Bonjour tout le monde !

J'espère que vous allez tous très bien. Je suis encore heureuse que vous ayez tenté de deviner qui allait gifler qui cette semaine. Ca a été un peu plus difficile à trouver cette fois. Je crois qu'il n'y a qu'une personne qui était dans le vrai. Elle se reconnaîtra en lisant ce chapitre.

Je remercie les nouveaux reviewers qui se sont manifestés cette semaine et un gros merci à mes lecteurs/reviewers fidèles :D

Bonne lecture !

Cecile : Et oui, il fallait marquer le coup pour cet événement dramatique de leur vie, malheureusement. Non pour la gifle. Drago ne giflera pas Philomena pour une raison simple, un homme ne doit jamais frapper une femme. Je mets un point d'honneur là-dessus. Oui ce que Philomena a fait est méchant et même plus encore je dirai. Ginny s'en veut parce qu'elle travaille à la rédaction et que c'était comme si elle avait cautionné l'article de Philomena dans son esprit. Merci pour la review !

Guest (1) : Non, non, non. Ce Drago ne va pas donner de claque à Philomena. Un homme ne doit pas frapper une femme. Pour répondre à ta question, ma fiction a pour l'instant 45 chapitres. Ce qui veut qu'il en reste 20 tout rond. Merci pour la review !

Guest (2) Hermione Luna Malfoy: Bienvenue, bienvenue sur ma fiction ! C'est vrai qu'on ne sait pas trop comment Hermione et Drago se sont mis ensemble et je n'ai pas vraiment réfléchi à la question si tu veux savoir. Mais maintenant que tu en parles, je pense que tout s'est fait le jour des 20 ans de Drago. Tu as tout bon pour Philomena et Stanley. Fred et Roxanne ont bien demandé de l'aide à un adulte, mais ce n'est pas Luna. Bien sûr que tu peux avoir Drago. Il est à tout le monde ! Je suis déjà chanceuse de d'avoir la même date de naissance avec lui (mais l'année je précise) Alors Drago est tout à toi ! Si Hermione est d'accord bien sûr ;) Merci pour la review !


Chapitre 25 : Grosse Vieille Goule Puante

-Non mais elle a toujours été stupide ou c'est simplement aujourd'hui ?

-Je ne sais pas. Je me pose encore la question.

Philomena ouvrit la bouche presque choquée par la question de Daphné et la réponse de Pansy. Elle avait débarqué dans leur bureau pour raconter la « mésaventure » qu'elle avait vécu avec Hermione, persuadée qu'elles la soutiendraient. Mais non, elles la prenaient pour une femme stupide.

-J'ai une question, commença Pansy. A quoi t'attendais-tu, franchement ? Tu pensais vraiment qu'Hermione allait prendre ça avec le sourire ?

-Je ne pouvais pas savoir qu'elle réagirait de façon aussi excessive, dit Philomena.

-Attends tu plaisantes ! s'exclama Daphné. Tu as parlé de sa vie, de ses enfants, de son divorce alors que tu sors avec son ex-mari ! De quel droit tu as fait ça ? Tu peux nous le dire ?

-Daphné, calme-toi, tu es à deux doigts de l'étrangler-là.

-Oui je sais ! Un trop plein d'hormones qui se bousculent !

Philomena pouffa bien malgré-elle en regardant Daphné enceinte d'elle ne savait qui et ne voulait pas savoir. La voir s'être faite engrossée de la sorte la faisait baisser dans son estime.

-Nous t'avons autorisé à sortir avec Drago et tu as utilisé ta position à des fins professionnels. Ne pense pas que Drago va accepter ça.

-Qu'est-ce qu'il en a faire que j'ai écrit cet article, vous pouvez me le dire ? Et vous ne m'avez pas autorisé à sortir avec lui, Pansy. Je serais forcément sortie avec lui avec ou sans votre aide.

-Que tu dis. Si tu es là où tu es, à papillonner dans les bras de Drago, c'est tout simplement parce qu'on le veut bien. Même si moi, je ne le voulais pas du tout à la base, dit Daphné en jetant un regard à Pansy. Attends-toi à ce que Drago réagisse très mal.

-J'en doute fort. Il comprendra que j'ai fait mon métier. Si ça n'avait pas été moi, ça aurait été une stagiaire de chez Sorcière Hebdo. De plus, je crois que je l'aurais déjà vu débarquer s'il avait été en colère, comme vous le pensez tant.

-Méfie-toi. Tu ne connais pas Drago, lui dit Pansy alors que Philomena leur tourna le dos pour quitter les lieux.

Elle s'arrêta pour leur faire de nouveau face. Pansy se leva enfin de sa place, contourna son bureau et se mit face à Philomena. Elles restèrent ainsi à se regarder dans les yeux sans échanger un seul mot. Daphné avait peut-être envie d'étrangler Philomena, mais les envies de Pansy semblaient bien plus agressives et effrayantes. Alors qu'elle pensait que Pansy ne ferait rien, Philomena sursauta lorsqu'elle sentit sa main l'agripper violemment.

-Estime-toi heureuse que ce soit moi qui te parle. Je ne sais pas ce que tu as dans ta petite tête, mais tu vas arrêter ça tout de suite. La famille Malefoy n'est pas à un sujet à aborder dans tes articles. Plus jamais. Quant à notre collaboration, elle s'arrête ici. On ne veut plus te voir ici, on ne veut plus te voir au salon de thé.

-Attendez-vous à de très mauvais articles de ma part dans ce cas.

-Puisque tu ne sais rien faire d'autre de ta misérable vie, vas-y, écris sur nous. Mais n'écris plus jamais sur les Malefoy.

