Hello les Oncers!
Merci beaucoup pour toutes les reviews! ça me fait toujours énormément plaisir.
Voici la suite tant attendue des aventures des habitants de Storybrooke. Les vacances sont terminées (enfin me direz vous...)! Les enfants retournent à l'école dans la joie et la bonne humeur. Granny profite de faire une proposition à Gold et le "gang des mecs virils" discutent technologie autour d'une bière. Cette fois, aucun ship n'est mis en avant. La scène est aux enfants.
Bonne lecture!
Chapitre 25 : Rentrée scolaire, la demande de Granny et le progrès technologique
Roland était heureux. Il revenait de ville avec sa mère qui lui avait acheté un cartable pour la rentrée scolaire. Il avait toujours souhaité avoir un super héro dessus car il disait que si un monstre attaquait l'école, son héros l'aiderait. Marian ne pouvait s'empêcher de sourire devant tant de naïveté. Elle espérait que son « bébé » ne grandisse jamais. Quand il vit Grace jouer dans le bac à sable avec sa pelleteuse, le garçonnet s'élança et lui montra son cartable.
- T'as vu ? T'as vu ? Je suis un grand maintenant et je vais aller à l'école avec mon héros préféré.
- C'est génial, dit-elle. Tu as vraiment de la chance. Mon père ne veut pas m'acheter une nouvelle trousse.
- T'as qu'à pleurer, suggéra Roland. Ça marche en général.
- Je suis trop vieille. Mon père n'y croit plus.
- Range tes jouets, alors.
- Ma chambre est déjà rangée.
- Fais du désordre et après, range.
- Mouais…
Grace n'était pas très convaincue par les idées de son voisin de huit ans.
- Dis que s'il ne t'achète pas une nouvelle trousse, il est privé de télé !
Baelfire passait terriblement lentement le balai dans la boutique de son père.
- Attention, tu vas t'endormir, commenta son père.
- Je n'aime pas faire le ménage, se plaignit le jeune garçon. Tous les copains profitent des derniers jours de vacances pour jouer et moi je suis là à faire ton ménage.
- Dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut.
Bae bougonna et continua de passer le balai sur le plancher.
- Il paraît que tu passes du temps avec Belle, releva-t-il. C'est bientôt ma maman ?
- Ne t'emballe pas.
- Ah oui… j'ai oublié qu'on parlait de toi.
Gold posa sa loupe sur le comptoir.
- Ce n'est pas comme dans les contes de fées. Il ne suffit pas de sauver une princesse ou de l'embrasser pour la marier.
- Tu viens de briser mes rêves de gosses.
Était-il sérieux ou était-ce de l'ironie ?
- Je l'aime bien, dit-il en sortant une montre défectueuse de son étui.
- Ne lui fais pas de fausse promesse.
- Bae, je ne lui mens pas.
- Alors, si tu l'aimes vraiment, faut que tu le lui dises.
Sand lui répondre, il emmena la montre dans son arrière boutique où il avait tout son matériel pour la réparer.
- Apprends-moi au moins un truc cool, dit Bae en faisant voler le rideau qui séparait l'arrière boutique de la partie client.
Mr Gold posa la montre à gousset sur son établi et se leva.
- D'accord. Je vais t'apprendre à faire de la magie.
- De la magie ! répondit Bae avec des étoiles plein les yeux.
Il lui présenta une bouteille brune qu'il tourna.
- Du poliche pour meuble. Ou comment faire du neuf avec du vieux.
- Je crois que je préfère balayer, dit-il en retournant dans la boutique.
Morgan était paniqué. La rentrée scolaire approchait à grand pas et sa fille n'avait pas tout le matériel nécessaire. Ils se rendirent au rayon papeterie du super marché et tombèrent sur leur voisine Anna.
- Des Storybrookiens ! s'exclama la brune de sa voix agaçante en les voyant.
Elle portait l'uniforme du magasin et son rôle était d'aider les parents en grandes difficultés à trouver tout ce dont leur enfant avait besoin pour bien commencer l'année.
- Regardez cette magnifique collection princesse, commença-t-elle. Il y a tout de la gomme au cartable en passant par le taille-crayon. Idéal pour une jolie jeune fille.
- Mais… tenta de dire Violet.
- Regardez comme ce cahier est superbe, s'enthousiasme Anna. Il y a même des paillettes et des autocollants licornes. Ce n'est pas génial !
- Euh…
- Et le must-have, c'est ce stylo à plumes. Tellement girly.
- C'est-à-dire…
- Est-ce que je vous ai montré la gamme de maquillages assortis ?
- Eh Madame d'Arendelle, coupa Morgan. Violet aime les dinosaures.
La conseillère fut comme figée avec un sourire de façade, très embarrassée par la situation.
