Auteur : Pixie girl cullen

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : T

Genre(s) : Romance/Humour

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à .cullen. Quant à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Bêta : jul-l-amazone... Merci Juliane!

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 25 -

-PoV Edward-

J'étais réveillé, ça j'en étais sûr, mais j'étais bien trop à l'aise pour me décider à bouger. J'ouvris lentement un oeil pour regarder mon réveil, 8 heure du matin, un samedi. Bien trop tôt pour se réveiller. Fermant à nouveau les yeux, je me tournai de l'autre côté et enroulai mes bras autour de ma Bella. Elle était toujours là. Dans mon lit. Ce matin allait en s'améliorant. Le bruit de la pluie sur ma fenêtre me mis encore plus à l'aise. En temps normal, ça m'aurait dérangé, mais aujourd'hui, pour une raison ou une autre, ça me berça.

Lorsque je rouvris les yeux à dix heures et demi, une heure bien plus appropriée, Bella était déjà réveillée. Elle faisait courir ses doigts sur mon torse.

"Ça fait plaisir de savoir que mon corps t'intéresse autant," chuchotai-je, la prenant par surprise.

"Oh," dit-elle en enlevant rapidement sa main. "Je suis désolée. Est-ce que je t'ai réveillé?" me demanda-t-elle en se mordant la lèvre.

"Non," la rassurai-je en l'attirant à moi. "La nuit dernière était agréable," ajoutai-je nonchalamment.

"Ouais, très. Qui aurait pu croire que j'apprécierais le bal de fin d'année?" rigola-t-elle.

"Ouais, je sais, choquant," acquiesçai-je. "Mais je voulais parler d'après le bal," chuchotai-je.

"Tu veux dire ton cadeau," dit-elle, et je la sentis sourire contre moi.

"Je vais être honnête avec toi, c'était une surprise très agréable," répondis-je en soupirant.

"Vraiment?" me demanda-t-elle avec espoir, en se mordillant à nouveau la lèvre.

"Vraiment," répétai-je. "Tu n'as aucune idée d'à quel point je m'inquiétais. Je ne savais absolument pas comment te parler d'après l'école et de nous et ensuite, j'ai découvert que ce n'était pas important parce qu'on serait ensemble," souris-je.

"J'en suis contente. Je dois bien reconnaître que tu es resté beaucoup plus calme qu'Alice quand je te l'ai dit," rigola-t-elle. Elle l'avait déjà dit à Alice... Alors c'était à cause de ça la scène de la veille.

"Tu l'as dit à ma sœur avant de me le dire à moi," boudai-je.

"Oh, ne sois pas triste. Je lui ai seulement dit parce que je n'étais pas sûre de ta réaction et que ça me rendait nerveuse," m'expliqua-t-elle en jouant avec un fil de la couverture.

"Je ne suis pas triste. Je suis juste content que ça fasse plaisir à Alice et qu'on reste tous ensemble l'année prochaine. C'est plus que j'aurais pu en demander," souris-je avant de l'embrasser sur le front.

Ouaip, Edward la chochotte est de retour... et je ne veux pas changer.

"Alors, quoi de prévu pour aujourd'hui?" demanda-t-elle en se tournant vers moi.

"Euh, ben j'ai décidé qu'on resterait comme ça toute la journée," lui dis-je avec un sourire amusé. "Juste comme ça," ajoutai-je en l'attirant dans mes bras.

"Ça a l'air formidable, vraiment, mais tu sais que je vais bien devoir finir par rentrer chez moi dans la journée," répliqua-t-elle. Merde, j'avais oublié ça.

"Quand on sera à New York, on n'aura plus à s'inquiéter de ça. Je pourrai rester au lit toute la journée si je veux, et tu seras avec moi," dis-je en soupirant dramatiquement. "De préférence avec moins de vêtements," ajoutai-je ensuite avant de couvrir mon visage avec un oreiller.

"Effectivement," rigola-t-elle, "mais en attendant, je dois rentrer chez moi pour voir mon père et lui raconter la soirée et tout." Elle haussa les épaules. "Tu peux venir si tu veux?" ajouta-t-elle avec espoir.