Pansy serra sa poigne sur le bras de Philomena, la faisant grimacer puis la lâcha. Elle se précipita pour quitter le bureau de Pansy et Daphné. Pansy se retourna vers Daphné qui lui lança un regard qui voulait dire « Je t'avais dis que c'était une très mauvaise idée. »

Oui, une très mauvaise idée dès le départ. Pansy l'avait dans le fond, toujours su.

000

-Et Gryffondor gagne !

Toutes les tribunes des Gryffondor s'excitèrent alors que les joueurs quittaient les airs pour se serrer dans les bras et se féliciter mutuellement de leur victoire. Victoria et Helena se regardèrent puis virent Ciaran descendre de son balai la mine basse. C'était son premier match et il venait de perdre. Il avait l'impression d'avoir fait perdre toute son équipe. Son capitaine lui avait pourtant dit qu'il avait bien joué, mais ça ne changeait rien. Ils avaient perdu.

Helena et Victoria se précipitèrent vers lui alors que les deux capitaines se serrèrent la main. Les deux sorcières firent un bisou sur chaque joue de Ciaran.

-Je croyais que j'avais droit aux bisous uniquement si je gagnais, dit-il penaud.

-C'est vrai mais tu as très, très bien joué, lui dit Helena alors que Victoria acquiesçait. Alors tu as quand même droit à deux bisous.

-Mouais...

-Attends, tu plaisantes ! lui dit Victoria. Tu as arrêté quasiment le souaffle à chaque fois. Serpentard menait de vingt points d'avance…

-Jusqu'à ce que Sam attrape le vif, marmonna Ciaran.

-Oui ça… Après c'est Sam. Mais ne t'en fais pas, tu vas te rattraper lors du prochain match.

-Contre Serdaigle ? dit-il en regardant Helena. Je vais perdre une supportrice et tous les Gryffondor vont soutenir Eliott.

-Oui mais moi je suis là, reprit Victoria et je vais faire tellement de bruit pour te soutenir que tu penseras qu'il y aura mille Victoria dans les tribunes.

-Mille Victoria dans les tribunes ? Merlin, ça me ferait trop flipper, dit Ciaran alors qu'Helena éclatait de rire.

Fred s'avança vers Ciaran pour le féliciter. Lui-même qui était gardien, avait été très impressionné par sa vitesse et son agilité. Il savait évidemment qu'il était doué lorsqu'ils jouaient entre amis, mais en plein championnat, c'était autre chose.

-Dommage que tu ne sois pas à Gryffondor, lui dit-il.

-J'aurais pris ta place.

-Ca c'est sûr. Bon je vais me changer. N'oubliez pas la fête dans la salle commune des Gryffondor.

-Je ne vais pas me faire tuer en débarquant ? demanda Ciaran.

-Tu es mon petit protégé, Nott, répondit Fred en lui ébouriffant les cheveux. Personne ne touche à mes protégés.

000

La fête battait son plein dans la salle commune des Gryffondor. Boissons et friandises étaient là à profusion. Tout le monde félicitait le capitaine et l'attrapeur pour ce premier match gagné avec exploit. Cassie n'arrêtait pas de lever les yeux au ciel. Elle était poursuiveuse et avait marqué des points avec Roxanne. Certes Ciaran avait arrêté pas mal de balles ce qui avait eu le don de l'énerver en tant que joueuse mais rendu fière en tant qu'amie.

-Les filles ont quand même bien joué aussi ! clam-t-elle. Sans elles, aucun point n'aurait été marqué.

-Mais sans l'attrapeur, le match n'aurait pas été gagné.

Sam et Cassie se tirèrent mutuellement la langue.

-La prochaine fois ce sera au tour d'Eliott de montrer ses exploits contre Poufsouffle. Pas trop stressé ? lui demanda Victoria.

-Je suis tétanisé.

-Ne t'en fais pas petit frère. Je vais t'apprendre deux/trois trucs pour mettre les blaireaux K.O. !

-Ca s'appelle de l'antijeu, dit Cassie.

-Ca s'appelle aider son petit frère.

Roxanne arriva dans la salle commune le plus discrètement possible. Elle croisa le regard de Cassie qui quitta le groupe pour la rejoindre. Elle avait les yeux qui pétillaient et un sourire béat.

-Alors ? demanda Cassie.

-Il m'a embrassé !

-C'est trop génial, s'extasia Cassie.

-Et il embrasse tellement bien. Et regarde !

-Oh ! Mais… mais c'est…

-Je vais le tuer ! hurla Fred alors que Roxanne remettait son col roulé pour cacher son suçon.

-Tu ne vas tuer personne Fred ! Laisse-moi tranquille !

-Non ! Papa a dit que je devais massacrer tous les garçons qui t'approchent. Et je vais le faire !

-Massacrer, rectifia Roxanne. Pas tuer. Ce n'est pas la même chose.

-Je n'arrive pas à croire que tu sortes avec le capitaine des Serdaigle. Vous allez être le plus beau couple de Poudlard !

-Oh Cassandra, la ferme ! pesta Fred.

-Toi la ferme ! Trouve-toi une copine et peut-être que tu deviendras populaire, toi aussi.

-Qu'est-ce qui se passe ? demanda Helena.

-Roxy a un copain !

-Trop bien ! fit Victoria en sautillant.

-Mais non ! Arrêtez ! C'est ma petite sœur !

Ils furent interrompus par un élève de première année qui donna une enveloppe à Fred. Il lança un regard à Roxanne qui se mit à côté de lui pour en lire le contenu. Leurs visages s'éclaircirent d'un sourire.

-Qu'est-ce qui se passe ? demanda Eliott.

-La vengeance est arrivée à bon port, répondit Fred en regardant Helena.

