Hello everybody !
Merci vraiment pour toutes ces gentilles reviews !
Donc voilà la suite ! Qui d'ailleurs, a subi d'innombrables modifications. J'espère que ça ne rendra pas le résultat confus et décalé.
Merci à Carapuce27 pour ses conseils !
Bonne lecture !
Chapitre 24
Castle n'avait pas dit un mot de tout le trajet. La façon dont Kate lui avait parlé tout à l'heure dans l'ascenseur lui avait fait l'effet d'une douche glacée. Chaque mot avait lacéré son cœur de la plus douloureuse des façons. Tu ne fais plus partie de ma vie. Le désespoir l'assaillait par vague, laissant un vide immense, béant dans son âme.
Il ne savait plus quoi faire. Kate semblait décidée à réduire ses espoirs à néant. Il allait avoir besoin de temps pour qu'elle puisse lui faire confiance à nouveau. Beaucoup de temps.
Mais Kate lui envoyait des signaux contradictoires. Elle le rejetait puis l'acceptait finalement au commissariat. Il voyait bien qu'il parvenait à lui arracher quelques sourires mais la seconde d'après, elle semblait le haïr à nouveau.
A croire qu'il devrait se contenter de ça pendant un moment.
(….)
Johanna Beckett s'installait tranquillement dans le canapé pour lire un bon livre quand soudain, la sonnerie de l'entrée retentit.
Elle ouvrit la porte et eut un mouvement de recul, stupéfaite de le trouver sur le seuil.
« Rick ?
-Bonsoir Johanna.
-Mais tu es fou de venir ici !
-J'ai attendu que Jim s'en aille, je ne suis pas suicidaire. Répliqua-t-il alors qu'il avait eu des sueurs froides à la simple idée de croiser le père de Kate.
Sans attendre son autorisation, il entra dans la maison qui lui avait été si familière et accueillante autrefois. Johanna le rejoignit au salon et remarqua qu'il était particulièrement agité.
« Je peux savoir ce que tu fais ici ?
-Je n'en peux plus ! Elle ne veut pas de moi. » Lâcha Rick.
Johanna poussa un soupir.
« Rick écoute, je suis avocate, pas conseillère conjugale. Je ne vois ce que je peux…
-J'ai besoin de votre aide Johanna ! supplia-t-il Vous êtes la seule en mesure de comprendre ce qu'il s'est réellement passé !
-Je suis sa mère tu ne peux pas me demander de t'aider à séduire ma propre fille ! s'exclama-t-elle ne levant les bras au ciel.
-Vous savez ce que ça fait d'être rejeté par quelqu'un avec qui vous fondiez une famille ! Pour qui vous avez traversé les époques ! Et voilà comment je suis récompensé ! s'écria l'écrivain furieux.
-Il faut lui donner du temps Rick tempéra Johanna.
-Vous avez vu comment elle se comporte avec moi.. Elle ne me pardonnera pas répliqua-t-il complètement abattu.
-Tant qu'elle ne connaîtra pas la raison pour laquelle tu l'as laissée en effet, je ne pense pas. »
Rick releva vivement la tête et dévisagea la mère de Kate.
« Mais comment pourrais-je lui dire ça ? Elle ne me croira jamais.
-Ca c'est certain.
-Vous ne m'êtes pas d'une grande aide là, commenta-t-il.
-Tu es vraiment venu me demander conseil ? »
Il acquiesça et lui adressa un regard plein d'espoir. Capitulant, elle l'invita à s'asseoir sur le canapé.
« Qu'est ce que je fais alors ? demanda-t-il.
-Tu lui mens. Déclara-t-elle alors que Rick ouvrait de grands yeux. Dis-lui que tu avais peur de t'engager, que ton ex copine t'avait brisé le cœur. Que tu subissais la pression de ta maison d'édition. Ou que l'écart d'âge te dérangeait. N'importe quoi.
- Je ne vois pas ce que je pourrais trouver d'assez crédible pour qu'elle me pardonne.
- Tu es écrivain ! Trouve quelque chose !
- Et si ça ne marche pas ? Si en fin de compte, elle ne veut pas de moi ? »
Johanna leva les yeux au ciel et poussa un soupir exaspéré qui lui rappela beaucoup celui qu'affichait Kate ces jours-ci.
« Mais pose-toi la bonne question ! Pourquoi à ton avis te rejette-t-elle si vivement ?
Rick se mordit la lèvre, toujours en proie aux doutes.
