-elle à haute voix.
Edward se détache de moi, prend ma main pour la serrer contre lui.
_ Je ne voulais pas vous le dire comme ça, mais...
Il l'écoute, mais son regard va sur Ian. Ma fille s'énerve. (N/Caro : il est pas parti en Chine celui-là ? Il est courageux...)(N/Spuffy: C'est un gentil courageux mon Ian, pas comme certaines !)(N/Eli : Pourquoi subitement, j'ai l'impression qu'on parle de moi ?)
_ Ne pense même pas à t'en prendre à lui ! Cet enfant n'est pas tombé du ciel, papa. J'aime Ian, nous...
_ C'est peut-être trop tôt, te dis-tu, Edward. Mais j'assumerai, nous assumerons. Assure Ian, le regard vrillé à celui d'Edward. (N/Caro : bien dit futur papa !)(N/Eli : jl'ai déjà dit…téméraire le mec)
_ Elle est bien trop jeune. Énonce Edward. (N/Caro: euh rappelle-moi quel âge avait Bella pour Ness...?)
_ Papa !
Une discussion télépathique se lance encore. Je serre les doigts d'Edward dans les miens. Ses efforts pour rester calme sont visibles.
_ Bella avait cet âge quand elle a eu Renéesmée. Fait remarquer Esmée d'un ton doux. (N/Caro : bah qu'est-ce que je disais !)
Edward la dévisage une seconde.
_ Ma vision annonçait deux enfants, Edward. Rappelle Alice.
_ Ils s'aiment. Conclut Rosalie. (N/caro merci les tantines !)(N/spuffy: qu'est-ce qu'elles feraient pas ?)(N/Eli : Contre autant de femmes, t'es perdu Edward)
Edward est impassible devant nous. Son regard s'attarde sur chacun des membres de notre famille, puis il étudie Ian.
Il passe une main nerveuse dans ses cheveux, pince l'arête de son nez. Puis ses prunelles trouvent les miennes.
_ Enceinte, hein ? Déclare-t-il en m'enlaçant.
_ Il faut croire, papy. Tenté-je et il grogne. (N/Caro : Mdr)
_ Je ne dis pas non à ce qui passe, mais oublie donc ce surnom ridicule. Demande-t-il. (N/Caro : fais un effort Mamy ! mdr)
Et il m'embrasse.
Ce n'est pas un simple baiser entre un mari et sa femme. C'est celui d'un homme qui doit revoir toutes ses priorités. Ma main se pose sur sa joue. Quand il s'écarte de moi, il n'y a plus que nous quatre. Renéesmée, Ian, Edward et moi.
Ça ne va pas être facile, mais il n'a pas le choix, et il le sait. Edward enlace Renéesmée dans ses bras. Elle se mordille la lèvre inférieure. Le soulagement se peint sur son visage.
Nous nous sourions l'une l'autre.
OoOoOoOoO
Cela fait trois jours que Renéesmée et Ian sont retournés à Dartmouth. Et autant de jours que je passe entre la clinique avec Chloé, et la maison avec Edward. Doucement, je reprends un rythme dans cette ville de Chicago. Et je tente de cacher du mieux possible ma fatigue. Mais mes cernes sont trompeuses, et mes siestes aussi.
Je tiens toutefois à aider pour le déménagement. Edward refuse de me dire où nous devons partir, mais je lui fais confiance. Tout ce que je sais, c'est que je dois vendre cette maison où j'ai vécu ces neuf dernières années, et rassembler les affaires qui m'intéressent. Même si mes belles-soeurs sont folles à l'idée que je garde la moitié de ce à quoi je pense. Mais tous ces meubles ont une histoire, et j'aime les voir. Ils sont le signe de ma vie ici, et malgré la séparation qui a eu lieu pendant huit ans avec Edward, je tiens à ce qu'ils m'ont offert. Un toit où élever ma fille, et espérer de retrouver celui que mon cœur attendait depuis toujours.
