À la réunion.
La réunion avait lieu dans la maison du nouveau membre du conseil. Kyle était là, sur le palier de sa porte, à les attendre. Il les salua brièvement avant de les inviter à rentrer. Le premier échange de regard entre les deux hommes fut vraiment glacial. Kyle avait un regard remplit de mépris à son égard ce qui le rendit mal à l'aise et méfiant. Le pire, c'était que son visage ne lui était pas inconnu mais impossible de s'en rappeler d'avantage. Éric comprenait maintenant pourquoi Buddy l'avait mise en garde. Il n'avait aucune confiance en ce Kyle. L'avenir lui donnera-t-il raison ?
À l'intérieur, dans la salle à manger, tous les membres du club des supporters étaient assis autour de la table.
Éric : bonjour messieurs. Alors, vous vouliez me voir, me voici.
Kyle : je vois que vous allez droit au but coach Taylor.
Éric : je ne tiens pas à m'éterniser ici, j'ai des choses à faire.
Kyle d'un ton méprisant : comme quoi par exemple ?
Éric froid: si vous m'avez fait venir au sujet de mon emploi du temps, je repars immédiatement.
Kyle : ne vous énervez pas coach Taylor, on va y venir. Je vous en prie, joignez-vous à nous et on va discuter tranquillement.
Éric s'installa donc autour de la table, Buddy fit de même. Le petit comité salua Éric d'un signe de tête chaleureux.
Kyle : bon commençons. Je suis Kyle Williams, le président du club des supporters des Lion's depuis le début de la saison. J'étais un jeune joueur professionnel jusqu'au jour où une blessure au genou me soit fatale. J'ai vécu peu de temps ici à Dillon, c'était à l'époque glorieuse des Lion's et après ma blessure j'ai décidé de revenir dans cette petite ville forte sympathique. Voilà comme ça, vous me connaissez un peu mieux, coach Taylor.
Éric curieux: dans quelle équipe vous jouiez ?
Kyle : la plus part de ma carrière étaient en Floride. J'ai été repère là-bas.
Éric : je connais l'équipe universitaire de Floride. Il y a quelques années j'ai eu une offre de leur part que j'ai déclinée.
Kyle : et pour quelle raison ? Une opportunité comme celle-ci dans la carrière d'un coach ne se représente pas deux fois.
Éric agacé: vous m'avez fait venir pour m'interroger sur mon curriculum vitae ou pour discuter de mon contrat ?
Kyle : je désirai simplement en apprendre d'avantage sur vous coach Taylor. Je connais votre palmarès, Impressionnant, je vous félicite. Je comprends pourquoi cette équipe veut absolument vous faire revenir en tant que coach principal, malgré votre trahison envers eux.
Éric : de quoi vous parlez ?
Kyle : je parle de votre demande de mutation à Chicago. Vous ne leur avez pas dit que c'était vous qui aviez pris contact avec eux.
Éric abasourdi : d'où tenez-vous ses informations ?
Kyle sourit : je connais beaucoup de chose sur vous coach Taylor.
Éric haussant le ton : mais vous êtes qui ?
Kyle toujours un ton calme et méprisant : je savais que vous, vous ne vous souviendriez pas de moi. En tant que coach on ne se souvient jamais des joueurs recalés. Vous disiez à l'époque que j'étais très talentueux mais trop personnel, trop avide de pouvoir et vous m'avez viré de votre équipe d'Austin.
Éric : je me rappelle de toi maintenant. Je savais que ton visage ne m'était pas inconnu. Je vois que tu as pu faire carrière malgré tous.
Kyle : oui, en Floride j'ai rencontré un coach qui a bien voulu m'aider à devenir un pro égal à mes ambitions.
Éric : content pour toi. Et pourquoi es-tu revenu ici ? Pour m'empêcher de reprendre mes activités ?
