Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !
POINT DE VUE DE JAKE :
Des lèvres sur ma peau me réveillèrent petit à petit, et je souris en reconnaissant les douces lèvres de ma Leah. Je sentis son esprit effleurer le mien, mais elle ne s'arrêtait pas de m'embrasser pour autant.
« Bonjour mon amour ! »
« Leah ! » soupirai-je d'aise.
« Debout mon cœur, Carlisle sera là dans cinq minutes ! »
Lentement, j'ouvris les yeux et j'aperçus enfin ma Leah qui était assise sur le rebord du lit.
« Bonjour ! » lui souriais-je.
« Salut ! » dit-elle en me rendant mon sourire. « Ta fièvre est tombée, et c'est grâce à moi ! »
« T'aurais dû dormir au lieu de jouer les infirmières toute la nuit ! » la grondai-je.
« La prochaine fois je mettrais l'uniforme ! » me taquina-t-elle.
« Hum, je dois avouer que c'est très tentant ! » m'esclaffai-je.
Elle m'embrassa tendrement sur la bouche, quand on frappa à la porte de ma chambre. Leah alla ouvrir, et le Docteur Cullen entra.
« Désolé de vous déranger si tôt mais je dois aller à l'hôpital juste après ! » s'excusa-t-il.
« Aucun problème, il a dormi comme un loir ! » lui dit Leah.
Je m'asseyais tant bien que mal sur le lit, et Carlisle m'examina. Il défit mon bandage et palpa mes muscles pour voir où en était le processus de guérison accéléré. Au bout de cinq minutes, il dit :
« Le processus de guérison fait son travail et tes os se ressoudent comme il faut. D'ici demain ça devrait être terminé. Ta température est stable, elle a bien baissée durant la nuit ! »
« C'est grâce à Leah ! » avouai-je.
« Oui, je m'en doute ! » acquiesça Carlisle en apercevant la bassine d'eau fraîche et les gants posés sur la chaise de ma chambre. « Bouge ton bras ! »
Je m'exécutais, m'attendant à avoir mal, il n'en fut rien.
« Tu ne ressens rien ? » demanda Carlisle.
« Quelques élancements, mais c'est tout ! » répondis-je.
« C'est bon signe. Je ne te remets pas de bandages, mais ne transmutes pas tant que je ne t'en donnerais pas l'ordre, et garde le repos aujourd'hui ! » m'ordonna-t-il.
« J'ai le droit de me lever ? » demandai-je à mon tour.
« Oui, mais ne fais pas trop d'effort non plus avec ton bras ! » me dit-il.
« Entendu, de toute façon, j'ai une super infirmière à domicile ! » plaisantai-je.
« Ne dis pas ça en plaisantant Jacob, elle a fait de l'excellent travail ! » dit-il en rangeant son matériel. « Je repasserais demain matin à la même heure ! »
« Merci Doc ! »
Je lui serrais la main, puis, il quitta ma chambre. Leah ferma la porte et vint s'asseoir à califourchon sur moi.
« T'as toujours le petit ensemble que tu portais hier soir ? » voulus-je savoir.
« Non, j'en ai mis un autre ! » informa-t-elle.
« Et si j'ai envie de te faire l'amour, hum ? » questionnai-je.
« Je dirais bien que je serai d'accord pour faire des câlins, mais tu dois prendre une douche car tu sens la transpiration à des kilomètres ! » se moqua-t-elle.
« Tu la prendrais avec moi ? » tentai-je.
« Non, parce que je l'ai déjà prise pendant que tu dormais ! » dit-elle en riant.
« C'est pas juste ! » boudai-je.
« Rho, ne fais pas cette tête mon petit loup, on la prendra ce soir ensemble si tu veux ! » me proposa-t-elle.
Je ne répondis rien et croisais les bras sur mon torse en boudant. Je détournais aussi la tête pour ne plus regarder Leah, mais elle fit glisser ses doigts sur mes épaules.