Aujourd'hui, Alice et Rose m'aident à choisir les meubles nécessaires à la chambre de mon futur bébé. Edward n'est guère enthousiaste à l'idée de laisser les filles s'en charger, aussi a-t-il un droit de veto. Nous avons parcouru des kilomètres de boutiques, et j'ai mal aux pieds. J'ai tellement de coups de cœur que je ne saurai choisir.
_ Celui-ci est commode. Remarque Edward en manipulant le prototype de lit.
_ Mais il va grandir très vite, Edward. Ce lit ne lui servira pas plus de quelques jours. Insisté-je.
_ Bella ! Tu ne peux pas laisser ce bébé dans ton grand lit, comme tu as fait avec Renéesmée ! S'outre Alice.
_ Elle n'en a pas souffert. Marmonné-je. (N/Eli : Non, mais maintenant, tu mets où Edward ?...sur le divan ?)
_ Et vous allez donc dormir à trois ? S'étonne Rosalie en fouillant encore dans les sacs de vêtements de bébé qu'elle tient depuis que nous les avons achetés.
_ J'ai encore le lit de...
_ Les filles. Bella a raison. C'est ridicule d'acheter un lit de bébé pour quelques jours, ou à peine quelques semaines.
Edward a réglé la question. Il prend ma main et nous entraine vers les plus grands lits. Je crois que mon idée de conserver celui de Renéesmée ne lui plaît pas. Je peux le comprendre, il veut choisir cette fois-ci. Alors je le suis dans les rayons. Il passe de l'un à l'autre après un simple regard. Parfois, il repasse devant certains pour finalement secouer la tête. Soudain, il s'arrête. Au début, j'ai du mal à voir ce qui l'intéresse. Puis, je comprends ce système. Un lit d'enfant, en bois clair, entouré d'une barrière. Il est un peu haut, de manière à laisser un espace de rangement en dessous. Il nous suffit d'un regard pour approuver. Alice, à nos côtés, hoche de la tête, convaincue. (N/Caro : vive le coté pratique!lol)
Ni une, ni deux, nous achetons le meuble, les parures de lit, et la petite lampe sur laquelle j'ai flashé.
Quand nous ressortons du magasin, encore plus chargés de sacs qu'au début de notre journée, je me sens littéralement épuisée. Mes jambes n'ont pas l'air motivée à me porter plus longtemps, et même si je le déplore, mon fauteuil roulant me manque. Edward passe nonchalamment un bras autour de ma taille, et attire mon centre d'appui sur lui. Je le remercie d'un sourire, et il me porte presque jusqu'à la voiture.
_ Je crois que ça ira pour aujourd'hui. Note Rosalie en m'étudiant avec intérêt.
_ De toute façon, la suite m'appartient. S'exclame Alice en fourrant un énième sac dans le coffre de la voiture.
Je soupire, et repose ma tête contre le fauteuil de la voiture. J'ai l'habitude qu'Alice prenne les choses en main, et même si une partie de moi en a assez, l'autre, celle qui est fatiguée, lui en est reconnaissante.
_ Je te promets de te laisser la part belle, mais pour le moment, c'est moi qui vais décider. Affirme Alice en s'installant sur la banquette arrière de la voiture.
_ Merci.
_ Tu n'as vraiment pas l'air bien, Bella. Tu ne veux pas aller voir Carlisle ? Propose Rosalie.
Je me tourne vers elle, un sourire rassurant aux lèvres.
_ J'ai juste besoin de dormir.
Elle échange un regard inquiet avec Edward quand il prend le volant. Je ferme les yeux, une main sur mon ventre. Je me laisse bercer par le murmure de leurs paroles.
_ Ce week-end, c'est un temps à orage. Ça vous dirait un match ?
_ C'est Em qui va être content ! Rit Rosalie.
J'entends quand nous arrivons à la maison. Alice et Rosalie portent les sacs alors qu'Edward vient me prendre contre lui.
_ Je te tiens. Souffle-t-il à mon oreille, alors que je me sens décoller de mon siège.
Mes bras s'enroulent autour de sa nuque.
