Messages de l'auteur :

Bonjour à tous,

Déjà, permettez-moi de vous souhaitez une bonne année 2010.

Ensuite, je m'incline devant vous pour m'excuser de mon très long retard.

De multiples raisons y sont à l'origine mais nullement mon envie d'arrêter d'écrire. Ce que je commence, je le termine, il y aura donc une fin à cette fiction. J'espère que vous n'aurez pas tant à attendre pour le chapitre 26 et je vais tout faire pour.

Je vous remercie sincèrement de votre fidélité.

Je vous laisse à présent lire ce chapitre 25 (non corrigé à 100%).

A très bientôt

Yvy

25. Etre ou ne pas être tourmentée par ses démons intérieurs

Cher Journal,

Avec ce lundi, j'entre dans la ligne droite. Il ne reste plus que 5 jours avant que je devienne l'épouse de Drago Malefoy. Enfin, ça c'est s'il ne change pas d'avis (quoi que là ça va encore j'ai pas trop de doute), ou que sa mère réussisse à nous faire rompre (déjà plus probable), ou que Pansy trouve le moyen de récupérer Drago (mais pour ça il faudrait qu'elle passe du temps aux archives et vu qu'à Poudlard elle n'allait à la bibliothèque uniquement parce que Drago y était, j'ai toute mes chances...), ou qu'un mage noir refuse ce mariage « contre nature » et nous enferme dans le meilleur des cas dans un noir et poisseux cachot (là, ça serait vraiment la poisse) avec le spectre de Narcissa me disant « tout est de ta faute!!! », ou que le ministère trouve une autre idée farfelue à tout annuler (remarque au pire on fait sans leur consentement), ou alors on peut aussi mourir d'épuisement à faire autant l'amour (idée pas si déprimante d'ici 50 ou 60 ans) ... En parlant de ça, Merlin quelle forme! Il est insatiable! Bon, je ne vais pas trop m'en plaindre parce que voilà, je crois que s'il ralentissait le rythme, ça me manquerait maintenant, mais quand même, quelle santé! On sent l'expérience... Ron se sentirait honteux s'il savait...

Il est si... et si... sa passion est tellement... Non, même sur mon journal intime, c'est trop intime pour le raconter... Je sais très bien que tu es un petit pervers qui aime bien ce genre d'info croustillante mais j'ai tout de même une pudeur qu'il faut respecter. Et ce n'est pas négociable petit journal vicieux! Non mais! Non, pas la peine de tenter de corrompre mon style avec ton air miséreux!

Pour en revenir à ton utilité première, ce week-end aura été des plus déstabilisants. Entre notre enterrement de vie de célibataire et un dimanche houleux avec ce mémorable face à face Ron/Drago, je suis presque ravie d'être à nouveau en semaine. D'habitude on attend toujours que le week-end arrive, et bien moi, pour le moment je préfère l'inverse. Heureusement, il y a plus de jours dans la semaine que le week-end. Je suis gagnante dans l'histoire pour une fois.

Bon je n'ai pas beaucoup à dire en fait ce matin. Après une nuit paisible avec Drago, tous mes problèmes se sont envolés pour quelques heures encore. Pour le moment, je suis bien donc pas trop de bavardage à faire.

Ah, si, histoire de te tenir au courant. Blaise n'est pas mort, il a juste baissé son caleçon (enfin manière de dire n'est ce pas, je n'ai pas vu son « loup » grand heureusement). D'ailleurs, bizarre que Rita n'a pas rédigé d'article ce matin à la gazette. J'ai bien tout fouillé pour voir quelle serait sa contre attaque suite à notre déclaration mais peut-être qu'a le voir, « le grand méchant loup » (quoi que grand, grand, vite dit quand même vu ses mains – oui journal, à voir la longueur des doigts par rapport à la paume de la main, vu que le gêne déterminant ce rapport est le même qui détermine le « loup »,on peut deviner la « dangerosité » du « loup », pour une fois la magie n'a rien à y voir, et Blaise à des fins petits doigts... un louveteau quoi... quoi j'exagère journal? ) donc peut-être que Rita ne se remet pas de sa rencontre. Et là, j'imagine Rita en petit chaperon rouge qui se fait dévorer par le loup alors que la réalité voudrait quand même que le conte le plus approprié soit raconté avec une sorcière avec de grosses verrues prêtes à éclater détonnant avec une tenue des plus exubérantes à faire autant peur que son physique face à un jeune orphelin frêle priant de revoir sa maman tout en se faisant pipi dessus. Bon ok, la comparaison est rude, mais j'imagine bien Rita avoir mit quelque chose dans le verre de Blaise, déjà bien bourré, et que le pauvre a pas bien compris ce qu'il lui arrivait. Peut-être qu'il ne voulait même pas coucher avec elle au départ mais que Rita sentait un besoin vital de faire un peu de « ménage » chez elle... J'imagine très bien cette femme ne pas accepter qu'on lui dise non pour ce genre « d'affaire ». J'espère qu'elle ne se mettra jamais en tête de mettre Drago dans son lit. Merlin, j'ai un doute... Merlin j'ai un affreux doute... Merlin faut que je saches maintenant... Et si.... Et si c'était déjà fait... Si Drago et Rita... Non, ce n'est pas possible... Il avait l'air tout aussi choqué que moi dimanche matin... Enfin, il était énervé surtout... Enervé que Blaise se fasse peut être lui aussi avoir? Non, il ne serait pas tombé si bas quand même... Tromper Pansy, d'accord, mais je l'imagine le faire avec toutes les créatures genre sirènes, et pas avec un dragon pour ne pas dire veuve noire ou mente religieuse... Merlin, je dois savoir... Je te laisse, Drago va y aller là, et je veux le lui demander avant qu'il parte.

