Bonjour à tous
Et oui, comme promis, avant la fin du mois :) Je sais, il n'y a pas de quoi être fière, trois semaines sans publication c'est la honte -_- Mais bon, voici (enfin) le nouveau chapitre.
Comme je n'ai pas beaucoup de temps devant moi, je ne peux pas faire de Réponses aux reviews, mais sachez que je les lis à chaque fois et qu'elles me font super plaisir ^^
Sans attendre, parce que je sais que je ne vivrais pas bien longtemps si je ne me dépêche pas, je vous laisse découvrir le chapitre qui m'a donné tant de mal ^^
Bonne lecture!
Chapitre n°25 : Convictions profondes
Il était encore tôt, et la plupart des élèves dormaient encore. Tout était silencieux, paisible, il ne régnait pas encore l'agitation propre à une reprise de cours.
Hermione était réveillée, mais restait allongée à réfléchir à la manière de gérer ses cours, ses révisions, et les séances d'entrainement avec King. Elle fut ainsi l'une des seules à ne pas être réveillée en sursaut par un cri venant de la salle commune.
« Venez voir ! Venez, vite ! »
Craignant le pire, elle s'habilla le plus rapidement possible et descendit les escaliers quatre à quatre. Lorsqu'elle arriva, d'autres élèves étaient déjà là, tous inquiets, et d'autres continuaient à arriver. Les questions fusaient de toutes parts. L'auteur du cri était un première année, et au grand soulagement d'Hermione il avait plus l'air excité et surpris qu'apeuré.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? Demandèrent plusieurs Gryffondor.
- C'est l'A.D. ! C'est énorme ! »
Ceux qui étaient les plus proches du portrait l'avaient déjà fait basculer pour aller vérifier les dires du jeune élève. Quand tout le monde eut compris, ils se précipitèrent aussi dehors pour constater les faits. Hermione remarqua alors Ginny, Neville, mais aussi Dean et Colin ne paraissaient pas du tout surpris. Quand ils sortirent à leur tour, elle retint Ginny par le bras, et attendit qu'elles soient toutes les deux seules.
« Alors ? » Demanda-t-elle anxieusement.
Ginny arborait un grand sourire, mais la connaissant, Hermione préférait être certaine que tout s'était déroulé comme prévu.
« Relax, Hermione, tout va très bien. Comme je te l'avais promis, seuls quatre septième et sixième année ont participés par maison, personne d'autre n'était au courant.
- Vous n'avez eu aucun ennui ?
- Tout s'est passé comme on le pensait. » Répondit Ginny.
Imaginant que cela satisferait Hermione, la cadette Weasley s'apprêta à sortir, mais son interlocutrice la retint à nouveau, lui barrant le passage, blême.
« Ginny, personne ne vous a reconnu n'est-ce pas ?
- …
- Ginny ! Répond-moi s'il te plaît, est-ce que les Carrow vous ont vu ?
- Ils faisaient leur ronde comme tous les jours, alors c'était à prévoir ! On en était tous conscient, on l'a fait en sachant très bien ce qu'on risquait. Plusieurs ont été surpris, et certains ont eu leur capuche qui s'est baissée pendant qu'on s'enfuyait.
- « Certains » ? Répéta Hermione, la voix blanche et étranglée. Qui ?
- Ernie. Luna …
- Et ?
- Et moi. »
Hermione se recula et se laissa tomber dans le fauteuil le plus proche, les yeux écarquillés.
« Cesse de te faire tant de soucis Hermione, on va être puni, et alors ? Je te l'ai dit, on savait tous très bien ce qu'on risquait.
- Vous allez être torturés…
- Oui, sûrement. Concéda Ginny, avec un air de défi. Tout comme d'autres l'ont été avant nous. Tu sais très bien que de toute façon ils n'ont pas le droit de nous tuer. Alors arrête de t'inquiéter, viens plutôt voir ce qu'on a fait. »
Ginny lui fit un sourire se voulant rassurant et sortit à son tour de la salle commune, laissant Hermione seule. Celle-ci se levait à peine quand elle entendit un bruissement léger. Elle se souvint alors qu'elle n'avait pas vu King parmi tous les autres. Se retournant vivement, elle le vit en effet au pied des escaliers, à moitié caché dans l'ombre. Il s'approcha, passa à coté d'elle sans un mot et poussa la tapisserie. Regrettant à présent d'avoir aidé l'A.D. pour leur coup, Hermione sortit à son tour.