-C'est génial !

000

Philomena était rentrée chez-elle en fin d'après-midi. Elle avait passé le reste de la journée enfermée dans son bureau tentant de faire disparaître l'éraflure qu'Hermione avait laissé sur sa joue. Elle n'y avait pas été de main morte. Ca avait d'ailleurs été le sujet principale de la journée : « Hermione Granger gifle une journaliste de la Gazette des Sorciers » Ca aurait put faire une excellente une qu'elle aurait adoré écrire. Elle avait même songé à le faire pour la une de la Gazette du dimanche. Elle se serait faite passer pour une victime et tout le monde l'aurait plainte et aurait enfoncé le clou de cette sorcière que tout le monde adulait tant.

Que pouvait-on bien lui trouver ? Elle était loin d'être jolie, ses cheveux défiaient la gravité, elle n'avait pas de formes comme les siennes. Elle était fade et insipide. Elle n'avait que l'intelligence et pour elle l'intelligence était quelque chose de relatif. Moins que la beauté, lui dit une petite voix.

Elle sursauta lorsqu'elle vit Drago debout, les bras corsés, les fesses collées au dos de son canapé. Le regard qu'il lui lançait était glacial. Elle n'avait jamais vu ça auparavant.

-Qu'est-ce que tu fais-là ? Comment tu es entré ?

-Tu as une très mauvaise sécurité anti-transplanage. Comme quoi, tu n'as pas besoin de me donner tes clés pour symbole. Je peux aller et venir ici à ma guise. N'importe qui le peut.

-Oh. Et bien je ferai plus attention la prochaine fois. Tu as passé une bonne journée ?

-Tu penses que j'ai passé une bonne journée ? lui posa-t-il en retour. Tu crois vraiment que j'ai aujourd'hui, passé une bonne journée ?

Drago balança la Gazette sur la table du salon à la fameuse page sept. Philomena regarda le journal sans bouger.

-Je peux savoir ce qui t'est passé par la tête pour écrire une connerie pareille ?! dit-il en haussant le ton.

-Je… Ecoute Drago je… je ne voulais pas l'écrire, mentit-elle. C'est le rédacteur en chef qui voulait que je le fasse, c'est tout.

-Ne me fais pas rire ! Tu l'as écrit de ton plein gré, c'est pour ça que tu étais de si bonne humeur hier soir. Parce que tu étais fière d'avoir écrit cette merde !

-Mon travail n'est pas de la merde ! Merci de le respecter, se vexa-t-elle.

-Ton travail peut-être pas, mais ce que tu en fais le rend merdique. Je sais pourquoi tu as fait ça. Tu as pensé que ce que tu écrirais n'atteindrait qu'Hermione et ma fille. Mais ce que tu n'as pas compris, c'est que ça m'atteint moi !

-Ecoute Drago…

-Alors je vais te dire quelques petites choses que tu as intérêt à bien retenir ! Un, ma fille s'appelle Helena ! Deux, Hermione ne m'a jamais mis à la porte, c'est moi qui suis parti ! Ce n'est pas elle qui a mis un terme à notre vie de famille ! Trois, je ne suis pas fou amoureux de toi comme l'a si bien dit ta soi-disante petite source. Je ne le suis pas du tout.

Philomena reçut cette annonce comme une bombe. Elle s'était bien évidemment attendue à ce qu'Hermione réagisse, mais pas à ce que Drago soit si virulent et qu'il lui balance comme ça, sans une once d'émotion, qu'il n'était pas amoureux d'elle. C'était bien la première fois qu'on lui disait une chose pareille de manière aussi détachée. D'aussi loin qu'elle se souvienne on ne lui avait jamais vraiment dit qu'on était amoureux d'elle et elle ne s'était jamais formalisée à ce sujet. Mais entendre le contraire n'était vraiment pas plaisant. Ca faisait même mal. Mal à l'orgueil.

-Comprends-le bien Philomena, je suis tombé amoureux une fois, ça n'arrivera pas une deuxième fois. Tu es jolie, plaisante à regarder, mais je ne suis pas amoureux de toi.

-Ca y est, tu as fini ? dit-elle froidement.

-Non.

Drago s'avança vers elle et caressa délicatement son visage en la forçant à le regarder. Il passa doucement sa main dans ses cheveux mais Philomena savait qu'il suffisait qu'il se mette à les tirer un peu plus pour qu'il lui fasse vraiment mal. Ses yeux gris de la tétanisaient également. Philomena était comme pétrifiée face à son regard incandescent.

-Tu penses que je suis en colère, mais tu te trompes. Je ne suis pas en colère. Mais recommence un truc pareil, écris de nouveau sur ma famille, mes enfants, Hermione ou moi et là tu me verras vraiment en colère.

Face à ces mots, Philomena ne put s'empêcher de se rappeler ce qu'Helena lui avait dit la première fois qu'elle lui avait parlé en tête à tête : « Pour l'instant vous ne voyez que le gentil Drago Malefoy. Mais Drago Malefoy peut aussi être extrêmement flippant et je serai la plus heureuse des petites filles, lorsque vous verrez ce visage-là de mon père. J'apprécierai le spectacle de votre frayeur. »

-Tu ne me veux pas me voir en colère, n'est-ce pas ? poursuivit Drago tout doucement.

-Non, souffla-t-elle à peine.

-Alors tu sais ce que tu ne dois plus jamais faire.

-C'est une menace ? osa-t-elle lui demander.

-Je n'ai pas encore décidé si c'était une menace ou un simple avertissement.

Drago continua de la regarder et tourna son visage pour voir l'éraflure qu'elle avait eu du mal à dissimuler.