By.

Se levant limite comme si elle avait sa robe de chambre en train de brûler, elle se rua sur Drago qui était en train de finir son thé debout devant la cuisine. Le faisant légèrement sursauter sur le coup, il reprit son mouvement sans vaciller comme s'il se donnait des forces avant d'affronter ce qui allait lui tomber dessus, soit une Hermione excité comme une puce et pas dont la manière qu'il préférerait. Hermione le vit boire sa tasse jusqu'à la dernière goutte et même hésiter à la reposer. Seulement à bout de patience, elle saisit la tasse et la plaqua vivement sur le comptoir.

- Drago, as-tu couché avec Rita Skeeter ??? Demanda-t-elle cache sans prendre aucun gant avant de voir Drago devenir plus blanc qu'il ne l'était déjà. Répond!!! Tu as couché avec elle? Elle t'a mis dans son lit déjà???
- Mais, tu perds la tête toi!!! S'exclama-t-il tout en se dégageant d'elle afin d'aller prendre sa cape près de la porte. Franchement, parfois, tu donnes raisons à ceux qui disent que les sangs de... enfin les nés de moldus, sont des tares génétiques... Boire tranquille son thé et entendre ça... Je préfère partir!
- Tu ne me réponds pas Drago!!!
- A plus tard Hermione! Déclara-t-il à faire penser à Hermione qu'elle avait raison.
- Par Merlin, alors tu l'as vraiment fait? Le rattrapa-t-elle dans le couloir de l'immeuble.
- Hermione, il va vraiment falloir que tu arrêtes d'écrire ce fichue journal, et je parle sérieusement... soupira-t-il sans pour autant calmer les craintes de sa fiancée.
- Pourquoi, tu as peur qu'il tombe dans les mains de ta chère maitresse?

- Tu as mis quoi dans ton thé ce matin? Demanda-t-il ensuite tout en continuant de laisser la question en suspend. Bon, je dois y aller. A ce midi en espérant que tu retrouves un peu tes esprits...
- Mais je vais bien moi, je ne couche pas avec n'importe qui, moi! Claqua-t-elle la porte avant de se sentir vraiment mal.

Bon, ok, elle avait abusé. Elle le reconnaissait. Il lui avait fait l'amour comme un dieu toute la nuit et elle l'accusait d'avoir couché avec un monstre dès le lendemain matin. Mais il lui suffisait de dire « non », tout simplement! Elle ne demandait pas plus! Un simple « non ». Ce n'était quand même pas dur à un homme de dire « non, je n'ai pas couché avec elle »! C'est quoi leur problème? Leur égo refuse d'avoir une chose qu'ils n'ont pas faite et préfère laisser planer le doute juste histoire de rallonger une liste imaginaire? Surtout Rita! Il n'y a pas de quoi se venter d'avoir cédé à cette « chose ». C'est quand même dingue c'est façon de ne jamais « répondre » à ce genre de question. Hermione en devenait malade de ne pas trouver de logique à toutes ses questions et le paquet de biscuits qui trainait dans le placard y passa.

- Pour peu que je prenne un malheureux kilo et Rita m'en collera 9 de plus à son prochain article... Tout ça pour rentrer dans une stupide robe blanche qui sera verte marron en même pas 24h à force de marcher sur de la pelouse pour le vin d'honneur... commenta-t-elle avant d'ouvrir grand les yeux, regarder l'heure et réaliser une chose. Merde, ma robe, je vais être en retard à l'essayage !!! Mais qu'elle cruche moi sérieux... J'aurais du rajouter « ma stupidité » dans ma liste de raisons possible à l'annulation, à parier, celle-ci serait favorite pour le moment...

Avalant d'un seul coup le gros morceau de gâteau qui restait, histoire de pas faire de gâchis vu que le mal était fait, elle termina de s'insulter tout en descendant les étages. Elle s'engagea ensuite sur le chemin de traverse en tentant d'avoir la tête haute, surtout au cas où Rita la surveillerait avec son fichue appareil et fit quelques sourires aux quelques femmes qui croisèrent son regard. Apogée de l'hypocrisie, elle croisa la mère de Lavande en pleine conversation avec une amie à elle. A peine avoir dit bonjour, elle demanda à Hermione comment était Gaichiffon en ce qui concerne les robes de mariées en insistant bien sur tous les détails possible comme si elle mariait sa fille le mois suivant alors qu'aux dernières nouvelles ce n'était pas le cas. Peut-être vivait-elle une exclusivité en direct, dommage que Rita n'entende pas ça, une déformation de Lavande aurait été marrant à lire, et à y réfléchir, une interview de Lavande par Rita était digne d'un combat de poule déchainée se volant dans les plumes. A imaginer la scène, Hermione pouffa légèrement de rire devant la mère de l'intéressée et fini par dire maintenant qu'elle avait la parole qu'elle ne faisait plus appel à eux, pas assez classe pour une future Malefoy. Laissant les deux femmes sur une interrogation digne d'une information d'état, elle finit son parcours jusqu'au passage vers le quartier moldu et soupira de soulagement d'être devenue «anonyme ». Quelques minutes de répit lui permit de faire le calme dans sa tête le temps du trajet jusqu'à la boutique pour se concentrer à nouveau sur l'essentiel à venir, son mariage et tous les préparatifs usant.