_ Je peux marcher...Me plaignis-je. (N/Eli : oui mais c'est moins agréable…profite et tais-toi)
Il rit. Le son résonne dans son corps. Et je referme les yeux.
Je sens le lit dans mon dos et la couette qu'il met sur moi. Ses lèvres frôlent tendrement mon front et il s'écarte. Je me love à sa place du lit.
Commence un temps indéfini pendant lequel je ne contrôle plus rien.
ESMEE POV
Rose et Alice rentrent enfin de leur journée shopping avec Bella et Edward, mais leur visage si souvent souriant n'est aujourd'hui que plein de questions. Je les rejoins, alors qu'elles se sont arrêtées devant leur porte de chambre respective.
_ Quelque chose ne va pas ?
Elles tournent leurs regards sur moi. Une inquiétude me prend.
_ Bella va bien, n'est-ce pas ?
Rose grimace, peinée. Je m'approche d'elle, une main sur son bras. Je sais qu'aux premiers abords, Rosalie paraît distante, mais au fond d'elle, elle est inquiète pour les autres.
_ Alice a eu une vision.
_ Esmée, je ne peux pas la dire. Edward...Il serait fou en l'apprenant ! (N/Eli : Et moi je stresse déjà)
_ Tu me fais peur, Alice. De quoi s'agit-il ? (N/Caro : Arg ça craint...*panique*)
Elles échangent un regard, puis se tournent vers moi.
_ Bella est en train de mourir. (N/Caro : bah voilà ! Je le savais ! Méchante Spuffy !)(N/Spuffy: nananananèreeee)(N/Eli : Pardon ? Quoi ? Ai mal lu, là ?)
La phrase reste en suspens entre nous, comme si nous attendions que cette bombe explose. Nous sommes immobiles encore lorsque le soleil se couche à l'horizon. En bas, les garçons reviennent d'une chasse. Ils rient, se chahutent.
Je reprends mes esprits en première. Nous devons agir.
_ Suivez-moi. Demandé-je.
Nous allons dans ma chambre. Les filles s'installent sur le pied du lit. Moi, je suis face à la fenêtre.
_ Es-tu certaine, Alice ?
_ Je vois son cœur s'arrêter, Esmée ! (N/Eli : Bin là, c'est le mien qu'a des ratés)
_ Que pouvons-nous faire ? Me retourné-je.
Alice ouvre la bouche pour parler, mais elle est à court de mots.
_ On ne peut pas laisser cela arriver. Assène Rosalie.
_ Mais je ne vois rien qui puisse l'empêcher ! S'exclame Alice.
_ Je ne resterai pas inactive ! Carlisle devrait l'ausculter, peut-être qu'il trouvera ce qui se passe et...
J'enroule mes bras autour des épaules de Rose, rassurante.
_ Tu as raison. Soyons optimistes. Bella a vu bien pire, elle ne va pas abandonner comme ça.
Je sais qu'Alice veut me contredire, mais je lui demande d'un regard de laisser passer pour le moment. Elle baisse les yeux, et nous joignons nos mains.
Le soleil n'est plus visible cette fois. Nous nous séparons, chacune rejoint son compagnon.
_ Entre. M'autorise Carlisle.
Je le trouve assis à son bureau, les mains posées dessus. Il croise mon regard et semble alarmé. Il se lève et me conduit au canapé, le long d'une des bibliothèques.
_ Tu as l'air bouleversée. Remarque-t-il. (N/Caro :Y a de quoi !)
_ Alice et Rose le sont bien plus.
Il fronce les sourcils, et écoute mes explications. Une fois que j'ai fini, il a le regard dans le vide, pensif.
_ Je craignais une telle chose. Avoue-t-il.
_ Ne penses-tu pas pouvoir faire quelque chose ? Espéré-je.
_ Je ne sais pas, Esmée. Peut-être que je ne pourrai qu'atténuer la douleur.
_ C'est tellement injuste.
Nous ne disons plus rien. Carlisle m'attire à lui, ma tête sur son épaule.
A l'aube, alors que tous ont trouvé un autre endroit où aller pour la nuit, Carlisle et moi nous rendons chez Bella et Edward.