-C'est l'œuvre de ton ex. Elle a déboulé comme une folle au journal et m'a fait ça, lui dit-elle.

Drago ne réagit pas, se contentant d'observer la marque du passage d'Hermione. Ce n'était pas une marque laisser par un sort. Elle l'avait sans doute giflé, pensa Drago. Il lâcha enfin Philomena et mit son manteau pour quitter l'appartement.

-Où tu vas ? lui demanda Philomena. Je croyais qu'on passait la soirée ensemble, toi et moi.

-J'espère que tu n'es pas sérieuse. Je ne vais certainement pas rester après ce que tu as fait, répondit-il sans la regarder. Je n'ai pas envie de te voir.

-C'est toi qui m'a apporté ça ? demanda-t-elle en voyent un paquet sur sa table basse.

-Non. C'était déjà là quand je suis entré.

Drago était sur le point de quitter l'appartement lorsqu'il entendit Philomena pousser un hurlement. Il retourna sur ses pas et dut prendre sur lui pour ne pas rire aux éclats en voyant Philomena se faire attaquer par des boules puantes bondissantes, bombabouses et autres déflagrations deluxe accompagnés de feu d'artifice qui allaient dans une seule et unique, celle de Philomena.

Ce spectacle fut suivi d'une voix amplifiée que Drago reconnut comme étant celle de George.

« Weasley & Weasley, Farces pour Sorciers Facétieux a le plaisir de vous annoncer que vous venez d'être élue « Garce fouille-merde du siècle au nez de cochon » ! Cette récompense vous a été attribuée suite au merveilleux article que vous avez écrit sur la famille Malefoy ! Voici donc votre trophée ! »

Un clown bondit hors de la boite qu'elle avait ouverte pour lui assener des petits coups de marteaux répétitifs sur la tête.

« Si vous ne souhaitez pas recevoir le trophée spécial « Garce fouille-merde du siècle au nez de cochon et à l'haleine d'hippogriffe » il vous suffit de répéter après moi : Je ne suis qu'une grosse vieille goule puante ! »

Mais Philomena ne disait rien. Elle était comme sonnée face à ce qui était en train de lui arriver. Les gadgets ne cessaient de fonctionner autour d'elle, de la frapper, de la pincer. Drago était accosté à l'embrasure de la porte, admirant presque ce que George venait de lui envoyer.

« Je n'ai pas entendu ! » répéta sa voix. Philomena avait le sentiment qu'il lui hurlait dans les oreilles.

-Drago, s'il te plait ! Fais en sorte que ça s'arrête !

-On arrête rarement les inventions de George Weasley, répondit-il sans lever le petit doigt.

« Je n'ai pas entendu ! » répéta la voix de George sur le même ton.

-Tu as entendu ? lui dit Drago. Il faut répéter. Je pense que ça s'arrêtera ensuite.

-Il en est hors de question ! hurla presque Philomena alors qu'elle se faisait toujours frapper par le clown.

« Je n'ai pas entendu ! »

-Moi non plus, je n'ai pas entendu, ajouta Drago.

-Je… je… ne suis qu'une grosse vi… vieille… goule pu… pu… puante !

« Plus fort ! » fit la voix de George.

-Je ne suis qu'une grosse vieille goule puante ! hurla presque Philomena qui voulait vraiment que ça s'arrête.

« Bravo ! Attention à la petite photo… »

La petite photo ? pensa Dargo. Un appareil photo ailée sortit de la boite, se positionna face à Philomena et tira le portrait de la sorcière qui était loin d'être à son avantage avant de disparaitre.

« Mes félicitations ! Votre photo sera affichée sur les deux boutiques du Chemin de Traverse et à Pré-au-Lard. Bonjour chez-vous ! Ce message a été sponsorisé par Poudlard l'Ecole de magie et de Sorcellerie avec la participation d'Helena Malefoy, Fred et Roxanne Wesaley, Cassie et Niels Weasley, Sam et Eliott Potter, Victoria Zabini et Ciaran Nott. »

Ainsi donc cette œuvre était surtout celles des enfants, pensa Drago. Il semblerait qu'Helena avait voulu agir à son échelle. Il n'allait pas l'en blâmer loin de là.

Philomena reprit ses esprits tant bien que mal et tourna doucement sa tête vers Drago qui riait discrètement bien malgré lui.

-Vois un peu ce qui se passe lorsque tu t'attaques ouvertement aux Malefoy. Quatre familles supplémentaires viennent de se retourner contre toi. Tu as donc compris. Ne – refais – plus – jamais – ça.

000

-Elle va venir. Elle va venir ici comme une tornade et va me couper la tête.

-Arrête Daphné…

-Toi arrête ! fit-elle en donnant une tape sur l'épaule de Neville. Je te dis qu'elle va m'éventrer ! Alors que je n'ai rien fait moi ! Je ne voulais pas que Philomena sorte avec Drago ! Je savais que ça ne créerait que des problèmes. Mais non ! Pansy a dit que ça permettrait à Drago d'ouvrir les yeux et qu'en même temps ça nous assurerait une bonne pub dans la Gazette si tout se passait bien. Mais quel intérêt d'avoir de la bonne pub pour notre entreprise si on se fait tuer par l'ex-femme, hein ?! Tu peux me le dire, ça toi ?

Non Neville ne pouvait rien dire tout simplement parce qu'il n'arrivait pas à en placer une depuis qu'il avait franchi la porte de l'appartement. Après avoir félicité l'équipe de sa maison pour avoir gagné le premier match de la saison, Neville avait décidé qu'il passerait la fin du weekend avec Daphné.

Elle était remontée sur ressort. Elle n'arrêtait pas d'imaginer comment Hermione pourrait les désintégrer elle et son bébé.