- Ah miss Granger! Parfait, j'étais justement en train de voir pour la taille. Vous pouvez l'enfiler tout de suite s'il vous plait? Demanda la couturière autant polie que pressée.

Après s'être déshabillée dans l'urgence, presque nue devant une étrangère qui semblait avoir l'habitude qu'Hermione n'avait pas, elle enfila un grand bout de tissu assemblé qui était loin de ressembler encore. Assez inquiète et suspicieuse du résultat, elle se laissa tout de même faire tout en priant d'avoir fait le bon choix de renoncer à la magie des baguettes pour miser sur celle des doigts. Elle sentit ensuite des légères pressions au ventre, et remarqua que la couturière avait du mal à joindre les deux bouts de l'arrière de la robe à cet endroit. Honteuse sur la seconde d'avoir abusé sur les gâteaux actuellement en digestion, elle préféra faire l'inspection du bas de sa robe.

- J'ai toujours adoré les mariages, se mit à dire la créatrice. C'est un moment tellement magique dans la vie de deux personnes, les mariées deviennent des princesses de conte de fée et leurs hommes se transforment en prince charmant le temps d'une journée. Tout est aussi beau au possible et personne ne pourrait imaginer la galère pour les mariés d'en être arrivé là. Une fois, j'ai eu une fiancée qui avait pris 10 kg sur les deux premières semaines d'essayage en se gavant d'éclair au chocolat parce que sa belle-mère voulait du rose pétunia pour les élastiques des petites filles d'honneur au lieu du rose camélia, puis elle en a perdu 15 à quelques jours du mariage parce que sa mère à elle imposait son rose poudré. Le jour du mariage, personne ne voyait les épingles à nourrice qui faisait en sorte que la mariée se retrouve pas nue devant le prête, expliqua-t-elle à en laisser Hermione bouche-bée. Une fois, c'est même la belle-mère qui venait faire les essayages sous prétexte que sa future belle fille avait mieux à faire que s'occuper de ses broutilles. Autant dire que la robe au final ne ressemblait pas du tout à ce qu'avait imaginé la pauvre jeune fille au départ et que ce n'était pas forcément des larmes de joies à son mariage au moment des photos... Oh et j'ai eu mieux, la mère d'une future mariée était venue en catimini demander une robe quasi identique à celle de sa fille mais ivoire avec un décolleté plus prononcer et sans tout le tulle... J'ose imaginer la tête de la fille quand elle l'a découvert le jour J... Alors vous voyez, ce n'est pas un petit gonflement de ventre lié à un stresse totalement normal qui va avoir raison de ma volonté à ce que vous aussi, vous oubliez tout ces tracas le jour où vous deviendrez la plus grande fierté de votre homme, argumenta-t-elle tout en faisant un petit clin d'œil amical à une Hermione nettement plus décontractée de savoir qu'il y avait pire qu'elle.

Debout pendant presque trois heures sans trop bouger, la future Malefoy vit sa robe prendre une toute autre tournure sous ses yeux. L'émotion commença à la submerger jusqu'à ce qu'elle craque lorsqu'elle vit la maquette finalisé sur elle dans le miroir. Malgré une coiffure indescriptible, une tête mouillée par les larmes et le tremblement de ses mains, elle ne pouvait pas faire autrement que de se dire qu'elle se trouvait magnifique dans cette robe. C'est habillé dans cette tenue que Drago lui dirait « oui » dans quelques jours. Dans cette robe que l'homme qu'elle aimait s'unirait à elle pour la vie. Cette robe serait le témoin à jamais de ce moment précis de sa vie où elle offrirait toute sa confiance et son avenir à une autre personne qu'elle même. Même si elle le remarqua qu'à peine, la couturière sortie un mouchoir de sa poche comme si elle s'y attendait par habitude de son métier.

- Aussi mystérieuse qu'affirmée, douce que brute, docile que caractérielle, moderne que traditionnelle, un mélange tout à fait magique qui semble être fait pour vous, murmura celle qui n'était pourtant pas une magicienne malgré ce que le résultat semblait vouloir suggérer.

Hermione sourit. Elle soupira ensuite puis se laissa faire à nouveau pour ôter ce qui avait autant de pouvoir sur elle que sa propre baguette. Elle remercia la couturière, donna ses impressions sur les petits détails et lui souhaita bon courage avant de lui dire à demain. Ne souhaitant pas tout de suite redescendre de son petit nuage, elle préféra se promener ensuite dans le centre de Londres et se prendre un petit encas dans un coin. Elle trouva un petit restaurant hautement fréquenté par des femmes en pause déjeuné et décida de se fondre un peu dans la masse histoire de ne pas se laisser enliser dans l'ignorance de l'actualité féminine moldu.