« T'as faim ? » me demanda-t-elle.
Mon estomac se mit à gargouiller fortement, la faisant rire.
« A la douche beau gosse, et je vais te préparer un bon petit déjeuner revigorant ! » me dit-elle.
Elle se leva et sortit de la chambre. Je pris sur moi pour ne pas lui courir après, donc je me levais du lit en faisant attention quand même, puis, j'attrapais des vêtements propres, short et caleçon. J'avais trop chaud pour mettre un t-shirt. Quittant ma chambre pour aller dans la salle de bain, je me figeais en passant par la cuisine. Je n'avais pas fais attention à la façon dont Leah était habillée tout à l'heure, mais WOW ! Je m'attardais sur ses jambes dévoilées par un short en jean assez court.
« Arrête de mater mes fesses et va prendre ta douche. T'auras tout le temps de les toucher après ! » me dit Leah.
Je souris malgré moi, et fila dans la salle de bain. Une fois dans la cabine de douche, je fis couler l'eau froide en premier pour me calmer car rien que la vue des jambes de Leah m'avait fait un putain d'effet, si vous voyez ce que je veux dire. Je fis ensuite couler l'eau chaude par-dessus l'eau froide, ce qui délia mes muscles. J'entendis la porte s'ouvrir et la voix de Leah résonna dans la pièce.
« Tu veux que je te frotte le dos ? » demanda-t-elle.
Je pouvais clairement entendre la taquinerie dans sa proposition.
« Et la cuisine ? » répliquai-je.
« Tout est prêt et n'attend que toi ! » répondit-elle.
J'écartais le rideau de douche pour ne laisser apparaître que ma tête.
« Avoue que tu avais commencé à préparer certaines choses pendant que je dormais ? »
« J'avoue ! » abdiqua-t-elle.
J'eus un petit rire avant de rentrer ma tête à l'intérieur de la douche, laissant Leah cogiter toute seule. Je versais mon shampoing, qui faisait aussi gel douche, dans la paume de ma main, et me lavais les cheveux. J'avais tellement transpiré cette nuit malgré les soins de Leah, que j'avais les cheveux tout gras. A mesure que je frottais ma peau pour ôter toutes traces de sueur, le rideau de douche s'ouvrit et Leah entra.
« Qu'est-ce que tu fais ? » m'amusai-je alors qu'elle se plaça sous le jet d'eau.
« J'avais envie d'une deuxième douche ! » me dit-elle en se collant à moi.
Elle m'embrassa, passant ses mains derrière ma nuque, et mes mains se posèrent sur ses hanches dénudées.
« Y a pas à dire, je te préfère sans rien sur toi ! » marmonnai-je contre sa bouche.
Son rire cristallin envahit la pièce, puis, ma Leah m'obligea à me retourner et elle se servit de son gant de crin pour me frotter le dos comme elle avait l'habitude de le faire chaque fois qu'on prenait la douche ensemble. Elle en profita au passage pour me claquer les fesses, ce qui me fit rire. Lorsque je me retournais vers elle, je l'attirais un peu plus sous le jet d'eau, tout en étant prudent avec mon bras droit.
« Fais-moi l'amour Jake, tout de suite ! » quémanda-t-elle.
« Mon père est réveillé ? » demandai-je.
« Ouais ! » répondit-elle avant de faire courir sa langue sur ma bouche.
« Tu vas devoir tenir ta langue dans ce cas ! » la taquinai-je avant de soulever sa jambe droite et de la placer autour de ma taille.
J'entrais en elle sans plus attendre.
Après la douche.
Mon père était partie voir Sue afin de passer la journée avec elle et Charlie, nous laissant seul Leah et moi.
« Mais arrête, ça chatouille ! » ria ma Leah.
Nous étions sur le canapé du salon devant la télé, et je n'arrêtais pas de lui faire des bisous dans le cou, et je faisais exprès aussi de la chatouiller au niveau du ventre. On frappa à la porte, nous stoppant dans nos ébats.