Kyle : j'étais simplement curieux et content de voir le grand coach Taylor au fond du trou. Cependant, je vais vous donner une chance de reprendre votre job mais pas avant d'avoir entendu vos explications.
Éric : je n'ai pas de compte à vous rendre sur mes choix personnel.
Supporter : on contrarie on n'a le droit de savoir la vérité coach. Pourquoi nous avoir mentir au sujet de Chicago ?
Éric : je ne vous ai pas menti ! C'est vrai que j'ai pris contact avec l'université de Chicago mais c'était i ans. Quand il était question de supprimer une des deux équipes de Dillon. Avec ma femme ont n'a anticipé et commencé à chercher du travail ailleurs. Quand la question était réglée, je n'ai pas donné suite et nous sommes restés. En juillet dernier, Chicago m'a contacté pour un poste et j'ai donné suite cette fois-ci pour nous rapprocher de ma fille aînée qui vit aujourd'hui à Chicago comme vous le savez. J'avais donné 5 ans de ma vie au Lion's de Dillon Est. J'aimais cette équipe mais l'envie de réunir ma famille était plus forte.
Supporter : je comprends vos motivations mais ça signifie qu'une fois votre carrière et votre notoriété retrouver vous nous quitterez de nouveau. On n'est quoi pour vous ?
Éric : écoutez-moi, tous, quand j'étais à l'hôpital je n'envisageai même pas de reprendre une carrière de coach. Certains d'entre vous sont venus me proposer leur soutien et leur offre de revenir au sien de l'équipe. J'ai voulu revenir parce que je considérai l'équipe des Lion's comme mes propres fils. La communauté de Dillon Est me respectait en tant qu'homme, et pas en tant que coach qui doit à tout prix ramener une victoire de championnat. J'avais une énorme pression chez les Panthers ou je me retrouvais sur un siège éjectable en cas de défaite. Vous devenez comme eux ! Je pensais que vous vouliez me tendre la main. Si vos motivations sont autres, je refuse votre contrat. Je veux juste jouer au football et retrouvais une vie normale alors me parler pas de plan de carrière. Je n'en ai aucun. Je vais rajouter une dernière chose, c'est à cause des Lion's que j'ai décliné la Floride, j'ai pensé avant tous à mes joueurs au lieu de ma carrière, je voulais ce qu'il y a de meilleur pour mes joueurs et leur offrir un avenir et je pense avoir réussi. Au plaisir messieurs.
Buddy : attend Éric !
Kyle : oui coach Taylor, resté encore un peu. On va discuter, je vous ai dit que je vous laissais une chance de reprendre votre place. Je vais vous expliquer mes conditions.
Éric en colère : je ne marche pas au chantage Williams.
Kyle : Je pense que vous n'avez pas vraiment de choix Taylor. Mes conditions sont assez claires, je veux simplement un partenariat avec vous et être le décisionnaire principal de l'équipe et récolter les honneurs. Vous, vous avez un job sans la notoriété journalistique que cela implique. Je sais que vous avez du mal à supporter les journalistes depuis que vous êtes cloué dans un fauteuil roulant. Réfléchissez Taylor !
Éric : je vois que j'avais raison quand je t'ai viré de mon équipe. Tu veux les honneurs sans combattre. J'en ai assez entendu.
Kyle : vous êtes sûr de votre réponse Taylor?
Éric : je n'ai rien à rajouter. Discuter donc entre vous, moi j'en ai terminé. Au revoir Messieurs.
Éric sorti de la salle, suivi par Buddy.
Buddy : attend Éric, je vais te ramener.
Éric : pas la peine Buddy, je vais rentrer seul
Buddy : et ta voiture ?
Éric : écoute Buddy, tu n'as qu'à me la ramener ce soir. Là j'ai vraiment besoin d'être seul. Retourne à votre réunion.
Buddy : je refuse de les écouter d'avantages après ce qui s'est passé.
Éric : Je veux que tu retournes à cette réunion, ta présence me rassura un peu. J'ai confiance en toi. Tu peux faire ça pour moi ?