- Oui… bien sûr, bégaya-t-elle. Je vais vous montrer la collection dinosaures.
C'était le grand jour. Tous les enfants et les étudiants de Storybrooke reprenaient plus ou moins tous dans la bonne humeur le chemin de l'école. Bien évidemment, Granny avait oublié ce détail et râla après tous les habitants de la Forêt Enchantée qui sortaient de l'ascenseur et traversait le hall qu'elle était en train de récurer.
Astrid était la première sur la liste des bénévoles à réunir les enfants afin de les conduire à l'école en toute sécurité. Depuis sa cabine de gardien, Leroy regardait sa charmante voisine avec un sourire que personne d'autre ne pouvait admirer. Mais il surveillait aussi les mômes pour qu'aucun ne gêne la sortie des voitures. Car l'an dernier, Hades avait renversé Roland. Le croquemort fut dévasté. Sa chère « Christine » avait eu une égratignure, mais le sort de l'enfant ne l'intéressa pas puisqu'il ne mourut pas de ses blessures. Leroy avait gueulé contre Hades qui était sorti beaucoup trop vite de la propriété et contre Roland qui s'était mis tout seul en danger. Robin, qui sortait la tondeuse au même instant, avait accouru voir que son fils n'ait rien. Heureusement, il n'eut qu'une bosse sur le front.
Cette année, Robin se joignit à Astrid pour accompagner les enfants. Une fois le groupe complet, ils se mirent en route.
- Papa ? demanda Roland. On peut chanter la chanson des animaux ?
- Bien sûr. Tu te souviens de comment elle commence ?
- Oui ! D'abord, il y a Hector le castor, et Edouard le canard, et José le sanglier. Et Charlotte la marmotte. Et Mireille l'abeille, et Léon le frelon. Et Fédor le porc, et Tonio le blaireau.
- C'est bien ! répondit Robin, heureux de voir que son fils se rappelait parfaitement de la chanson qu'il lui avait apprise auprès du feu.
- Allez les amis, encouragea Roland en s'adressant aux autres enfants. Chantons tous ensemble. Yvan le hareng, et Edgar le cougar. Et Fidel la sauterelle, et Firmin le lémurien. Et Ginette la mouette, et Manon l'espadon. Et Yvon le saumon, et Mario le bulot.
Quelques mètres devant eux, une jeune femme, probablement une étudiante qui se rendait à l'université juste à côté avait sa jupe qui remontait à chacun de ses pas, son sac frottant le tissu. Roland mit ses mains autour de sa bouche et cria :
- Mademoiselle, on voit votre culotte !
Elle se retourna, rouge de honte. Belle réalisa que tout le monde avait eu le loisir d'observer son derrière et sa petite culotte rose. Elle baissa précipitamment sa jupe courte et remercia l'enfant d'un hochement de tête, très embarrassée.
- Voilà pourquoi je ne porte jamais de mini jupe, dit Astrid.
Après voir distribué tous les cahiers, Mary Margaret décida de détendre l'atmosphère en demandant aux enfants de raconter leurs vacances. Henry était très stressé. Il n'était parti qu'un weekend avec sa mère et son histoire paraissait bien ordinaire comparée à celles des autres.
- Euh… commença Henry. Je suis allé pique-niquer à la plage et j'ai joué avec mes copains à la place de jeux.
Une fois la classe terminée, Violet rejoignit Henry qui remettait ses crayons dans sa trousse.
- Tu sais, tes vacances sont chouettes.
- Tu parles, râla-t-il. Tu es allée au Canada voir les baleines !
- J'ai menti, avoua-t-elle.
- Vraiment ?
- Oui, j'ai passé toutes mes vacances à Storybrooke et quelques jours chez ma grand-mère.
Henry se sentit soudainement moins seul.
Baelfire était assis sur la planche de la balançoire et regardait la pointe de ses pieds s'enfoncer dans le sable gris. Il entendit les pas de quelqu'un s'approcher. Ses semelles couinaient sur les gravillons avant de se taire sur le sable. Une masse sombre prit place sur l'autre balançoire.
- Eh gamin, qu'est-ce qui ne va pas ? Y a personne pour jouer avec toi ?
Il leva la tête et reconnu Peter Pan qui avait mis un jean troué, un t-shirt vert militaire et un bonnet alors qu'il faisait encore chaud.
- Je suis ringard, marmonna le garçonnet toujours en regardant ses pieds.
- Qui a dit que tu étais ringard ? s'inquiéta son voisin.
- Mes copains.
- Pourquoi ? insista-t-il.
- Par ce que j'ai un sac Batman et que tout le monde a un sac Superman.
- Tu n'as qu'à demander à ta maman de t'en acheté un.
- Elle veut pas.
- Mon petit gars, dit Peter en se levant. Tu es un garçon extrêmement chanceux !