A deux tables d'elles, elle écouta une conversation entre deux jeunes femmes à peu près du même âge qu'elle et qui semblaient être dans une situation similaire qu'elle: à deux doigts de se mettre une alliance au doigt. A la différence c'est que ces filles avaient apparemment choisies les alliances en insistant particulièrement sur moins possible de « carra » et semblaient toutes deux satisfaites d'une chose que Drago devait se charger pour son cas. Les deux femmes dévièrent ensuite de bien rentabiliser leur « investissement » pour « la suite », ce qui obtient définitivement son attention. Les deux Lavandes et Pansy mélangées en puissance planifiaient sans état d'âmes leur vie de femmes mariées à un très bon parti. Elles étaient totalement satisfaites d'avoir trouvées un homme qui allait subvenir largement à tout leurs besoins et c'était limite si elles s'échangeaient pas des noms de chirurgiens plastiques pour remodeler leurs seins après trois grossesses. Choquée dans un premier temps, elle eut ensuite une sueur lui traverser le corps. Elle n'avait plus de travail, Drago lui avait offert une superbe bague qu'elle trouvait magnifique, elle vivait chez lui sans participer aux frais, elle avait rendu son appartement, et se retrouvait sans le vouloir dans le schéma typique d'une femme entretenue. Pour une semi féministe, pour ne pas entrer dans l'extrême, cette révélation lui fit mal. Bon certes, organiser un mariage en moins de 15 jours tout en travaillant c'était tout simplement impossible mais ce n'était pas comme si elle allait le reprendre juste après ses noces... Elle était bel et bien au chômage, sans travail, sans revenu, sans autonomie et sans indépendance. Le joli nuage digne des dessins pour enfants blanc et ondulé presque parfaitement devint alors comme tout gribouillé de gris ou de noir de manière anarchique avec de gros éclairs qui finissaient de balayer sa bonne humeur. Même si elle n'était pas de ces filles qui cherchent la bonne planque et la facilité, le regard des autres pouvaient en être tout autrement et même si elle avait appris à ne pas trop prendre cette donne en considération, là, c'était plus fort qu'elle puisque son honneur à elle était en jeu. La militante des droits en tout genre, clamant sa volonté d'être reconnue pour celle qu'elle était et non celle qu'elle paraissait devenait l'inverse de tout ce dont elle avait combattu. Ecœurée de cette révélation, elle rentra tête baissée chez elle aussi discrètement que possible. Sans le vouloir, elle trébucha sur le pied d'une vieille dame qui se retourna. Trop bouleversée par son problème de conscience, elle prononça à peine un pardon et ne fit pas attention au regard de sa victime qui s'étonnait d'un tel comportement de sa part comme si elle la connaissait assez pour en attendre autre chose.

A son arrivé, Drago l'attendait dans son fauteuil avec un air assez déterminé. Hermione se demanda tout de suite si elle avait fait une bêtise où si elle avait oublié quelques chose et effectivement, comme si quelqu'un lui avait donné une tape derrière la tête, elle se souvint que Drago, sa belle-mère et elle devait retourner sur le lieu de la cérémonie pour voir les derniers détails. Ajouté à ça le scandale du matin, il était clair que Drago était remonté contre elle et son côté féministe se révolta en hurlant au reste du corps qu'elle avait une vie et qu'elle n'était pas à la disposition de monsieur. Bizarrement, Hermione ne comprit pas pourquoi ce qui devait rester tout bas venait d'être scandé tout haut à un Drago maintenant enragé.

- Oh mais très bien! Je peux aller demander à Skeeter son avis si tu préfère. Après tout en tant que maitresse, elle a bien le droit de décider où elle va se faufiler la nuit quand Madame fera sa Vie ! Hurla-t-il sans prendre des gants.
- Mais mieux Malefoy, je lui donne l'adresse de ma couturière, et même si elle aura du mal à l'accommoder à cette vieille bique moisie, elle pourra prendre du grade!!!
- Tu as un caractère impossible Granger!!! S'écria-t-il lassé par l'attitude de sa fiancée.
- Si tu t'attendais à avoir un toutou bien sage et obéissant, fallait rester avec Pansy! Déclara-t-elle avant d'aller dans la chambre en claquant la porte.

Ni une ni deux, dans son énervement, Hermione ne laissa pas sa raison reprendre le dessus et commença à faire son sac. De manière hystérique, elle enfourna des piles d'habit sans prendre attention et lorsqu'elle en était à la fameuse robe, c'était limite si elle ne jetait pas à la poubelle ce qui avait agrémenté le début de leur histoire. Son stresse et sa furieux à l'apogée, digne de sa réputation lorsqu'elle était en colère qui faisait que Ron et Harry fuyaient presque à chaque fois, elle marmonnait sans modération tout ce qu'elle avait sur le cœur sans faire attention à ce qui pouvait se passer autour d'elle. Devenir une lady, être la belle-fille de Narcissa couronnée comme la pire du genre dans le monde magique, subir le regard des gens, perdre son indépendance, peur de perdre son identité face à ce nouveau monde dont elle n'est pas préparée, tout y passa sans exception. Elle alla ensuite chercher ses affaires dans la salle de bain en réalisant une tirade sur le concept d'épouse aimante fidèle obéissante aussi utile qu'un chien qu'on tient en laisse qui était totalement à l'opposé de ce qu'elle était vraiment et qu'il était hors de question qu'elle devienne l'une de ces femmes soumises.

