Date : 25 octobre 2018
Nombre de mots : 689 mots
Thème : "Epineux"
No Pairing : Law / Luffy
Rating : K+
Genre : Humour
#Retard
Je fais le compte à la fin !
~ JOUR 25 - EPINEUX ~
La naïveté de Luffy. En voilà un sujet épineux.
Law se posait de plus en plus de questions concernant l'innocence prétendue du chapeau de paille. Il était vrai que s'il avait questionné les membres de l'équipage du Sunny, la plupart lui aurait ri au nez s'il avait ne serait-ce qu'oser sous-entendre que Luffy n'était pas si pure qu'il essayait de le faire croire. Enfin, c'était ce qu'il s'imaginait…
Peut-être que la réalité aurait été tout autre. Peut-être que Robin aurait effectivement ri devant ses questionnements, mais son rire aurait été une réponse à sa propre naïveté.
Zoro, lui, n'aurait sûrement pas été amusé de telles insinuations. Toutefois, Law n'était pas fou, et le sabreur n'aurait pas été la première personne sur qui il aurait compté pour avoir des réponses.
Mais revenons au fil de ses pensées.
Le chirurgien avait refoulé et nié les situations équivoques dans lesquelles l'embarquait Luffy. Mais maintenant, il était difficile d'y faire abstraction. Avec de simples câlins, Law pouvait se dire que le petit brun était juste quelqu'un de très affectif. Avec des bisous, il se disait qu'il était tout simplement envahissant. De même, lorsqu'il s'invitait dans son bain, dans son lit, dans ses bras…
Cependant, c'était autre chose lorsque les mots rentraient en jeu. Plus exactement, quand Luffy osait dire de but en blanc qu'il lui faisait volontairement du rentre-dedans, depuis le début. Et pas avec son petit sourire habituel, ou ses mots enfantins, non là, il était très sérieux.
Alors, Law prenait le temps de réfléchir à tout ce qui s'était passé entre eux depuis son arrivée sur le bateau. L'idée même que Luffy venait volontairement dans son bain pour le mater et se faire tripoter, changeait d'un coup complètement la donne. De même en ce qui concernait sa cuisse qui se frottait contre son entrejambe parfois la nuit, à l'abri des regards indiscrets, dans le lit du capitaine.
Il en allait de même pour ses insinuations ambiguës, ses plans douteux, et ses gestes parfois déplacés. Finalement, peut-être que Luffy savait parfaitement ce qu'il faisait, contrairement à ce qu'il avait toujours cru. Son jugement avait été altéré par l'idée qu'il se faisait de son allié, et à aucun moment, il n'avait voulu voir la vérité.
Normalement, dans ce genre de situation, Law était le premier à tourner le dos au problème et à s'en aller comme si de rien était. Non, il n'affrontait pas ce genre d'affaire, qui pour lui n'était qu'une source d'ennui.
Sauf que, là… Ils étaient coincés dans le même bateau. Littéralement.
Donc, il se faisait violence pour retrouver Luffy, qui s'était planqué, il ne savait où sur le navire. Pour sûr que s'il avait sauté par-dessus bord, ça aurait créé une émeute sur le pont. De ce fait, ce n'était pas par là qu'il devait chercher.
Il passa par la calle, la vigie, la cuisine, l'aquarium… Mais aucune trace de son comparse.
Après quelques secondes de réflexions, il se dirigea vers la chambre du capitaine, se doutant que Luffy penserait que ce serait le dernier endroit où il le chercherait.
En ouvrant la porte, la première chose qu'il vit fut une pièce vide. Mais en baissant les yeux, il put apercevoir des pieds dépasser de dessous le lit, lui indiquant par ce fait la position du petit brun.
Il avança sur le parquet jusqu'à atteindre les deux traîtres qui dépassaient. Il donna un léger coup de pied contre les tongs de Luffy, attendant une réaction de sa part.
- Mugiwara-ya, il faut qu'on parle.
- J'suis pas là. Repasse plus tard.
Law roula des yeux avant de se baisser pour attraper les chevilles de son allié, et le tirer hors de sa mauvaise cachette.
Luffy écarquilla les yeux en sentant son corps se faire traîner sur le sol, puis en sentant l'air sur sa peau. Allongé sur le ventre, toujours sur le parquet, il planta sa tête dans ses bras repliés pour lui montrer son refus de coopérer.
Néanmoins, Law ne se laissa pas abattre. Il s'assit sur le lit, patient, se préparant déjà à la pénible discussion qu'ils allaient avoir.
- J'ai dit : il faut qu'on parle.
