Bonsoir, merci pour les reviews. Comme je m'y attendais, le comportement d'Edward n'a pas été apprécié et je tiens à dire que c'est la seule fois dans cette histoire que ce genre de choses arrive.

Bonne lecture :)

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Chapitre 25 : Une autre disparition

Alors que Sam expliquait calmement à Edward qu'il avait remarqué quelqu'un en train de faire les cent pas, tout en marmonnant, devant le dock, ce quelqu'un —Mike Newton — renversa quasiment Sam. Et ce n'était pas quelque chose de facile à faire. Mais, sans surprise, Mike passa la porte et se précipita vers Edward.

''Cullen, je t'en prie,'' supplia-t-il, la peine inscrite sur son visage et le désespoir dans sa voix. ''Tu dois m'aider. S'il te plait ! Ma femme a disparu.''

''Quoi ? Jessica a disparu ?'' murmurai-je, mais personne ne m'entendit.

Une image du bras égratigné de Jake me revint en mémoire. Jessica était supposée se trouver dans le ferry de 14h mais elle n'était jamais arrivée à destination. Et maintenant, selon son mari qui était extrêmement agité, elle avait bel et bien disparu.

J'ouvris ma bouche pour dire quelque chose mais Sam et Edward étaient bien trop préoccupés par calmer Mike. Il semblait vaciller entre le désespoir et la colère face à ce qui avait pu arriver à cette personne pour qui il avait de profonds sentiments, en dépit de ses soucis mentaux.

Mike finit par se calmer assez pour donner un compte rendu cohérent de ce qu'il s'était passé…

… Jessica avait quitté leur maison à Forks plus tôt dans la journée, autour de 13h.

''Elle semblait de bonne humeur,'' bredouilla Mike, semblant complètement submergé par la douleur.

Mon visage s'empourpra alors que Mike continuait, déclarant que Jessica lui avait dit qu'elle venait sur End Island… pour me rencontrer. Super, pensai-je, merci Jess.

Sam me jeta un coup d'œil et je détournai le regard, me sentant coupable pour aucune autre raison que le simple fait que Jessica s'était volatilisée quelque part sur le chemin pour venir me voir.

Je retournai mon attention sur Mike, qui était en train d'expliquer qu'il avait attendu… et attendu… qu'elle revienne. Mais les heures s'écoulèrent sans aucun signe de Jessica.

Il avait essayé son portable, bien évidemment, mais il tombait toujours sur la messagerie. Il semblait que le téléphone de Jessica était éteint, ce qui signifiait qu'il était intraçable vu qu'il n'émettait aucun signal.

''Tu as les ressources nécessaires,'' supplia Mike, ses yeux fixés sur Edward.

''Je t'en prie, aide-moi.'' Sa voix se brisa. ''Je sais qu'elle est un peu… bizarre mais j'aime ma femme. Et je ne sais pas vers qui d'autre me tourner.''

''Tu peux aller au commissariat,'' suggéra Sam, tandis qu'Edward paraissait analyser la situation avec sang-froid.

Des larmes se formèrent dans les yeux de Mike et je ressentis sa peine. Il semblait vraiment aimer Jessica.

''J'ai essayé la police,'' répondit Mike, le désarroi palpable dans sa voix. ''Mais ils disent que je dois attendre 48 heures. Mais je ne peux pas attendre. Et si… et si…'' Une larme coula sur sa joue et dans un sanglot, il ajouta. ''S'il te plait, Cullen. Je n'ai personne d'autre vers qui aller.''

Je supposai que la sincérité de Mike toucha Edward parce qu'il accepta de l'aider. Il dit à Mike qu'il ferait le nécessaire pour que les choses soient mises en place pour retrouver Jessica. Mais Edward fut insistant dans son désir de rester anonyme. Pour des raisons évidentes. Il n'avait pas l'intention d'être à nouveau publiquement lié à une autre disparition.

=EI=

Plus tard dans la soirée, sur le journal télévisé local, à la suite d'un reportage sur la recherche de plus d'indices dans l'enquête sur le meurtre d'Embry Call, l'avis de disparition, qu'Edward avait réussi à faire passer sur les ondes le plus vite possible, fut diffusé.

Le joli visage de Jessica Stanley-Newton apparut à l'écran, en plus des informations de base. Femme, sur la fin de la vingtaine, cheveux blonds, yeux bleu, 1m60, etc… Je regardai ça du lit d'Edward, qui se trouvait en bas dans son bureau, en train de travailler.