_ Carlisle, Esmée ? S'étonne Edward, en nous voyant sur son seuil.
En un regard, je prends la mesure des dégâts. Il a les cheveux plus ébouriffés que d'habitude, comme s'il y avait passé la main plus d'une fois, et ses yeux noirs ne sont pas affamés mais angoissés. (N/Caro : Pauvre Edward... Eli c'est le moment où on sort la boite de Kleenex ! Nos actions vont remonter !)(N/Eli : Moi qui pensais les avoir rangés pour de bon…snif)
_ Comment va-t-elle ? Demande Carlisle, arrivé aux mêmes conclusions que moi.
_ Je ne sais pas. Elle dort depuis hier.
Il nous conduit dans le salon où une valise traîne encore.
_ Ne s'est-elle pas réveillée ? M'étonné-je.
_ Non mais...Nous lui portons toute notre attention. Le bébé pense de plus en plus fort.
_ Tu entends ses pensées ? Me réjouis-je.
Un léger sourire flotte sur ses lèvres. Je prends sa main dans la mienne et cherche son regard.
_ Elle est simplement fatiguée.
_ Je suppose. Acquiesce-t-il, mais il n'y croit pas.
_ Veux-tu que j'aille la voir ? Propose Carlisle.
Edward hoche de la tête. Carlisle s'excuse alors et va dans la chambre. Nous restons silencieux, concentrés sur les deux battements de cœur dans la pièce à côté.
_ Que s'est-il passé, Edward ? Elle semblait bien la dernière fois.
_ Je ne sais pas, elle était fatiguée depuis notre retour. Nous avons pensé que c'était le décalage horaire.
_ Mais c'est plus que ça. Deviné-je.
_ Je crois. Elle est extrêmement affaiblie. Et têtue comme une mule. Elle ne s'est pas ménagée, Esmée, j'ai peur...
_ Elle est forte. Si elle a besoin de récupérer, laissons faire.
Bientôt nous entendons sa voix faible dans l'autre pièce. En une seconde nous y sommes.
_ Carlisle, que ? Edward, pourquoi es-tu si inquiet ?
Il est déjà à ses côtés, sa tête face à celle de son épouse.
_ Comment te sens-tu ? La questionne-t-il, passant ses doigts sur son front.
_ Plutôt bien...Ment-elle.
_ Bella.
La voix d'Edward est pleine de reproches.
_ Ne t'en fais pas. Je vais quand même bien malgré la fatigue.
Elle pose sa main dans sa nuque et lui sourit. Puis, elle me voit, et je lis dans son regard ce qu'elle traverse. D'un côté elle fait bonne figure, de l'autre, elle panique. Je m'approche à mon tour.
_ Tu n'as vraiment pas l'air en pleine forme, Bella. Était-ce ainsi pour Renéesmée ?
Elle se mord la lèvre.
_ Bella, tu dois me dire exactement ce que tu ressens. Je pourrai mieux t'aider. Explique Carlisle.
Edward hoche vigoureusement la tête. Bella soupire, mais elle acquiesce.
_ J'ai mal, le bébé bouge beaucoup...je suis sans forces.
_ Tu dois avoir faim, peut-être. Supposé-je.
_ Non, pas vraiment. C'est comme si j'avais atteint un niveau de satiété maximum.
Nous échangeons un regard étonné. Carlisle fait un pas.
_ Depuis quand n'as-tu pas mangé ? Carlisle prend son bras pour mesurer sa tension.
_ Je ne sais pas.
_ Hier, tu n'as pas mangé grand chose. Réfléchit Edward.
_ Je vais te préparer un petit truc, au moins. Décidé-je.
Elle aimerait nous interrompre, mais personne ne l'écoute. Carlisle est dans son examen médical, Edward est concentré sur la peau extrêmement pâle de sa femme, et moi à la cuisine.