- Ce n'est pas ce que je te demande, il me semble? Intervient alors Drago accoudé à l'embrasure de la porte. Et c'est quoi ces valises? Tu me quitterais comme ça, en une fraction de seconde sans réelle explication?
- Oh mais je suis sur que toi, si tu le faisais, ça paraitrait nettement moins intolérable, souligna Hermione pas vraiment enclin à baisser les armes.
- Si c'est ce que tu crois, alors dépêche toi de finir et va-t-en donc! Mais je te préviens Granger, si tu fais ça, ce n'est même pas la peine de songer à revenir frapper à la porte! Hurla-t-il sur un ton assez sec pour montrer qu'il était vraiment sérieux.

Tétanisé par la falaise qui se dessinait sous ses pieds, Hermione ne bougea plus d'un cm. Elle fixa Drago droit dans les yeux tant pour le sonder que d'entrevoir une porte de sortie à cette dispute. Seulement les deux caractères de ce couple ne laissaient aucune possibilité de réconciliation à ce niveau là. Tous les deux avaient un ego, un honneur et une fierté telle qu'il n'était pas envisageable de « céder ». Et c'est là, contre toute attente, qu'Hermione aima pour la première fois sa belle-mère. Trop occupés pour entendre la marâtre frappé, elle avait finit par entrer et se tenait à présent à quelques centimètres de son fils.

- Bien que l'idée me réjouisse, il se trouve qu'à 5 jours du mariage, après tous les efforts que j'ai fais pour vous sauver la mise, il est hors de question que vous me ridiculisiez ainsi devant toute la communauté. Alors stopper tout de suite vos enfantillages et on va tout de suite chez la Robinson! Et Drago, maîtrise toi un peu, tu es un Malefoy et non un de ces rustres de Weasley! Termina quand même par dire avec un regard de reproche digne d'une mère envers son petit garçon.

Hermione titilla et pesta sur son fiancé de se laisser faire ainsi encore à son âge. Néanmoins, elle avait stoppé nette la rupture en préparation, et tout comme Hermione, Drago avait probablement pas envie d'ajouter un conflit avec la Lady en plus de l'actuel.

Le voyage jusqu'au manoir de Lady Robinson fut glacial. Les quelques pas qui les conduisirent jusqu'à la porte d'entrée fut comparable à ce que devait ressentir un condamnée allant à l'échafaud. Hermione se tenait en arrière des deux autres et les bras croisés, elle rumina tout ce qu'elle avait sur le cœur. En quelques minutes, elle était bel et bien décidé à retrouver un travail et, tant pis si le mariage en pâtirait, elle irait en chercher un dès le lendemain. Après tout, durant les festivités, elle préférait dire « je suis en pourparler avec untel » que dire « j'ai arrêté de travailler. » Même si pour une Malefoy, ça aurait pu sembler « normal », ça ne l'aurait pas été pour Hermione Granger.

- Ah, vous voilà, j'ai failli attendre, salua Lady Robinson ce qui vexa Narcissa.
- La future mariée nous fait des caprices, marmonna-t-elle pour sa défense ce qui eut le don d'énerver davantage Hermione, ce que Drago craignait vu que ce n'était vraiment pas le moment.
- A quelques jours du mariage, c'est un peu normal, après tout, ce n'est pas si facile que ça que de devenir votre belle-fille, répliqua la vieille dame avant de faire un clin d'œil à Hermione. Venez mon enfant, alors dite-moi, où en êtes-vous des préparatifs ?

Contrairement au manoir des Malefoy, celui de Lady Robinson lui fit grande sensation. La première fois qu'elle y était venue, elle avait juste visité le jardin et en avait été totalement séduite. Maintenant à l'intérieur, elle était définitivement charmée. Ce manoir était coloré, finement décoré et tout aspirait au calme et la détente. Narcissa fit un léger commentaire à voix basse à son fils, exprimant tout l'inverse d'Hermione, mais cela ne pouvait pas l'étonner. Lorsqu'on vit quotidiennement avec des portraits de morts qui n'ont pas d'autres vocabulaires qu'insultes et menaces, voir des tableaux de danseuses sous fond de coucher de soleil devait être déstabilisant. Dans le petit salon, une domestique, cracmol apparemment, apporta le thé. Narcissa s'en étonna et demanda naturellement où se trouvait ses elfes de maison. Lady Robinson répondit alors, en tournant sa petite cuillère dans sa tasse, qu'elle préférait largement la compagnie d'humain dans cette grande maison où elle y vivait seule et que c'était en plus bien pratique pour jouer au bridge. Narcissa s'indigna de savoir qu'une Lady puisse s'abaisser à avoir des loisirs avec son personnel et Hermione en sourit involontairement.

- Néanmoins, si j'avais la visite régulière de votre future brue, je serais ravie de changer de partenaire de jeu. Etes-vous libre de vos journées miss Granger ? Demanda-t-elle tout en apportant sa tasse à ses lèvres.