« C'est qui ? » demandai-je tout haut.
« C'est moi, Sam ! »
« Fais chier ! » pensai-je. « Entre ! »
Il entra, et ne fit pas attention à la posture de Leah et moi.
« Tu te sens mieux ? » me demanda-t-il.
« D'après Carlisle, je serai sur pied demain ! » répondis-je.
« Bonne nouvelle » dit-il. « Euh, il faut qu'on parle au sujet de Colin et Brady ! »
« Les jumeaux Donovan ? » demanda Leah.
« Oui, ils vont bientôt muter ! » avoua Sam.
« Ok, va chercher les autres, et dis leur de rappliquer ici ! » lui ordonnai-je.
Il ressortit de la maison, et je pu reprendre mes activités précédentes avec Leah. Je capturais ses lèvres et l'attirais sur mes jambes.
« Jake…les gar…çons vont… arri…ver…hum… » dit Leah entre deux baisers.
« Et alors ? » murmurai-je en jouant avec sa langue.
Elle se mit à gémir, ce qui m'excita encore plus. Elle stoppa le baiser et planta son regard dans le mien.
« Gardes-en un peu pour ce soir ! » sourit-elle.
« A vos ordres Mademoiselle Clearwater ! » souriais-je à mon tour.
« Tu as faim ? » demanda-t-elle.
« Je meurs de faim ! » répondis-je.
Elle m'embrassa rapidement avant de descendre de mes genoux et d'aller dans la cuisine. La porte s'ouvrit au même moment sur Paul, Sam, Quil, Seth et Olivia.
« Jared est allé chercher Embry ! » m'informa Paul.
Ils arrivèrent cinq minutes après, et la réunion pouvait commencer.
« Que se passe-t-il ? » demanda Paul.
« Brady et Colin vont bientôt muter. Je veux que vous les surveilliez le temps que je me remette entièrement de ma blessure ! » leur répondis-je.
« Où en est leur mutation ? » voulut savoir Embry.
D'un signe de tête, j'autorisais Sam à parler.
« Leurs muscles se sont développés, et pour l'instant c'est tout mais, tel que je les connais, ils ne vont pas tarder. Deux semaines je dirais ! » expliqua Sam.
« Que fait-on ? » question Quil.
« Vous gardez un œil sur eux, chacun votre tour. La réserve ne craint rien pour l'instant donc les patrouilles, on arrête pendant une semaine maximum. Concentrez-vous sur Colin et Brady. Vos tours de gardes, vous les effectuerez sur eux ! » ordonnai-je.
« Bien Chef ! » acquiesça Paul.
« Et toi, que comptes-tu faire ? » demanda Seth.
« Je ne peux pas transmuter sans la permission de Carlisle, donc, s'il y a un problème, vous en parlez à Paul, mais tu ne fais pas le con ! » dis-je en prévenant mon second, et beau-frère.
« Je sais être sérieux, je l'ai déjà prouvé ! » railla-t-il.
« Je sais, mais je voulais te le rappeler ! » m'amusai-je.
« Tu dois te reposer alors abrège cette réunion ou je le fais moi-même ! » me dit Leah par la pensée, m'arrachant un rire.
« Hey, évitez les confidences mentales quand les autres sont dans les parages ! » intervint Paul.
« C'est bon, vous pouvez partir. Sam, surveilles les jumeaux encore une heure, voir deux, et ensuite Paul et Jared prendront la relève, et ainsi de suite. Je compte sur vous pour ne pas faire de conneries ! » leur dis-je.
« D'accord ! » dirent-ils en même temps.
Ils quittèrent la maison un par un, et j'étais enfin seul avec Leah.