C'était le plus grand coup de l'A.D. depuis sa création, tous les élèves en prirent très vite conscience. Sur tous les murs il y avait des messages incitant à rejoindre l'A.D. encourageant ceux qui veulent continuer à résister aux mangemorts, ou ridiculisant ces derniers. Les messages n'étaient pas comme d'habitude simplement écrits à la craie sur les murs, ils étaient fait avec une poudre colorée clignotante fabrication Weasley, et qu'eux seuls savaient effacer.
Ils avaient réussit, et personne ne savait comment, à faire ensorceler les armures pour qu'elles chantent d'une voix claire l'hymne de Poudlard à l'approche d'un élève ou d'un professeur, mais aussi pour qu'elles jettent d'une voix nasillarde des insultes si c'était un Serpentard ou un mangemort qui passait à proximité, sans possibilité de les faire taire.
Devant la porte des appartements des Carrows, ainsi que devant l'entrée des cachots, il y avait un marécage, qui rappelait des souvenirs à tous ceux qui étaient là deux ans auparavant. Ceux là se chargèrent de raconter l'anecdote aux plus jeunes.
Des phénix plus vrais que nature volaient dans le parc. Mais ce n'étaient pas comme les feu d'artifices ensorcelés que les jumeaux avaient utilisés eux-mêmes, les oiseaux semblaient aussi vivants que possible, à cette différence près qu'ils étaient de la même couleur argentée qu'un Patronus. Ils semblaient en avoir également les propriétés, puisque le brouillard des détraqueurs s'était totalement dissipé dans le domaine.
Peu après que la vague des élèves ait déferlé dans les couloirs, les professeurs essayèrent tant bien que mal de ramener un certain calme, bien qu'ils fussent eux aussi souvent impressionné des efforts faits. Après dix bonnes minutes ils réussirent enfin à faire converger tous les élèves vers la grande salle, où tous s'installèrent en silence. Ni les Serpentards, ni les deux mangemorts n'étaient encore là, et tous étaient impatients de voir leur réaction.
Les grandes portes s'ouvrirent soudain, et les élèves de la maison vert et argent arrivèrent, les chaussures et le bas de la robe plein de vase. Visiblement, ils n'avaient pas réussit à éviter le marécage juste devant les cachots. Tout en s'asseyant, ils lançaient des regards de défi vers les autres tables, où beaucoup se retenaient à grand peine de rire. Une fois tous les Serpentards assis, un immense éclat de rire secoua la grande-salle.
Dans l'embrasure de la porte se tenaient les Carrow, vêtus de robes de sorcier d'un blanc étincelant, les chaussures pleines de boue verdâtre. Personne ne les avait jamais vus aussi furieux. Au même moment, à la place du petit déjeuner qui aurait dû apparaître dans les assiettes, des montagnes de bonbons de toutes sortes furent visibles dans les plats. Excédée, Alecto Carrow se tourna et partit aussi dignement que possible, chose difficile car son mouvement révéla aux yeux de tous le visage souriant de Dumbledore brodé dans son dos. Son frère laissa son regard glisser sur les différentes tables, s'arrêtant parfois plus longtemps sur un élève, qui perdait immédiatement le sourire.
Très rapidement, tous cessèrent de rire, ramenés à la raison par la perspective d'une torture longue et douloureuse qu'ils voyaient se profiler tandis que le mangemort s'avançait dans l'allée centrale, un sourire sadique naissant sur ses lèvres en croisant les regards terrifiés des élèves les plus jeunes.