- Pour le moment, oui, répondit-elle avec un regard las qui n'échappa pas à l'hôtesse.
- N'étiez-vous pas l'assistante d'un diplomate ces derniers temps ? Il me semble vous avoir vu à l'une de ses réceptions.
- J'ai démissionné, soupira Hermione en sentant le couteau remuer dans son cœur. Pour le moment je n'ai plus d'emploi, s'acheva-t-elle seule courageusement avant de sentir le regard de Drago sur elle.
- Encore heureux, souligna Narcissa. Nous n'avons jamais vu d'épouse Malefoy travailler jusque là, il est hors de question que ça commence… Il y a déjà bien assez de changement à mon goût. Et puis avec notre statut, il y a bien autre chose à faire que de travailler…
- Si ma mémoire est bonne, Miss Granger est un grand nom de la guerre. Son intelligence et sa bravoure n'est plus à démontrer. J'estime pour ma part qu'il serait grand gâchis qu'elle ne mette pas à profit ses qualités sous prétexte qu'elle devient une Malefoy, n'est ce pas Drago ? Demanda-t-elle en s'adressa volontairement à celui qui devait en être le plus fière au final. Qu'en pensez-vous ?
- Hermione est libre de faire ce que bon lui semble, répondit-il en faisant clairement référence à leur dispute.
- Ca nous le savons mais ce n'est pas un avis. Préférez-vous la savoir à vous attendre chez vous où la voir arriver le soir avec plein de chose à vous raconter lors du repas ?
- Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à ne pas travailler. En tant que Lady, nous avons des responsabilités liés à notre rang et cela est presque un travail à plein temps, se défendit Narcissa.
- Je compte bien reprendre le travail, coupa alors Hermione.
- En voilà une bonne nouvelle, se félicita Lady Robinson. Une Malefoy avec du caractère, je sens que les soirées mondaines vont être bien plus intéressante, plaisanta-t-elle alors que Narcissa commençait à perdre patience.
- Bon, concernant ce mariage. Que vous nous proposez-vous ?
- A vous, rien, Narcissa, précisa-t-elle avant de se tourner vers Drago et Hermione. Mais pour ces deux là, ma maison est leur maison, sourit-elle sincèrement.

Suite à l'invitation officielle, Narcissa reprit ses droits en tant qu'organisatrice attitrée de la cérémonie. Voyant la tension entre les fiancés Lady Robinson prit Hermione en privée avant qu'ils ne repartent. Elle la conduisit dans une pièce bien particulière où les murs étaient peints d'un arbre interminable. Hermione reconnu très vite ce qu'elle avait étudié quelques semaines plus tôt : la généalogie des Malefoy. Etonnée de la présence de témoignage du passée, elle le fut davantage en observant les noms de plus près. Certains lui étaient inconnues, et plus précisément « certaines »… A la différence de ce qu'elle avait pu chercher dans les archives de la bibliothèque ministériel, cette pièce contenait « toute » la généalogie de la famille de Drago, filles Malefoy comprises. Voyant ses yeux s'illuminer, Lady Robinson comprit qu'elle avait bien fait de lui faire découvrir cette pièce et qu'elle l'estimait à sa juste valeur. Si Hermione avait pu accéder à ses informations lorsqu'elle recherchait des filiations entre Pansy et Drago, elle se serait évité des journées de recherche. De ses souvenirs, elle pouvait à présent la relier à son fiancé une quinzaine de fois minimum… Puis, elle comprit en regardant une branche se dessiner vers la propriétaire des lieux. Elle n'était pas qu'une Robinson…

- Et oui, j'en suis une… Bien plus que ne peut l'être Narcissa, sourit la Lady.
- Cette pièce est… Vous vous rendez compte qu'elle est unique ? J'ai fais de nombreuses recherches sur votre famille et il est nulle part mentionner une telle « preuve »… C'est tout simplement exceptionnel ! S'enthousiasma-t-elle avant de voir Drago à l'embrasure de la porte. Drago…
- J'ai l'impression de revivre un nouvel épisode de « la chambre des secrets » se moqua-t-il en faisant référence à leur deuxième année d'étude.
- Tu savais ? Demanda Hermione en pointant le nom d'Amelia Malefoy Robinson sur l'arbre qui s'arrêtait avec elle.
- Je pouvais le supposer oui, étant le Malefoy héritier, je suis en mesure de savoir quel bien réside au sein de la famille et cette propriété en fait partie…
- La tolérance est très inavouable dans la famille, précisa Amélia.
- Y a-t-il une raison pour que les branches s'arrêtent avec le nom des filles et de leurs maris ? Cette généalogie considère-t-elle que les enfants n'entrent plus dans le cadre des Malefoy du fait qu'ils portent le nom du père ?
- Et bien, ma chère, vous soulevez là un des plus grands mystères de la famille. Je me suis moi-même posé très souvent la question mais il se trouve que les naissances de fille Malefoy est une chose assez rare et malheureusement la seule encore vivante est sous vos yeux.
- Mais lorsque vous étiez plus jeune ? Insista Hermione alors que Drago repartit voir si sa mère en avait finit avec les mensurations des pièces utilisable pour le banquet.
- Je pense que vous pouvez imaginer dans quelle situation je me trouvais à votre âge. J'étais la honte de ma famille, mise de côté et on m'a mariée très rapidement pour se débarrasser de moi.
- C'est horrible, s'offusqua Hermione avant de voir Amélia sourire.
- Oh pas tant que ça, commenta-t-elle. Ca a ses avantages comme le fait d'épouser le seul homme qui voulait de « ce fardeau » et le faisait « par amour », ajouta-t-elle d'un air malicieux.
- Alors pourquoi ? Demanda Hermione tout en caressant à nouveau le mur à l'endroit où le prénom d'un enfant aurait pu s'inscrire.
- La rumeur parle de malédiction, que seul les garçons peuvent avoir une descendance mais j'ai pu découvrir que mon arrière-arrière-grande-tante a eut un enfant. Malheureusement, la chasse aux sorcières de l'époque les emportèrent toutes les deux avant qu'une troisième génération n'arrive et aucun témoignage est arrivé jusqu'à moi.
- Je suis sincèrement désolée pour vous, soupira Hermione. Ca doit être triste de ne pas pouvoir fonder une famille avec l'homme qu'on aime.
- Notre famille est trop torturée pour goûter au bonheur ma chère. Il faut que vous épousiez Drago tout en sachant cela. Il y a un passé pas forcément glorieux et en vous mariant à lui, vous supporterez ce même fardeau avant de le transmettre à vos enfants… Toute fois, les choses semblent avoir changées, sourit-elle tout en fixant Drago qui venait de réapparaitre à la porte.
- Je vous remercie encore de nous permettre de nous marier chez vous, reprit Hermione sous le charme de la vieille dame. Cette « maison » est vraiment toute particulière…