Neville lui apporta un verre de jus de pomme et s'assit à côté d'elle et posa une main délicate sur son ventre qui se voyait de plus en plus.

-Calme-toi, il ne va rien se passer. En tout cas rien pour toi.

-Elle va me trancher la tête et ta jeune et jolie petite-amie enceinte ne pourra pas mettre au monde ta fille.

-On ne sait toujours pas si c'est une fille ou garçon.

-C'est une fille. Je le sais, je le sens.

-Comme tu sens qu'Hermione va te trancher la tête, se moqua Neville.

Les éclairs que lui lançaient les yeux de Daphné lui donnaient envie de rire. Il préféra se pencher vers elle pour l'embrasser. Il la sentit se détendre.

-Neville ?

-Oui ?

-Tu me protègeras si Granger la Folasse, m'attaque ?

-Je vous protègerai tous les deux, dit-il en embrassant son ventre. Mais évite de qualifier Hermione de « Folasse ». Elle est brillante, généreuse et dangereuse, mais pas folasse.

-Ben c'est ça ! Dis tout de suite qu'elle est plus belle que moi et que tu es amoureux d'elle ! Saleté de Gryffonfor !

Daphné se leva tant bien que mal du canapé pour aller bouder dans sa chambre. Neville posa ses pieds sur la table basse et commença un compte à rebours à partir de cinq… quatre… trois… deux… un…

-Neville !

Parfaitement synchrone, pensa-t-il avec un léger sourire.

000

Hermione était directement rentrée chez-elle après avoir fait sa petite visite à la Gazette. A peine avait-elle franchit la porte de sa maison qu'elle s'était effondrée en pleurant. Elle avait vraiment tout fait pour ne pas penser à cette journée où elle était passée de Mrs Malefoy à Ms Granger. Passer la soirée chez Stanley, prévoir son weekend chez ses parents. Elle avait voulu s'éloigner de cet événement dont elle ne voulait pas se souvenir, de cette tristesse qui l'avait de nouveau envahie, cette souffrance qu'elle ressentait actuellement. Elle ne voulait pas y penser, elle ne voulait plus. Mais à chaque fois qu'elle se réveillait le matin ou qu'elle se couchait le soir et qu'elle voyait la place vide à côté de la sienne, elle ne pouvait s'empêcher de se rappeler comment ses instants en tant que femme mariée s'étaient achevés…

Novembre 2015*

Hermione essuya les larmes qui continuait de couler sur les joues de Drago alors que ses pleures reprenaient de plus belle.

-On va surmonter ça. Il le faut. On le doit.

-On a essayé Hermione. Tu sais très bien qu'on a fait ce qu'on a pu et qu'on n'a pas arrêté de se disputer, de se hurler dessus, de rejeter la faute sur l'autre parce qu'on n'a pas su faire autrement pour gérer notre peine. On s'est dit tellement de choses…

-Pour Helena…

-C'est justement à elle que je pense. Helena a vécu et vu beaucoup trop de choses pour son âge et si ne plus nous voir nous déchirer peut lui permettre d'aller mieux, je suis prêt à divorcer. On ne peut pas faire autrement. On ne peut plus se retrouver dans la même pièce sans élever la voix toi et moi.

-Mais Helena ne veut pas qu'on divorce, elle veut que tu rentres à la maison. Tout comme moi. Ce sera sans doute dur au début mais on y arrivera. On se le doit. On le lui doit parce qu'on s'aime. Parce que je t'aime. Je t'aime Drago et je n'ai jamais cessé de t'aimer.

Hermione répéta dans une litanie sans fin à quel point elle aimait Drago, à quel point elle voulait qu'il retourne vivre chez-eux. Drago soupira tout en fermant les yeux. C'était bien la dernière chose qu'il voulait entendre de sa part. L'entendre lui dire qu'elle l'aimait malgré tout ce qui s'était passé, malgré tout ce qu'ils avaient pu se dire ces deux dernières années. Alors qu'il tentait de rassembler le peu de volonté qu'il avait pour s'éloigner d'elle, Hermione l'embrassa. Il était si difficile pour lui de raisonner lorsque ses lèvres entraient en contact avec les siennes. C'était pour ça qu'il avait cédé la semaine précédente. Il l'avait embrassé, ils avaient fait l'amour et il avait très vite regretté, de peur de faire naître de faux espoirs chez Hermione. Voilà pourquoi il aurait dû la repousser, ne pas la laisser faire, mettre immédiatement un terme à ce baiser qui se prolongeait. Drago fut pourtant incapable de la repousser, posant au contraire ses mains sur ses hanches, la pressant un peu plus contre lui alors qu'Hermione mettait ses bras autour de son cou passant et repassant sa main dans ses cheveux blonds, et qu'il approfondissait leur baiser mélangeant sa langue à la sienne.

Ces baisers avaient toujours été une source de bien-être, un instant où tous les deux se sentaient en sécurité pensant que ni rien, ni personne ne pouvait les atteindre et les détruire. Ils avaient pourtant tort.

Alors que Drago rompit le baiser, il put le voir, ce petit éclat dans les yeux d'Hermione qui lui prouvait combien elle l'aimait encore et combien cet amour était aussi douloureux tant pour elle que pour lui.

-Tu m'aimes, affirma-t-elle avec certitude. Je sais que tu m'aimes.

Drago soupira pour la énième fois. Il caressa délicatement la joue d'Hermione d'un pouce, effleura son nez du sien et lui donna un léger baiser.

-Oui, je t'aime, admit-il enfin. Mais l'amour ne fait pas tout.