« Je t'aime beau gosse ! »
Ces mots résonnèrent dans ma tête, et me firent frissonner de plaisir. Je me levais du canapé, malgré les protestations télépathiques de ma dulcinée, et je la rejoignis dans la cuisine. Elle était dos à moi, donc je m'avançais vers elle sans faire de bruit, même si je me doutais qu'elle m'avait entendu arriver. J'enroulais mes bras autour de sa taille, et je vis qu'elle me préparait un méga sandwich au poulet.
« Tu me gâtes trop ma belle ! » lui dis-je par la pensée.
Je déposais un baiser sur sa nuque, et elle se retourna vers moi en me tendant l'assiette.
« Bon appétit mon amour ! » me souhaita-t-elle en me volant un baiser.
Une semaine plus tard.
Les jours passaient à une vitesse incroyable. J'étais complètement remis de mes blessures, et j'avais eu l'autorisation de Carlisle pour me transformer à ma guise. Cela faisait deux jours que je ne quittais pas les jumeaux des yeux. Ils avaient tous les deux un tempérament assez violent, encore plus que Paul, et ça, c'était dû à l'absence de leurs parents. Ils n'avaient que trois ans lorsque leurs parents sont morts, et c'était leur grand-mère qui les avait élevés. Ils étaient toujours l'un avec l'autre, mais ils n'avaient pas beaucoup de fréquentation. Ils n'avaient que quatorze ans, et ils allaient bientôt rentrer au lycée. Heureusement que j'ai encore une année de lycée pour veiller sur eux. J'étais posté devant chez eux, et ils étaient seuls. J'entendis des bruits de pas s'approcher de moi, et en me retournant, je vis Embry et Quil.
« Jake, euh, la grand-mère des garçons est à l'hôpital. Carlisle a appelé ton père pour le lui dire car elle le lui a demandé. Elle souhaite te parler ! » m'informa Embry.
« Très bien, surveillez les garçons ! » ordonnai-je.
Je m'enfonçais dans la forêt et je me mis à courir jusqu'à chez moi. Une fois à la maison, j'allais vite dans ma chambre mettre un t-shirt, avant d'aller à ma voiture. Je démarrai en trombe en direction de Forks. J'espère qu'il n'est rien arrivé de grave à Thérèsa !
Une fois à l'hôpital, je demandais à voir le Docteur Cullen, et ce dernier arriva dans la minute.
« Qu'y a-t-il Carlisle ? » demandai-je, inquiet.
« Je vais faire cours. Madame Donovan a un cancer en phase terminal et, elle n'en a plus pour très longtemps. » répondit-il. « Tu la connais ? »
« Ses petit-fils vont bientôt muter ! » expliquai-je.
« Je vois. Viens, je t'emmène à sa chambre ! » me dit-il.
Il m'emmena dans une chambre, où je vis Thérèsa allongée sur le lit, un tuyau à oxygène dans le nez, et une perfusion sur la main droite.
« Je vous laisse discuter ! » me dit Carlisle avant de sortir de la chambre.
Je fermais la porte derrière moi, et alla m'asseoir sur la chaise qui était près du lit.
« Bonjour Thérèsa ! » dis-je poliment.
« Bonjour Jacob ! » retourna-t-elle.
Thérèsa Donovan était une femme âgée de soixante deux ans. Une vraie Quileute, avec de longs cheveux noirs qu'elle gardait toujours attachés en chignon. C'était une femme aimante envers ses petits-enfants, même s'il n'était pas toujours facile d'élever seule deux garçons de quatorze ans.
« Je suis navré de ce qui vous arrive, Thérèsa ! » dis-je tristement.
« C'est la vie Jacob, si je dois mourir demain c'est que c'est écrit ! » balaya-t-elle de la main.
« Quelle est la raison de ma présence ici ? » voulus-je savoir.
« Je sais ce que tu es Jacob, et je sais que mes petits-fils le seront très bientôt. D'ailleurs, je pense que ma mort les aidera à muter plus vite que prévu ! » répondit-elle.
« Je crois plutôt que le fait d'apprendre ce que vous avez les fera transmuter ! » repris-je.
« C'est possible ! » dit-elle.