En rentrant chez elle ce soir là, Hermione avait l'esprit ailleurs. Cette maison, cet arbre, ce passé, cette femme, tout prenait une nouvelle dimension à ses yeux. Il y avait un côté des Malefoy aussi peu connu que passionnant. De fil en aiguille dans son esprit, elle enferma dans un coin de son esprit qu'elle aimerait bien continuer les recherches sur cette famille particulière avant d'élargir ses travaux aux généalogies des grandes familles anciennes. Au pire, si elle ne retrouvait pas d'emploi, elle savait comment elle occuperait ses journées. Mais avant tout cela, il fallait un mariage et avec l'esclandre du matin, il restait toujours compromis. Revenant à la réalité, elle réalisa que Drago était toujours silencieux depuis le départ de sa mère qui avait « ordonné » qu'ils se réconcilient.

Seulement « plus facile à dire qu'à faire »…

Drago alla prendre sa douche en l'ignorant totalement, puis il se relaxa en lisant un livre sur le lit comme si elle n'existait pas et là Hermione paniqua. Pouvaient-ils encore se réconcilier ? Le fait que sa valise encore pleine trônait sur son côté du lit ne devait pas arranger l'humeur de Drago mais Hermione hésita à y toucher, que ce soit de la finir ou de la vider. Elle se rendit alors sur le balcon où elle put apercevoir son chat minauder avec une chatte voisine peu consentante. Son chat semblait s'être mieux acclimater qu'elle dans cette nouvelle situation. En même temps, il n'avait pas à renoncer à son identité pour quelqu'un d'autre. Il n'avait pas un travail à trouver, un fiancé à dompter, une belle-mère à supporter, un nouveau nom de famille à accepter, lui… Son chat n'avait qu'à apprécier à la nouvelle nourriture haute gamme qui arriverait à heure fixe dans sa gamelle… Maintenant qu'il menait la grande vie, il serait limite ingrat avec elle si Hermione exigeait qu'il y renonce. Il avait goûté aux plaisirs du luxe et son chat n'était pas animal à cracher dessus. A rire de sa terreur, elle frissonna. Le froid commença à la ramener à la réalité et c'est à contre cœur qu'elle rentra à l'intérieur. Drago se servait un verre et la fixa lorsqu'elle passa la porte. L'atmosphère ne put être plus tendue et ne la supportant plus Drago fit le premier pas.

- Vas-tu finir ta valise ou pas ?
- Tu aimerais ? Répondit-elle avec prudence.
- Tu ne réponds pas à ma question, Hermione, pesta-t-il avant de boire une gorgée.
- Vu que j'ai rendu mon appartement, il va être difficile que je parte ce soir, alors je reporte à demain ma décision…

- Très bien, murmura-t-il froidement avant de boire le reste de son verre cul sec et retourner dans la chambre. Bonne nuit…

Seulement, une fois qu'elle le rejoignit dans le lit, tout ses sens lui hurlèrent de jeter cette valise par la fenêtre. Non seulement, ça serait prétexte de refaire sa garde robe avec de l'argent qu'elle n'avait pas, mais en plus ça l'empêcherait de risquer de foutre en l'air son couple en l'air à nouveau d'un coup de tête. Comment renoncer à la chaleur qui se dégageait à quelques centimètres d'elle ? Elle pouvait le sentir sans le toucher. La tentation était trop forte pour ne pas y céder. Seulement le faire était signe de soumission et elle ne pouvait s'y résoudre. Peut-être que la solution était de le provoquer lui. De faire en sorte que la torture soit plus forte de son côté que du sien. Que « lui » cède. Après tout sorcier ou pas, il n'était pas moins un homme et « faible » sur ce point physique qu'est le désire. C'était un défit à relever et pour sauver son ego, elle se sentait tout d'un coup joueuse. Pour commencer, un léger mouvement pour lui rappeler la présence d'une femme à côté de lui. Un deuxième pour lui faire comprendre que la « femelle » en question ne dort pas. Pour la troisième étape, Hermione poussa quelques léger soupires sensuels pour l'aguicher davantage. Gagné ! Drago se retourna vers elle, posa son coude sur son oreiller et sa tête sur sa main.

- Tu me fais quoi là ?
- J'essaye de m'endormir, se justifia Hermione comme elle pouvait.
- En ronronnant comme une chatte en chaleur ? Osa Drago en sachant qu'il allait la vexer.
- Si ça te dérange tant que ça, je peux aller dormir dans le salon ! Se défendit Hermione maintenant assise dans le lit.
- Si ça te chante ! Répondit-il avant de se retourner à nouveau dans son coin, laissant Hermione toute déchantée.

