Bien le bonsoir! Pour bien commencer la semaine, voici un chapitre plein de surprises! Harold est un petit cachotier, vous verrez. Je tiens aussi à vous prévenir que je serais absente dans 2 semaines, je vais passer la semaine entourant Pâques avec ma sœur. Je partirais le jeudi 24 et reviendrais le mercredi 30. Je ne sais pas encore si je vais faire les chapitres à l'avance ou si je fais juste une pause durant cette semaine, je vous tiendrais au courant.

Réponses aux commentaires :

Orianette : Je pense que le chapitre d'aujourd'hui va te plaire, si tu tiens tant que ça au Hiccstrid.^^ Stoïck n'est pas vraiment un cas désespéré, il y a encore un espoir de le sauver. Je n'ai pas compté les points d'exclamations, mais c'est vrai qu'il y en a beaucoup, tu devrais les laisser souffler ou la touche de ton clavier va rendre l'âme. Merci beaucoup pour ton commentaire.

Jyuunokuon : Non, non, je confirme : je ne tue personne. La preuve, tous mes lecteurs sont encore vivants! (Enfin, je crois...) T'inquiète, si tu es sadique parce que tu apprécies de voir Harold blessé, alors tu fais partie d'un club merveilleux, auquel j'adhère d'ailleurs. Et franchement, Harold? Rester à se tourner les pouces pendant que d'autres profitent de toute l'action? Non, simplement non. Merci beaucou pour ton commentaire. Et maintenant, passons aux choses sérieuses. J'ignore si tu le sais mais tu as posté le centième commentaire sur cette fic. De ce fait, tu as droit à un chapitre spécial et personnalisé qui sera publié après la fin de cette fic. Tu dois juste me dire ce que tu veux voir apparaître dans ce chapitre. La seule condition est que ça doit rester dans l'univers de Dragons, mais ça ne doit pas être forcément en lien avec la fic. Si tu ne veux pas de ce chapitre spécial ou que tu ne réponds pas en commentaire avant le prochain chapitre, je donnerais ce choix à l'auteur du commentaire n°99.

Ouah, que de parlotte. Et en plus, je poste tard. Donc je vais vous laisser lire.

Merci pour vos commentaires et votre soutien. Bonne lecture!


- Harold! s'écrie Astrid en se précipitant à ses côtés. Comment tu vas? Tu as mal quelque part? Tu as besoin de quelque chose? Tu veux que j'aille cherche Gothi? Ou peut-être ton père? Ah, mais c'est impossible, ils sont à une séance du Conseil. Tu n'as pas trop froid? Tu veux une couverture en plus? Ou alors t...

Une empoigne vivement Astrid, la tenant par la nuque et la faisant se pencher en avant. Surprise, la viking blonde n'a pas le temps de réagir avant de sentir un visage tout près du sien. Sans qu'elle comprenne ce qui se passe, elle se retrouve soudain embrassée par Harold. Quand il la relâche, Astrid reste immobile, les yeux grands ouverts et la bouche entrouverte. Harold lui adresse un sourire amusé et elle semble reprendre contact avec la réalité. Faisant un petit bon en arrière, Astrid lève une main à sa bouche d'un air choqué tandis que ses joues rosissent.

- Q-Q-Q-Q-Q-Qu'est-ce qui t'a prit?! P-P-Pourquoi tu as fait ça?! Ton cerveau a gelé?!

- Non, répond Harold en continuant à sourire et en essayant de se redresser. C'était juste la solution la plus efficace pour te faire taire.

- T-Tu m'as embrassé pour que je me taise?! Juste pour ça?!

- Oui, même si je dois avouer que ça faisait un moment que j'en avais envie.

- De me faire taire?

- Non, de t'embrasser! C'est moi qui ai fait un détour par un monde de glace, pas toi, alors pourquoi ton cerveau semble-t-il avoir cessé de fonctionner?

- Ça te prend souvent d'embrasser une fille juste parce que tu en as envie?! crie Astrid en rougissant de plus belle.

- Euh, non. Tu es la seule fille à m'avoir jamais intéressé, donc c'est la première fois que je fais ça.

- Première fois? C'était ton premier baiser?!

- Par pitié, ne me dis pas que tu es une de ces filles qui se fait passer pour une guerrière pure et dure mais qui est, en réalité, un romantique irrécupérable.

- Pff, bien sûr que je ne suis pas une romantique, réplique Astrid en se reprenant. Tu ne me verras pas mettre des jolies robes ou aller cueillir des fleurs.

- Alors qu'est-ce que ça peut te faire si c'est mon premier baiser? demande Harold.

- C'est... C'est juste que ma mère m'a dit que le premier baiser est précieux, parce qu'il pose une sorte de base.

- Ah. Si tu paniques à ce point, ça veut dire qu'il s'agissait également de ton premier?

- Bien sûr!

- Pour ma part, je ne l'ai pas trouvé trop mal, donc je ne regrette pas. Et toi? Tu regrettes?