Buddy : bon très bien Éric. Je passerai chez toi ce soir.
Éric : merci Buddy.
Pendant le trajet, Éric se posait beaucoup de question. Pourquoi ce jeune prétentieux était de retour ? Quelles était réellement ses motivations ? À vrai dire le faite qu'il lui propose un job lui posait problème, il n'avait aucune confiance. Pourquoi un jeune, qui manifestement ne l'appréciait pas, s'obstinait à lui donner une chance. A sa place, je n'aurai jamais fait une chose pareille. Éric devenait de plus en plus curieux sur son ancien joueur. Il fallait qu'il en sache un peu plus sur lui. En ce qui concernait sa carrière il n'avait pas grand espoir, Kyle avait semé le doute dans leur esprit. Peut-être que c'était l'occasion de se lancer dans un autre projet professionnel. Avec Tami, ils avaient projet, à sa retraite d'entraineur de monter une école pour les jeunes en grandes difficultés et rejetés de la société.
En rentrant chez lui, Éric s'installa sur son ordinateur et fit des recherches sur Kyle Williams. Ce qu'il découvrit le mit dans un tel état qu'il stoppa net ses recherches et partit se défouler dans ses exercices physiques. Il fallait qu'il évacue toute sa colère sur quelque chose d'autre que l'alcool. D'ailleurs c'était comme ça que Tami le trouva 2H plus tard.
Pendant ce temps, à la réunion.
Buddy : bon Éric est parti. Je tiens à vous dire que je suis extrêmement déçu par vous tous, on c'était mis d'accord au sujet de son contrat, Éric Taylor est quelqu'un de confiance et de respectable. Vous le connaissez depuis 5 ans maintenant. Il a beaucoup donné pour cette communauté et maintenant vous osez remettre en question sa sincérité.
Supporter : comprend nous Buddy ! Le coach voulait partir rejoindre sa fille alors pourquoi il veut ce poste ici à Dillon Est ? Il se sert de nous pour relancer sa carrière mais nous nous avons déjà un bon coach alors pourquoi on lui donnerait ce qu'il veut ? Parce qu'il est handicapé ? Tu es devenu trop sensible depuis que tu lui as sauvé la vie.
Buddy : je ne souhaite à personne d'être témoin d'un accident et de voir son meilleur ami se battre pour sa vie. Je veux qu'Éric ai une chance de reprendre une carrière. Je veux l'aider comme il m'a aidé dans le passé. Éric veut simplement reprendre une vie professionnelle, il ne veut pas remplacer Riggins, il voulait juste un partenariat avec lui pour pouvoir continuer à coacher.
Supporter : et ensuite ? Il quittera Dillon pour se rapprocher de sa fille. C'est toujours dans ses projets.
Buddy : et il en a le droit. Je vous demande juste d'accepter qu'il coach au côté de Riggins. Il a besoin d'un coup de pouce et de connaître ses nouvelles limites. C'est tous ce qu'il demande.
Supporter : on va y réfléchir Buddy. Kyle, pourquoi ne pas nous avoir dit que vous aviez un passif avec le coach Taylor ?
Kyle : c'est simple, si je vous en avais parlé vous ne m'auriez jamais accepté au sein de votre communauté.
Buddy : et qu'est-ce que vous lui voulez, à part profiter de sa faiblesse pour votre propre compte ?
Kyle : Je veux qu'il sache ce qu'on ressent quand on n'est rejeté des autres et qu'on doit son salut à un homme. Taylor est un homme rempli de fierté pour lui-même, mais depuis qu'il est cloué dans son fauteuil il a honte. Et aussi une petite vengeance personnelle parce que mon ami est mort à cause de lui.
Buddy : qui ?