Comme si de rien n'était, le professeur Carrow prit sa place, et jetant un dernier regard circulaire lourd de menace, il se décida à prendre la parole :
« Cette nuit, certains d'entre vous ont cru bon de faire leurs malins en montrant leur opposition à notre Maître. Sachez que nous savons très exactement combien vous étiez : douze. Et nous avons déjà identifié certains d'entre vous. Je conseille à tous ceux qui ont participé de se dénoncer maintenant. Car non seulement nous soumettront aléatoirement des élèves à la torture jusqu'à vous avoir tous les douze, mais la punition sera beaucoup plus sévère si on vous trouve nous-mêmes. Alors je vous conseille de réfléchir, mais très vite, car j'imagine que vous ne voulez pas faire souffrir inutilement vos camarades innocents. Je vous laisse y penser, et sachez que la porte de mon bureau sera ouverte tout le temps. Y compris pendant les cours. J'espère compter sur votre … discernement et votre retour à la raison. Bonne journée à vous tous. »
Un silence de plomb accueillit la fin de son discourt.
« Magnifique, vraiment, c'était magnifique. Railla King, seul avec Hermione au beau milieu du couloir d'enchantement.
- Oh vous ça va hein ! S'écria Hermione. Je vous jure que si vous dénoncez qui que ce soit je vous fais avaler votre baguette c'est clair ?
- 'Mione !
- Oh ce n'est pas vrai ! » Gémit celle-ci en s'entendant appeler.
Essayant de garder un masque neutre elle se retourna pour voir Ron qui accourait.
« C'était pour ça hein ?
- De quoi ? Demanda innocemment Hermione.
- Hier ! Explicita Ron en soufflant d'épuisement. Tu m'as demandé d'aller me coucher. Il était tôt. Je savais bien que ce n'était pas normal ! Tu devais vider la salle pour que l'A.D. puisse redescendre discrètement ?
- C'est exactement ça.
- Et tu as … tu as participé ? Questionna-t-il avec beaucoup d'anxiété.
- Non. Le rassura-t-elle aussitôt. Non Ron, je ne suis pas sortie cette nuit. J'étais la seule à être au courant de ce qu'il se passait. Colin se chargeait de vérifier que les garçons étaient couchés, moi je m'occupais des filles. »
Ron paru immensément soulagé en entendant qu'elle n'avait pas participé réellement à l'opération. Ce n'est qu'à ce moment qu'il vit Killian, juste derrière sa petite-amie. Il essaya d'entamer la conversation, et Hermione fut fortement étonnée, car Killian consentit à répondre. Par monosyllabes et hochements de têtes, certes, mais il s'agissait là d'une nette amélioration. Peu à peu les autres élèves du cours arrivèrent. Fort heureusement pour les Gryffondor, le cours était en commun avec les Poufsouffles, et non avec les Serpentards.
Le professeur Flitwitch montra à de nombreuses fois pendant les deux heures son soutient aux membres de l'A.D. en donnant des points trop facilement, et en félicitant les élèves pour la moindre broutille.
A l'écart des autres, Hermione, qui maîtrisait déjà le sortilège enseigné, était en binôme avec Killian, supervisant les efforts de ce dernier. Le professeur désirait qu'elle lui montre le bon mouvement et qu'elle l'aide à s'améliorer, toutefois en lui ayant demandé d'empêcher le nouvel élève, encore faible, d'en faire trop. A la fin du cours, de nombreux coussins avaient volés à travers la pièce, des objets avaient été cassé, mais aucun élève autre que la jeune sorcière n'avait réussit à jeter un sortilège réussit, ce qui tendait à camoufler la faiblesse de King. Les élèves ne remarquèrent absolument pas son problème de magie, au grand soulagement de ceux qui étaient au courant.
Après être sorti de la salle de classe, Harry se détacha du groupe et descendit au premier étage. Se faufilant parmi les autres, il attendit, guettant une personne en particulier. Il l'avait observée tout le temps du petit déjeuner, et ses soupçons s'étaient clairement trouvés confirmés. Une petite conversation était absolument nécessaire.
Enfin, au milieu d'un groupe de sixième années, il reconnu les cheveux roux attendus. Sans attendre, il se glissa jusqu'à elle, l'attrapa par le bras et l'entraina dans un placard à balai, où il serait sûr de ne pas être dérangé.
« Harry ? Mais pourquoi sommes-nous là ?
- Ginny ! Mais qu'est-ce que tu as fait !
- Je le savais. Soupira la jeune fille. Tu vois Harry, je savais que nous aurions cette conversation. Ce que j'ai fait ? Rien, à part ce qui me semble juste.