- Non, finit par avouer Astrid après un instant de silence.

- Parfait, alors la question est réglée. Tu veux bien m'aider à m'asseoir. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais j'ai l'impression de ne plus avoir la moindre force.

Astrid s'approche en silence, toujours rouge, et passe un bras dans le dos d'Harold pour le redresser. Elle attrape des coussins posés sur le côté et les empile dans son dos pour qu'il puisse s'appuyer dessus. Quand le jeune viking est assis, il laisse échapper un soupir de soulagement et ferme les yeux.

- Ça va? demande Astrid.

- Oui, juste une minute, répond Harold.

Sa voix est faible et son visage est pâle. Les tremblements sont minimes mais toujours présents.

- Qu'est-ce qui s'est passé? interroge Harold en rouvrant les yeux. Je ne me souviens de presque rien après que Krokmou ait réussi à sortir de la fissure. Je sais qu'on est arrivés au village, mais tout semble flou, et après c'est le trou noir.

- Tu es parvenu à contrôler l'aileron pour que Krokmou te ramène au village. Tu n'étais pas tout à fait conscient quand je t'ai fait descendre de la selle. Il y avait de la glace partout sur Krokmou et tu en avais un peu aussi. Tu tremblais beaucoup, donc je pense que tu étais en état de choc en plus du froid extrême auquel tu as été exposé. Il ne s'est pas passé beaucoup de temps depuis notre retour, deux heures au maximum.

- Et qu'est-ce qui s'est passé quand j'étais inconscient? Pourquoi mon père a brusquement décidé de me traiter comme si j'étais le fils qu'il a toujours voulu?

- Ils m'ont obligés à leur raconter où on était et ce qui s'est passé. Vu ton état, ils avaient toutes les droits de le savoir. Stoïck a convoqué les membres du Conseil pour les mettre au courant et vérifier les cartes et textes anciens. Ils vont décider de la marche à suivre concernant cette nouvelle menace.

- Elle n'est pas tellement nouvelle, relève Harold. La fissure est là depuis des décennies.

- Arrête de chipoter, réplique Astrid. Dis-moi plutôt ce qui t'est arrivé dans la fissure. Pourquoi tu en es ressortit dans un tel état?

- Essaie de rester dans un blizzard pendant des heures et tu finiras pareil.

- Toi et Krokmou n'êtes restés que quelques minutes là-dedans.

- C'est vrai, mais le résultat est le même. Il fait si froid de l'autre côté que ça revient à vivre au milieu d'un glacier, au cœur d'une tempête, en ne portant que des vêtements légers. Des êtres au sang chaud ne peuvent survivre bien longtemps là-bas. Nos corps ne supportent pas un tel froid. Si Krokmou n'était pas sortit à ce moment-là, je pense que je serais mort de froid.

- Mais comment ça se fait que Krokmou soit moins affecté que toi? Je comprends que les dragons sont plus chauds que nous, grâce à leur feu, mais il a dû en souffrir aussi, non?

- Tu te trompes, comme presque tout le monde d'ailleurs. Le corps d'un dragon est moins chaud que celui d'un humain. Gueulfor ne les traite pas de lézard pour rien. Les dragons sont des reptiles, de ce fait, leur sang est plus froid que le nôtre et ils peuvent réguler leur température corporelle, ce que nous ne pouvons pas faire. En gros, ils s'adaptent en fonction de la température extérieure. Leur feu n'a rien à voir. Les poches qui leur servent à former le feu, gaz ou autre sont séparées et isolées du reste de leurs organes. Krokmou a immédiatement adapté sa température corporelle quand nous sommes entrés dans la fissure, ce qui lui a permis de garder toutes ses facultés et c'est grâce à ça que nous avons pu nous échapper.

- Je vois, dit Astrid. J'ignorais complètement que les dragons sont comme ça.

- Peu de personnes s'intéressent à cet aspect de leur métabolisme.

- Qu'est-ce qui s'est passé, dans la fissure? questionne Astrid.

Harold prend un moment pour rassembler ses pensées, fermant les yeux. Quand Astrid commence à croire qu'il s'est endormi, il ouvre les yeux et fixe son regard sur les flammes de la cheminée.

- Ces créatures grises, il faut vraiment leur trouver un nom, elles peuvent former des sortes de lianes blanches qui sortent de leurs bras, juste au-dessus des mains. Elles ont attrapées les pattes arrières de Krokmou et nous avons été entraînés dans la fissure. Je ne m'attendais pas vraiment à me retrouver dans un monde froid et complètement blanc. Tout était couvert par de la neige ou de la glace. Et il y avait un vent très fort, et tellement froid. Les Souffles du Froid s'éloignaient de la fissure pour se diriger vers une montagne gigantesque, plus grand que je n'aurais pu l'imaginer. Les créatures grises étaient éparpillées un peu partout sur le chemin menant de la fissure à la montagne et surveillaient les Souffles du Froid. Les deux qui nous tenaient ont essayées de nous faire toucher le sol mais Krokmou s'est débattu. Il s'est cogné plusieurs fois contre la paroi d'un glacier, ce qui a sans doute endommagé la liane. Je ne sais pas exactement comment ça s'est passé, mais il s'est soudainement retrouvé libre. À ce moment-là, je ne sentais déjà plus mes mains et mon visage était tout engourdit. Krokmou a voulu retourner à la fissure mais des créatures grises nous barraient le chemin. Il a donc prit un peu d'altitude, nous avons parlé brièvement, et il a plongé pour attaquer les Souffles du Froid.