Kyle : Le coach McGregor m'a pris sous son aile en Floride, c'est lui qui a lancé ma carrière. On s'est rapproché et surtout on n'avait un ennemi commun. Lui non plus ne le portait pas dans son cœur. Taylor a toujours été préféré à lui, que ce soit en tant que joueur quaterback ou en tant qu'entraîneur. Tous les deux ont demandé leur mutation pour entraîner la légendaire équipe des Panthers mais c'est Éric qui l'a eu. Mon ami a préféré quitter le Texas pour entraîner en Floride mais quand il a appris la mutation de Taylor à la TMU, il n'a pas hésité à prendre sa place sans savoir que Taylor reviendrai 9 mois plus tard. Depuis ce jour, il n'avait jamais eu de contrat de coach chef et un jour, mon ami à décider de mettre fin au règne Taylor et il en n'est mort.
Buddy : Éric n'est pas responsable du renvoi du coach McGregor. C'est moi qui l'ai fait parce qu'il mettait en danger la vie de nos joueurs.
Kyle : si Taylor ne voulait ne pas revenir à Dillon, vous n'auriez pas fait le nécessaire pour virer mon ami.
Supporter : On refuse d'être complice dans votre différent avec le coach Taylor. Buddy à raison, nous lui devons beaucoup, grâce à lui nous enregistrons beaucoup moins de violence dans notre communauté. Nous devons l'aider à reprendre pied.
Kyle : il vous a tout embobiné avec son discours. Taylor ne pense qu'à sa petite carrière. Vous êtes juste sa bouée de sauvetage. Une fois qu'il aura plus besoin de vous, il vous quittera sans prendre la peine de se retourner.
Supporter : les coach aussi talentueux que lui ne sont pas faits pour rester dans la même équipe toute leur vie. On acceptera sa décision.
Buddy : je crois que notre décision est à l'unanimité. Le coach Éric Taylor reviendra dans l'équipe et vous, vous êtes viré de notre club.
Kyle : c'est ce qu'on verra. Sortez tous de chez moi maintenant ! Vous n'êtes plus les bienvenus.
Buddy : tu n'es plus le bienvenu dans cette ville non plus. Tu ferais mieux de partir avant qu'on appelle les flics pour harcèlement.
Kyle : sortez tous de chez moi sinon c'est moi qui vais appeler les flics.
Buddy : très bien on s'en va mais souviens-toi qu'on t'a à l'œil et si tu tentes de nuire à Éric, je te jure que tu le payeras.
Kyle sourit simplement à cette remarque et sorti de la pièce. Le reste du groupe fit de même et ensemble ils se rendirent chez les Taylor.
Buddy remercier les supporters d'avoir changé d'avis.
Retour chez les Taylor.
Tami et Grace rentraient de leur journée. Tami appela Éric partout dans la maison mais restait introuvable quand soudain elle l'aperçu dans sa salle de sport qu'avait créé son père, au fond de leur jardin. En le voyant, elle senti que quelque chose n'allait pas.
Tami : salut chéri, qu'est-ce que tu fais ?
Éric : ça ne se voit pas, je fais mes exercices.
Tami : je ne parle pas de cela mais plutôt de la façon que tu les fais. Qu'est ce qui s'est passé ?
Éric : rien du tout. J'avais un peu de temps alors j'en profite pour continuer mes exercices. Et ta journée ?
Tami : Éric ! Je le vois bien que tu es en colère sinon tu ne t'acharnerais pas sur tes haltères pendant des heures entières.
Éric : tu m'énerves quand tu as raison. En effet, la réunion c'est mal passé et j'ai bien peur que ma carrière est définitivement finie.
Tami abasourdi : mais je croyais que cette question était réglée. Buddy ta bien remis un contrat officiel ?
Éric : oui mais la question n'est pas là. Disons que le nouveau décisionnaire du club me méprise et il a remonté les autres contre moi, sauf Buddy. Tu me connais, j'ai été franc avec eux, mêmes un peu trop peut-être.
Tami : et tu le connais le décisionnaire ?