Sa crédibilité étant mise à l'épreuve, Hermione s'obligea à se lever, et sans prendre de robe de chambre toujours dans sa valise, elle quitta la chambre. Se sentant plus seule que jamais, elle alla se recroqueviller dans un des fauteuils, le plaçant face à la baie vitrée. Se frottant les bras pour se réchauffer légèrement, elle laissa ses pensées s'égarer dans ses souvenirs avant de se pencher vers son avenir. Elle se voyait froide, distante, hautaine et vindicative telle une parfaite Malefoy, faisant semblant d'être une personne importante alors qu'en réalité, elle ne serait qu'une sorcière frustrée et emprisonnée dans une vie qui ne lui convenait pas. La question du travail avait été évité par Drago chez Amélia et Hermione se demandait vraiment ce qu'il en pensait. S'il estimait comme sa mère que sa place n'était pas de mettre les mains dans la boue mais dans des gans de soies, elle n'aurait plus qu'à mettre un terme à tout ce spectacle de mauvaise comédie. A l'inverse, s'il était d'accord, elle avait le droit d'espérer après tout, il restait une grande question sans réponse : quoi faire ! En refusant tous les postes après la guerre, et souhaitant faire ses preuves, elle ne pouvait encore moins maintenant brider des postes plus glorieux. Néanmoins, qui embaucherait une Malefoy comme assistante ou secrétaire ? Personne n'oserait, ou alors juste par vengeance personnelle et Drago serait contre de toute manière. Trouver un emploi digne d'elle, de son héritage marital et surtout respectueux de son intelligence, ne serait pas si simple que ça. Hermione en soupira de désespoir. Elle était dans un joli pétrin. Surtout qu'elle venait à l'instant d'entendre la porte de la chambre s'ouvrir.

- Tu vas attraper froid comme ça, dit-il après avoir allumer la cheminée avec sa baguette. Nous sommes peut-être en été mais nous sommes surtout à Londres, dit-il en lui posant sa robe de chambre sur l'accoudoir du fauteuil.
- Merci, murmura-t-elle timidement avant de l'enfiler.
- De rien… soupira-t-il en ne sachant pas trop comment réagir dans cette impasse. Hermione…
- Oui, je sais, j'ai un caractère insupportable…
- Un peu soupe au lait oui mais pas insupportable pour autant. C'est vrai qu'il y a des moments où je me demande vraiment où ton imagination va chercher son inspiration mais au final je dois avouer que ma vie est bien plus intéressante depuis …
- Moi qui pensait être totalement banale face à ton quotidien…
- Les apparences sont souvent trompeuses Hermione, surtout dans mon monde…Dit-il avant de remarquer le frisson d'Hermione. Tu as encore froid ?
- Non, ça va, répondit-elle doucement, soulagée de constatée que le ton avait changé. Je me demande simplement si je pourrais m'y intégrer à ton monde…
- Amélia Robinson semble le penser.
- Contrairement à ta mère, ce que tu ne contredis pas, rétorqua-t-elle avec les larmes aux yeux.
- Hermione, ma mère est une femme avec un vécu particulier qui a été obligé de se faire une carapace pour survivre. Il est à présent trop tard pour elle de s'en défaire. C'est une femme seule à présent, seule avec son image et son fils. La seule chose qu'elle a contre toi c'est une sévère jalousie car tu es tout ce qu'elle n'a pas pu être. Tu lui faire ressortir sa plus vieille frustration comme d'avoir été le second choix de son mari qui aurait préféré sa sœur. Je suis sa seule consolation dans ce monde d'apparence Hermione, et tu es celle qui le lui retire. Il faut qu'elle digère. Ca lui passera. J'irais même plus loin en disant que si tu arrives à l'accepter telle qu'elle est, tu pourrais même lui apporter bien plus qu'elle pense perdre, expliqua-t-il avant d'essuyer les larmes qui glissaient lentement des yeux de sa fiancée émue. Ce qui compte Hermione, c'est que tu me conviennes à moi et pas au reste de la population. Le ministère compte sur nous pour montrer l'exemple, pas pour qu'on suivre des règles de bienséances obsolètes !
- Donc, tu n'aurais rien contre au fait que je ne passe pas mes journées à parler de la pluie et le beau temps avec les « dames » de notre société ?
- Ca serait un sacrilège que de ne pas utiliser cette petite tête bien pensante, sourit-il en lui caressant les cheveux. Potter serait bien capable de me faire un procès pour abus des précieuses ressources de notre société ! Par contre, plus d'archives humides ! Ni d'assistanat auprès d'un bel étalon en soif de vengeance personnelle ou de chair fraiche !
- Promis, répondit-elle avec un petit rire. Et en ce qui concerne Pansy ? Demanda-t-elle avec un petit regard suppliant.
- Que tu m'imagines capable de faire « ça » avec cette chose immonde m'a profondément vexé. Je ne dis pas que j'ai été sage jusqu'à ce qu'on soit ensemble mais je ne me suis jamais abaissé à ce niveau. Blaise devra porter seul ce fardeau, se moqua-t-il tout en lui caressant le visage. Et si tu revenais sous la couette bien au chaud ?
- Uniquement si je peux m'endormir dans tes bras, murmura-t-elle avec tendresse.
- D'accord, mais pas tout de suite, répondit-il avec un regard mielleux qui en disait long sur ce qu'il envisager « avant »…