Juste une pincée de poussière de fée
Twilight à S. Meyer - Peter Pan à J. M. Barrie - Just a Pinch of Pixie Dust à Partbritishtowhead
Création de Lex Lina
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Chapitre 25. Celui où il se retrouve coffré...
BPOV
Quand je sens la main d'Edward qui glisse de la mienne, je sais que quelque chose ne va pas. Tous les sons s'arrêtent brusquement, à part la pulsation sourde de mon sang dans mes oreilles et ma respiration rauque et haletante. C'est impossible. Une seconde plus tôt, il courait à mes côtés, un sourire triomphant inscrit sur son visage.
Maintenant, il est mort.
Je sais qu'il n'y a rien d'autre que son corps sans vie au moment où mes yeux se sont dirigés vers lui, ma tête se tournant dans un angle impossible pour mon cou. Il n'a pas encore touché le sol et son sourire est encore sur son visage, comme si ce qu'il vient de se passer n'est pas encore parvenu jusqu'à sa bouche. Ce sont ses yeux, par contre, qui ont tout réalisé. Ils sont écarquillés par le choc, pas nécessairement horrifiés, mais avec une surprise abasourdie qui me fait comprendre qu'il ne reviendra pas.
Puis, il est tombé.
Au début, je pensais que c'était moi qui criais, mais je réalise que je n'ai jamais ouvert la bouche. Je la touche pour en être sûre. Mes lèvres sont fermement closes.
C'est Edward qui hurle. Je n'ai jamais entendu un cri si inhumain émit par quiconque auparavant. Il semble comme un animal blessé, angoissé et déchiré. Ses mains aux poings serrés, où chacune de ses veines ressortent de sa peau pale.
Ses yeux me font peur.
Je n'ai jamais vraiment eu peur d'Edward, pas même la nuit de notre première rencontre. Pas jusqu'à maintenant. Ses yeux flamboient, des flammes ondulant jusqu'à ses joues dans sa fureur et son désespoir. Je sais que si je ne l'arrête pas, quelque chose de terrible va se produire.
Mon regard se penche vers Jacob. Le sourire s'est finalement effacé de ses lèvres, maintenant qu'il est couché sur le côté, à terre. Le trou béant à la base de son crane est flagrant dans la clarté des lumières des néons qui bourdonnent, ainsi que les éclaboussures rouges sur le carrelage blanc. Des petits ruisseaux de sang créent un motif comme une toile d'araignée sur le sol, alors que j'ai des taches ensanglantées sur le dessus de mes chaussures et sur le bas de mon pantalon.
Edward bégaie. « Tu… Tu… ». Il lutte pour trouver ses mots alors que ses yeux plissés brulent un trou dans le front de Crochet.
Rien ne peut effacer le sourire sinistre du visage fier de James. Il tient toujours le pistolet avec sa bonne main alors qu'il fait courir son crochet doucement sur son menton. Il répond calmement. « Tu pensais que je ne serais pas capable de le faire. ». Je m'attends presque à ce qu'il éclate de rire.
Edward se dirige vers Crochet avec un air déterminé. Aussitôt, j'attrape son coude et le tire en arrière. Je plaide, tentant de me retenir de pleurer hystériquement. « Non ! Il va te faire du mal. ». Ma voix se casse. Pleurant silencieusement, mon regard se tourne vers Jacob.
Est-ce vraiment lui qui est étendu par terre ?
« Ne fais pas ça. S'il te plait, Edward. S'il te plait. Ce n'est pas un… jeu. ».
Edward rugit. « AU CAS OU TU NE L'AURAIS PAS REMARQUE, IL VIENT DE TUER JACOB ! ». Il repousse ma main brutalement.
Je l'attrape à nouveau, mais cette fois, je saisis sa peau fermement entre mes doigts osseux. « On… On doit y aller. ». Un sanglot s'échappe de mes lèvres et Edward détourne, à contrecœur, son regard posé sur James pour me regarder. Le feu dans son regard persiste et il place gentiment sa main sur ma joue, m'offrant un petit sourire. Je sens sa main qui tremble contre ma peau, malgré qu'il tente de le cacher. Il retire sa main et murmure. « Va chercher de l'aide. ».