Drago prit alors la plume des mains d'Hermione et signa le parchemin. Le D. Malefoy s'inscrit élégamment pour ne plus être effacé. Il regarda Hermione qui semblait comme pétrifiée et ce fut avec un énorme trou dans le cœur qu'il lui dit :

-Pardonne-moi.

Drago lui tourna enfin le dos et quitta la pièce en tentant de faire abstraction aux sanglots que laissa échapper Hermione derrière lui.

Aujourd'hui

Hermione se réveilla lorsqu'on sonna à sa porte. Elle était finalement restée chez-elle. Elle avait eu ses parents au téléphone qui eux aussi avait reçu la Gazette. Ils avaient vraiment insisté pour qu'elle vienne, mais Hermione s'est sentie vidée, sans aucune force pour faire quoi que ce soit. Elle avait donc décidé de s'allonger et de dormir en espérant ne plus penser à cette journée qu'elle qualifiait de merdique.

Hermione alla ouvrir lorsqu'on sonna une seconde fois. Elle se retrouva face à la dernière personne qu'elle avait envie de voir en cette journée : Drago. Elle le regarda de la tête aux pieds puis fit quelque chose qu'elle n'aurait jamais pensé faire auparavant, excepté lors d'une dispute pour une brouille à l'époque où tout allait bien dans leur couple : elle lui claqua la porte au nez. Mais cela n'empêcha pas Drago d'entrer avec ses propres clés qu'il avait gardé même s'il avait quitté la maison depuis maintenant plus de deux ans. Il trouva Hermione dans la cuisine en train de se préparer une tasse de thé.

-J'ai connu meilleur comme accueil.

-Va t'en, répondit-elle sans le regarder.

-Comment tu vas ?

-A ton avis comment je vais ? dit-elle sèchement en retournant. Elle s'était remise à pleurer. Je suis en pleine forme comme tu peux le voir. Je viens de me remémorer l'une des pires journées de ma vie et tout ça grâce à qui ? Grâce à ta petite copine ! Il faut dire qu'elle a fait fort, là ! Vraiment très fort !

-Toi aussi tu as fait fort, répliqua-t-il.

Hermione eut un rire sans joie. Sa bouilloire siffla. Elle la prit pour verser l'eau bouillante dans sa tasse.

-Alors comme ça elle a été pleurer dans ta robe. Elle devait s'attendre à ce que je réagisse vu ce qu'elle a dit.

-Tu n'avais quand même pas à faire ça, répondit Drago.

-Evidemment tu prends sa défense, dit-elle avec dégoût. Ta petite chérie écrit sur toi et tes enfants, mais ce n'est pas grave.

-Hermione…

-Elle m'a dit qu'elle appréciera de me voir tomber dans une lente dépression, de nous voir Helena et moi mortes et enterrées comme Callum, mais tout va bien, n'est-ce pas ? Ce ne sont que des mots, pas vrai ?

-Quoi ? se pétrifia Drago. Il sentit comme un objet lourd tomber au creux de son estomac. Il n'aurait jamais pensé que Philomena aurait eu la bêtise de dire ça. Il comprenait mieux maintenant pourquoi elle l'avait giflé à sang.

-Parce que tu ne savais pas ? Pas si stupide la petite, il semblerait. dit Hermione en pleurant de plus belle. Tu penses que je l'aurais giflé pour le torchon qu'elle a écrit ? Non, je n'aurais pas fait ça pour ça. Elle peut dire ce qu'elle veut sur moi, m'insulter, m'humilier, je m'en fiche ! Mais qu'elle touche à mes enfants, qu'elle parle de mes enfants ! Nos enfants ! Qu'elle dise qu'elle souhaite… qu'elle souhaite… Helena… mon… mon bébé…

Hermione n'arrivait plus à raisonner, à penser. Elle avait du mal à respirer. Des tas d'images défilaient dans sa tête. Le décès de Callum, son enterrement, les disputes à répétition avec Drago, Drago quittant la maison, la signature des papiers du divorce, et comble de l'horreur, l'hypothétique décès d'Helena.

Drago avait mal, très mal. Voir Hermione comme ça lui faisait horriblement mal. Il avait lui aussi l'impression de manquer d'air, il avait lui aussi les mêmes images en tête. Il voulait que ça cesse, il voulait que ça s'arrête.

Alors sans réfléchir, il s'approcha d'elle et posa la tasse qu'elle avait en main et la serra dans ses bras et passa sa main dans son dos pour qu'Hermione puisse se calmer.

Drago réalisa qu'il ne l'avait pas serré dans ses bras depuis tout juste un an. Il ne l'avait pas eu aussi près de lui depuis un an. Il sentit son cœur battre beaucoup trop vite, un frisson lui parcourir la colonne vertébrale et dans une action qu'il ne put contrôler il l'embrassa.

Hermione avait littéralement l'impression que son cœur allait exploser. Il l'embrassait d'une douceur infinie, comme il l'avait toujours fait lorsqu'ils étaient mariés, comme la dernière fois qu'ils s'étaient retrouvés. Ses mains sur son visage, ses lèvres contre les siennes, l'oxygène lui revenait. Mais ce baiser qu'elle avait tant espéré prit une autre tournure dans sa tête.

« Oui, je t'aime. Mais l'amour ne fait pas tout. »

Cette phrase résonna à nouveau dans sa tête et Hermione fit un brusque pas en arrière et le gifla. Drago fut incapable de réagir, sonné par ce qu'elle venait de faire. Il avait pensé avoir atteint le paradis et il se retrouvait finalement en enfer. Le regard que lui lançait Hermione était empli de colère et de désespoir.

-Je t'interdis de m'embrasser, tu m'entends ! lui hurla-t-elle presque au visage. Tu n'as pas le droit de faire ça ! Pas maintenant ! Pas un an après ! Pas après ce que tu as fait ! C'est comme si tu me crachais à la figure !