Plusieurs minutes après que le reportage soit terminé, je finis par m'allonger, éteignis lumière et télé et tirai les couvertures pour m'emmitoufler.

Comment les choses étaient-elles devenues aussi folles ? Embry avait été froidement assassiné et Jessica s'était volatilisée sans laisser de traces.

Ce qui était perturbant était mon lien avec les deux affaires.

Ce n'était qu'une question de temps avant que la police ne veuille me parler au sujet de la disparition soudaine de Jessica. Soyons clair, qui était-elle venue voir ? Ouais, le suspect principal du meurtre d'un barman des environs. Ce n'était pas un scénario sympathique dans lequel se retrouver.

Mes pensées dérivèrent vers l'interrogatoire que j'avais subi à Port Angeles. L'inspecteur Garrett n'avait pas semblé vraiment croire que j'avais tué Embry. Cependant, il devait suspecter — avec raison — que je cachai des informations. D'un autre côté, l'inspecteur Aro avait été prêt à m'envoyer en prison. Je l'imaginai, en cet instant précis, faire des heures supplémentaires pour travailler sur son dossier contre moi. Peut-être qu'il appréciait et respectait mon père mais il ne paraissait pas en être de même envers moi.

En dépit de savoir au fond de mon cœur que mon père avait raison en parlant de l'honnêteté, j'étais hésitante à dévoiler tout ce que je cachais. Je devais arrêter de mentir et raconter aux inspecteurs tout ce que j'avais découvert, jusque-là, avec ma propre enquête sur la disparition de Tanya Denali. Mais cela voulait dire abandonner ma recherche de la vérité. Je ne saurais jamais qui était sur la photo qui avait conduit Embry à sa mort. Et Edward ne serait jamais vraiment innocenté. Après tout, cette affaire était dans les mains de 3 départements de police locales depuis plus de cinq ans et elle n'était pas toujours pas résolue, c'était le moins que l'on puisse dire.

Alors, non, je n'allais pas dire à la police tout ce que je savais. Pas encore en tout cas. Pas tant que je n'avais pas les réponses que j'étais si proche de découvrir. Je devais seulement prier pour que personne d'autre ne disparaisse… ou meurt.

=EI=

Le jour suivant, de larges nuages menaçant assombrirent l'horizon, au sens propre comme au figuré.

Je m'éveillai, allumai la télé dans mon état semi-comateux, et découvris au journal du matin que le mini-van argenté de Jessica avait été découvert. Étrangement, le véhicule abandonné fut trouvé devant la petite supérette de La Push. Le même endroit où Tanya avait été aperçue pour la dernière fois. La voiture était garée hors du champ de vision de la caméra de surveillance et je me demandai rapidement si cela avait été fait exprès. Mais pourquoi ? Pourquoi Jessica garerait sa voiture hors de portée ? Ou… est-ce que quelqu'un d'autre l'avait garé là ?

Et, si ça avait été Jess, où était-elle partie ? Il n'y avait aucune image la montrant à l'intérieur du magasin, elle ne s'était donc pas rendue à l'intérieur pour acheter quoique ce soit.

Ce magasin n'était pas très loin du dock, peut-être avait-elle marché jusqu'au ferry ? Avait-elle toujours dans l'intention de venir me voir ?

Mais, à en croire Jacob, il ne l'avait pas vu. Non pas que quiconque puisse croire la moindre de ses paroles.

Une chose qui avait changé pendant la nuit — en dépit du fait que cela ne faisait pas 48 heures depuis que Jessica avait disparu — la police était maintenant impliquée. L'avis de disparation à la télé la nuit dernière avait garanti leur participation précoce.

Je trouvai Edward en bas, installé sur la table, et lui demandai si la police avait découvert quelque chose que les journalistes n'avaient pas encore appris et il m'informa que non.

Il me dit alors qu'il croyait vraiment que Jessica réapparaitrait probablement rapidement, vivante et en bonne santé. Ce fut à ce moment-là que je réalisai combien le diagnostic de l'état mental de Jessica avait tendance à influencer les opinions d'Edward à son sujet. Il la voyait comme une victime. Mais pas d'un acte criminel. Non, Edward percevait Jessica comme une victime de son propre esprit. J'entendis la pitié dans sa voix et soudainement je réalisai ce qui l'avait poussé à la garder comme employée toutes ces années. Bien sûr, elle était assez compétente pour faire son travail mais c'était plus que ça. Edward se sentait désolé pour elle.