Baelfire arqua son sourcil ne comprenant pas où il voulait en venir.
- Tu as des parents divorcés !
- C'est pas drôle, rétorqua Bae. Ils ne font que de s'engueuler.
- Ils s'engueulent entre eux, mais ce qu'ils veulent le plus au monde, c'est de te rendre heureux. Et pour que tu sois heureux, il faut que les cadeaux qu'ils te font soient mieux que ceux de l'autre.
- Maman a déjà dit non.
- Et ton père ?
- Il ne voudra jamais, avoua le petit garçon.
- Tu connais Calimero ? demanda Peter.
Il enfonça son bonnet jusque sur les yeux et s'agenouilla devant Baelfire.
- Papa s'il te plait, quémanda Peter d'une voix pleurnicharde. C'est injuste de ne pas m'acheter un sac Superman. Là, faut que tu aies des larmes dans les yeux. J'aurai plus de copains. Maman s'en fiche. Tu es mon dernier espoir. Accentue bien. Joue la comédie. Demander des cadeaux aux adultes est un jeu. Tu vas y arriver ?
Bae sourit et remercia Peter. Il traversa l'étang en courant alors que Robin lui ordonnait de sortir puis il chuta à deux reprises dans le jardin. Il traversa le hall d'entrée en courant et remonta jusqu'au dernier étage.
Mr Gold était allongé dans son canapé à lire un livre quand il entendit la porte se refermer. Il ferma immédiatement l'ouvrage en entendant les pleurs de son fils.
- Bae, qu'est-il arrivé ? Tu t'es fait mal ? demanda-t-il tout inquiet en le voyant en pleurs, couvert de terre et le genou écorché.
- Je suis ringard ! lâcha-t-il entre deux sanglots. J'ai plus de copain !
- Raconte-moi. Qui a dit ça ?
Ils allèrent dans la salle de bain et pendant que son père désinfectait sa plaie, il raconta l'histoire du sac d'école et de sa mère qui refusait de lui en acheter un avec l'homme volant. Il confia qu'il ne voulait plus aller à l'école. Touché par cette triste histoire, Gold prépara un goûter à son fils et promit qu'avant qu'il ne fasse ses devoirs, ils iraient au magasin.
Granny fut à deux doigts de faire une attaque en entrant dans le hall de Neverland. Un sale garnement avait laissé ses empruntes boueuses jusqu'à la porte à l'ascenseur. Elle monta dans ce dernier et appuya sur tous les boutons. Plus elle se rapprochait du sommet et plus son visage se crispait. Toujours rien au 6ème. Non, elle n'en croyait pas ses yeux ! La terre se dirigea droit sur le paillasson de Gold. Cette fois-ci, elle ne se gênerait pas pour lui dire ses quatre vérités. Elle appuya copieusement sur la sonnette et entendit les bruits de canne se rapprocher.
- Granny, que puis-je pour vous ? demanda-t-il en la regardant hautainement.
- J'en ai marre de nettoyer les cochonneries de tout le monde, rouspéta-t-elle. Et cette fois, j'ai trouvé le coupable ! Gold, à vous de nettoyer le hall, l'ascenseur et le palier !
Elle lui mit la brosse à récurer dans les mains et partit en toute hâte vers l'ascenseur.
- Mme Lukas, dois-je vous rappeler que vous êtes payée pour tenir ces lieux propres ?
- Vous avez la mémoire courte ? demanda-t-elle en faisant demi-tour. Lors d'une de nos réunions inutiles, vous aviez dit que le prochain qui salirait impunément les locaux irait les nettoyer lui-même, remémora-t-elle. Et bien, c'est à vous de le faire !
- J'ai… j'ai parlé un peu vite, se justifia-t-il. Nous pourrions peut-être trouver un arrangement.
- D'accord, je veux 200$ d'augmentation et que le conseil passe de trois à cinq membres.
- 200$, répéta-t-il. C'est une somme importante.
- 200$ espèce de radin ou la serpillère. A vous de choisir.
- 150$ et on oublie tout. Et je ferai de mon mieux pour que Regina accepte deux membres de plus.
- Marché conclu.
Granny s'en alla le sourire aux lèvres. Elle avait réussi l'exploit de mettre Gold dans l'embarras, d'obtenir une augmentation et d'agrandir le conseil de deux membres. Il était tant de fêter tout cela avec un bon whisky et d'inviter les voisines.
Après avoir trop longuement discuté avec Emma du dernier film qu'ils avaient vu ensemble, Henry était en retard pour l'école et il dut courir pour rattraper le pedibus mené ce jour-ci par Blue. A bout de souffle, il s'arrêta à côté de Baelfire, remarquant que le petit noiraud avait un nouveau sac.
- Tu as un sac Superman! commenta Henry, quelque peu jaloux.