Argh, le père de Bella était effrayant. S'il découvrait ce que j'avais fait, il m'assassinerait. Peut-être que je ferais mieux de me contenter de la déposer... Peut-être que je pourrais passer par sa fenêtre plus tard.

"Edward, il ne sait pas ce qu'il s'est passé," me dit-elle, me sortant de mes pensées. Voilà qui était rassurant...

"Tu n'es pas obligé. Pas de problème," marmonna-t-elle.

"Alors tu essayes de me faire me sentir coupable maintenant," lui demandai-je avec un sourire amusé.

"Peut-être bien," chuchota-t-elle. "Est-ce que ça a marché?" me demanda-t-elle en essayant de retenir un sourire.

"Oui, ça a marché," dis-je en levant les yeux au ciel. "Mais tu ne peux pas faire ça trop souvent," dis-je en la montrant du doigt, mais je savais pertinemment que la prochaine fois où elle le ferait, j'accepterais à nouveau.

"Okay, je vais prendre une douche et toi, tu vas nous chercher de quoi manger," dit-elle en se levant.

J'attrapai sa main et l'attirai à nouveau vers moi pour attaquer ses lèvres de ma bouche. Ça commença lentement et tendrement mais la passion revint ensuite. La même passion qu'on avait partagée avant, et je sus que tout irait bien entre nous. Elle se recula, prit une profonde inspiration, et me fit un sourire paresseux avant de se rendre dans la salle de bain.

"Tu sais, embrasser une fille comme ça peut la tuer," me dit-elle en continuant à marcher.

"Je ne voudrais certainement pas ça, mon Amour," souris-je.

"Non, certainement pas," dit-elle en fermant la porte de la salle de bains derrière elle. "Mais ça ne veut pas dire que tu dois arrêter de m'embrasser comme ça," me dit-elle après avoir rouvert la porte pour m'envoyer un baiser.

Je fis courir ma main dans mes cheveux, incapable de retenir un sourire et sautai au bas du lit. J'enfilai un pantalon et le premier t-shirt que je trouvai avant de descendre lentement les escaliers pour aller dans la cuisine que je trouvais vide, à ma plus grande surprise.

"Bonjour, rayon de soleil." Putain, j'ai parlé trop tôt.

"Bonjour, Jazz," marmonnai-je en sortant un carton de jus d'orange du frigo.

"Alors comment s'est passé ta soirée?" me demanda-t-il en haussant un sourcil.

"Très bien, t'étais là," répondis-je en haussant les épaules.

"Je parlais pas de ça, mec," rigola-t-il.

"Il ne s'est rien passé. On est rentré, on a parlé, on s'est couché," dis-je en levant les yeux au ciel.

"Elle t'a dit pour New York, alors?"

"Elle te l'a dit aussi?" soupirai-je en me servant un verre de jus d'orange.

"Nan, mec, Alice me l'a dit. Mais elle m'a fait jurer de garder le silence. Oh, ben..." rigola-t-il en me volant mon verre. "Merci."

"Oh, pas de problème, prends mon verre, je t'en prie," répliquai-je sarcastiquement.

"Merci," ajouta-t-il sérieusement avant de sortir de la cuisine. Ça allait être une putain de longue journée.

Bon, je ne suis pas vraiment un grand chef, donc un bol de céréales et des toasts furent le mieux que je puisse faire. Pas que ça dérangea Bella. Je crois que même si je lui avais fait un petit-déjeuner complet, avec pancakes et sirop, elle s'en foutrait. Tout ce qui comptait pour elle, c'était que j'ai fait quelque chose qui l'ait fait sourire, donc elle me donna un long baiser de remerciement et s'assit pour manger son petit-déjeuner, mais pas avant de m'avoir dit, non, ordonné d'aller prendre une douche pour me rendre plus présentable pour aller chez elle. Pas que ça ferait une putain de différence, son père était probablement déjà en train de nous attendre avec son fusil à portée de main pour quand il me verrait approcher de chez lui. Je fis tout de même ce que me demandait ma Dame et je savourais donc l'eau chaude qui dénoua mes muscles. J'étais pratiquement convaincu que j'avais été constamment tendu au cours des dernières semaines donc c'était un changement bienvenu.