Éric : oui, c'était un de mes anciens joueurs à Austin. Je l'ai viré et aujourd'hui il veut me le faire payer en profitant que je sois au plus bas pour me faire chanter. Il veut un partenariat avec moi, enfin partenariat, disons plutôt une marionnette qui ferait le boulot pour que lui récoltent le mérite et les honneurs.
Tami : et qu'as-tu répondu ?
Éric : je l'ai envoyé promener.
Tami : et les autres ?
Éric : les autres ? Ils n'ont plus confiance en moi depuis que ce Williams leur a dit que j'avais fait des demandes pour Chicago, que je me servais d'eux pour reprendre ma carrière et qu'une fois ma notoriété retrouvée je les quitterai sans ménagement. Je leur ai simplement dit la vérité et qu'ils devenaient tous comme les Panthers, à ne penser qu'a la victoire et qu'eux aussi se servaient de moi. Et ce que j'ai eu tort ?
Tami : tu sais chéri, je ne comptais pas t'en parler pour ne pas te faire de la peine mais je me suis disputé avec Bunrwell.
Éric : pourquoi ?
Tami : oh disons qu'il ne désire pas de publicité amenée par un coach paraplégique de renommer.
Éric : quoi ? Il t'a dit ça ?
Tami : oui, je me suis permis de l'envoyer promener également. Pourquoi tu n'essayerais pas de postuler dans un autre club ?
Éric : Tu embaucherais un coach paraplégique pour former les futures quaterback vedette de demain ? Non ! Soyons sérieux un moment, je n'avais que les Lion's pour prouver que je n'étais pas fini. Finalement ils ont raison, pour moi ils ne sont que ma bouée de sauvetage.
Tami : non, et tu le sais très bien. Je ne t'ai jamais vu aussi proche avec eux qu'avec tes autres équipes, même avec les Panthers. Tu as refusé la Floride pour rester avec eux. Si les Lion's ne le comprennent pas c'est qu'il ne te mérite pas.
Éric : je pensais que tout rentrerait dans l'ordre une fois rentré à la maison mais je n'enchaîne que des échecs depuis. Je pensais que le nom Taylor voulait encore dire quelque chose et ferait oublier mon handicap. Tu vois Tami, un jour tu es le plus grand coach du Texas et le lendemain tu n'es plus rien.
Tami : Toutes ses mauvaises choses ne seront qu'un lointain souvenir quand tu te retrouveras sur le terrain du Texas Memorial Stadium pour disputer ta cinquième final de championnat d'État.
Éric : Tu te souviens de notre projet d'école pour élèves en difficultés ?
Tami : oui bien sûr. Pourquoi ?
Éric : je me disais que ça serait le moment de se lancer. On pourrait s'installer à Chicago et monter ce projet ensemble.
Tami : Éric, je sais que tu es bouleversé mais ne renonce pas tout de suite à ta carrière.
Éric : je suis fatigué d'essayer de retrouver une vie normale. Peut-être qu'on fond j'ai besoin d'un nouveau départ et loin de Dillon si possible.
Tami : ce que tu as besoin c'est de retrouver une activité pour éviter de déprimer dans notre maison. Va au stade voir Riggins et ton équipe.
Éric : oh c'est prévu, j'ai croisé les frères Riggins en allant chez Buddy et Billy m'a demandé un coup de main. Il veut mon avis sur ses stratégies pour les prochains matchs.
Tami : c'est déjà un début.
Grace arriva paniqué dans le salon, une feuille dans sa main : PAPA ! C'est quoi ça ? C'est qui Kyle Williams ?
Éric avait complètement oublié de fermer les pages internet sur son ex-joueur. Il ne voulait pas que sa famille apprenne que ce William était le petit protégé de son agresseur. Tami prit la feuille des mains de sa fille.
Tami alarmé : pourquoi tu ne m'a rien dit ? Tu te rends compte que ce gamin est en ville et qu'il ta déjà menacé ? Tu attendais quoi pour nous en parler ?