J'entends le clic de l'arme de Crochet tandis que le capitaine des pirates attend impatiemment que nous ayons fini. Edward saisit mes épaules et me dirige doucement vers la porte.
La dernière chose que j'entends de lui avant qu'il ne referme la porte est. « Ne m'attends pas. ».
EPOV
Je vais tous les tuer.
Crochet a carrément dépassé les bornes. Le fait qu'il y ai un cadavre gisant sur le sol, à quelques pas de moi, me semble un peu trop surréaliste. D'accord, j'ai l'habitude que ma vie soit menacée, voire pire… Mais, je ne savais pas que James aurait le cœur de tuer quelqu'un.
Surtout quelqu'un qu'il ne connaît même pas.
Je reconnais que Jacob n'était pas exactement ma tasse de chocolat chaud, mais il ne méritait certainement pas de mourir, surtout en tentant de sauver mon cul. J'angoisse à l'idée que j'ai laissé Jacob mourir à ma place. Cela aurait dû être moi avec la balle dans le crane, et Crochet le sait. James a décidé de me frapper là où ça me ferait le plus mal. La seule chose dont je peux être reconnaissant est qu'il n'a pas choisi Bella.
Si James avait tué Bella, je ne sais pas ce que je serais advenu.
Je m'ôte cette idée alors que je traverse le carrelage rendu glissant par le sang de Jacob. Crochet et ses copains m'attendent, l'air détendu alors que je m'approche de plus en plus. J'entends des bruits de pas tonitruants dans le couloir. Il semble que Bella a appelé la cavalerie.
Plus personne ne bouge dans la pièce et j'entends le tic-tac des secondes venant de l'horloge située sur le mur. Crochet attend de voir ce que je vais faire alors que j'attends de voir ce que la police va faire. Au bruit, on pourrait croire que les flics courent jusqu'à notre porte sans s'arrêter.
Crochet finit par demander, le visage amusé. « Qu'est-ce que tu vas faire Edward ? ».
Je suis, surtout, sur le point de passer le Cullen en mode panique.
Il demande, faisant semblant d'être choqué vu que je ne m'avance pas vers lui. « Quoi ? Est-ce que tu ne vas pas tenter de me tuer ? ».
Je me rappelle du regard de Bella juste après que Jacob soit mort, quand j'étais sur le point de m'en prendre à James. Il y avait de la peur dans son regard. Une émotion que je n'avais jamais vu avant, mais je sais qu'elle n'a point eu peur de Crochet.
Elle a eu peur de moi.
Elle a eu peur pour moi.
Grinçant des dents, je baisse les yeux au sol. Bella ne me regardera jamais plus de la même façon si je tue Crochet. Je sais pourtant que je peux le faire, aussi. Crochet a peut-être le flingue mais je suis plus rapide et plus fort. Il aurait été facile… Et la sensation de sa gorge serrée entre mes doigts aurait été l'émotion la plus satisfaisante de toute mon existence.
Je ferme les yeux.
Non. Pas aujourd'hui.
La porte s'ouvre et trois flics entrent, armes en main. Crochet et les pirates commencent à se plaquer contre le mur le plus éloigné, ce qui me laisse perplexe. Quelque chose tape contre mon pied et je regarde pour me rendre compte que James a fait glisser son arme par terre, dans ma direction. Je me penche et la ramasse, tentant de comprendre pourquoi il fait une chose pareille.
C'est à ce moment que je réalise que toutes les armes des policiers visent vers moi.
L'un d'eux rugit. « POSES TON ARME ! MAINTENANT ! ».
Je regarde le pistolet dans ma main puis me tourne vers le cadavre de Jacob.
Vu comme ça, ce n'est pas terrible et ne peux m'empêcher de dire. « Merde. ».
Je fais tomber l'arme sur le carrelage et lève les mains en l'air, grimaçant un air contrit vers les policiers.