Je coupai l'eau chaude et sortis lentement de la douche en frissonnant au changement de température. J'enroulai une serviette autour de ma taille et retournai dans ma chambre pour attraper des vêtements. Je ne m'attendais pas à trouver Bella assise sur mon lit, en train de fouiller dans son sac. Je la vis rougir et ne pus retenir une expression d'intense satisfaction apparaître sur mon visage. Alors elle ne me voyait pas comme un lépreux, même après ce que je lui avais fait. Je fus étrangement fier en découvrant que mon corps à moitié nu l'excitait et je voulus prendre avantage de la situation.

"Eh bien Bella, je jurerais presque que tu es en train de rougir," dis-je en attrapant une autre serviette pour me sécher les cheveux.

"Je rougis tout le temps," marmonna-t-elle en gardant ses yeux plongés dans son sac.

"Non, je veux dire vraiment rougir, comme si tu avais envie de me reluquer et que tu avais des pensées pas très catholiques," chuchotai-je.

"Je pensais que tu, ouais, étais dans la salle de bain, avec des vêtements," marmonna-t-elle en gardant ses yeux sur son sac.

"Est-ce que le fait que je ne porte rien d'autre qu'une serviette t'excite, Mademoiselle Isabella?" demandai-je doucement.

"Voilà l'Edward arrogant qui me manquait tant," dit-elle en relevant la tête vers moi, enfin vers mon torse plutôt. "En plus, qu'est-ce que je t'ai dit au sujet de m'appeler Isabella?" me demanda-t-elle en penchant la tête sur le côté.

En rigolant, je m'approchai du lit et m'assis à côté d'elle en secouant la tête pour l'éclabousser. Je n'étais pas vraiment sûr de savoir pourquoi, c'était peut-être lié à notre proximité ou au fait que je ne portai rien d'autre qu'une serviette, mais l'air s'emplit de tension sexuelle. Je me penchai lentement en avant pour l'embrasser dans le cou.

"Est-ce que je peux te demander quelque chose?" lui demandai-je en pressant à nouveau mes lèvres contre les siennes.

"Hmmm?" marmonna-t-elle.

"T'as vraiment collé une droite à un type parce qu'il t'avait appelé Isabella?"

"Ouais, entre autre," soupira-t-elle.

"Entre autre?" dis-je alors que mes lèvres caressaient le lobe de son oreille. Elle frissonna.

"Hmmm, il a essayé de m'embrasser donc je l'ai frappé et je me suis cassé la main," marmonna-t-elle alors que mes lèvres voyageaient dans son cou. Ses mains me caressaient maintenant le torse, ses ongles me griffant légèrement.

"Tu veux que je le retrouve et que je lui casse la gueule?" sifflai-je à travers mes dents serrées alors que ses doigts caressaient mon téton.

"Non, ce n'est qu'un gamin, un stupide petit gamin. Il n'a rien à voir avec nous," chuchota-t-elle en baissant la tête pour capturer ma bouche. Elle se redressa ensuite et sauta au bas du lit.

"Je te verrais en bas, beau gosse," gloussa-t-elle avant d'attraper son sac et de sortir de la chambre.

Elle s'est barrée. Me laissant là. A moitié nu. Avec une putain de trique. Au temps pour ralentir.

Putain.


-PoV Bella-

Je réalisai que laisser Edward comme ça était peut-être un peu violent mais étant donné que je voulais ralentir, il valait mieux que je m'éloigne, il était bien trop tentant. Lorsqu'il était sorti de la douche, oh bon sang! J'étais certaine qu'il me faudrait une grue pour ramasser ma mâchoire. Je veux dire bien sûr, je l'avais déjà vu à moitié nu auparavant, j'avais déjà senti ce qui se cachait dans son boxer pour l'amour du ciel, mais le voir comme ça, tout mouillé, disons simplement que c'était très TRES agréable. Donc j'avais décidé de m'amuser un peu, de prendre ma revanche de la semaine passée, je savais à quel point il était excité, et je l'étais tout autant. Le temps que mes lèvres retournent aux siennes, j'étais dans un tel état que j'étais prête à lui arracher sa serviette pour lui dire de me sauter là, tout de suite, mais je n'en fis rien. Je gardai le contrôle et pris mes jambes à mon cou.