Éric prit en faute : je ne voulais pas vous inquiétez. Je le connais, il a toujours été du genre menaçant mais jamais violent.
Grace : je voudrais comprendre ? Qui est-ce ?
Éric : GRACE ! S'il te plaît va dans ta chambre !
Tami : non Éric, ta fille à le droit de savoir. Chérie, Kyle Williams est un ex-joueur que ton père a viré et il est revenu en ville pour nuire à ton père.
Grace : nuire ?
Éric : écoute ma puce, il veut simplement me faire comprendre que j'ai eu tort de le virer de mon équipe après toutes ces années. Sa relation avec le coach McGregor est une pure coïncidence. Maintenant s'il te plaît va dans ta chambre, il faut que je parle à ta mère.
Grace : ok papa. Je t'aime fort et je ne veux plus te voir dans un lit d'hôpital.
Éric : je t'aime ma puce.
Tami : tu ne crois pas un seul mot de ce que tu viens de prononcer. Je n'ai pas raison ?
Éric : il veut juste nuire à ma réputation. Je pense que ça n'ira pas plus loin si je le laisse faire.
Tami en colère : Te laisser faire ? J'ai mal entendu rassure moi ?
Éric en colère: qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre ? Lui coller mon poing dans sa figure ? Tu m'as bien regardé Tami ? Je n'impressionne plus personne depuis qu'on ma clouer dans ce putain de fauteuil. Tu veux que je te dise quoi ? Que j'ai peur pour ma famille ? Oui j'ai peur pour vous deux parce que je serai incapable de vous défendre s'il s'en prenait à vous physiquement !
Tami haussant le ton: et moi tu crois que je n'ai pas peur pour toi ? Tu crois que j'ai envie de te revoir dans un lit d'hôpital entre la vie et la mort.
Éric sanglota en silence puis de plus en plus fort quand il sentit les bras de sa tendre femme autour de lui. Tami avait les larmes aux yeux de voir son mari dans un tel état. Pourquoi les choses tourner mal à chaque fois qu'Éric reprenait le dessus. Finalement, il avait peut-être raison, un nouveau départ, loin de cette ville maudite serait mieux pour eux. Elle ne supportait plus les gens de Dillon qui donnait de faux espoirs à son mari tellement fragile psychologiquement.
C'est à ce moment qu'on frappa à la porte mais Éric n'en était pas conscient. Tami ouvrit la porte pour découvrir le club des supporters au grand complet.
Buddy : Éric est là ? On n'a besoin de lui parler.
Tami ne voulait pas les faire rentrer : non il dort et je crois que vous avez fait assez de mal comme ça pour aujourd'hui.
Supporter : nous sommes venus nous excuser pour notre comportement et nous sommes venus lui proposer de coach au côté de Riggins. Nous sommes désolés d'avoir douté de lui et permis à Kyle de l'humilié. On la viré de notre club et menacé de prévenir les flics au cas où il s'approcherait du coach.
Tami : écoutez tous, j'en n'ai plus qu'assez de votre changement d'aptitude avec mon mari. Je ne sais pas ce qui c 'est vraiment dit lors de cette réunion mais une chose est sûre, vous n'avez même pas essayé de le défendre, vous avez laissé ce Kyle insulter et menacer mon mari.
Supporter : Tami….
Tami : laissez-moi finir ! Je ne vous laisserai plus manipuler mon mari avec votre faux espoir. Je veux que vous nous laissiez tranquille. Si Kyle Williams s'en prend encore une fois à mon mari ou à ma fille je vous jure que je vous en tiendrais tout responsable. Buddy je ne parle pas pour toi, je sais que tu as été le seul à le défendre et tu as toujours été présent pour nous mais les autres je ne vous retiens pas.
Tami : Buddy, je veux que tu me dises ce qui s'est passé ? Éric m'a dit que les supporters doutaient de sa sincérité ? Pourquoi ce revirement de situation ?