J'errai dans la maison, trop agitée pour me concentrer sur quoique ce soit pour très longtemps. Les choses étaient tellement calmes que je commençai à m'ennuyer mais tout changea dans l'après-midi lorsqu'Edward me demanda de le rejoindre dans son bureau. Au même moment, la tempête nous menaça de son arrivée imminente.

Un coup de tonnerre retentit — me faisant sursauter — alors que j'entrai dans la pièce.

De derrière son bureau, Edward paraissait loin d'être amusé lorsque je ris de ma propre nervosité. ''Isabella, pourquoi ton téléphone était-il éteint ?'' demanda-t-il sèchement, s'adossant à sa chaise.

''Il est en charge,'' répondis-je. ''Pourquoi ?''

''Jenks a tenté de te joindre.''

Une sensation de nausée m'envahit et je me déplaçai d'un pied à l'autre. ''Pourquoi ? Que se passe-t-il ?'' chuchotai-je.

Edward ferma les yeux et resta silencieux une minute. Oh, ça ne va pas être bon.

Il rouvrit les yeux et dit doucement, ''Bella, la police veut te parler… au sujet de la disparition de Jessica.''

''Quoi ?'' murmurai-je, alors que je m'enfonçai dans l'un des sièges en cuir qui se trouvait face à Edward. ''Ils ne pensent pas… ?''

Je ne pus finir ma phrase.

Edward passa une main dans ses cheveux. ''Bébé, en dehors de Mike, tu es la dernière personne à lui avoir parlé.'' Son ton devint conciliant. ''Et les autorités savent qu'elle était en chemin pour te voir.''

''Edward, ça ne peut pas être en train d'arriver.'' Je couvris mon visage de mes mains.

En instant, Edward fit le tour de son bureau et se retrouva devant moi. Je le sentis tirer mes mains et les saisir dans les siennes alors qu'il s'agenouillait entre mes jambes.

''Chhh,'' me calma-t-il, réchauffant mes mains à son contact. ''C'est juste une autre formalité mais j'ai demandé à Jenks de venir ici avec l'inspecteur—''

''—Ils viennent ici ?'' couinai-je, l'interrompant au même moment qu'un grondement de tonnerre passa au-dessus de nos têtes.

''Oui, mais ça sera juste l'inspecteur Garrett.'' Edward m'observait prudemment, pour s'assurer que je comprenne bien que le plus gentil des deux inspecteurs — Garrett et non pas Aro — serait celui qui m'interrogerait. ''Et, comme j'ai dit, Jenks sera également là.''

Je hochai la tête et il continua. ''Et la police de Port Angeles est maintenant en contact avec la police de La Push pour travailler sur cette enquête.''

''Parce qu'ils pensent que c'est lié à Embry, n'est-ce pas ?'' déclarai-je, apathique. ''Et à moi, bien entendu.''

''Bella, tu n'as rien fait de mal. Laisse Jenks prendre les choses en main. Ça devrait prendre moins d'une heure.''

Edward paraissait un expert sur la marche à suivre dans ce genre de situation. Ce n'était pas une surprise il avait dû participer à un certain nombre d'interrogatoires pendant des années.

''Quand arrivent-ils ?'' demandai-je, me sentant soudainement nauséeuse à la perspective de plus de questions… questions pour lesquelles je n'avais pas de véritables réponses.

Edward plaça une mèche de cheveux derrière mon oreille. ''Bientôt, dans une heure… ou moins. Ils veulent venir ici, te questionner et repartir avant que la tempête s'installe.''

L'énorme tempête qui était attendue promettait d'être spectaculaire. Un flash de lumière zébra le ciel, Edward et moi nous tournâmes vers la fenêtre pour le regarder disparaitre dans la mer.

Ouais, un orage couvait et ça allait vraiment être une grosse tempête.

=EI=

Sam conduisit l'inspecteur Garrett et J. Jenks vers la propriété d'Edward suite à leur arrivée sur l'île.

Il attendit dans l'entrée pendant qu'Edward emmenait Jenks, Garrett et moi-même dans son bureau. L'inspecteur sembla incertain lorsqu'Edward lui proposa son imposante chaise mais il s'y assit néanmoins, et installa le petit microphone après avoir sorti son fidèle calepin et stylo.