« Tu es entré dans sa vie il y a dix ans et tu as tout mis sens dessus dessous. Tu la mets face à ses contradictions Rick. Tu es le premier homme qu'elle a aimé ! Et tout ce qu'elle croyait savoir sur l'amour, sur le contrôle, sur l'indépendance, tout ça, tu l'as mis à mal. Et tu recommences aujourd'hui.
Il acquiesça simplement, réalisant pour la première fois à quel point il pouvait avoir chamboulé la vie de Kate.
« Sauf que cette fois, continua Johanna tu es celui qui refait surface, alors qu'elle est engagée dans une relation.
-Et.. avec Sorrenson, c'est vraiment sérieux ?
Johanna le considéra quelques secondes, hésitant.
« Je ne vais pas te le cacher. J'aime beaucoup Will. C'est le premier homme avec qui elle a réellement construit quelque chose. Et il est adorable.
-S'il vous plaît dites-moi qu'il y a un mais... » l'implora Rick.
Elle eut un sourire.
« Mais.. il est absent. Souvent.
- Vraiment ?
- Mais ça convient très bien à Kate.
- Alors où est le problème ? demanda-t-il confus.
- C'est justement ça le problème. »
Rick fronça les sourcils n'étant pas sûr de tout comprendre.
Johanna leva les yeux au ciel.
« Ca fait quatre ans qu'ils sont ensemble. Ne crois-tu pas qu'ils devraient penser mariage et enfants ? »
La grimace de profond dégoût qu'afficha Rick la fit sourire.
« Je pense qu'elle a certaines réserves. Elle se montre prudente, bon notamment à cause de toi dit-elle alors qu'il affichait un air penaud. Mais je crois qu'au fond il ne s'agit pas de ça.
-C'est à dire ? demanda-t-il suspendu aux lèvres de Johanna.
-Will et Kate sont pareils. Ils sont indépendants, fonceurs, passionnés par leur métier. Ce sont les mêmes spécimens ! » Insista-t-elle.
Il écoutait toujours, attentif, pensant déjà savoir où elle voulait en venir.
« Je crois que ce qu'il faut à Kate c'est quelqu'un de totalement différent. Quelqu'un qui lui sorte la tête du travail. Mon dieu, ils sont si sérieux tous les deux ! Ils ne parlent que de leur job !
L'air exaspéré de Johanna fit sourire Rick.
«C'est ça leur point d'accroche mais je ne crois pas que ça puisse suffire. Il faut que Kate s'amuse, qu'elle profite de la vie ! On dirait moi à son âge ! s'exclama-t-elle. Jusqu'à ce que je rencontre Jim. »
Un sourire nostalgique éclaira le visage de Johanna et il se promit de lui demander davantage de détails plus tard.
« Kate n'a pas besoin d'une autre version d'elle-même. Reprit Johanna. Il lui faut quelqu'un qui soit présent pour elle mais qui sache la contredire et l'empêcher parfois de n'en faire qu'à sa tête. Et là il y a du boulot ! »
-Ne m'en parlez pas répliqua Rick amusé.
-Ce que je veux dire, c'est que Kate a besoin d'un certain équilibre. D'un homme qui lui soit complémentaire en somme.
-Tels le yin et le yang. Acheva Rick alors qu'une image de panda surgissait dans son esprit.
Johanna acquiesça et elle laissa Rick à ses pensées, le temps qu'il prenne conscience de tout ce qu'elle venait de lui confier.
Elle l'observa, ne pouvant s'empêcher d'être touchée par sa vulnérabilité. Il n'avait pas changé. Rick restait le jeune homme éperdument amoureux qu'elle avait connu.
Johanna ne croyait pas aux âmes sœurs, ou autres théories à l'eau de rose.
Mais depuis qu'elle avait rencontré Jim, quelque chose avait changé en elle. Il lui avait permis de devenir la femme et la mère qu'elle était aujourd'hui.
Et l'histoire de Kate et Rick lui rappelait avec force sa propre histoire. Elle voulait la même chose pour sa fille.
Après de longues minutes de silence, elle posa une main sur son épaule.