« Je vous écoute Thérèsa, qu'attendez-vous de moi ? » demandai-je.
« Je veux que tu me promettes que tu t'occuperas de mes garçons. Veille à ce qu'ils ne partent pas en famille d'accueil. Ils ne doivent pas quitter la réserve car c'est là d'où ils viennent, là qu'ils sont nés, et c'est dans leurs gênes. » quémanda-t-elle.
« Je veillerais sur eux Thérèsa, je vous le promets ! » acceptai-je.
« J'ai confiance en toi mon garçon, je sais que tu tiendras ta promesse ! » me sourit-elle faiblement.
Je pris sa main dans la mienne et la serra de façon à lui faire comprendre que je ne trahirais jamais ma promesse. Mon portable vibra dans ma poche, et je décrochais aussitôt en voyant que c'était Paul qui m'appelait.
« Je t'écoute ! »
« Tu ferais mieux de rentrer à La Push, Brady et Colin sont sur le point de muter. Ce n'est pas encore là mais, ils sont vachement sur les nerfs ! »
« Très bien, j'arrive tout de suite. Fais ce que tu peux pour les calmer en attendant que je sois là ! »
« Entendu ! »
Je raccrochais et regardais Thérèsa.
« Je dois y aller ! » lui dis-je, sérieux.
« Fais ton devoir Jacob, mais dis à mes petits-fils que s'ils ne se contrôlent pas, je ne veux pas qu'ils viennent me voir ici, tu comprends pourquoi ? » me dit-elle en me regardant droit dans les yeux.
« Je comprends ! » affirmai-je.
Sans plus attendre, je me hâtais hors de la chambre, et en voyant Carlisle, je lui lançais un regard de façon à lui faire comprendre que je reviendrais pour avoir des explications plus approfondis. Il fit un signe de tête pour accepter ma requête, et je filais à toute allure hors du bâtiment. Montant dans ma voiture, je conduisis à toute vitesse jusqu'à la réserve. Je mis quand même une quinzaine de minutes pour rallier Forks jusqu'à la maison des Donovan, malgré le fait que j'avais appuyé de toutes mes forces sur l'accélérateur. Je freinais d'un coup sec devant la maison, où j'aperçu Quil, Embry, Jared, Seth et Olivia.
« Où sont Sam et Paul ? » demandai-je en les rejoignant.
« A l'intérieur, ils essaient de les calmer ! » répondit Jared.
« Il y a une sortie derrière la maison ? » demandai-je de nouveau.
« Par la cuisine ! » confirma Quil.
« Bien, Quil et Embry, vous m'attendez derrière. Jared, avec Seth et Olivia vous me trouvez un endroit reculé où il y a assez d'espace pour les faire muter sans être vu ! » ordonnai-je.
Ils acquiescèrent et firent ce que je leur dis. J'entrais dans la maison sans prendre la peine de frapper, et Paul avait raison, Brady et Colin avaient des tremblements hystériques.
« Où est notre grand-mère ? » grogna Colin.
J'arrivais à les reconnaître sans peine malgré leurs cheveux longs, car Colin les attachait tout le temps, et Brady les laissait lâchés.
« Dehors ! » leur dis-je en me mettant face à eux.
« Qu'est-ce que tu fais là toi ? Où est notre grand-mère ? » cracha Brady.
« Je vous ai dis de sortir par derrière, tout de suite ! » martelai-je.
Un frisson les parcouru, et c'était très bon signe. Ça voulait dirent qu'ils reconnaissaient mon autorité. Ils sortirent de la maison par la porte de la cuisine, mais ne voulant pas attirer l'attention des voisins, je leur ordonnais de suivre Quil et Embry sur le champ. Ils résistaient, mais le grognement que je leur envoyais les dissuada de me désobéir une fois de plus.