-Hermione…

-Tu as signé ! dit-elle presque hystérique. Tu as signé et tu es parti sans même me regarder ! Alors non ! Tu n'as pas le droit de faire ça ! Va t'en !

Drago voulut faire un pas vers elle, mais Hermione tenta de le repousser et ne put s'empêcher de lui donner des coups de poings à l'abdomen et la poitrine en lui répétant sans cesse de s'en aller. Drago n'avait pas physiquement mal mais faisait de nouveau face à cette Hermione hystérique qu'il n'arrivait pas à calmer à l'époque et qui le pousserait à quitter la maison avant ce que celle-ci ne se mette à exploser, avant qu'Helena ne devienne une victime de leurs disputes. C'était souvent trop tard.

-Hermione arrête, lui demanda-t-il simplement.

-Non ! Va t'en ! Va t'en ! Va t'en !, lui dit-elle en continuant de lui assener des coups en l'ordonnant de s'en aller. Je te déteste ! Je te déteste d'être parti ! Je te déteste d'avoir détruit notre famille ! Je déteste d'avoir signé ! Je te déteste d'être avec elle ! Je te déteste ! Dégage !

-Hermione, arrête ! Ca suffit maintenant ! dit-il sur un ton plus virulent.

-Non ! Non ! Laisse-moi !

Drago réussit à attraper les bras d'Hermione pour qu'elle cesse de s'agiter. Il l'emprisonna dans ses bras, la mettant dos à lui et la bloquant contre le plan de travail. Il lui demanda encore une fois de se calmer.

-Non ! Lâche-moi ! lui ordonna-t-elle toujours en s'agitant. Lâche-moi tout de suite Drago !

-Calme-toi, dit-il calmement non sans serrer un peu plus sa poigne. Calme-toi, Hermione. Je t'en supplie, calme-toi.

-Lâche-moi ! répéta-t-elle.

-Calme-toi. Calme-toi Hermione… Calme-toi…

Ils restèrent ainsi plusieurs secondes durant lesquels Drago sentit Hermione se calmer, son rythme cardiaque ralentir et ses pleures cesser quelque peu. Hermione entendait Drago lui supplier de se calme. Elle le sentit poser son menton contre son épaule. Ils étaient près l'un de l'autre, presque soudé l'un à l'autre, comme ils l'avaient toujours été, ne supportant pas d'être éloigné de l'autre. Hermione ferma les yeux en sentant de nouveau tout cet amour douloureux qu'elle avait pour lui resurgir en l'entendant, la suppliant de se calmer. La seule envie qu'elle avait à présent était de se retourner pour l'embrasser à nouveau et s'excuser de l'avoir giflé et rué de coups. Mais que se passerait-il après ? Se réconcilieraient-ils ? Ou fuirait-il comme il l'avait déjà fait ? Hermione ne voulait pas. Elle ne le supporterait pas une seconde fois.

Drago desserra sa prise en sentant Hermione calmée et elle en profita pour lui donner un coup de coude dans l'abdomen et le pousser violemment avec un mélange de tristesse et de colère dans le regard. Celui de Drago habitait également la tristesse mais aussi du désarroi.

-Va t'en ! lui dit-elle à nouveau. Et ne me touche plus jamais !

Drago traversa le salon sans un mot et quitta la maison. Il ne prit même pas la peine de transplaner qu'il se laissa glisser contre la porte du côté extérieur alors qu'Hermione faisait de même dans la cuisine. Ils étaient si proches et si loin à la fois. Partageant la même souffrance, les mêmes envies mais étant incapable de faire abstraction à leur rancœur.

Hermione sécha ses dernières larmes et décida de faire quelque chose qui selon elle lui permettrait de ne plus penser à Drago la prenant dans ses bras, Drago passant sa main dans son dos, à Drago l'embrassant. Il lui fallait autre chose et tout de suite ! Elle quitta donc sa maison pour de retrouver devant la porte de l'appartement de Stanley qui fut plus que surpris de la voir.

-Hermione ? Mais… qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'es pas chez tes parents ? Tu… tu as pleuré ?

Hermione ne répondit pas préférant se jeter dans ses bras et l'embrasser fougueusement. Stanley la serra dans ses bras et ferma la porte derrière elle.

Il n'était pas Drago. Il n'embrassait pas comme Drago, ne la touchait pas comme Drago, ne la regardait pas comme Drago. Elle ne s'embrasait pas à son contact, n'avait pas l'impression d'atteindre littéralement le septième ciel. Elle tentait d'oublier Drago, de se concentrer sur Stanley lui faisant l'amour, mais elle n'y parvenait pas. C'était impossible. Drago la hantait.

Mais Stanley ne le remarqua pas. Il était bien trop heureux d'avoir Hermione avec lui contre lui. Il avait en revanche remarqué qu'elle avait pleuré.

-Qu'est-ce qui s'est passé ? lui demanda-t-il en lui caressant le visage. Pourquoi tu n'es pas chez tes parents ?

-Je n'ai pas envie d'en parler, répondit-elle.

-C'est à cause de la Gazette ?

-Stanley, s'il te plait. Je ne veux pas en parler, insista-t-elle.

-Je ne comprends pas, dit-il. Ton divorce date d'il y a un an. Tu es séparée de lui depuis deux ans. Tu es avec moi maintenant, ça ne devrait pas t'affecter autant.

Ne pas l'affecter autant ? Sérieusement ?! Si Hermione s'était écoutée, elle aurait donné une gifle pour la troisième fois de la journée. Au lieu de ça elle préféra se lever et se rhabiller. Elle voulait se vider l'esprit, elle lui disait qu'elle ne voulait pas en parler et lui, insistait. Lui était-ce trop demandé d'avoir ce qu'elle voulait ?