J'ouvre tous les placards avant de trouver mon bonheur. Sachant qu'elle n'a rien mangé depuis un temps, et qu'elle n'est pas dans son assiette, je lui prépare une soupe maison. Celle que ma mère me faisait quand j'étais malade. Tout en épluchant les quelques légumes, j'écoute les questions de Carlisle: le type de fatigue qu'elle ressent, la qualité de son sommeil, les douleurs et mouvements difficiles. Souvent, il demande une comparaison avec la grossesse pour Renéesmée. J'arrive aux mêmes conclusions que lui: cette fois-ci, la grossesse est plus douloureuse.
_ Laissez-lui donc cinq minutes, la soupe est prête. Intervins-je en apportant un plateau.
_ Esmée, il ne fallait pas. Sourit-elle.
Je lui fais signe de se taire. Elle tente de s'installer un peu mieux, mais grimace. Sans un mot, Edward l'aide. Je pose le plateau sur ses genoux et elle entame son repas.
Carlisle et Edward sortent. J'entends un projet de conduire Bella à l'hôpital, pour d'autres examens.
_ Je ne veux pas qu'il s'inquiète. Murmure-t-elle en reposant sa cuillère.
Je souris.
_ Tu ne pourras pas l'en empêcher. Tu es sa vie, tout ce qui compte pour lui. (N/Caro : ça c'est mission impossible.)(N/Eli : Demande la lune, c'est plus simple)
Elle détourne le regard, il me semble voir briller ses yeux.
_ De quoi as-tu peur, Bella ? Murmuré-je en prenant son menton entre mes doigts pour la faire me regarder.
_ Je...Je ne vais pas y arriver, cette fois, Esmée.
Une larme roule sur sa joue.
_ Pourquoi cela, Bella ?
J'essaie de garder l'espoir dans ma voix.
_ Il est trop fort pour moi. Il draine mon énergie de l'intérieur. (N/Caro : c'est trop triste !)
_ Si tu crois que nous allons laisser cela arriver, Bella, tu te trompes lourdement.
Elle sourit, écarte le plateau sur le lit.
_ Ta grossesse est difficile, mais nous sommes là, Bella. Edward et toi avez droit à ce bébé ensemble.
_ C'est pour lui que je me bats, Esmée. Edward...Je veux qu'il connaisse ça. (N/Eli : J'ai la gorge toute nouée)
_ Mais quel intérêt sans toi ?
Elle grimace, croise mon regard. (N/Caro : Un point pour mamy qui va aussi devenir arrière grand-mère ! Help je me noie ! mdr)
_ Merci.
Elle ne dit rien d'autres et je comprends. J'embrasse son front, et récupère le plateau. Ses paupières sont fermées avant que j'aie atteint la porte.
Edward et Carlisle sont dans le salon, référençant les informations qu'ils ont.
_ Si seulement nous avions des témoins d'une telle grossesse...Se désespère Carlisle.
Je m'assois près de lui. Edward se passe la main dans les cheveux.
_ On pourrait demander à Renéesmée et Ian, mais...Ca n'a pas l'air d'être dans les mêmes dispositions que pour Renéesmée. Réfléchit-il.
_ Et ce Nahuel ? Proposé-je.
_ Il a tué sa mère. Se rappelle Carlisle.
La tension monte d'un cran dans la pièce.
_ Nous pouvons l'appeler et lui demander de nous dire ce dont il se souvient pour lui.
_ Oui.
Edward se lève, et appelle sa fille. Elle est la seule à avoir le numéro de téléphone de Nahuel.
_ Comment va-t-elle ? Demande Carlisle pendant ce temps.
_ Elle a peur.
_ Je lui ai donné des anti-douleurs. Espérons que cela suffira.
_ Merci ma chérie. Repose-toi aussi. Edward salue Renéesmée et se tourne vers nous. Tu devrais l'appeler, si tu as des questions bien précises.
Carlisle acquiesce. Il compose le numéro de Nahuel.
Il se renseigne, et à voir ses traits fermés, il n'entend pas de bonnes nouvelles. Edward se prend la tête entre les mains. Le poids du monde semble être sur ses épaules. J'aimerais le réconforter, le rassurer.