- Mais tu es complètement folle ! Ils vont te torturer, te faire payer chèrement tout ce que tu as fait ce soir. »
Elle constata avec un mélange d'exaspération et d'amusement qu'il était complètement paniqué de ce qui pourrait lui arriver.
« Mais Harry, je n'étais pas seule. Nous subirons tous la même chose, nous nous y sommes préparés.
- Mais je m'en fiche des autres ! Les autres ne sont pas ma peti…
- Tais-toi ! » S'exclama Ginny.
Cette fois-ci, elle le fusilla littéralement du regard en pensant à ce qu'il avait failli dire. Il ne manquait pas de culot, ça s'était certain.
« Comment peux-tu me dire ça ? Ta petite-amie ? Ne te fiche pas de moi Harry. Nous savons tous les deux qu'il n'en est rien, et je n'ai pas besoin de te rappeler à qui tu dois le reprocher. Tu peux employer les arguments que tu veux, mais ne prononce plus jamais ce mot.
- Je ne supporterai pas qu'ils te fassent du mal, tu peux tout de même comprendre ça ?
- Et toi, quand comprendras-tu Harry ? Dit-elle tristement. Je n'ai pas besoin de protection de ta part. Cesse de me voir comme une enfant, à mon âge, tu avais déjà combattu Tu-Sais-Qui trois fois, tu avais affronté un Basilic, un repaire d'acromentules, un loup-garou, des détraqueurs, des mangemorts. Je prends des risques et je le sais parfaitement.
- Parce que c'est mon rôle ! Je dois le vaincre, je dois prendre des risques, parce que personne d'autre ne peux le faire à ma place. »
Il ponctua sa phrase d'un coup du plat de la main sur le mur, avant de tomber assis sur un paquet recouvert de poussière, contenant des produits nettoyants.
« Et bien tu vois, lui dit Ginny, moi aussi, c'est mon rôle. Je comprends très bien que tu ais abandonné l'A.D. : comme d'habitude tu ne veux pas entrainer les autres dans tes problèmes. Je respecte ton opinion, c'est très bien. Mais Neville Luna et moi nous en sommes maintenant les responsables. Tu fais la guerre contre Tu-Sais-Qui, nous notre guerre elle est ici, à l'école, tous les jours. Tu te bats, nous nous battons. Le but est le même Harry. Tu veux débarrasser le monde de Tu-Sais-Qui, nous, nous voulons que les élèves continuent à garder espoir, à vouloir résister. Si nous arrêtons, si nous devenons passifs, peu à peu plus personne ne résistera aux mangemorts, et si les élèves n'agissent plus, ils ne vont pas se mettre à résister à la sortie de l'école. Ils resteront toujours aussi passifs, et c'est toute la résistance qui s'effondrera. Tu n'aurais alors plus aucun soutient, plus personne ne voudrais t'aider, te soutenir, t'encourager. Tout le monde fermera les yeux, et personne ne fera rien quand l'un d'eux te livrera aux mangemorts. Tu te bats, nous faisons des actes de résistance, mais au fond tout est lié, toi, moi et tous les autres, nous faisons ce qui nous semble juste pour la cause que nous défendons. Si tu me reproches mon attitude, alors je dois aussi te reprocher de vouloir suivre la prophétie. L'un comme l'autre serait ridicule. Chacun à son rôle à jouer. Le tient est ta quête mystérieuse, le mien est d'organiser et de gérer l'A.D. Tu ne peux rien contre ça. Alors sil te plaît Harry, cesse de vouloir m'en empêcher. »
Ginny couva du regard quelques instants le jeune homme devant elle, lui laissant le temps de répondre s'il le désirait. Mais voyant qu'il ne prononçait pas le moindre mot, elle sortit du placard le plus naturellement possible.
Resté immobile sur sa boîte poussiéreuse, Harry contemplait le vide laissé par la fille qu'il aimait tant. La voir agir et risquer sa vie le mettait en colère et l'attristait au plus haut poins. Et pourtant il savait très bien que tout ce qu'elle venait de lui dire n'était que la pure vérité. Elle avait totalement raison, il s'acharnait sans cesse alors qu'il savait très bien que le seul à avoir tord, c'était lui. Tout cela, parce qu'il l'aimait, c'était clair, car Neville et Luna faisaient exactement la même chose, et là cela lui semblait normal, courageux, en aucun cas blâmable. L'amour l'aveuglait, il devait la laisser faire, désormais.