Ouais, je suis un véritable exemple de self-contrôle.

"Bonjour rayon de soleil." J'entendis l'accent traînant de Jasper provenir du salon.

"Hey, pas trop la gueule de bois?" demandai-je en m'asseyant à côté de lui. Il passa son bras autour de mes épaules et je me pressai contre lui. Etonnamment, ce n'était pas du tout gênant. Je ne le connaissais pas aussi bien qu'Edward ou Alice, mais j'avais senti une connexion se former entre nous après ce qui s'était passé la semaine précédente. Il m'avait approchée et je l'avais écouté alors que je n'avais écouté personne d'autre.

"C'est surprenant, mais pas de gueule de bois pour moi aujourd'hui. Pas de comportements de vampire ce matin," me dit-il en souriant avant de boire une gorgée de jus d'orange.

"Où est Alice?" lui demandai-je.

"Encore au lit. Mais je ne pouvais plus dormir, ça me tuait," soupira-t-il. "J'avais besoin de bouger!"

"Donc ton idée de 'bouger', c'est de sortir du lit, te servir à boire et t'asseoir?" rigolai-je en me tournant vers lui.

"Quelque chose du genre," sourit-il en posant sa tête sur le canapé. "A quoi tu penses, beauté?" me demanda-t-il sans ouvrir les yeux.

"Hmm, juste des problèmes de couple, des problèmes de garçons," soupirai-je.

"Oh non, c'est à Alice que tu dois parler de ta vie sexuelle. Je ne suis pas du tout équipé pour discuter de votre vie sexuelle à Edward et toi, merci beaucoup," rigola-t-il.

"Il n'y a pas de vie sexuelle à discuter," répliquai-je.

"Mais tu veux qu'il y en ait une, et tu veux savoir si c'est pas trop tôt après tout ce qui s'est passé." Bordel, il était fortiche.

"C'est flippant," rigolai-je.

"Quoi? Je suis doué pour deviner ce que ressentent les gens, je sais. C'est un don. Mais comme je te l'ai dit, je ne veux pas parler de ta vie sexuelle."

Je haussai les épaules. "Si Edward venait te poser la même question, qu'est-ce que tu lui dirais?" demandai-je en m'éloignant de ses bras et en croisant les miens sur ma poitrine.

"Je lui dirais, bordel, je veux tous les détails, mec," dit-il en prenant avantage de son accent.

"Marrant," répondis-je sarcastiquement.

"Je lui parlerais d'une manière civilisée, comme Alice le ferait avec toi, j'en suis sûr," développa-t-il, un peu trop poliment à mon goût.

"Ouais, c'est ça," dis-je en levant les yeux au ciel avant de me presser à nouveau contre lui.

"Ce qui doit arriver arrivera. Vois où les choses vous mèneront," marmonna-t-il.

"Oh, voilà qui est philosophique," soupirai-je.

"Qu'est-ce qui est philosophique?" demanda Edward en entrant dans le salon.

"Oh, rien rien, Jasper essayait juste de m'aider avec un problème," souris-je.

"Un problème?" Son regard voyagea de Jasper à moi.

"Un problème sexuel," énonça-t-il lentement. Quoi!

"Jazz, je ne suis pas un gamin," répondit-il sèchement, "et je suis sûr que si Bella a besoin d'aide, je serais en mesure de la lui apporter," dit-il en faisant mon sourire préféré. Il me tendit la main et me remit sur mes pieds.

"J'dois bien admettre que c'est bien dit," rigola Jasper. "A plus tard."

Je lui fis un petit signe de la main alors qu'Edward m'entraînait dehors. Il m'ouvrit ma portière et on s'installa dans sa voiture.