« Sam, trouve-leur des vêtements de rechange ! »
Il entra de nouveau dans la maison, pendant que nous marchions durant cinq bonnes minutes dans les bois. Jared, Olivia et Seth étaient au milieu des arbres, mais il y avait assez d'espace pour nous tous.
« Reculez ! » leur dis-je.
Seul Paul resta près de moi. Il était mon second et par conséquent, il devait demeurer à mes côtés. Sam arriva mais resta à distance après le regard que je lui lançais.
« Qu'est-ce qu'on fou au milieu des bois ? » s'emporta Colin.
« Et où est notre grand-mère ? » répliqua Brady.
Ils sont près de l'explosion, alors c'est maintenant ou jamais.
« Votre grand-mère est à l'hôpital ! »
Ça y est, la bombe est lâchée !
« TU MENS ! » hurla Colin.
J'envoyais mon téléphone à Embry qui le rattrapa, et je commençais à ôter mes vêtements car je n'avais pas de rechange. Du coin de l'œil, je vis Olivia fermer les yeux. Après tout, ce n'est qu'une fille !
« Votre grand-mère est à l'hôpital, et elle a un cancer ! » dis-je, en masquant ma peine.
Il fallait qu'ils se mettent en colère, et pour ça je devais utiliser cette information.
« ! »
Ils avaient criés en même temps, puis, ils explosèrent en loup. J'ôtais mon pantalon, me débarrassa de mes basket et me transforma à mon tour. Paul muta lui aussi.
« Merde, j'ai des pattes ! »
« C'est qui qui parle ? Pourquoi est-ce que j'entends des voix ? »
« Colin, c'est toi ? »
« Oui c'est moi, mais merde, j'ai une queue ! »
Ils étaient complètement désorientés, et Brady commença à tourner sur lui-même en remuant la queue. Paul lâcha un feulement amusé, mais ce n'était pas le moment de plaisanter.
« Calmez-vous les garçons ! » leur dis-je de ma voix d'Alpha.
Ils arrêtèrent aussitôt leurs conneries et me firent face. Ils étaient toujours à la même place que lorsqu'ils étaient encore sous leur forme humaine, donc c'était facile de les reconnaître. Colin avait le pelage gris, plus foncé que celui de Paul, et Brady avait le même pelage que son frère, sauf qu'il avait les pattes blanches.
« Pourquoi on a des pattes ? » demanda Colin.
« Votre grand-mère vous a déjà parlé des légendes Quileutes ? » demandai-je.
« Celles sur les protecteurs de la tribu ? Bien sûr mais, ce ne sont que des légendes ! » protesta Brady.
« Non Brady, elles sont réelles. Nous sommes des loups-garous, et vous aussi ! » contrai-je.
« Je ne veux pas être comme ça ! » couina Colin.
« Aucun de nous n'a demandé à l'être, mais c'est notre héritage. Soyez fiers de ce que vous êtes ! » leur dis-je.
« Et notre grand-mère ? » demanda Brady.
« Je vous ai dis la vérité les garçons, votre grand-mère est mourante ! » répondis-je.
Je repassais dans ma tête la conversation que j'avais eu avec Thérèsa, la promesse que je lui avais faites, et sa requête de ne pas emmener les garçons la voir s'ils n'étaient pas en mesure de se contrôler. Ils émirent des couinements, et ils s'écroulèrent sur le ventre en pleurant.
« Je suis vraiment désolé les garçons ! »
Et j'étais sincère !
« Qu'est-ce qu'on va devenir sans elle ? » sanglota Colin.
« Je ne vous laisserai pas tomber les garçons. Ensemble, on forme une famille, et aucun de nous ne vous laissera tomber ! » leur promis-je en me rapprochant d'eux.
« On est tous frères, et entre frères, on se serre les coudes ! » leur dit Paul.
Pour une fois qu'il disait quelque chose d'intelligent !
« HEY ! » protesta mon beau-frère.
« Ça va, rentre tes crocs, papa ! » le taquinai-je.
« Comment, comment t'es au courant ? » s'étrangla-t-il.