Après un soupir défaitiste, Harry se leva et sortit à son tour du placard, se dirigeant vers la grande-salle où tout le monde l'attendait sûrement.
Il s'assit en esquivant les regards des autres, qui comprirent cependant plus ou moins en voyant l'expression volontaire de Ginny. Alors qu'il attrapait sa fourchette, Hermione se saisit de sa main.
« Harry ? Qu'est-ce qui t'es arrivé ? »
La paume de la main était en sang, il ne s'en était même pas rendu compte avant. Mais à présent qu'il l'avait vu, cela le lançait de plus en plus.
« Rien, une rencontre accidentelle avec un mur … Répondit-t-il avec une grimace de douleur.
- Ce n'est pas une blessure magique ? Insista Hermione, soupçonneuse.
- Non, je t'assure.
- Bon, alors mets ta main sur la table, et tu ne la bouges pas. »
Hermione soigna sa plaie en un rien de temps.
« Merci.
- De rien. Mais à l'avenir, évite les rencontres fortuites avec les murs.
- Hum … »
Sans rien ajouter, Harry commença à manger en silence, essayant de ne pas penser à la punition qui allait tomber quand Ginny serait découverte. Si ce n'était pas déjà fait d'ailleurs.
« Tu sais Killian, tu as de la chance d'arriver maintenant. »
Tous ceux qui l'avaient entendu relevèrent la tête, surpris que Ron ait essayé une fois de plus d'engager la conversation avec un garçon qui ne l'aimait pourtant clairement pas.
« Ah bon ? Et pourquoi ça ? Demanda sombrement Killian après un moment de silence.
- Parce que tu n'as jamais eu l'immense joie de connaître notre ancien prof de potion. »
Hermione, entendant ceci, faillit s'étouffer dans son verre de jus de citrouille. La suite allait être des plus intéressantes, pensa-t-elle après s'être remise de sa surprise.
« Tu peux être plus clair ?
- Bah, c'était un sale type, mangemort jusqu'aux dents, qui a fait semblant d'être de notre coté avant d'assassiner le directeur. Tu en as forcément entendu parler, de la mort de Dumbledore.
- Vaguement… Murmura Killian, l'expression indéchiffrable. C'est … Rogue, n'est-ce pas ?
- Oui, c'est ça. Confirma Harry avec haine. Le bâtard graisseux, la chauve-souris des cachots … Severus Rogue quoi.
- C'est lui qui m'a torturé. »
Harry et Ron échangèrent un regard « ça ne m'étonne pas » et se mirent à regretter d'un coup leur conduite avec Killian. Connaissant Rogue comme ils le connaissaient –trop bien hélas-, le garçon avait dû vraiment souffrir un maximum entre ses mains.
« Bon sang, heureusement que ce ne sera pas lui le professeur alors ! S'exclama Ron. A la place, tu vas voir, Slughorn est un type sympathique.
- Oui, enfin, niveau enseignement ce n'est pas non plus la perfection ! » Le reprit Hermione avant de se rendre compte de ce qu'elle était sur le point de dire.
Elle se tu donc, mais Ron posa la question qui menait irrémédiablement à ce qu'elle avait faillit dire.
« Et quoi ? Tu vas me dire que tu préférais le graisseux peut-être ?
- En ce qui concerne l'enseignement, oui. Lâcha Hermione à contrecœur, et à la grande surprise de tous les autres, y compris de Killian, même sil le dissimula bien. Ses méthodes étaient douteuses, je ne le nie pas. Mais c'était un Maître, et ce titre n'est pas donné à n'importe qui : il n'y en a actuellement plus que 8 à travers le monde, et aucun n'est Britannique, le professeur Rogue était le seul. Il savait vraiment de quoi il parlait, c'était un sujet qu'il maîtrisait mieux que personne. Je suis sûre que s'il avait été moins partial, il aurait pu nous apporter vraiment beaucoup.
- Je ne savais pas que tu l'aimais autant. Répartit Harry assez brusquement.
