- On a quoi comme cours, demanda Draco.
- DCFM, deux heures, grogna Tanice. Avec Têtenjoy. Elle déteste les Serpentards, tu vas voir c'est pas drôle, on est avec les Poufsouffles. Ensuite on va en Duel, une seule heure, ancien Gryffondor, avec eux, forcément il les adore.

Je poussai un soupir à fendre l'âme, pourquoi cette journée devait être aussi morbide ? J'attrapai le poulet, éclatai de rire, Draco ne comprit pas tout de suite, puis me suivit. Notre fou rire se devait au souvenir de Weasley mangeant une aile. Il avait l'air d'un homme de Cro-Magnon, comme l'avait dit Blaise. A son souvenir, je me calmai et me perdis dans mes pensées mélancolique. Je ne repris conscience que du moment présent que quand Tanice secoua sa main devant mes yeux. Draco me lança un regard de compréhension, et la sonnette retentit une nouvelle fois. Je me levai et me dirigeai vers la salle de DCFM.

- Comment tu sais qu'elle est ici la salle, demanda Tanice.
- Ce doit être Jedusor, qui me l'a dit, me rattrapai-je avec une grimace.
- Je ne t'en ai rien dit, intervint le Préfet-en-Chef.
- Je suis sûre que si, insistai-je. N'est-ce pas Caïus ?
- Il me semble aussi qu'il l'a dit.

Jedusor nous regarda suspicieusement, mais détourna les yeux quand il croisa les miens. Je m'adossai à Draco, lui même adossai dur le mur. Il posa ses mains sur mes hanches, sa tête sur la mienne et me dit de faire plus attention. Je hochai la tête et lui dis que lui aussi m'avais suivi et qu'il aurait pu me prévenir. Il secoua la tête désespéré, et je sentis qu'il était soulagé que Papa ne soit pas dans le coin. Puis Têtenjoy débarqua avec ses lunettes trop laide, son tailleur qui faisait des pluches, et ses talons noirs vernis très laid même pour l'époque. Cela ne me gênait pas tellement qu'elle n'aime pas les Serpentards.

- Oh ! Vous êtes les nouveaux ! Nos petits protégés, se moqua-t-elle suivis des rires de ses élèves.
- Quand vous vivrez ce que j'ai vécu, vous aurez le droit de m'en parler, dis-je, glaciale. Quand vous quitterez vos amis, abandonnerez votre famille et direz au revoir aux lieux que vous connaissez depuis des années. Alors, là, vous pourrez vous moquez de moi, si vous êtes encore debout après.
- Déméter, calme-toi, ta baguette jette des étincelles, murmura Draco.

Je pris une grande inspiration, rentrai dans la classe sous les regards impressionnés des Serpentards, et je fus suivis de Jedusor, Draco et Tanice. Le futur Voldemort me regardait bizarrement, je soutins son regard mais quelque chose dans mes yeux du le convaincre de baisser les yeux car il rompit notre contact visuel. J'eus l'impression qu'il savait quelque chose sur moi que j'aurais préféré garder. Mais il était trop tard, on ne reprend pas une information quand elle est donnée.

- Aujourd'hui, nous continuons le cours sur les Patronus, je suppose que nos nouveaux élèves ignorent de quoi il s'agit, supposa-t-elle.
- Nous avons suivis des études avant d'arriver là, nous ne sommes pas incultes croyez-le bien, nous savons ce qu'est un Patronus car nous maîtrisons ce sort. Mais je doute que vous trouviez quelque chose que je ne sache pas faire, répliquai-je, hargneuse.
- Bien sûr, vous êtes une animagi, Mademoiselle Saint-Claire, essaya-t-elle de me coincer.
- N'en doutez pas, mais là n'est pas le sujet de votre cour, n'est ce pas ? Veuillez poursuivre, je suis sûre que cela intéresse les autres.

Elle me fusilla du regard, mais je n'en tins pas compte. Elle continua son cours, et nous dûmes passer à travailler ce sort en pratique. Je soupirai, m'adossai à un mur à côté de Draco et m'amusai avec ma baguette imitant les Poufsouffles qui faisaient de grands gestes dans le vide. Au bout de quelques essais, Jedusor nous sortit un serpent argenté de sa baguette, Tanice mit encore quelques minutes mais un corbeau apparut bientôt suivis d'un cri de joie.

- C'est quoi le tien, demanda-t-elle.
- Spero Patronum, pensai-je. Voici mon Patronus, comment le trouves-tu ?

Un loup de taille imposante était sorti de ma baguette, sous les yeux ahuris de tout le monde, même de la prof. Draco suivit mon exemple et fit apparaître crocodile qui avait une mâchoire plutôt impressionnante.

- Magnifique, s'écria Tanice. Le mien a l'air ridicule à côté.
- Il est plus discret, la rassurai-je. Il faut parfois que le Patronus puisse se faire silencieux pour prévenir quelqu'un d'un danger imminent. Celui de Draco ou le mien en seront incapable alors que le tien ,pourra glissait dans le ciel tel une flèche. Ou celui de Tom... Jedusor, je voulais dire, me rattrapai-je un sourire impertinent aux lèvres.

Il me regarda mais encore une fois il me surprit, ce n'était pas de la colère, seulement un intérêt sincère, il essayait de me comprendre, il voyait bien que je voulais le mettre en rogne, mais rien à faire, il restait presque impassible, tout était dit dans ses regards, il suffisait de faire attention quand une expression furtive passait dans ses pupilles noires.

- Tu es intéressante, tu sais, m'informa-t-il.

Je le regardai, cette fois c'était moi qui était surprise. Il jouait à mon jeu, tout en subtilité, il s'amusait avec moi, il s'informait de mes capacités, et comme un serpent il frappait sans prévenir, et sa victime ne pouvait qu'être surprise. Allait-il m'avalait ? Est-ce que j'avais assez de force pour continuer ce petit jeu qui pourrait devenir dangereux ? Cela faisait peu de temps que je le connaissais et pourtant je savais plus de chose sur lui que lui-même. Il était à ma mesure, nous allions nous amuser lui et moi. Le jeu avait commencé, et personne ne pourrait se retirer.
De toutes façons, nous n'avions plus le choix.
Que le jeu soit intéressant.