« Laisse-lui du temps Rick. Laisse-la se réhabituer à toi et te faire confiance à nouveau. Sois professionnel, sois compétent et efficace. Elle fit une pause. Et après ça, deviens son ami. Redeviens ce pourquoi elle est tombée amoureuse de toi. Et seulement ensuite, tu pourras avoir ta chance. Je connais ma fille. Toi aussi. C'est toujours la même Kate, tu sais. Sauf qu'elle t'en veut terriblement. Alors détruis ce mur et tu sauras ce qu'au fond d'elle, elle veut vraiment. »
Rick acquiesça tandis que l'espoir renaissait doucement en lui.
Il remercia Johanna avec émotion réalisant ce que devait lui couter de l'aider ainsi, trahissant a fortiori sa fille. Il allait partir quand il lança :
« Au fait, je dois dire que vous avez d'excellents goûts en matière de littérature. » dit-il tandis qu'une lueur malicieuse éclairait son regard.
Johanna jeta un œil au dernier Derrick Storm dont un bout de la couverture qu'elle n'avait pas réussi à dissimuler, dépassait de sous le canapé.
Elle plissa des yeux puis avec un petit sourire en coin, elle lui ferma la porte au nez.
(…..)
Le lendemain, Castle salua Kate et lui déposa son café habituel sur le bureau.
« Alors, du nouveau ? demanda-t-il sobrement.
-Le micro est placé mais pour le moment, rien d'intéressant à se mettre sous la dent.
-Et toujours pas de lien entre nos deux victimes ?
-Non mis à part ce coffre dont il nous manque la deuxième clé. Soupira Beckett. Personne dans l'entourage de Marisa ne connaît Ellie.
-Et je parie que la famille d'Ellie n'a jamais entendu parler de Marisa ?
-Non. Mais je dois justement aller interroger un cousin dont elle était très proche qui revient juste de l'étranger.
-Alors allons-y ! lança-t-il essayant de se montrer plein d'entrain.
Elle hocha doucement la tête et attrapa son manteau.
(…..)
« M. Brice ?
-Oui ? répondit un homme d'une trentaine d'années.
-Bonjour détective Beckett, nous nous sommes parlé au téléphone.
-Ah oui je me souviens. Vous avez identifié le tueur de ma cousine ?
-Non je suis désolée. Mais j'aurais cependant quelques questions à vous poser.
-Entrez.
Ils s'installèrent dans le petit salon baigné de lumière. Rick s'assit à côté de Kate tandis que le frère de la victime dévisageait la détective avec de grands yeux.
« M. Brice il y a un problème ?
-J'ai l'impression de vous avoir déjà vue quelque part.
-Ca m'étonnerait M. Brice. En fait, je suis venue en personne car j'aurais voulu vous..
-Ah je sais ! s'exclama l'homme en se levant.
Kate et Rick échangèrent un regard confus tandis qu'il sortait un magazine d'un tiroir d'une commode en bois.
« C'est là-dedans que je vous ai vue dit l'homme en s'adressant à Kate. Mon ancienne petite amie a fait du mannequinat pour cette marque. J'ai du voir ce truc des milliers de fois !
Kate regarda avec horreur le magazine pour lequel elle avait posé juste avant d'entrer à la fac.
Et avant qu'elle ne puisse s'en emparer, Rick l'attrapa et s'éloigna vivement d'elle.
« Oh mais comme elle est mignonne commenta-t-il le sourire moqueur, ne pouvant s'en empêcher. Tu m'avais caché ça !
Kate se leva aussitôt pour lui reprendre son bien mais il se déplaça rapidement hors de sa portée.
« Rends-moi ça ! ordonna-t-elle.
-Diablement sexy en tenniswoman ! Continua-t-il tandis qu'ils tournaient autour du canapé.
« Et vous continuez le… mannequinat ? demanda l'homme en examinant Beckett d'un œil intéressé.
Rick surprit son regard et s'arrêta net. Kate en profita pour lui arracher le magazine des mains et l'air de rien, se rassit dans le canapé.
« M. Brice. Ce n'est pas le sujet.
-Je vous en prie appelez-moi Antony dit-il avec un sourire charmeur, décochant au passage un regard noir de l'écrivain.
-Antony, reprit Kate d'une voix posée je voudrais savoir si vous aviez déjà vue cette jeune fille ? demanda-t-elle en posant la photographie de la première victime sur la table.
L'homme se pencha et examina l'image.
« Non jamais vue.
-Vous en êtes sûr ?
-Certain. Affirma-t-il.
-Bon soupira Kate, déçue et bien nous n'allons pas vous déranger plus longtemps »
Ils se levèrent et Kate alla remettre le magazine en place veillant à ce que Castle ne l'emporte pas. Au moment où elle le posait dans le tiroir ouvert quelque chose attira son attention.