-Eh ! Où tu vas ? demanda-t-il en se redressant

-Je rentre. Je t'ai dit que je ne voulais pas en parler, mais tu ne sembles pas comprendre. Je préfère m'en aller.

-Hermione attends. Je suis désolé. Tu ne veux pas en parler ? D'accord. On ne va pas en parler, mais ne pars pas. S'il te plait.

Stanley l'embrassa et Hermione céda. Après tout, se retrouver chez-elle ne ferait que lui rappeler à quel point elle était seule.

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Philomena s'était rapidement débarrassée de tout ce que les farces et attrapes avaient largué sur elle durant leur attaque. Elle s'était sentie poisseuse et collante jusqu'à qu'elle sente l'eau chaude de sa douche couler sur sa peau.

Il s'était moqué d'elle. Drago s'était moqué d'elle en la voyant ainsi se faire attaquer par des objets. Il lui avait fait une menace voilée. Philomena en frissonna en y repensant. Les menaces les plus calmes étaient les plus effrayantes selon elle. Elle se demandait ce qu'il pourrait bien faire si elle s'aventurait à écrire quelque chose d'autres sur Hermione. Il lui ferait mal en retour, ça elle l'avait compris, mais comment ? Ne pas savoir l'angoissait.

D'ailleurs elle ne savait toujours pas si son histoire avec Drago était toujours d'actualité. Aussi bizarre que ça puisse paraître, elle ne voulait pas que ça se termine. Mettre fin à sa relation avec Drago juste après ça serait la signification d'un échec cuisant et d'une humiliation pour elle. Elle ne le supporterait pas. Surtout pas après l'altercation qu'elle avait eu avec Pansy et Daphné dans l'après-midi. Elle devait donc faire tout son possible pour que Drago puisse lui pardonner quitte à ramper. Il n'était peut-être pas amoureux d'elle comme il l'avait dit, mais elle ferait en sorte que ça change.

Alors qu'elle était sur le point d'éteindre la lumière de sa table de cheveux pour dormir, Philomena crut voir une ombre passer sous le pas de sa porte. Croyant que la fatigue lui jouait des tours, elle décida de ne pas y prêter attention. Mais l'ombre passa une seconde fois. Philomena commença à prendre peur en pensant à ce que Drago lui avait dit. Sa sécurité anti-transplanage n'était pas au point. Quelqu'un venait d'entrer chez-elle.

Ce fut donc toute tremblante qu'elle prit sa baguette sur la table de chevet et qu'elle sortit de sa chambre à pas de loup. Elle se dirigea vers le salon dans le noir le plus complet.

-Je baisserais ma baguette si j'étais vous, fit une voix trainante qu'elle ne connaissait pas.

-Qui êtes-vous ? dit-elle toujours dans le noir.

-Lumos.

La baguette qui était pointée vers elle l'éclaira et éclaira également la personne qui était en face d'elle. Philomena se trouva face à un homme qu'elle ne connaissait pas mais qui ressemblait fort à une personne qu'elle avait déjà vue. Et pour cause ! Elle se trouvait face à ce que Drago serait probablement dans vingt-cinq ans. Lucius Malefoy.

-Maintenant que vous avez devenié qui je suis, je ne vais pas passer par quatre chemins, Miss Spencer. Aujourd'hui vous avez fait l'énorme erreur d'écrire quelque chose à propos de mon fils, mes petits-enfants et ma belle-fille. Sachez que j'ai déjà tué pour moins que ça. Beaucoup, beaucoup moins que ça.

Philomena ne fit aucune remarque et le laissa continuer.

-J'ose espérer que mon fils vous aura déjà parlé mais au cas où il ne l'aurait pas encore fait, sachez qu'une seule autre erreur de ce genre de votre part et l'éraflure que vous avez sur votre joue sera accompagnée de multiples autres sur le reste de votre corps abandonné dans une rue telle que l'Allée des Embrumes. Me suis-je bien fait comprendre ?

Philomena acquiesça en déglutissant. Bon sang, elle savait maintenant d'où Drago tenait de tels yeux gris qui aussi effrayant. Lucius esquissa un léger sourire de satisfaction.

-Bien. J'en suis heureux. Je vais vous laisser vous reposer. Vous semblez en état de choc ma pauvre. Oh, avant que j'oublie, votre cheminée n'est pas sécurisée au même titre que l'appartement tout entier. Il est donc fort aisé pour un sorcier quelconque de pénétrer ici. Encore plus lorsque celui-ci s'avère être avide… de sang. Nox.

Lucius avait disparu. Philomena se retrouva seule dans son appartement, toujours plongé dans le noir complet. Merlin mais quelle journée venait-elle de passer ?

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*Extrait du Prologue/OS Une Simple Signature.

Oui, oui, oui ! Ils se sont embrassés ! Drago l'a embrassé ! Mais Hermione l'a quand même giflé. Vous lui en voulez ? La pauvre, ça faisait beaucoup trop pour elle, et pour lui aussi je pense. Mais ils se sont embrassés ! Le premier baiser de la fiction ! C'est cool, non ? Ce n'est pas cool... ?

Les enfants ont fait leur vengeance avec l'aide de George et Lucius a fait une petite apparition en toute fin de chapitre. Et vous pensez quoi de la réaction de Drago face à Philomena ? Je sais que beaucoup s'attendaient à ce qu'il la gifle, mais j'ai du mal à dépeindre un homme frappant/giflant une femme.

Dans le prochain chapitre on aura le début des vacances de Noël.

A la semaine prochaine.

Gouline971