- Pourquoi? interrompt Astrid. Ce sont les créatures qui vous retenaient, pas les Souffles du Froid!

- Oui, mais le but des créatures grises est de protéger les Souffles du Froid pour qu'ils arrivent à destination, quelle qu'elle soit. Alors en les attaquant, on obligeait les créatures grises à les protéger et à abandonner temporairement leur garde près de la fissure.

- Oh, malin.

- Tout à fait, dit Harold en souriant. Bref, une fois que la route a été dégagée, Krokmou a foncé dans la fissure et nous sommes ressortis. Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé mais au moment où nous sommes revenus ici, la température m'a frappée comme un rocher. J'ai cru que je n'arrivais plus à respirer et j'avais l'impression de brûler.

- Tu devras le dire à Gothi, suggère Astrid, elle aura sûrement une explication.

- Je comptais le faire. Ou du moins, je le ferais quand j'arriverais à bouger tout seul. Je me sens très fatigué, même si je n'ai pas envie de dormir, et aussi faible qu'un nouveau-né. Je ne comprends pas comment un peu de froid peut faire un tel effet.

- Eh bien, pour commencer, si on se base sur ce que tu viens de dire, tu étais à Niflheim, le monde le plus froid. Pas étonnant que tu t'en sortes avec un méga rhume. Ensuite, il s'est passé beaucoup de choses en très peu de temps, il est normal que ton corps décide de faire une pause. Je pense qu'il te faudra quelques jours pour récupérer, tu devrais en profiter pour te reposer correctement. Ce qui veut dire : pas de nouveau projet ou pas de questionnements intensifs.

- Astriiid, gémit Harold, c'est une punition, ça!

- Tu feras ce qu'on te dit. Sinon, je demanderais à Gothi de te garder endormi.

- Tu n'oserais pas?!

- Sans la moindre hésitation.

Harold soupire, laissant tomber ses épaules. Quand il regarde Astrid, il arbore un sourire que la viking blonde lui rend immédiatement.

- Oublions un peu les démons pour l'instant, dit Astrid. Si tu me disais plutôt ce que tu voulais dire tout à l'heure?

- À quel sujet?

- Quand tu as dit que ça fait un moment que tu voulais m'embrasser? Je n'ai pas vraiment caché mes sentiments pour toi, alors pourquoi tu n'as pas répondu avant maintenant? Et pourquoi maintenant, justement?

- Pour répondre à ta dernière question, je n'ai pas pu résister. Tu étais juste devant moi, avec les flammes dans ton dos qui éclairaient tes cheveux, les faisant briller. C'était intenable.

- Regardez donc qui est romantiques, maintenant, se moque gentiment Astrid. Et mes autres questions?

- Je crois que j'ai développé des sentiments pour toi au même moment que toi, quand tu ne voulais pas me lâcher durant la pause dans l'entraînement.

- Alors pourquoi n'avoir rien dit?

- Je dois avouer que je possède un certain fond de méchanceté et d'humour vicieux. J'aimais bien te voir te débattre pour ne pas paraître trop éprise. Et puis, dans un coin de mon esprit, ça sonnait un peu comme une revanche pour toutes les insultes et les attaques des années précédentes.

- Hum, je pense que je le méritais, dans ce cas.

- Mais ça ne change rien au fait que je pense que tu es la meilleure guerrière de Berk, toutes générations confondues, et que tu es la plus belle fille du monde.

- Comment tu peux savoir ça? Tu n'as que les autres filles de la tribu pour comparer.

- J'ai accompagné mon père à certaines rencontres des chefs, tu te souviens? J'ai vu plus d'étrangers que toi.

- Mais ce n'est pas le monde, insiste Astrid.

- Certes, mais je suis certain que même si je faisais le tour du monde, jamais je ne pourrais trouver une fille aussi parfaite que toi.

- Parfaite?

- Tes défauts font partie de ton charme, même si j'apprécierais qu'ils soient quelque peu corrigés, je ne voudrais pas qu'ils disparaissent.

- Dans ce cas, je vais rester la Astrid que tu connais.

- Je ne demande rien de plus. Vas-y juste plus doucement sur les coups, tu as la mauvaise habitude de cogner pour saluer les gens.


Alors? Vous avez aimé? Harold est retors, non? Mouah ah ah!