_ Tu ne peux pas, mais merci quand même. Murmure-t-il en levant les yeux sur moi. (N:Caro : Y a des moments c'est chiant d'avoir un fils télépathe !)
_ Je suis désolée, Edward. Vous méritez tellement plus de bonheur...
Dans la pièce à côté, Bella se met à respirer avec difficultés. Nous nous précipitons pour la trouver penchée au-dessus de la cuvette des toilettes.
Edward l'aide à s'assoir dans la salle de bain, il caresse ses cheveux, lui murmure des paroles tendres. Elle est verte tellement elle est pâle.
_ Tu as de la fièvre, Bella. Constate-t-il en essuyant son front en sueur.
Elle tourne un visage livide sur nous.
_ Tu n'as pas aimé ma soupe ?
_ Elle n'est pas restée. Désolée, Esmée.
Je m'assois face à elle. Je m'inquiète de la voir ainsi. Ses yeux brillent par la fièvre, ses muscles sont comme ankylosés.
_ Tu devrais retourner au lit.
Edward la porte doucement contre son torse. Quand il la pose, elle gémit de douleurs.
_ Pardon, mon amour. Pardon. (N/Caro : Et c'est reparti ! Edward se fustige 1000 ième partie !)
Mais elle ne l'entend déjà plus. Elle est à nouveau inconsciente.
Quand Carlisle raccroche enfin avec Nahuel. Il nous explique ce qui se passe. Nahuel se souvient d'avoir attaqué le corps même de sa mère avant de naître. Il était trop puissant pour que son corps y résiste. C'est d'ailleurs comme ça qu'il l'a tuée.
_ Non ! Il y a d'autres solutions ! S'exclame Edward en quittant le salon pour s'enfermer avec Bella dans leur chambre. (N/Eli : Je veux y croire comme Edward…)
Carlisle et moi savons tous les deux que nous pensons à la vision d'Alice.
L'attente d'une amélioration est infinie.
La durée des souffrances de Bella l'est encore plus.
OoOoOoOoO
BELLA POV
Ses doigts froids caressent mon front, lentement. Sa voix murmure la mélodie de ma berceuse.
J'ouvre les yeux, pour trouver l'océan sombre des pupilles d'Edward. Je tends une main vers son visage. Il la prend au vol, il embrasse mes doigts.
_ Comment tu te sens ?
_ Hum..Je n'en sais rien. Avoué-je.
Je cherche à retrouver mes membres, mais c'est difficile dans ce brouillard omniprésent. Je ne sais pas l'heure qu'il est, ni la date. J'ai perdu toute notion du temps depuis que Carlisle est venu m'ausculter la première fois.
_ Comment va le bébé ? M'inquiété-je.
_ Très bien, Bella. Il te demande pardon.(N/Eli : Comment lui en vouloir à ce ti chou)
_ Quoi ?
Ma voix est faible, mais il entend mon étonnement. Il sourit, de son sourire en coin.
_ J'entends de mieux en mieux ses pensées. Il bouge comme il peut, Bella. Il est...Presque prêt.
_ Oh.
Je porte une main à mon ventre. Immédiatement, je sens de légers coups contre ma main.
_ Salut bonhomme. Souris-je.
J'ai beau souffrir, je ne peux m'empêcher d'être heureuse. Ce deuxième enfant est un miracle pour moi. J'avais depuis longtemps perdu espoir. L'espoir de retrouver Edward, de retrouver mon bonheur. Alors un enfant !
_ Tu es inquiet. Remarqué-je.
_ Tu as été inconsciente plus longtemps, cette fois-ci.
_ Ah bon ?
Il hoche de la tête, jouant avec mes doigts.
_ Edward, combien de temps ?
_ Presque trois jours.
Ah oui, quand même...J'essaie de calculer le temps que cela fait que je suis si mal. Mais je n'y arrive pas. (N/Caro : ça commence à faire long!)(N/Eli : Waw…drôlement long)
_ Combien de temps cela fait-il, au total ?