"Je ne parlais pas de sexe avec Jasper," m'exclamai-je avant de plaquer ma main sur ma bouche avec choc. Il rigola un peu et secoua la tête.

"On avance ensemble, tu te rappelles?" sourit-il tendrement.


Plus on s'approchait de chez moi, plus il eut l'air nerveux et tendu. Je plaçai ma main sur la sienne et caressai ses phalanges d'une manière réconfortante, ce qui lui tira un demi-sourire. Okay, il était nerveux.

"Edward, on ne va pas au tribunal, relax," rigolai-je.

"Ton père est un peu intimidant," me répondit-il honteusement.

"C'est juste mon père, il a le droit de ne pas aimer le premier petit-ami de sa fille unique. C'est genre une règle ça," dis-je en haussant les épaules avant de sortir de la voiture. Je glissai mes doigts entre les siens et l'entraînait vers ma maison. Lorsque j'ouvris la porte, je le sentis se tendre à côté de moi et je dus retenir un petit rire. Charlie était assis sur le canapé, une bière à la main, les yeux rivés sur la télé, un match de baseball apparemment.

"Salut Bells," dit-il sans même tourner la tête. Je levai les yeux au ciel et grognai.

"Hey, papa, tu ne dis pas bonjour à Edward?" demandai-je et je sentis sa main se resserrer autour de la mienne. La tête de Charlie tourna pour croiser mon regard et une expression confuse apparut sur son visage avant que ses yeux ne se posent sur nos doigts enlacés. Il poussa un soupir et se leva pour s'approcher de nous.

"Alors, comment était le bal?" me demanda-t-il alors que son regard voyageait sur nous deux.

"Sympa, très sympa," dis-je en hochant la tête. "J'ai pris plein de photos, j'vais aller les imprimer," ajoutai-je.

"Uh uh," répondit-il simplement en nous regardant à nouveau.

"Papa, tu connais déjà Edward, non?" dis-je, d'une voix confiante.

"Bonjour, Chef Swan," dit doucement Edward.

"Ouais, on s'est déjà rencontré. Alors qu'est-ce que vous êtes maintenant?" demanda Charlie, en se grattant le visage

"Wow, je croyais qu'on allait tourner autour du pot pendant au moins une demi-heure," rigolai-je en me détendant légèrement.

"Ouais, ben..." fut sa seule réponse.

"Chef Swan, Bella et moi sommes ensemble. Je lui ai demandé de devenir ma petite-amie hier soir au bal, et elle a accepté. J'espère que ça ne vous dérange pas," dit Edward, en mode charmeur de parent.

"Est-ce que j'ai le choix?" répliqua simplement Charlie.

"Non," répondis-je.

"Alors je suppose que ça ne me dérange pas," dit-il en essayant de me faire un sourire. Je souris aussi et guidai Edward vers les escaliers, lui disant d'aller allumer mon ordinateur.

"Ecoute papa, je suis une grande fille maintenant," dis-je en suivant Charlie dans le salon.

"Je sais, et je suis sûr que c'est un brave garçon. S'il te fait le moindre mal, dis-le moi tout de suite," me dit-il en jetant un coup d'œil à son pistolet.

"Je te le promets, et merci," dis-je en souriant avant de le serrer dans mes bras. Il répondit à mon étreinte avec hésitation et se tourna ensuite à nouveau vers son match alors que je montais rejoindre le bel homme qui m'attendait dans ma chambre.


Et donc on profita du reste du week-end pour reprendre une routine normale. Edward resta avec moi toute la journée du samedi. On mangea de la nourriture chinoise et on discuta. On regarda les photos du bal et on écouta de la musique jusqu'à ce que Charlie le mette pratiquement à la porte. Je promis à Edward de l'appeler le lendemain et lui expliquai que je ne m'étais pas vraiment concentrée sur mes corvées dernièrement et que je devrais vraiment m'y remettre. Je ne pourrais donc pas le voir. Bien sûr, il me lança un regard de chien battu mais je restai forte et ne changeai pas d'avis.