« M. Brice cette clé vous appartient ?
Il s'avança et regarda la petite clé en or que lui désignait Beckett.
« Oui elle est à moi.
-Peut-on savoir d'où elle provient ?
-Elle me vient de ma grand-mère..
-Est-ce nous pourrions vous l'emprunter ?
-Pardon ?
-Ce n'est que pour un moment nous..
-Ma mère et ma grand-mère portaient cette clé autour du cou, il est hors de question que je m'en sépare déclara-t-il d'un ton sec.
Kate rentra dans sa voiture, soupirant de frustration. C'était juste une clé ! Qu'avait-elle donc de si spécial pour passer de génération en génération !
« Qu'est ce qu'on fait maintenant ? demanda Castle tandis qu'il s'installait à ses côtés.
-On rentre au commissariat. Il faut qu'on trouve un lien entre nos victimes. Tuées exactement de la même façon mais on dirait qu'elles ne se sont jamais croisées ! souffla-t-elle en donnant un coup sur son volant.
-On va trouver quelque chose Kate. Même si on y passe toute la journée. Déclara Rick d'une voix douce.
Elle acquiesça, fixant son attention sur la route.
-Ah et… Castle. Dit-elle en se mordant la lèvre.
Il se tourna vers elle, surpris par le ton hésitant de sa voix.
« Pour le magazine, pas un mot aux gars avertit-elle.
-Quel magazine ? demanda-t-il une lueur espiègle brillant dans ses yeux.
Elle pencha la tête, amusée par l'expression innocente qu'il affichait et lui rendit son sourire.
Rick s'y attarda, savourant ce petit moment de complicité partagée.
Un petit pas pour l'homme… Mais un bon point pour Ricky pensa-t-il en se réinstallant confortablement dans son siège.
(….)
Kate arriva chez Lanie dans la soirée, avec pour la première fois, une certaine appréhension. Si sa meilleure amie l'avait invitée à dîner avec elle, elle savait très bien que ce n'était pas pour parler de la pluie et du beau temps. Ni de l'affaire d'ailleurs car les maigres indices qu'ils avaient trouvés n'avaient menés nulle part.
Non Lanie attendait depuis des jours de lui parler de Rick. Kate n'avait rien dit à personne à propos de la relation qu'elle avait eue avec lui, se contentant de répondre vaguement aux interrogations silencieuses. Si les gars s'en contentaient, Lanie, elle s'inquiétait pour elle. Elle lui devait la vérité.
Et la légiste n'attendit pas plus de dix minutes de conversation banale pour lancer, avec toute la franchise qui la caractérisait :
« Bon tu vas me parler du bel écrivain oui ou non ?
Kate ne put s'empêcher de rire et but une gorgée de vin pour se donner la force de se lancer dans ce récit.
« Nous sommes sortis ensemble lorsque je suis entrée à la fac. Dit-elle enfin, vaincue par le regard perçant de son amie. Tout était un peu compliqué. Poursuivit Kate en secouant la tête. J'avais un petit ami et lui travaillait avec ma mère. »
Lanie rejeta la tête en arrière en ouvrant de grands yeux :
« Ta mère ?
- Oui c'est .. peu commun. Mais bref, on a fini par être ensemble.
-Ca semble être une histoire qui a compté pour toi » observa simplement la légiste.
Kate acquiesça, et ne put empêcher un léger sourire de naître sur ses lèvres au souvenir de leur histoire.
« La première fois que j'ai rencontré Rick, il s'est passé quelque chose... dit Kate tandis qu'elle cherchait ses mots. J'avais la sensation qu'on se connaissait depuis toujours. Je ne saurai l'expliquer mais entre nous, il y a eu d'emblée une sorte de ... familiarité … d'intimité.
-Et une fois ensemble ?
-Tout ce qu'il y avait déjà entre nous s'est décuplé au centuple. Ca marchait si bien entre nous. On était heureux ensemble... Du moins c'est ce que je croyais…
-Et ça a duré longtemps ?
- Non juste quelques mois.. Mais ça a suffi... J'étais amoureuse de lui. Non plutôt j'étais folle de lui. Avoua-t-elle en lâchant un soupir. Puis croisant le regard bienveillant de Lanie, elle ajouta : J'étais jeune et parfois je me dis que j'ai enjolivé notre histoire mais pourtant… »
Kate se tut tandis que sa voix tremblait d'émotion. Elle revoyait si nettement les images de ces années là !