Il ne répond pas tout de suite. Il m'étudie d'abord, dépose un baiser sur mon front.
_ Plus d'une semaine.
_ Tant que ça ? Paniqué-je.
Je cherche à me redresser. J'ai tant à faire ! Et Renéesmée, j'avais promis de prendre de ses nouvelles...
_ Edward, Renéesmée, et le déménagement et...
_ Bella, calme toi. Ta santé est la priorité. Renéesmée et Ian doivent venir ce week-end. Elle se porte à merveille. Et son ventre a encore grossi, parait-il, il se voit bien maintenant.
Une lueur de regret passe dans ses yeux. Ça a été difficile pour lui d'admettre que notre fille allait donner naissance elle aussi. Il avait évité le combat de justesse avec Ian. Renéesmée et moi avons tout de même assez d'influence sur lui pour l'apaiser et lui faire reprendre ses esprits.
_ Je dois aller aux toilettes. Avoué-je au bout d'un moment.
Il sourit et m'aide à atteindre la salle de bain. Une fois soulagée, je fais un brin de toilette. J'ai l'impression de ne pas l'avoir fait depuis des semaines. J'ai mal partout, et surtout au dos. Mon visage est blafard, mes cheveux sont emmêlés.
J'entends rire dans le salon, sûrement y a-t-il ma famille. Je suis contente de pouvoir les voir. Ils me manquent.
Mais à peine suis-je de retour dans la chambre que je sens mes jambes me lâcher. Edward me retient contre lui, mais le cri m'échappe. Je m'accroche à ses mains et me laisse tomber. Il s'affole à mes côtés. Des bruits de pas sont perceptibles à travers les battements de mon cœur.
Je n'ai pas le temps de penser à quoi que ce soit.
L'intérieur de mon corps se disloque. Mon bébé se débat en moi.
Les cris m'entourent. La douleur me prend toute entière. (N/Caro : OMG ! !)
Une partie de mon cerveau sait ce qui se passe, l'autre refuse de s'y intéresser. Je suis en train d'accoucher, et mon corps subit des dommages irréparables. Je sens mes organes se broyer, je sens ma respiration se couper, je sens mon bébé lutter pour quitter mon ventre.
_ Bella !
Je l'entends qui m'appelle. Je voudrais le voir. Je le cherche, mais ne le trouve pas.
_ Respire, Bella. Tu m'entends ! Tu respires ! (N/Eli : Bin moi plus !)
Un autre cri s'échappe de ma bouche. Mon cœur a un raté.
_ Il est en train de la tuer. Constate Carlisle.
_ Edward ! Réussis-je à l'appeler.
_ Bella, je suis là. Reste avec moi, Bella...
_ Je t'aime. Souris-je.
Enfin je le vois. Mon sang a cessé de répercuter les battements de mon cœur dans ma tête.
Ses yeux sont exorbités.
Il tend les mains vers moi, son regard se pose plus bas, à l'emplacement de mon ventre.
_ Il faut l'aider. Décide Carlisle.
_ Non ! Pas...
_ Il n'y a pas d'autres solutions, Edward.
Je ne sais pas ce qu'ils ont décidé. Je vois juste Edward se tourner vers moi. Il capture mon regard du sien.
_ Respire, Bella.
Mais la douleur est trop intense. Je vais lâcher prise. L'air me brûle, mes poumons me font mal.
Je ne peux plus. (N/Caro : Spuffy ! Tu nous fait QUOI là ! Viens ici TOUT DE SUITE ! LA SUITE! LA SUITE ! GROUILLE !)(N/Eli : Sadique…méchante….nous faire ça ? Mais un jour, tu nous tueras nous au lieu de Bella ! Vite vite la suite.)
Respirez ! Dites-vous que je ne suis pas sadique à 100% (quoique... mdr)
Je fais au plus vite avec la suite. Mais ne l'attendez pas avant la fin Janvier.
D'ailleurs, il ne reste QUE 1 Chapitre + 1 Épilogue.
A vos mouchoirs !
PS: Le service schizo est en cours d'écriture, ne désespérez pas ;);)