Le capitaine des pirates s'écrie. « Dieu merci, vous êtes venu ! ». Il cache, commodément son crochet dans son dos. « Je ne sais pas ce qu'il serait advenu si vous n'étiez pas arrivé. Il était sur le point de nous tuer ! ». Il me sourit presque alors qu'un des policiers me tâte pour vérifier que je ne cache rien au travers de ma blouse d'hôpital. Puis, il tire brutalement mes bras pour me plaquer, la tête la première contre le mur.
Je me plains, malgré ma voix étouffée par le mur. « Hé ! Mais je n'ai rien fait ! ».
Le policier rit. Il a dû l'entendre souvent celle-là. « Gardes ça pour le tribunal. ».
Je crie. « Nan mais sérieusement ! ». Il me met un bon coup derrière la jambe. « Demandez à Bella ! Elle vous dira tout ! Où est le chef de la police ? Je le connais personnellement. Je suis sorti avec sa fille, vous voyez et nous venons du même coin. ».
Le flic m'ordonne. « Ta gueule ! ». Je peux voir les pirates qui se glissent discrètement dans le hall.
Ils s'échappent !
Je rugis. « ARRETEZ LES ! ». Le flic me retourne et me frappe au visage.
Est-ce que les policiers ont le droit de faire ça ? Je ne pense pas qu'ils le peuvent.
Ma vision est floue quand je tombe brutalement au sol. Mon visage entre en contact avec quelque chose d'humide et une odeur métallique me pique les narines.
Je suis couché dans le sang de Jacob.
Frissonnant, mes yeux se ferment involontairement et me plongent dans l'obscurité.
BPOV
Assise sur le banc en bois, je ramène mes genoux sous mon menton et entoure mes jambes de mes bras. Le poste de police est glacial. Je peux presque sentir mes larmes qui se congèlent sur mes joues alors que j'attends des nouvelles sur ce qui se passe.
Après avoir quitté Edward dans la chambre d'hôpital, je suis retournée dans la salle d'attente pour avertir le policier en faction. Il m'a emmenée jusqu'à sa voiture de patrouille pour appeler du renfort et, lorsque les autres policiers sont arrivés, il m'a conduit directement jusqu'au poste pour attendre que tout soit dénoué.
J'ai pu entendre que les flics ont attrapé 'le mec' grâce à la radio de mon escorte et quand j'ai demandé si Edward était OK, ils m'ont répondus qu'il allait bien. Malgré mon soulagement, je suis encore blessée par la mort de Jacob. Il a risqué sa vie pour moi et a fini par le payer au prix de la sienne.
L'entrée du poste de police s'ouvre brièvement et quelqu'un entre. C'est une fille, d'autant que je peux dire, avec de longs cheveux noirs et une peau très bronzée. Son corps est svelte et elle a de grands yeux bruns et une petite bouche. Elle sourit à la secrétaire et dit. « Est-ce que mon papa est là ? Je viens juste lui déposer un encas. ».
Je me renfrogne. Cette fille doit être la fille du chef de la police. Elle n'est pas d'une beauté à tomber raide ni rien, mais elle est, évidemment, assez jolie pour faire tourner la tête d'Edward.
Hum…
La dame de l'accueil lui répond gentiment. « Il est occupé en salle d'interrogation B. mais, il devrait sortir rapidement… Si tu veux, je peux le lui donner. ».
La fille répond. « Je vais attendre. ».
Je l'interpelle de ma place. « Angie ? ».
La fille se tourne pour me regarder. Je me rends compte qu'elle a deux ou trois ans de plus que moi. Peut-être une universitaire. Elle fait quelques pas hésitants vers moi, levant un sourcil curieux.
Elle me corrige. « Angela en fait. Il n'y a que mon père qui m'appelle encore Angie. ». Il y a de la curiosité dans son regard. « Comment me connais-tu ? ».
Je me détends de ma position originale et étends mes jambes, finissant par admettre. « Je ne te connais pas. Mon… petit ami te connaît par contre. Il t'a mentionné. ».