« Plus tard les explications, on a plus important à faire ! » contrai-je en reportant mon attention sur les jumeaux.
« Est-ce qu'on peut aller la voir ? » demanda Colin.
« Seulement si vous me promettez de ne pas vous mettre en colère lorsque vous la reverrez ! » répondis-je.
« Promis ! » dirent-ils d'une même voix.
« Comment on fait pour redevenir humain ? » voulu savoir Brady.
« Pensez que vous voulez être humain ! » leur dit Paul.
Paul et moi reprenions notre forme normale, ce qui obligea Olivia à fermer les yeux encore une fois. On s'habilla en vitesse, et on attendit que les nouveaux membres de la meute fassent pareil.
« Jake, Thérèsa va vraiment… » commença Sam mais il ne finit pas.
« Carlisle me l'a confirmé ! » acquiesçai-je.
Au bout de vingt minutes, Brady et Colin réussirent à redevenir humain.
« Je suis tout nu. Pourquoi je suis tout nu ? » questionna Colin.
« Tenez ! » leur dit Sam en leur tendant leurs shorts.
Ils se vêtirent rapidement, mais leurs cheveux devenaient un vrai problème.
« Bien, Sam, Paul et Jared, vous les emmenez chez Emily qu'elle leur coupe les cheveux. »
Etrangement, Colin et Brady ne protestèrent pas lorsque Paul leur intima de les suivre. Ils se mirent tous les cinq à courir à travers les bois, jusqu'à chez Emily.
« Qu'est-ce qu'on fait ? » demanda Olivia.
« Seth et Olivia, vous allez patrouiller. Quant à vous deux, vous venez avec moi ! » répondis-je en pointant mes deux meilleurs amis.
Tandis que les deux amoureux allèrent derrière les arbres pour se transformer, je repartais vers la maison des Donovan avec mes potes.
« Très bien, vous préparez un sac pour Brady et un pour Colin avec des vêtements de rechanges pour la semaine. Leur grand-mère va rester à l'hôpital jusqu'à ce qu'elle parte, donc, je ne laisserai pas les garçons tout seul ici. Une fois les sacs fait, trouvez les clés de la maison et verrouillez tout avant de venir poser les sacs chez moi ! » leur dis-je.
Je repartis à ma voiture, non sans avoir récupéré mon portable. Me garant chez moi, j'entrais à l'intérieur. Leah était en train de lire une brochure d'école d'infirmière, et mon père regardait la télé. Ma Leah quitta son prospectus des yeux et leva la tête vers moi. Elle se leva et vint se loger dans mes bras. Je la serrais contre moi, et déposa un baiser dans son cou.
« Comment vont les garçons ? » demanda mon père.
« Ils ont mutés mais, ils n'iront pas bien dans les jours qui vont suivre ! » répondis-je gravement.
« Qu'est-ce qui se passe Jake ? » me pressa Leah.
Je leur parlais donc de mon entrevu avec Thérèsa Donovan, de la promesse qu'elle m'avait demandé de tenir, et de la façon dont les garçons ont mutés ! A la fin de mon récit, Leah avait le visage strié de larmes, tandis que celui de mon père montrait son inquiétude quant à l'avenir des jumeaux.
« Que comptes-tu faire ? » voulut-il savoir.
« Je veux les avoir à l'œil, et je n'ai pas l'intention de rompre la promesse que j'ai faites à Thérèsa alors, ils vont venir ici et s'installer dans la chambre de Rachel et Rebecca, si t'es d'accord ! » dis-je à mon père.
« Je suis d'accord, je sais aussi que tu t'en occuperas très bien ! » acquiesça-t-il. « Je vais appeler Sue et réunir le Conseil pour leur parler de la situation ! »
Il se dirigea vers le téléphone, et j'entraînais ma Leah dans ma chambre.
« C'est horrible ce qui leur arrive ! » se désola-t-elle en se laissant tomber sur le lit.