Ça ne l'empêcha pas de m'envoyer des messages toute la journée me demandant comment j'allais.

Aller me coucher toute seule dimanche soir fut très difficile. J'eus toute la nuit l'impression qu'il me manquait quelque chose et j'avais vraiment hâte qu'on parte à New York pour que ce ne soit plus jamais un problème.

Lundi arriva, et comme s'il ne s'était jamais rien passé, lorsque je sortis pour me rendre à l'école, il m'attendait. Je montai dans sa voiture avec un large sourire et attrapai immédiatement sa main pour la caresser comme j'avais fait samedi.

On arriva à l'école, et tous les yeux furent une fois de plus sur nous. Mais cette fois je m'en moquai. Ils pouvaient me regarder autant qu'ils voulaient, j'avais mon homme et je savais que tout irait bien entre nous. Plus aucun secret, juste nous. On entra dans l'école main dans la main, montrant fièrement que nous étions à nouveau ensemble et laissant tout le monde parler.

"Vous êtes à nouveau le sujet de conversation de toute l'école, vous savez," nous dit Emmett lorsqu'il nous rejoignit près de mon casier.

"Tu sais quoi? Je suis de bonne humeur aujourd'hui, et je me moque de ce que les gens peuvent bien dire. Les personnes qui comptent pour moi savent ce qui s'est passé et ce qui se passe et c'est tout ce qui compte," dis-je en haussant les épaules.

"Ça, c'est ma Bella," dit Emmett en me serrant dans ses bras à m'en couper le souffle.

"Oh, faut que j'aille en cours, j'vous vois plus tard les gars," dit-il ensuite avant de partir.

"Tu es prête?" me demanda Edward en prenant la place d'Emmett.

"Oui, Monsieur," souris-je en attrapant sa main pour nous rendre à l'un de nos derniers cours de biologie. Cette matière comptait beaucoup pour moi. C'était là que tout avait commencé. Etrange comme ça me semblait si loin alors qu'en vérité, ça ne faisait que quelques mois. Oh mon Dieu, tellement de choses s'étaient passées.

"Bella, t'es toujours là?" me chuchota Edward en agitant sa main devant mes yeux.

"Ouais, désolée, j'étais perdue dans mes pensées," rigolai-je alors que la cloche sonnait. Enfin! Il était temps de réaliser mon plan.

J'y pensais depuis quelques temps déjà et vu que je connaissais quelqu'un d'influent et que je pouvais m'en servir à mon avantage, j'avais formé un plan. Tout s'était déjà décidé il y bien longtemps mais j'avais encore un as dans mon sac.

"Edward, attends!" dis-je en tirant sur son bras alors qu'il m'entraînait vers la cafétéria.

"Qu'est-ce qu'il y a? Ça va?" me demanda-t-il doucement en me caressant le visage

"Ça va. J'ai juste un truc à faire," souris-je.

"Tu veux que je t'accompagne?" m'offrit-il. Oh, j'aurais aimé qu'il vienne juste pour voir sa réaction.

"Désolée, beau gosse, mais c'est quelque chose que je dois faire seule. Je te rejoindrais plus tard, okay?" demandai-je en l'embrassant.

"Okay, sois prudente," me dit-il avant de partir avec hésitation.

Je le regardai s'éloigner pendant quelques secondes avant de faire volte-face et de traverser le couloir pour atteindre le terrain de basket, là où je savais que je le trouverais. Il me remarqua immédiatement et en un instant il s'approchait de moi.

"Salut, belle Bella, que puis-je faire pour toi en cette belle journée?" me demanda-t-il d'une voix qu'il voulait suave.

Résistant à mon envie de vomir, je lui fis un petit sourire - probablement plus sinistre que je ne l'aurais voulu, et l'entraînai loin de ses fans.

"Je crois, Tyler, que nous devons discuter de quelque chose," dis-je en fouillant dans mon sac.


[Mode Saw-v2 ON]

Vous voulez la suite ? Moi, je veux des reviews... Vous savez ce qu'il vous reste à faire !

[Mode Saw-v2 OFF]