Angie demande, surprise. « Oh ? Et qui est ton petit ami ? ».
« Edward ? Edward Cullen ? ». Je réponds par une question pour voir si elle est bien sortie avec lui.
Son expression se durcit.
Ouaip... Elle est bien sortit avec lui.
Angie finit par demander. « Tu sors avec Edward Cullen ? ».
Avant que je puisse répondre, une porte latérale s'ouvre et un officier bien habillé en sort, semblant vraiment crevé. Il doit être le chef du poste car il est aussi sombre que peut l'être Angie. Je remarque qu'Edward le suit de près avec ses mains en l'air pour révéler les menottes qui tintent à ses poignets.
Je m'exclame, oubliant de répondre à Angie. « Edward ! ». Je me précipite en avant et reste bouche bée devant ses menottes. Je demande incrédule. « Tu as été arrêté ? ».
Il répond, renfrogné. « Oui… Et le chef Weber est méchant et il ne veut pas me relâcher. ».
Le chef répond exaspéré. « Tu sais que je ne peux pas Edward. Je dois attendre les résultats de la recherche ADN sur l'arme du crime. S'il y a un autre jeu d'empreintes alors je croirais ton histoire. ».
Edward insiste. « Mais tu connais le Capitaine Crochet ! Il a même tenté de noyer ta fille ! ». Il se tourne vers l'autre fille et ajoute. « Hé… Angie. ».
Elle croise les bras pour toute réponse.
Le chef lui dit. « Eh bien, je n'ai pas vu James sur la scène de crime et je n'ai pas vraiment confiance en toi Edward. Tu as laissé tomber ma fille. ».
Attendez … Quoi ?
Je dis à haute voix. « Pardon ? Edward, TU l'as quitté ? ».
Edward me fait un petit sourire.
Je le regarde fixement. « Est-ce que tu es dingue ? ».
Il me fait un plus grand sourire. « On m'en a déjà informé. ».
Angie me regarde de haut en bas. « Alors…. Quoi ? Tu m'as planté pour elle ? ».
Edward semble comme s'il venait d'être pris dans une très mauvaise situation et il s'écarte d'Angie, nerveusement.
Est-ce que Edward l'a vraiment quitté pour moi ?
J'ai eu l'impression que cette Angie avait été sa petite amie, il y a longtemps de cela. Je suppose que j'avais tort.
Comme si le dire rendrait la chose moins bizarre, Edward annonce. « C'est gênant. Et si on me sortait de ces trucs là et qu'on en parlait autour d'un café. ». Il lève ses menottes et lance un regard implorant vers le chef.
Le chef Weber soupire et commence à lui retirer les menottes. « Laisses-moi te rappeler que tu étais sur une scène de crime. C'est vraiment sérieux et j'ai besoin de rester en contact avec toi si nous voulons attraper Crochet. ».
Je me mords la lèvre et me force à ne pas pleurer une nouvelle fois. « Et pour Jacob ? ».
Le chef me fixe. Il demande. « La victime ? L'autopsie est en cours. Nous avons déjà contacté sa famille. ».
Je demande. « Et pour les funérailles ? ».
« D'autant que je saches, je n'en sais rien. Demandez à sa famille. ».
Je recule, mon cœur ratant un battement. Je ne peux faire face à sa famille après ce qu'il s'est passé.
Vont-ils blâmer Edward ? Vont-ils m'en vouloir ?
Edward m'entoure de son bras, me guidant vers la porte pour descendre les marches jusqu'au trottoir. Une fois dehors, il m'enlace farouchement contre son torse et enfoui son visage dans mes cheveux. Il chuchote. « Je suis désolé. ». Et je sais qu'il le pense vraiment.
Je m'écarte d'un pas et déclare calmement. « Je pense que c'est le bon moment pour des explications. ».
xoxo
Merci à toutes les personnes qui prennent le temps de lire mes fics !
Certaines de mes fics en langue anglaise sont encore à dispo pour celles qui veulent en faire la demande. Et je remercie toutes les personnes qui m'aident à finir mes traductions.
à bientôt !
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