- C'est papa qui me l'a acheté, répondit Bae avec un large sourire de satisfaction.
- Comment as-tu fait ? Maman ne voudra jamais…
- Tu connais la technique de Calimero ?
Lors de la réunion du conseil, après avoir traité tous les points sur l'ordre du jour, Mr Gold fit une proposition.
- Nous avons deux immeubles de 28 appartements chacun et nous ne sommes que trois à décider de tous, dit-il alors que Granny était suspendue à ses lèvres comme jamais.
Regina craignait le pire. Qu'est-ce que le vieux crocodile allait encore annoncer comme idée abracadabrante ? Elle n'avait qu'une envie : rejoindre Henry et boire un chocolat chaud.
- Je propose d'élargir le conseil de trois à cinq membres.
- Excellente idée ! J'approuve ! répondit immédiatement Granny.
- Et pourquoi ? Pour que ces réunions finissent à minuit ? demanda Regina. Ce n'est pas de ma faute si tu n'a pas de vie sociale.
- Regina, c'est pour le bien de la communauté, justifia-t-il. Plusieurs personnes ont demandé à venir siéger.
- Qui ? demanda la noiraude.
Granny était aussi intéressée par sa réponse. Aurait-il l'honnêteté d'avouer que c'était elle qui en avait fait la demande ?
- Ta mère et ta sœur.
- Tu te fous de moi ! sauta Regina.
- Hors de question ! protesta Granny. Une Mills, c'est déjà trop.
- Qu'est-ce que tu as contre moi vieille peau ?
- Allons mes dames. Un peu de tenue, calma-t-il, un sourire moqueur au coin des lèvres.
- Une élection ! proposa Granny. On propose chacun deux candidats et tous les habitants votent.
- Tu veux donner le pouvoir au peuple ? s'insurgea Regina.
- C'est une excellente idée, approuva Gold qui ne voulait pas risquer que Granny révèle son petit secret. Organisons cela pour la semaine prochaine. Je vais faire une circulaire et je récolterai les candidatures.
- On ne va pas accepter tout le monde, dit Regina. Imagine que Felix se lance dans une campagne électorale et que certains soient assez idiots pour voter pour lui.
- Personne ne votera pour lui, répondit Gold en levant les yeux au ciel devant tant de mauvaise foi.
- Regina a raison, ajouta Granny fermement. Ne prenons pas de risque. On choisira les meilleures candidatures.
- Approuvé, dit Gold en annotant le PV de la séance. Bonne soirée mes dames.
Enfin ! se dit Regina qui se précipita vers l'ascenseur.
Killian, David, Arthur et Philip étaient attablés au Granny's à discuter de « trucs de mecs » tout en buvant une bière et en mangeant des cacahuètes. A tout bout de champ, le téléphone de David émettait un son cours et bref. Il le sortait de sa poche et lisait la notification.
- Kathryn veut que tu rentres ? demanda Killian qui trouvait qu'elle insistait beaucoup.
- Ces femmes ne supportent vraiment pas qu'on s'amuse, se plaignit Philip. Elles veulent toujours savoir ce que l'on fait, ce que l'on dit et combien de bières on boit.
- D'où l'avantage d'être célibataire, ajouta Arthur avec un sourire triomphant.
- Non, ce sont des news, expliqua David qui venait de recevoir une nouvelle notification. Je trouve le progrès génial. Je sais en temps réel tout ce qui se passe dans le monde. Je n'ai plus besoin de regarder le journal télévisé, ni de lire le journal le matin.
- Et qu'est-ce qu'on a loupé ? demanda Arthur.
- Le prix du carburant va augmenter de deux cents.
- Encore ! râla Philip.
- Un requin s'est fait mordre son aileron par une femme à Mayotte, continua David.
- Nom d'une mouette ! s'écria Jones. Il me faut cette femme sur mon bateau !
- Il y a eu deux morts dans un attentat en Afghanistan, lut David. Et Lady Gaga a chuté et s'est brisé le poignet lors de son dernier concert.
- Tu dois avoir des conversations géniales avec Kathryn, ironisa Killian qui ne comprenait pas à quoi cela servait de tout savoir en temps réel.
- Bah disons que ça meuble… avoua David. Je pourrais lui parler de Lady Gaga en rentrant.
- Ça ne va pas fort entre vous ? demanda Arthur par curiosité.
- J'ai l'impression qu'on n'a rien en commun.
Son téléphone émit un nouveau bruit et tous ses amis se penchèrent sur son écran pour connaître le sujet de la news.
« Il n'y a plus de PQ. Kathryn. »
- Wow ! Elle te donne des ordres en temps réel ! On arrête pas le progrès, se moqua Arthur.
Voilà, c'est terminé pour ce chapitre. Vous a-t-il plu? N'hésitez pas à donner votre avis :)