Je m'assis à ses côtés pour l'attirer dans mes bras et la consoler, mais elle me força à m'allonger sur le dos, et elle se plaça à califourchon sur moi.
« Leah, ce n'est pas vraiment le moment ! » m'amusai-je.
« On va le prendre le temps ! » me chuchota-t-elle en se penchant vers mon visage.
« Humm ! » marmonnai-je au moment où elle posa sa bouche sur le mienne.
Je posais une main sur sa hanche, et l'autre au niveau de sa nuque pour la rapprocher un peu plus de moi. Je stoppais le baiser afin de me mettre confortablement sur mon lit, et une fois que ma tête touchait mes coussins moelleux, Leah reprit immédiatement ma bouche en otage. Nos langues jouaient l'une contre l'autre sensuellement jusqu'à ce que le besoin d'air se fasse sentir.
« On devrait arrêter avant qu'Embry et Quil ne rappliquent avec les affaires des jumeaux ! » dis-je à Leah.
« C'est dommage tu vois, parce que j'ai une méchante envie de faire l'amour ! » m'aguicha-t-elle en faisant glisser ses doigts sur mon torse.
« Leah, pas maintenant mon cœur ! » réfutai-je par la pensée.
Elle soupira bruyamment avant d'abdiquer et de baisser les armes. Je me rattraperai ce soir, mais pour l'instant, mes obligations de Chef de la meute passent avant toute chose.
Deux heures plus tard, j'étais à l'hôpital de Forks avec les jumeaux, et Paul pour me seconder. Carlisle vint à notre rencontre, et expliqua à Colin et Brady le problème de leur grand-mère. Ils restèrent de marbre car ils savaient aussi que je n'hésiterais pas à les faire sortir de l'hôpital s'ils s'énervaient.
« Votre grand-mère a souhaité rester ici durant le temps qu'il lui reste à vivre, mais vous pourrez venir la voir autant de fois que vous voudrez ! » termina Carlisle.
Les garçons étaient incapable de parler, et Carlisle nous demanda de le suivre jusqu'à la chambre de Thérèsa. Les garçons se figèrent en entrant dans la chambre. Lorsque Thérèsa vit ses petits-fils à l'entrée de la chambre, incapable de bouger, elle leur dit :
« Arrêtez de me regarder comme ça et venez dans mes bras ! »
Ils se hâtèrent dans les bras de leur grand-mère, chacun d'un côté du lit, et se mirent à pleurer.
« Oh mes chéris, ne pleurez pas ce n'est pas si grave ! » les rassura-t-elle.
« Tu vas mourir ! » sanglota Colin.
Malgré les cheveux courts, je les reconnaissais grâce à la couleur de leur t-shirt. Celui de Brady était bleu, et celui de Colin était noir.
« On doit tous mourir un jour, c'est la vie qui veut ça ! » leur dit-elle, tout en les serrant dans ses bras.
« Qu'est-ce qu'on va faire sans toi ? » demanda Brady, en pleurs.
« Vous continuerez à vivre et à faire votre devoir de loup, Jacob s'occupera très bien de vous. Et vous garderez une petite place pour moi dans votre cœur ! » répondit-elle.
« Toujours ! » dirent-ils en même temps.
« Mes trésors ! » chuchota-t-elle.
Je décidais de les laisser discuter tranquillement, donc je refermais la porte et attendis dans la salle d'attente avec Paul.
« Jake, comment t'as su que Rachel était enceinte ? » me demanda Paul.
« Elle me l'a dit il y a quelques jours. » répondis-je.
« Et, tu n'as pas envie de me casser la figure ou quoi que ce soit ? » déglutit-il.
« Non, rassure-toi ! » dis-je en souriant. « Mais je te démoli si tu lui fais du mal, à ma sœur ou à mon neveu, ou ma nièce ! »
Il ne répondit rien, et se contenta de soupirer de soulagement, sans pour autant me regarder. Ah la la !