Jenks et moi nous assîmes dans les sièges en face de lui, et Edward s'appuya nonchalamment sur le mur près de la porte. L'inspecteur donna l'impression d'être sur le point de dire quelque chose — probablement pour demander à Edward de s'en aller — mais il se retint lorsqu'il rencontre son regard noir. Il lui avait peut-être gracieusement donné son siège mais en échange, il allait rester pour l'interrogatoire.

L'inspecteur Garrett s'éclaira la gorge et reporta son attention sur moi. ''Je suis désolé de vous déranger à nouveau, Mlle Swan, mais je promets de faire court,'' dit-il.

Je lui offris un bref sourire et hochai la tête. ''Merci, j'apprécie.''

Jenks se remua sur son siège et Garrett se lança, demandant, ''Depuis combien d'années connaissez-vous Jessica Newton ?''

Je n'attendis pas pour Jenks vu que je ne vis aucun mal dans le fait de répondre à ce genre de questions.

''Depuis le lycée,'' répondis-je. ''Je suppose que ça nous amène à peu près dix ans.''

''Elle était votre meilleure amie au lycée, correct ?'' continua distraitement l'inspecteur Garrett.

Qui vous a dit ça ? pensai-je mais répondis à la place, ''Oui, elle l'était.''

Garrett gribouilla sur son calepin, bien que la lumière sur le microphone indiquait que la conversation était enregistrée. ''Mais vous ne l'avez pas beaucoup vu au cours des années, n'est-ce pas ?''

''Non,'' admis-je.

L'inspecteur changea brutalement de direction. ''Comment vous a paru Jessica Newton au téléphone lorsque vous lui avez parlé hier après-midi ?''

Je jetai un coup d'œil à Jenks qui hocha la tête. ''Euh, elle semblait bien,'' dis-je.

''Mr Newton a déclaré que sa femme était en chemin pour vous rendre visite sur l'île lorsqu'elle a disparu. Est-ce correct ?''

Un hochement distrait fut reçu de la part de Jenks qui était occupé à prendre ses propres notes. Mais je savais qu'il était parfaitement conscient de son environnement. ''Oui,'' répondis-je.

''Quelle était la nature de sa visite, Mlle Swan ?'' La voix de l'inspecteur commença à prendre une certaine inflexion et je sus que nous en arrivions au cœur de sa visite. Il espérait obtenir des pistes sur cette affaire.

J'ouvris ma bouche, mais la refermai. Je débattis le bien fondé de mentionner la griffure que j'avais vu sur le bras de Jake. Mais j'hésitai, une part de moi voulait laisser les choses se dérouler pour pouvoir obtenir mes propres réponses. Cependant, à ce moment-là, les paroles de mon père ne revinrent en tête.

Je commençai à parler mais Jenks me tut d'un léger contact sur mon bras. ''Inspecteur Garrett, ma cliente n'est pas dans l'obligation de répondre à cette question. Le contexte de cette visite était, sans aucun doute, personnel et n'a pas de lien avec cette affaire. Mlle Swan ne répondra pas à cette question pour l'instant.''

Je hochai la tête, en signe d'accord et l'inspecteur Garrett répondit dans un soupir, ''Comme vous voudrez.''

Jenks n'avait aucune idée de pourquoi Jessica avait été en chemin pour me voir mais je devinai qu'il n'en avait rien à faire. Dans tous les cas, j'étais bien contente qu'il n'y ait plus de questions directes pour moi.

Jenks et Garrett continuèrent à parler mais je parvins bientôt à ignorer leurs voix. Je regardai par la fenêtre, derrière le bureau, observant le jeu de lumière face au ciel de plus en plus sombre. Je me perdis dans mes pensées jusqu'à ce qu'Edward s'approche de moi et me touche l'épaule.

''Isabella ?'' demanda-t-il, l'inquiétude présente dans sa voix.

Je jetai un coup d'œil à mon environnement et remarquai que l'inspecteur Garrett et Jenks n'étaient plus là.

''Depuis combien de temps suis-je assise là ?'' demandai-je, réalisant soudainement que j'étais tellement ailleurs que je ne les avais même pas entendu partir.

''Juste quelques minutes,'' dit Edward, m'attirant dans ses bras. ''Tu donnais l'impression d'avoir besoin d'un instant. Tu vas bien ?''

''Je me sens… fatiguée,'' répondis-je sincèrement. ''Je pense que je vais aller m'allonger.''

J'étais fatiguée, fatiguée d'être un suspect, fatiguée des interrogatoires de police, fatiguée de ne pas avoir les bonnes réponses.