Elle reposa les yeux sur Lanie qui l'écoutait attentivement l'encourageant ainsi à poursuivre.
« J'avais comme la sensation d'y être tu vois. Que c'était lui. Que j'allais passer le reste de ma vie à ses côtés. Lança Katealors qu'elle semblait emportée à nouveau J'avais cette certitude, tout était si évident, si puissant... et… Tout s'est évanoui en un éclair.
-Il t'a quittée. » Acheva Lanie.
Kate acquiesça d'un mouvement de tête, tentant de refouler ses larmes.
Revivre cet épisode était douloureux mais d'un autre côté, ça lui faisait du bien. Des sensations contradictoires se bousculaient en elle : un mélange d'amertume et de tendresse, comme lorsqu'on sourit au souvenir de moments heureux.
« Il est parti un jour, et il ne m'en a jamais donné la raison. J'ai fini par me dire que c'était pour sa carrière mais rien dans son comportement ne laissait présager d'un tel choix, et surtout pas de manière aussi radicale. S'exprima-t-elle comme si elle réfléchissait pour la énième fois à ce qu'elle aurait pu dire ou faire pour qu'il s'enfuie ainsi.
« Ne me dis pas que tu te sens coupable Kate Beckett ».déclara Lanie en plissant des yeux.
Kate sourit au don qu'avait Lanie pour lire en elle.
« Pendant un temps oui mais plus maintenant avoua Kate. Je ne suis pas responsable des décisions de salaud qu'il a prises. »
Lanie hocha la tête.
« Et pourquoi crois-tu qu'il est revenu ? »
Kate eut une expression désabusée.
« Le hasard dit-elle en grimaçant, songeant à ce que ce mot avait voulu dire à l'époque.
-Mais il a choisi de rester insista Lanie. Tu crois qu'il veut une autre chance ?
-Je n'en sais rien. Je n'ai jamais réellement réussi à cerner Rick Castle.
-Et si c'était le cas ? S'il t'aimait encore ? »
Kate déglutit et sentit des frissons lui parcourir l'échine. Elle ferma les yeux un instant.
"Il irait se faire voir répliqua Kate d'une voix dure. Je suis avec Will maintenant. C'est du passé tout ça."
Lanie dévisagea intensément sa meilleure amie, pas réellement convaincue par le ton soudain ferme de sa voix mais elle n'osa pas poser la question. Parce que si Kate avait encore des sentiments pour l'écrivain, les choses allaient devenir beaucoup plus compliquées que ce Kate semblait vouloir le croire.
Quoi qu'elle en dise, son passé venait de la rattraper et cela allait inéluctablement changer son futur.
(….)
Lorsque Kate arriva le lendemain matin, les gars avaient du nouveau. Ils avaient surpris l'avocat d'affaire en train de donner des renseignements à un des plus gros mafieux de New-York.
Beckett, Ryan et Esposito étaient en train d'écouter la conversation quand Castle débarqua au commissariat tout excité. Il se dirigea vers eux à grand pas :
« Je l'ai eue ! dit-il d'un air triomphant.
- Quoi ?
- La clé. Dit-il en brandissant la clé rectangulaire qu'il avait obtenue d'Antony Brice.
- Et comment ?
- Oh tu sais ça n'a pas été très compliqué ! Tu sais ce que j'ai fait… ?
- Castle ! S'impatienta Kate.
- Je lui ai promis un café avec la jeune et sexy détective qui m'accompagnait. »
Kate leva les yeux au ciel tandis que Castle lui souriait, le regard brillant de malice.
Les gars ne purent se retenir de rire devant l'air affligé de Kate. Celle-ci leur lança un regard sombre qui les fit ravaler leur salive.
Mon dieu qu'il était agaçant ! Comment allait-elle pouvoir le supporter chaque jour ?
Non seulement il semait le trouble dans son esprit mais aussi au sein de ses enquêtes !
Puis elle l'aperçut, revenant de la salle de pause, deux cafés à la main, fier comme un gosse. Leurs regards se croisèrent.
Après tout se dit-elle alors ce n'est que pour un ou deux mois. Après, Rick disparaîtrait de sa vie. Définitivement.
Six mois plus tard,il était toujours là.
Voili voilou !
Qu'en avez-vous pensé ?
Patience, patience.. Plus que deux chapitres et un épilogue.