Buddy : oui Kyle a voulu le piéger et les Lion's ont cru tout ce qu'il disait mais Éric a su trouver les mots qu'il faut pour regagner leur confiance. Au départ d'Éric, j'ai obligé Kyle à se mettre à nu et les supporters ont compris qu'il était dangereux et ils l'ont viré.
Tami : Kyle peut s'en prendre à Éric, physiquement ? Répond moi franchement
Buddy : je ne sais pas Tami. Il veut détruire sa réputation et il nous a révélé son affinité avec le coach Mc Gregor.
Tami : Éric est au courant, il a fait des recherches sur lui. C'est comme ça que je l'ai su, il ne voulait pas m'en parler.
Buddy : je ne sais pas ce qu'il compte faire avec Éric mais je suis inquiet tout comme toi. Il faudrait qu'Éric porte plainte contre lui.
Tami sanglotant : Éric compte se laissait faire pour pas qu'il s'en prenne à nous. Il s'en fou de sa carrière, il a fait une croix dessus et je crois que c'est définitif.
Buddy : je me sens responsable, je lui ai promis de le reprendre, j'ai même fait les aménagements qu'il fallait pour lui. Je lui ai donné de faux espoirs. Au début tout le monde voulait me suivre mais maintenant j'ai l'impression qu'ils le font pour de mauvaise raison. J'ai pu les convaincre de donner une chance à Éric.
Tami : Tu te souviens du changement qu'il y a eu chez lui après que tu lui as proposé de revenir. Je t'en suis reconnaissant pour cela. Je ne tiens pas pour responsable, tu as toujours été présent pour notre famille. Tu veux bien essayer de lui parler ?
Éric sortit de la maison : c'est inutile ! Vous avez raison je vais aller porter plainte contre lui.
Tami : ça fait longtemps que tu nous écoute ?
Éric : assez pour entendre les supporters qui ont changé d'avis et ta conversation avec Buddy.
Tami : je suis désolé chéri mais je n'avais pas vraiment envie de faire rentrer ses gens-là chez nous après ce qui s'est passé. Tu m'en veux ?
Éric : je n'avais pas envie de les voir non plus, mais à l'avenir, c'est à moi de le faire pas à toi. Buddy, tu peux leur dire que j'irai les voir quand j'aurai pris ma décision et qu'ils ne mettent plus les pieds chez moi en attendant.
Buddy : très bien je leur dirai.
Éric : j'irai au poste de police demain pour porter plainte contre Williams. Est-ce que tu veux bien venir témoigner ?
Buddy : pas de problème, tu peux compter sur moi.
Éric : merci Buddy. Maintenant si tu veux bien, je voudrais être tranquille avec ma famille.
Buddy : oui bien sûr, bonne soirée.
L'ambiance chez les Taylor ce soir-là est tendue et silencieux. Grace n'osait pas parler voyant ses parents, surtout son père triste et perdu dans ses pensées. Tout le monde parti se coucher tôt et Tami en profita pour discuter en privé avec son mari.
Tami : qu'est ce qui ta fait changer d'avis ?
Éric : toi. Je savais que tu avais besoin d'être rassuré.
Tami : Je sais que tu n'aimes pas mêler la police à notre famille mais dit toi qu'on n'a pas le choix. Il faut se protéger.
Éric : si je pouvais défendre ma famille seul, comme un bon père de famille, j'aurai effectivement le choix.
Tami : arrête de dire ça, ce n'est pas vrai ! Quand arrêteras-tu de te dévaloriser comme ça !
Éric froid: Tami, laisse-moi dormir, je suis fatigué et je ne veux plus en entendre parler.
Tami se risqua de nouveau : et pour ton contrat, tu comptes faire quoi ?
Éric : demain je vais voir Riggins comme promis et pour le reste je ne sais pas encore. Bonne nuit.
Tami déçu : bonne nuit mon amour.