Les doigts d'Edward tracèrent un chemin de ma joue à mon menton, et il releva ma tête pour rencontrer son regard. ''Vas te reposer alors. Je te rejoins dans quelques instants, d'accord ?''

''Ok,'' dis-je, distraitement et je pris la direction de la chambre d'Edward.

Une fois dans la pièce, je m'enfonçai sous les couvertures, ignorant tout autour de moi. C'était facile de faire ça avec la tempête. Le ciel s'était assombri, le vent rugissait furieusement et la pluie battait en continue contre la vitre. L'orage était arrivé avec toute sa puissance et je me demandai si Jenks et Garrett étaient retournés sur First Beach à temps.

Je fixai le plafond — épuisée mais dans l'incapacité de dormir — et regardai alors que des flashs de lumière illuminaient les murs autour de moi.

Qu'était-il arrivé à Jessica ? Et qui avait assassiné Embry ? Il devait y avoir un lien. Je commençai à avoir la sensation que quelqu'un tirait les ficelles tel un marionnettiste, faisant croire que j'étais impliquée dans ces deux incidents. Il y avait bien trop de coïncidences. Mais qui était capable d'orchestrer quelque chose de pareil ?

Un énorme éclair illumina la pièce et, au même moment, j'entendis les pas d'Edward dans le couloir. Il soupira bruyamment alors qu'il entrait dans la pièce puis il s'assit au bord du lit et retira ses chaussures.

Il mit sa tête dans ses mains et je repoussai les couvertures pour me glisser jusqu'à lui. ''Bella…'' souffla-t-il.

''Que se passe-t-il ?'' Je posai une main sur sa cuisse.

''Tu ne devrais pas avoir à traverser tout ça,'' dit-il simplement. ''Je me sens… responsable.''

''Ce n'est pas de ta faute,'' répliquai-je.

''Ça en donne l'impression.'' Il releva la tête pour me regarder, me touchant avec beaucoup de douceur. ''Je pense que la police est sérieusement en train de te considérer comme suspect… dans les deux affaires… à cause de moi.''

''Que veux-tu dire ?''

''La police est toujours convaincue que j'ai quelque chose à voir avec la disparition de Tanya. Ils pensent que j'ai réussi à me sortir d'un… homicide, donc…'' Il soupira, sans finir sa phrase. ''Ne pense pas que cela n'affecte pas l'image qu'ils ont de toi. Coupable par association, tu sais.''

Il parlait avec une telle résignation et tristesse que je me sentis obligée de dire, ''C'est ridicule, Edward.''

Mais je savais qu'il disait la vérité. Je me penchai sur lui et saisis ses lèvres. Nourris par une compréhension mutuelle de la peine de l'autre… nos lèvres bougèrent ensemble… doucement au début, avant de devenir plus désespérées.

En quelques secondes, les vêtements volèrent dans toutes les directions et les couvertures furent poussées. Un son retentit lorsque mon dos toucha le matelas et Edward s'installa entre mes cuisses, caressant mon cou de son nez.

''Je t'aime, Isabella Swan,'' dit-il doucement, la douleur présente dans sa voix. ''Tellement.''

Je me cambrai contre lui, pressant ma poitrine contre son torse, peau contre peau. ''Je t'aime aussi, Edward.''

Enroulant mes bras autour de son dos, je m'accrochai à lui. J'étais à la dérive, mais Edward était mon ancre.

Son érection se pressa contre mon sexe, me faisait le désirer plus que jamais. Je pressai mes jambes autour de lui, et me tortillai sous son corps. ''Maintenant… j'ai besoin de toi maintenant,'' déclarai-je d'une voix râpeuse.

Edward plongea en moi et nous commençâmes à nous mouvoir avec tout l'amour et l'inquiétude que nous ressentions tous deux.

''Je t'aime,'' chuchotai-je à nouveau et Edward déplaça son bassin pour s'enfoncer encore plus en moi en réponse.

Avec des éclairs illuminant nos corps et le tonnerre grondant sur la mer, Edward et moi bougèrent ensemble, comme un seul être. Et, comme tant de fois auparavant, nos corps et nos cœurs étaient fusionnés. Mais, pour la première fois, j'eus la sensation que nos âmes étaient également unies.


C'est votre dernière chance de partager vos hypothèses sur le mystère de la Péninsule Olympique. Certains ont eu de très bonnes idées mais personne n'a trouvé LA vraie vérité. Lancez-vous ! A la semaine prochaine pour la suite