- Ne raconte pas n'importe quoi Harry ! Je ne l'aimais pas, je dis juste qu'il était l'un des meilleurs en cette matière.
- Talent qu'il a sûrement mit au service de son cher maître.
- Sans doute. » Concéda la jeune sorcière.
Elle vit que Killian continuait à la fixer avec étonnement, ce qui la gêna énormément, elle n'avait pas voulu avouer devant lui qu'elle reconnaissait son talent de maître en potion. Mal à l'aise, elle se leva de table et parti vers les cachots.
Plusieurs longues minutes plus tard, les élèves purent entrer dans la salle de classe, chaleureusement salués par le professeur, visiblement plus qu'heureux d'avoir à nouveau Harry dans sa classe. Intéressé, il se tourna vers Killian.
« Monsieur King, je suis ravi de vous avoir dans ma classe cette année. Nous verrons si vous partagez les dons de votre mère. Asseyez-vous donc ici, à coté de miss Granger. »
Killian vint prendre place sans prêter attention au regard assassin de Ron derrière lui, qui avait prit sa place habituelle aux cotés d'Harry sans réaliser que la seule de libre serait alors près d'Hermione. Tandis que le professeur leur faisait un discours sur le travail qui leur restait à faire en prévision des ASPICs, Hermione se pencha sur le coté et murmura à son voisin :
« Les dons de votre mère ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
- La mère de Killian King était une des filles de la lignée Bobbin, les apothicaires les plus réputés de Grande-Bretagne.
- Bobbin … Une élève de Serpentard porte ce nom je crois. Elle est de la même famille ?
- Oui, mais Cyrielle Bobbin, ma prétendue mère, en a toujours voulu à sa famille de ne pas avoir hérité de la boutique, alors après s'être mariée elle s'est isolée, jusqu'à couper définitivement les ponts avec le reste des Bobbin. Il n'y a aucune chance que Melinda Bobbin ne reconnaisse Killian King, ils ne se sont sûrement jamais vus.
- Vous en savez beaucoup sur cette famille je trouve …
- A quoi vous attendiez-vous ? D'une nous avons fait nos études en potion dans la même promotion, et de deux ma mission avant de les tuer était de me renseigner sur eux.
- Je vois… »
Au moins, se dit-elle, il pourra l'aider dans la préparation de la potion sans avoir besoin de trouver une justification délirante sur ses capacités en cette matière, ce qui n'était pas une mauvaise nouvelle.
Dès que le professeur annonça la potion à préparer, elle vit son voisin faire une grimace et dissimula un sourire. C'était un filtre qui était du niveau des Buses, certainement pas assez difficile pour des septièmes années. Ce n'était pas ce jour là qu'ils auraient à relever un véritable challenge.
Au vu de la facilité de la préparation, tout le cours de déroula très tranquillement, sous l'œil cependant attentif du professeur qui regardait constamment vers leur table, ce qui avait le don de rendre Hermione quelque peu nerveuse. Il jubilait littéralement d'avoir deux élèves aussi doué réunis dans un seul cours. Sans nul doute Killian recevrait bientôt une invitation officielle pour le Club de Slug.
Cette pensée fit naître un début de rire chez la jeune fille, imaginant Rogue se faire inviter à l'une des soirées de Slughorn. Ledit Rogue lui lança un regard assassin, ne comprenant pas la cause de son hilarité soudaine.
Lorsque vint la fin du cours, le professeur interpella King, Hermione sortit donc de la salle avec ses deux amis, en se disant que finalement, avoir l'ancien Serpentard pour binôme n'était pas si éprouvant qu'elle aurait pu le penser.
Voilà (et désolée encore pour le retard)
Je ne ferais plus l'erreur de mettre des délais, car je les respecte de moins en moins, et en essayant de les respecter j'ai tendance à bacler, alors je préfère ne plus mettre de date précise. Ainsi je serai plus libre dans mon écriture, et ne vous en faites pas, vous aurez quand même les prochains chapitres rapidement, avec la rentrée je vais paradoxalement avoir plus l'occasion d'écrire, entre les heures de pause, les intercours, l'heure du midi ...
Enfin vous avez compris l'idée XD Donc voilà, à bientôt pour le prochain chapitre ^^
Je vous adore :)
